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La finance islamique en Inde passe… par l’Arabie
22/02/2010
Un grand séminaire aura lieu le 27 février prochain à Jeddah en Arabie Saoudite, organisé par l’Indian Forum for Interest-Free Banking (IFIB), dans le but de favoriser les aménagements propices au développement de la finance islamique en Inde.
Omar Abubacker, président du Indian Forum for Interest-Free Banking (IFIB), a appelé le Gouvernement indien à faire les amendements nécessaires dans la loi bancaire pour permettre d’introduire un système bancaire ne pratiquant pas l’intérêt, qui pourrait entraîner des flux massifs de capitaux dans l’économie nationale et favoriser un plus grand développement du pays.
Dr. Abubacker a indiqué que, durant ce séminaire qui a pour but de mobiliser un soutien populaire en faveur du système, un protocole d’accord, demandant des services sans l’intérêt en Inde, sera formulé et présenté au Premier ministre Manmohan Singh pendant sa visite à Ryad
La finance islamique « est similaire au système adopté par l’île à la fin de la guerre napoléonienne »
22/02/2010
Un expert de l’investissement à Guernesey, Toby Birch, pense que l’île peut bénéficier de l’adoption d’un système financier islamique.
Ce système financier qui, fondé sur des actifs réels, évite les investissements et les emprunts spéculatifs, et où la banque et les investisseurs engagés dans la transaction partagent les risques et les profits, est similaire, selon M. Birch, au système adopté par l’île à la fin de la guerre napoléonienne.
Un système qui a alors connu un plein succès et a amené l’île à des taux de fiscalité extrêmement bas…. Et qui pourrait fonctionner à nouveau pour le plus grand bonheur de l’île.
« Si vous vous tenez au milieu du port St Peter, que vous regardez le marché de la ville, les quais, et l’Elizabeth College, pas un penny d’intérêt n’a été payé pour construire ces lieux, » a-t-il attesté.
Dramé Lassina : “ Les institutions financières islamiques sont ouvertes à tous, au-delà des clivages religieux ”
22/02/2010
Le secrétaire du Comité national de la finance islamique dévoile, dans cet entretien à Abidjan.net, comment les institutions financières islamiques parviennent à faire des profits tout en prohibant les activités basées sur l’intérêt.
La clé de répartition des bénéfices est-elle définie selon le Coran?
Non. Elle n’est pas définie selon le Coran. Elle est simplement contractuelle. Quand une personne vient voir une banque islamique, il y a une convention qui est signée. Cette convention définit dès le départ la somme qui revient à chaque partie. Il ne faut pas oublier que ce n’est pas à tout moment que l’entreprise réalise des bénéfices. En cas de pertes, celles-ci sont aussi supportées à la hauteur de chaque participation au capital.
C’est donc un investissement à risques… Effectivement. Les banques islamiques font une finance à risques. Elles acceptent de perdre contrairement aux autres banques. Cependant, nous prenons le maximum de précautions pour ne pas en arriver là.
Quelles sont ces précautions?
Nous assistons notre partenaire dans la gestion de son activité contrairement aux banques classiques qui ne se préoccupent pas de l’utilisation des prêts qu’elles accordent à leurs partenaires. Ce n’est pas de la coercition que nous faisons.
Nous n’intervenons pas ou n’influençons pas la gestion des entreprises. Mais, nous faisons du coaching. Nous donnons le maximum de conseils à nos partenaires pour que les affaires marchent. Il y va de l’intérêt de tous.
Les profits générés par la moucharaka suffisent-ils pour faire face à vos charges ?
Si les fondamentaux de gestion sont suivis, les banques islamiques font plus de profits que les banques classiques. Les banques islamiques peuvent, en effet, avoir près de 50% de marges bénéficiaires en lieu et place des 18% de taux d’intérêt. C’est plus rentable.
Peut-on dire dans ce cas que les institutions financières islamiques sont crédibles?
Oui. D’ailleurs, à la faveur de la crise financière mondiale, on a constaté que les banques islamiques n’ont pas été directement touchées du fait qu’elles ne fonctionnent pas avec les intérêts. Elles ne font pas de spéculations. Elles n’investissent pas non plus dans des secteurs dits à risque. Il s’agit des secteurs tels que le commerce d’alcool, de drogue ou de viande de porc qui sont illicites au regard de la loi islamique. Nous ne finançons pas ce genre de projet.
Cela veut-il dire que les non musulmans ne peuvent pas avoir accès à la finance islamique?
Non, pas du tout. La Côte d’Ivoire est aujourd’hui bénéficiaire des prêts de la Banque islamique de développement (Bid). Les institutions financières islamiques sont ouvertes à tous, au-delà des clivages religieux. Un chrétien, un juif ou toute autre personne peut bénéficier de prêts. A preuve, dans notre structure qui est en phase de constitution, nous avons des non musulmans. Nous leur octroyons des prêts à condition qu’ils adhèrent aux statuts et règlements. Dans le contrat que nous signons, nous leur faisons savoir que nous ne pouvons pas financer, par exemple, une ferme d’élevage de porc ou un débit de boisson alcoolisée.
De quels moyens dispose une structure comme la vôtre pour contrôler l’utilisation des prêts octroyés ?
C’est à ce niveau que la finance islamique se démarque des autres. Nous intervenons tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des entreprises que nous finançons. Raouda Finance dispose d’un cabinet d’étude et d’expertise qui va sur le terrain pour cela. Il va à la rencontre de nos partenaires. Il suit leur gestion et leurs états. C’est ce qui nous permet d’avoir un droit de regard sur ce qui est fait avec notre argent.
La finance islamique peut-elle être une solution à la récession qui a secoué le monde en 2008?
Au regard des informations dont nous disposons sur la crise financière mondiale, on peut dire aujourd’hui que la finance islamique est la solution inéluctable à la crise financière mondiale. Depuis la crise financière de 1929 jusqu’à celle de 2008, les institutions financières ont toujours proposé les mêmes solutions qui produisent les mêmes conséquences.
Avec la finance islamique, on pourrait proposer des solutions viables. Tony Blair, l’ancien Premier ministre britannique, avait d’ailleurs souhaité l’année dernière que la Grande-Bretagne soit la plaque tournante de la finance islamique. Et ce pays est en train de le devenir. Ils sont en train de mettre en place des institutions académiques pour former des experts à la finance islamique. Ce n’est pas fortuit. C’est un Etat organisé. Les Etats- Unis et la France suivent le pas même si celle-ci est un peu hésitante.
Est-ce le cas en Côte d’Ivoire?
Les autorités actuelles sont aujourd’hui plus favorables à l’implantation de la finance islamique. La Bid a commencé à s’implanter en Côte d’Ivoire en débloquant un important fonds pour la restructuration de l’autoroute du Nord.
Des perspectives positives pour la finance islamique en Afrique
22/02/2010
Mohamed Damak, co-directeur du Groupe de travail sur la finance islamique de Standard & Poor’s, interrogé par le Journal Les Afriques, évalue le potentiel de la finance islamique sur le continent africain.
Comment la finance islamique s’est-elle comportée pendant la crise financière ?
Les banques islamiques ont résisté à la première onde de choc de la crise (la crise financière) du fait de leur non-exposition aux produits d’investissement structurés basés sur l’intérêt, formellement interdits par la charia. Cependant, la baisse de la liquidité sur les marchés internationaux (notamment pour les banques d’investissement islamiques comme Arcapita ou Gulf Finance House) et la transformation de la crise financière en crise économique ont impacté la qualité des actifs des banques islamiques ainsi que leur rentabilité. Ces impacts ne sont toutefois pas liés à la nature islamique des banques, puisque les banques conventionnelles ont aussi été impactées.
Quelles sont les perspectives pour 2010 et les années à venir pour la finance islamique ?
La finance islamique a continué à croître très rapidement en 2009 en dépit de la crise. Le total des actifs du top 500 des banques islamiques dans le monde est passé de 639 milliards de dollars en 2008 à 822 milliards en 2009, soit une augmentation de 28.6%. Le marché des sukuk a aussi connu une reprise avec un total d’émissions de 23,3 milliards de dollars en 2009, contre 14,9 milliards en 2008. A fin 2009, le total cumulé des émissions de sukuk atteignait 100 milliards de dollars.
Les perspectives restent positives pour la finance islamique. Il y a beaucoup d’intérêt dans certains pays musulmans (en Afrique et en Asie) et non musulmans (notamment en Europe) de créer des banques islamiques ou d’émettre des sukuk.
En Afrique, comment la finance islamique a-t-elle évolué ? Y a-t-elle un rôle spécifique ? Se distingue-t-elle des autres modes de financement ?
En Afrique, la finance islamique a connu quelques développements au cours des dernières années dans certains pays. Le Maroc a autorisé certains produits islamiques en 2007. En 2009, des ajustements fiscaux ont été proposés pour rendre ces produits aussi compétitifs que les produits conventionnels. En Tunisie, la Banque centrale a accordé une licence de banque universelle à une banque islamique à capitaux privés. Cette banque (Banque Zitouna) commencera son activité au cours du premier semestre 2010. La Gambie a émis une série de sukuk via sa banque centrale, bien que pour des petits montants. Le Nigeria a mis en place un cadre réglementaire régissant les banques islamiques, et il semblerait qu’il y ait un projet de création de banque islamique ou de conversion de banque conventionnelle. Au Kenya et au Soudan, des banques islamiques ont été créées.
Certains pays africains ont organisé des conférences pour attirer les experts en finance islamique et explorer les opportunités qui s’offrent à eux. En Afrique, la finance islamique pourrait jouer le rôle d’un pont entre les pays à forte capacité de financement et les pays à fort besoin d’investissement, notamment en infrastructure ou en immobilier. Certaines transactions ont été effectuées par des banques islamiques du Golfe dans ce sens.
A quelles conditions la finance islamique peut-elle jouer un rôle à la mesure de son potentiel ?
Plusieurs conditions doivent être remplies. La quantification de la demande : déterminer s’il existe actuellement une réelle demande pour la finance islamique en Afrique. Cela dépend certainement des pays et de l’intérêt que des clients naturels (les musulmans) ou clients non musulmans (qui pourraient être séduits par les principes de la finance islamique) pourront manifester pour la finance islamique.
Le soutien politique : la finance islamique ne peut se développer sans soutien politique. Ce soutien est manifeste dans certains pays, comme par exemple ceux qui ont autorisé la création de banques islamiques.
Le soutien de la communauté des affaires : l’expérience anglaise en la matière a démontré l’importance de ce soutien. Les banquiers conventionnels peuvent voir dans la finance islamique une opportunité de différenciation stratégique, dans des marchés sur-bancarisés par exemple.
Les ajustements fiscaux et réglementaires : pour permettre aux banques islamiques d’opérer dans un cadre plus comparable avec les banques conventionnelles (fiscalité, réglementation bancaire, etc.).
La mise en place d’actions correctives pour réduire les faiblesses structurelles de la finance islamique, notamment les différences d’interprétation de la charia. Au Maroc, par exemple, c’est la Banque centrale qui a mis en place les différents types de produits et structures admissibles.
Une main-d’œuvre qualifiée plus abondante. Certaines écoles ou universités européennes ont lancé des formations pour pallier cette insuffisance.
S’agissant du potentiel, nous pensons que la finance islamique pourrait aider les économies africaines à atteindre un double objectif : offrir à la clientèle des produits conformes à ses besoins et attentes, et attirer des investissements directs étrangers ou accéder au marché des sukuk en s’adressant à des investisseurs qui ne voudraient pas investir dans des produits conventionnels.
La méga-banque islamique sur pied dans six à douze mois
22/02/2010
La création de la méga banque islamique annoncée depuis plusieurs mois mais retardée en raison de l’environnement international, est « en phase très avancée », a déclaré Sameer Abdi, conseiller du projet, et Head of Islamic Finance chez Ernst & Young.
Le lancement du plus grand organisme de prêts islamiques au monde, promu par le Président d’AlBaraka Banking Group, Sheikh Saleh Abdulla Kamel, est prévu depuis plusieurs années.
« Les principaux actionnaires sont réunis et nous nous attendons à un lancement imminent, dans les 6à 12 prochains mois ». 10 actionnaires seraient déjà impliqués dans le projet, avait déclaré Sheikh Saleh en avril, incluant la BID, Saudi Investment bank et the Kuwait Real Estate Bank.
Selon Dr. Abdi, les « aspirations de capital » sont de l’ordre de 3Mds à 4Mds $.
Création d’une firme islamique en Ecosse
21/02/2010
Saftar Sarwar, précédemment banquier au sein de Barclays Wealth, a quitté la banque pour démarrer sa propre firme d’investissement dans les produits financiers sharia-compliant en Ecosse.
Sarwar a pour objectif de lancer une entreprise disposant de 50M£ d’actifs sous gestion à partir de l’année prochaine, pour fournir des services de gestion de fortune ainsi que des conseils pour les entreprises ou les gouvernements.
Il cible les investisseurs privés à haut potentiel entre 10M£ et 50M£.
Sarwar est membre du UK’s Islamic Finance Council, entité en charge de la promotion des produits sharia. Il est un des plus influents représentants de la communauté asiatique d’Ecosse.
Al Rajhi Capital et Arcapita annoncent le lancement d’un fonds real estate de 500M$
21/02/2010
Al Rajhi Capital, filiale de la banque d’investissement Al Rahji d’Arabie Saoudite, et Arcapita Bank, société d’investissement basée à Bahrein, ont annoncé le lancement d’un fonds de 500 M $, the ARC Real Estate Income Fund.
Seconde mission de la délégation de Dubaï en Australie
20/02/2010
L’Islamic Financial Services Mission, organisée par la Dubai Export Development Corporation, a pris fin sur le constat d’avancement significatif des pourparlers en cours avec les régulateurs fédéraux pour préciser les changements législatifs appropriés pour faciliter l’essor de la finance islamique en Australie.
Le Ministre du commerce, Simon Crean, a applaudi l’initiative de l’Export Development Corporation de Dubaï et de l’Australian Trade Commission pour promouvoir la finance islamique en Australie.
L’imitation des obligations conventionnelles mise en lumière par l’effondrement du marché des sukuk
18/02/2010
La forte baisse du marché des sukuk, avec la saga de Dubai World, est l’occasion, pour les investisseurs et les émetteurs, de clarifier les risques et la structure de ces titres, selon Toby Birch qui est gestionnaire d’importants actifs.
Les sukuk n’offrent pas les mêmes garanties que les obligations conventionnelles, et il peut être risqué et trompeur de les adapter de manière conventionnelle, a expliqué M.Birch.
« L’aspect positif du crash dans le marché des sukuk est que cela montre qu’une partie du marché a imité les obligations islamiques avec des taux garantis de revenus fixes, mais sans la protection des obligations. » En effet, selon lui, les détenteurs d’un sukuk en défaut n’ont pas les mêmes droits qu’un détenteur d’une obligation, puisqu’il n’y a pas de recours sur l’actif. Donc, si les cash flows et les valeurs diminuent brutalement, les investisseurs peuvent être laissés sans rien.
Mais, il n’en reste pas moins que dans une transaction « purement sharia-compliant », l’investisseur ne sera pas exposé à moins de risques, puisqu’il n’existe pas de retours sur investissement fixes.
La France risque de perdre son crédit avec les délais d’émission de sukuk
18/02/2010
La France doit accueillir une émission de sukuk cette année pour montrer son sérieux à propos de la finance islamique et surmonter les incertitudes légales qui sont la cause du retard pris par l’émission, plusieurs fois annoncée, d’un sukuk d’1Md€, a déclaré Gilles Saint Marc, Président du Comité Paris-Europlace de finance islamique, lors du Reuters Islamic Banking and Finance Summit.
« En 2010 nous devons avoir au moins une émission de sukuk si nous voulons réellement aller de l’avant et que la France joue un rôle majeur dans le développement de la finance islamique en Europe, » a-t-il déclaré.
Les modifications fiscales sont attendues pour la fin mars. « Nous devons être créatifs. L’idée est de proposer des structures qui soient applicables avec les outils légaux existants, sans nécessairement requérir des amendements, et déterminer si ces structures sont acceptables pour les scholars français et ceux de l’AAOIFI, » a-t-il dit.
Lancement « imminent » des standards de swaps islamiques
18/02/2010
La standardisation des contrats de swaps islamiques de gré à gré est « imminente » et encouragera plus de compagnies à hedger leurs risques, a déclaré Simon Eedle, MD of Islamic Banking chez Calyon.
La filiale BFI du Crédit Agricole, tout comme l’IIFM, une entité de l’industrie soutenue par les banques centrales de plusieurs musulmans, a travaillé avec l’ International Swaps and Derivatives Association (ISDA) sur le contrat.
Ce contrat, connu comme Ta'Hawwut ou hedging créerait un standard légal pour les dérivés de gré à gré dans le marché islamique, tandis que les contrats sont actuellement établis sur une base ad hoc.
“Cela fera gagner du temps”, a ajouté M. Eedle. Etablir un contrat de dérivés entre deux parties pouvait auparavant prendre 6 à 9 mois,et ce délai sera ainsi considérablement réduit.
Les sharia scholars sont très divisés sur la légitimité des dérivés. Certains les voient comme des instruments permis pour gérer les risques tandis que d’autres les voient comme des transactions spéculatives que l’Islam prohibe.
Certains opérateurs islamiques ont utilisé des contrats comme l’Aroun pour répliquer des options call
L’avenir du private equity sharia-compliant
18/02/2010
Harris Irfan, directeur des produits islamiques à Barclays Capital, décrit le secteur du capital-investissement comme appelé à connaître, dans les années à venir, un « big boom ».
« Les capacités de produire des fonds de private equity sharia-compliant sont en fait très limitées malgré le fait que les gens parlent du private equity et de la finance islamique comme allant naturellement ensemble », a-t-il dit.
L’entité publique Abu Dhabi Invest AD a déclaré en octobre lancer un fonds islamique de private equity.
« Nous devons imiter ce qui est bon…et en même temps pousser à l’innovation »
18/02/2010
La finance islamique doit dépasser le simple financement de maisons et de voitures et s’inscrire dans l’économie réelle, a asséné un scholar influent, Mohd Daud Bakar, notant un potentiel pour le financement de l’aviation, du fret, de l’agriculture, de l’éducation et des infrastructures parmi d’autres.
« La finance islamique a été lancée au début des années 70, 80, pour aider les musulmans à acheter des maisons et des voitures. Elle s’est juste arrêtée là, » a-t-il dit.
« Il est besoin de dire que les banques doivent diversifier leur portefeuille de financement… alors seulement nous pourrons voir réellement la finance islamique à sa place dans la société. » Aussi, a-t-il ajouté, « l’imitation n’est pas mauvaise. Nous devons imiter ce qui est bon…et en même temps nous devons pousser à l’innovation. Pas besoin de réinventer la roue. »
GFH rencontre le Gouverneur de la Banque Centrale
17/02/2010
Esam Janahi, président de Gulf Finance House (GFH), accompagné par l’ensemble du Conseil d’administration de la banque, a rencontré le Gouverneur de la Banque Centrale de Bahrain, le 15 février, pour évoquer les graves difficultés financières que connaît la banque d’investissement islamique, en ce moment.
Esam Janahi démissionne du conseil de d’administration de Khaleeji Commercial Bank
16/02/2010
Esam Janahi, président de Gulf Finance House (GFH) de Bahreïn, a démissionné du conseil d’administration de la banque Khaleeji Commercial Bank. Cette démission est effective à partir du mois de février, selon un communiqué de la Bourse de Bahreïn.
En plus des 37% du capital de Khaleeji Commercial Bank détenus par GFH, M. Janahi détient personnellement une autre part de 10%.
La démission intervient alors que GFH, qui est fortement impliqué dans des projets immobiliers à travers le Moyen-Orient, cherche à vendre les actifs "non essentiels" en liaison avec les lourdes pertes subies l'année dernière. La banque d'investissement islamique a fait état, cette semaine, de pertes de l’ordre de 728 millions de dollars au titre de l'année dernière, dont 607 millions de dollars pour le seul quatrième trimestre.
"Nous avons attentivement examiné l'ensemble de nos actifs, pris des dispositions, le cas échéant, et nous avons également commencé à nous débarrasser des actifs non essentiels, a déclaré Esam Janahi dans un communiqué annonçant les résultats. "Nous avons demandé à la direction de revoir notre structure de coûts et également de veiller à ce que nous ayons une stratégie visant à accroître les revenus."
GFH a effectué de nombreux investissements dans des méga-projets, comme celui de la Cité de l'énergie au Qatar, mais aussi en Libye au Kazakhstan et en Inde, ainsi que dans des « ports financiers » à Bahreïn et en Tunisie.
Khaleeji Commercial Bank a été créée en 2004 par GFH en tant qu’outil de financement de projets immobiliers.
Barclays lance des produits financiers islamiques au Kenya
15/02/2010
Barclays Bank of Kenya Ltd lance des produits financiers pour sa clientèle de particuliers -La-Riba Personal Finance et La-Riba Vehicle Finance.
Ces produits sont basés sur une structure mourabaha, a annoncé le directeur régional Afrique de l'Est et de l'Ouest de Barclays, Adan Mohamed.
Avis de Laurent Wauquiez sur la finance islamique
15/02/2010
Le secrétaire d’Etat à l’emploi a accordé une interview au Bondy Blog et répondu à une question sur la finance islamique
Parlons finance islamique. La France a du retard dans ce domaine alors que le Royaume-Uni utilise cette finance depuis plus de dix ans. Le fond du problème, n’est ce pas, en France, le rapport à l’Islam ?
Aujourd’hui, il y a une vraie volonté gouvernementale. Que Christine Lagarde assume le fait de vouloir développer la finance islamique, c’est une avancée. On a des règles juridiques très contraignantes, donc à l’heure actuelle, il s’agit surtout de modalités juridiques pour rendre la finance islamique compatible avec notre droit. Au-delà de la finance islamique, c’est surtout un problème de fond. Notre droit est fondé sur une vision très universelle avec un citoyen abstrait. Il faut garder ce qu’il y a de mieux dans nos valeurs démocratiques en sachant un tout petit peu les dépoussiérer.
La liquidité des banques du Koweït est « très satisfaisante »
14/02/2010
Le Gouverneur de la Banque centrale du Koweït a déclaré que la liquidité des banques locales était « très satisfaisante » et a exprimé sa confiance qu'elles puissent financer les méga-projets du Golfe.
Le Gouverneur a aussi dit que les activités des banques islamiques étaient pleinement gérées et régulées par la Banque Centrale, en plus de leur propre supervision de conformité à la Charia.
Première Conférence à Columbia
14/02/2010
The Muslim Student Association a organisé la première conférence en finance islamique à l'Université de Columbia, jeudi 11 février 2010.
L'évènement a été sponsorisé par Barnard Office of Career Development, et a accueilli l'intervention d'Umar Moghul, professeur en droit islamique de l'Université du Connecticut, et Taha Abdul-Basser, ancien chercheur du Harvard Islamic Finance Information Program
Selon Dr. Moghul, « la finance islamique défie l’idée reçue qui veut que l'éthique et la moralité n'aient pas leur place dans le système économique et la croissance. »
Création d'une association d'experts en Russie
12/02/2010
Madina Kalimoullina, chef du département des programmes économiques du Conseil des muftis de Russie, a annoncé la création de L'Association russe d'experts en finances islamiques.
"L'Association est le résultat du travail d'un groupe pour les institutions et produits financiers alternatifs. Il y a beaucoup de personnes intéressées à promouvoir les banques islamiques en Russie. Nous avons décidé de former une association d'experts dans ce domaine", a indiqué la représentante du Conseil des muftis.
La nouvelle association d'experts étudiera l'utilisation des instruments financiers islamiques en Russie et donnera des conseils aux sociétés privées.
"Beaucoup de musulmans russes refusent de souscrire un crédit bancaire ou de toucher des intérêts accumulés (sur leur compte). Mais quand il s'agit de finances islamiques, ces gens ne savent pas comment s'y prendre", a expliqué Mme Kalimoullina.
Premier cours certifié en finance islamique au Canada
12/02/2010
Centennial College en Ontario, un des plus grands campus du pays est devenu le premier à être certifié en finance islamique par le Chartered Institute for Securities and Investment de Londres pour délivrer l'Islamic Finance Qualification.
Ce cours sera offert en ligne à partir du printemps prochain aux étudiants à travers l'Ontario pour 500$.
Bruneï : premiers cours en ligne pour financiers islamiques d’Asie
12/02/2010
Crescent Sdn Bhd, une entreprise de Bruneï, va offrir le premier programme de Master en finance islamique. Le programme doit « saisir l'opportunité du marché encore inexploité des études en finance islamique, spécialement dans les pays tels que la Chine, le Japon, la Corée du Sud et l'Australie .»
Atelier à Tripoli sur le système bancaire islamique
12/02/2010
L’Union des banques arabes organise du 14 au 18 février à Tripoli un atelier sur le thème de « la finance islamique », destiné à former les cadres des banques islamiques sur les produits et opérations bancaires islamiques.
Cet atelier traitera également de plusieurs sujets, notamment les fondements de la finance islamique, les critères légaux, les produits et le contrôle juridique des prestations et services des banques islamiques.
La rencontre cible les agents des banques islamiques, les responsables supervisant les prestations des finances islamiques, le personnel des départements juridiques, d’investissement et de financement des opérations bancaires.
La finance islamique, rappellent les organisateurs, connu un grand succès dans beaucoup de pays arabes et du monde musulman, mais aussi en Occident, depuis l’avènement de la crise financière mondiale qui a frappé le système bancaire capitaliste avec la faillite de centaines de banques aux Etats-Unis et dans le monde.
Traité de double taxation sharia-compliant en immobilier entre l'Angleterre et l'Arabie
11/02/2010
Suite à l'appétit des investisseurs du Moyen-Orient pour les investissements dans le secteur immobilier en Europe et paticulièrement en Angleterre, un traité a été signé entre l'Arabie Saoudite et l'Angleterre couvrant la double taxation des opérations sharia-compliant pour les structures Ijara.
Le traité signé le 31 octobre 2007, est entré en vigueur le 1er janvier 2010 en Arabie Saoudite et le 1er janvier 2009 en Angleterre, et sera effectif en avril prochain pour ce qui concerne les impôts sur les sociétés et ceux sur les revenus et les plus values.
« La finance islamique est essentielle pour faire de l'Australie un hub financier dans la région Asie Pacifique »
11/02/2010
Simon Crean, Ministre australien du commerce, a annoncé une nouvelle offre de produit financier islamique, soulignant l'implication du Gouvernement en la matière. Westpac Banking Corp. Lance, en effet, un produit de placement interbancaire de matières premières pour les institutions islamiques.
En recevant un rapport spécial sur ce secteur par l'Australian Trade Commission (Austrade) du Gouvernement, M. Crean a affirmé que « la finance islamique est essentielle dans la stratégie du Gouvernement de faire de l'Australie un hub financier dans la région Asie Pacifique »
Indonésie: 850M$ de bons islamiques
08/02/2010
L'Indonésie, plus grand pays musulman au monde, a levé plus de 850 millions de dollars avec une émission d'obligations islamiques (sukuk), qui a été sur-souscrite près de trois fois, a annoncé une source gouvernementale.
"Le gouvernement avait fixé un objectif de 3.000 milliards de roupies (318 millions de dollars). Mais nous avons réussi à vendre pour 8.030 milliards", a indiqué Rahmat Waluyanto, un responsable du ministère des Finances. L'émission offre un rendement de 8,7% pour une maturité sur trois ans. Elle a été souscrite par plus de 17.000 investisseurs nationaux, a-t-il ajouté, cité par Dow Jones.
L'Indonésie avait lancé en 2009 sa première émission de sukuk afin de permettre à l'Etat de "financer ses besoins budgétaires, de diversifier ses sources de financement et de renforcer les sukuk sur le marché international". La finance islamique y était jusqu'alors moins développée que dans d'autres pays d'Asie, comme la Malaisie.
Le PDG de HSBC Amanah doit prononcer le discours d'ouverture de la conférence Euromoney sur la finance islamique
08/02/2010
C’est Mukhtar Hussain, PDG de HSBC Amanah, qui prononcera le discours d'ouverture de la conférence Euromoney sur la finance islamique le 23 février 2010 au Landmark de Londres.
M.Hussain devrait axer son propos sur les incidences, positives et négatives de la crise pour l'industrie de la finance islamique, et la nécessité d’inscrire le management du risque comme point clé de l'agenda 2010 pour assurer une croissance durable du secteur.
Deloitte lance l'Islamic Finance Knowledge Centre (IFKC)
08/02/2010
Deloitte a annoncé le lancement du nouveau Islamic Finance Knowledge Centre (IFKC) à Bahreïn
Si la « stratégie de visibilité » dans cette région est mise en avant par le cabinet, celui-ci ne précise pas, toutefois, quel rôle doit jouer ce centre, ni les recherches qu’il pourrait développer.
Des modifications fiscales dans le projet de loi des Finances en Irlande
08/02/2010
Cherchant à prendre part à l’industrie « de 1000Mds $ dans la finance islamique en ce moment », le gouvernement irlandais a présenté dans son projet de loi des Finances des solutions pour permettre les transactions sharia-compliant. Cette mesure est introduite dans un arsenal de modifications qui « représente une des plus grandes avancées pour l’IFSC [International Financial Services Center] cette dernière décennie », a déclaré le directeur du lobby Financial Services Ireland (FSI) Brendan Kelly. L’ensemble de ces changements vise à attirer davantage des capitaux étrangers en Irlande.
Le ministre des Finances Brian Lenihan a proposé d’amender les lois fiscales pour permettre les opérations islamiques.
Des modifications fiscales dans le projet de loi des Finances en Irlande
08/02/2010
Cherchant à prendre part à l’industrie « de 1000Mds $ dans la finance islamique en ce moment », le gouvernement irlandais a présenté dans son projet de loi des Finances des solutions pour permettre les transactions sharia-compliant. Cette mesure est introduite dans un arsenal de modifications qui « représente une des plus grandes avancées pour l’IFSC [International Financial Services Center] cette dernière décennie », a déclaré le directeur du lobby Financial Services Ireland (FSI) Brendan Kelly. L’ensemble de ces changements vise à attirer davantage des capitaux étrangers en Irlande.
Le ministre des Finances Brian Lenihan a proposé d’amender les lois fiscales pour permettre les opérations islamiques.
La future banque islamique de Ningxia en Chine attirera les investissements de 6 pays du Golfe
08/02/2010
Selon une étude de la Commission économique du Gouvernement régional autonome Hui de Ningxia en Chine, son projet pilote en finance islamique attirera activement des investissements de 6 pays du Golfe, établissant un modèle de coopération financière international, mettant ainsi en place une réelle banque islamique ‘internationale’.
Wang Yongyao, directeur de la Commission économique du Gouvernement régional autonome de Ningxia, a dit qu’en tant que seule région Hui (islamique) en Chine, Ningxia possède d’excellentes fondations économiques et culturelles nécessaires pour la finance islamique, en plus d’un grand nombre de scholars et d’experts économiques et culturels.
Ningxia a conduit de plus en plus d’échanges culturels, économiques et commerciaux avec les pays arabes ces récentes années et a commencé un projet pilote de finance islamique l’année dernière.
La Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz se voit accorder un prêt de la BID
06/02/2010
Un accord de garanti et un prêt garanti par la Banque islamique de développement (BID) pour la Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz (STEG) ont été signés vendredi à Tunis en présence de Mohamed Nouri Jouini, Ministre du développement et de la coopération internationale, Othman Ben Arfa, Président et directeur de la STEG et Birama Boubaker Sidebé, Vice-président de la BID.
D’un montant de 33,4M€, ce prêt contribuera à financer un projet de gaz naturel à Gafsa.
Vers la création d’une mutuelle islamique dans la commune de Tambacounda au Sénégal
05/02/2010
Le Rassemblement islamique du Sénégal (RIS-Alwahda) compte implanter une mutuelle d’épargne et de crédit islamique dans la commune de Tambacounda, a annoncé son secrétaire général Mansour Ndiaye.
M. Ndiaye a précisé que le choix de Tambacounda en tant que chef lieu de région est "stratégique" et qu’il permettra de se déployer dans les zones rurales.
La création dans le chef-lieu de région d’une mutuelle respectant les principes de la charia qui prohibe l’intérêt, pourrait ne pas prendre du temps, suivant l’acceptation des populations, a-t-il laissé entendre. Après son implantation, "les autres pourraient être des guichets", a-t-il ajouté.
"Le marché existe", a-t- il a souligné, évoquant, entre autres, la possibilité de développer certains produits par rapport aux salaires des enseignants.
Le RIS est le responsable moral de la Mutuelle d’épargne et de crédit islamique du Sénégal (MECIS) créée en 2004 et déjà présente dans six régions du pays, dont à Tambacounda, plus particulièrement à Koussanar. Créée depuis 2008, cette mutuelle compte quelque 300 adhérents, a dit M. Ndiaye par ailleurs président de l’Association des élèves et étudiants du Sénégal (AEEMS) depuis 10 ans.
Ces mutuelles constituent une "alternative dans la lutte contre la pauvreté, par rapport à l’utilisation de l’intérêt", a indiqué M. Ndiaye, qui a noté que la MECIS a été lancée avant cette "effervescence" à travers le monde autour de la finance islamique au lendemain de la crise financière.
"Le Sénégal a un secteur financier extraverti", a fait constater Mansour Ndiaye, relevant que même certaines mutuelles appartenant en apparence à des Sénégalais sont dirigées en réalité de l’extérieur.
La réunion devait également servir d’occasion pour mobiliser autour du RIS qui se veut un cadre fédérateur des associations islamiques et des musulmans pris individuellement, afin d’harmoniser et de donner plus d’envergure à leurs actions dans des domaines aussi divers que la santé, l’économie, l’éducation.
"C’est un travail de regroupement des intelligences" que le RIS est en train de mener depuis plus d’un an, a dit son secrétaire général. "Dans tous les domaines, il y a des musulmans qui ont des compétences, mais il manque une dynamique unitaire", a-t-il ajouté. "Ce qui importe, c’est de servir l’homme", a encore indiqué Mansour Ndiaye, précisant que des non-musulmans adhèrent aux mutuelles de la MECIS.
Financier et consultant international certifié du Groupe consultatif d’assistance aux pauvres (CGAP) de la Banque mondiale, M. Ndiaye a travaillé pendant 15 ans dans la finance classique. Il dirige un réseau de 20 mutuelles qui travaillent avec 22 organisations paysannes dans la région de Louga.
Une Université Islamique pour filles au Niger financée par la BID
05/02/2010
Le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du gouvernement, SEM. Mamadou Tandja, a procédé, hier matin à Niamey, à la pose de la première pierre pour la construction d’une Faculté des filles de l’Université islamique au Niger.
Financé par la Banque Islamique de Développement (BID) et d’un coût de plus d’ 1 milliard 500.000.000 francs CFA, ce complexe devrait contribuer au développement intellectuel de la femme. Il sera composé de quelques 6 facultés, des dortoirs et d’autres infrastructures annexes.
Echanges entre la Russie et la Malaisie
04/02/2010
Une délégation de dirigeants de Linova-Trade (entreprise spécialisée dans l’import-export halal), IFC Linova et d’une organisation à but non-lucratif pour l’ ‘Islamic Business and Finance Development’ (IBFD), s’est rendue en Malaisie.
Les discussions ont porté sur la seconde édition de l’International Islamic Business and Finance, ainsi que sur les préparations de l’émission de sukuk à la Bourse de Malaisie.
GFH confirme la négociation de sa dette de 300M$
04/02/2010
Gulf Finance House (GFH) de Bahreïn a confirmé sa recherche de refinancement de sa dette d’un montant de 300M$ dû à la date du 10 février 2010. Cette confirmation intervient après la suspension des actions de GFH à la Bourse de Bahreïn mardi après un rapport sur le refinancement de la dette des compagnies d’investissements islamiques.
GFH est actuellement en discussion avec West LB, le chef de file de la syndication. GFH indique qu’elle annoncerait immédiatement les résultats de celle-ci pour être dans le droit fil des exigences de la Banque centrale de Bahreïn et de la Bourse de Bahreïn. Ses activités ont été impactées par la fin du boom immobilier du Golfe.
Au vu de la crise par laquelle il passe, GFH respectera-t-il son calendrier tunisien ?
03/02/2010
Apparemment, les temps deviennent trop durs pour Gulf Finance House (GFH). L’agence internationale de notation de crédit Standard & Poor’s (S&P) vient d’annoncer avoir dégradé la note de la banque et avoir placé sa situation de liquidités sous surveillance négative, au moment où les inquiétudes grandissent sur la capacité de GFH à honorer ses dettes.
S&P a précisé, dans un communiqué, avoir baissé la notation de GFH à CC/C contre B + avec surveillance négative de la situation des ses liquidités. C’est la troisième dégradation après celles des mois de novembre et Janvier. S&P a précisé que les perspectives futures de la banque s’annoncent incertaines puisque la banque sera contrainte de rembourser sa dette, d'une valeur de 300 millions de dollars, venant à échéance dans un délai très court.
Karthik Sankaran, analyste de Merrill Lynch /Bank of America a déclaré: "C'est une surprise doublement négative à la fois pour nous et les créanciers, étant donné que la banque sera dans la contrainte de céder une partie de ses actifs pour rembourser sa dette". Une opinion largement partagée par une source proche de GFH qui s’est interrogé sur le prix que devrait payer la banque de ses actifs pour honorer à ses engagements.
Un autre coup reçu par Gulf Finance House, leader des banques d’investissement islamiques au Moyen-Orient. Ses actions ont chuté de 4,7% sur la bourse de Kuwait, de 1,8% sur la bourse de Dubaï, tandis que la place de Bahreïn, vient d’annoncer mardi 2 février 2010, qu’elle a suspendu les transactions des cours de GFH.
D’après le site d’information économique émirati "7 Days", GFH croule sous la sécheresse qui a frappé ses liquidités. Cette chute intervient au milieu des spéculations à propos de la capacité de la Banque à honorer, à temps, une partie d’un emprunt (Murabaha) d'une valeur de 300 millions de dollars et si elle serait en mesure de demander aux créanciers de surseoir au paiement d’une partie de sa dette arrivée à maturité, le 10 février 2010. Des sources proches de GFH ont indiqué que la banque avait entamé des pourparlers avec ses créanciers mais également avec des investisseurs privés au cours de ces derniers jours, pour souscrire des emprunts, contre des garanties immobilières.
Ted Pretty, directeur général GFH, a rassuré les opérateurs sur la situation financière de la banque, dans une déclaration à Reuters, tout en s’abstenant de préciser si la banque devait rembourser ou refinancer sa dette. Pretty a, également, ajouté que la compagnie est en négociations sur un autre emprunt, sous forme d’un " Sukuk", un instrument de finance islamique, de 50 millions de dollars venant à échéance en juillet 2012.
Ces mauvaises nouvelles cèdent la place à une question plus que brûlante. Quel impact aurait donc la situation inquiétante que vit actuellement GFH sur ses projets tunisiens ? Bon à rappeler, Issam Youssef Jinahi, président du Conseil d’administration du Gulf Financial, annonçait, le 13 juin 2009, le jour même où le Président de la République avait posé la première pierre du mégaprojet Tunis Financial Harbor, promu par la « Gulf Financial House », à El Hassiène du côté de Raoued, le démarrage des travaux d’aménagement et d’infrastructure pour le dernier trimestre de l’année en cours. La société bahreïnie s’est engagée aussi de démarrer des travaux effectifs d’aménagement et d’infrastructure de tout le projet, autrement dit portant sur les 523 hectares, au courant du mois de janvier 2010. En décembre dernier, M. Jenahi a annoncé, au cours d'une conférence de presse à Tunis, le maintien du projet et la sélection d'entreprises tunisiennes pour entamer les travaux et ce suite à des appels d'offres internationaux. Au vu de la crise actuelle par laquelle il passe, arrivera-t-il à respecter son calendrier initial ?
[Business News]
La BID convoite les opérateurs marocains
03/02/2010
Même si le Maroc est un des pays fondateurs de la Banque islamique de développement, sa coopération avec cette institution n'est pas au niveau. C'est en substance ce qu'a déclaré Ahmed Mohamed Ali, président du groupe de la Banque islamique de développement, lors de la journée d'information organisée hier à Casablanca. Une des explications qu'il a avancées est le déficit de la communication, notamment vis-à-vis du secteur privé marocain de ce que lui offre cette banque de développement. En effet, il se trouve que «malgré le fait que le Maroc est le principal fournisseur d'expertise dans le cadre du programme de coopération technique de la banque, il y a peu d'entreprises marocaines dans l'exécution de projets financés par la banque comparer aux autres pays membres», a fait savoir le président de la BID.
La coopération dans le domaine de l'investissement est aussi un des axes qu'il faut développer dans les prochaines années estime-t-il. Et pour cause, le Royaume abrite de grandes entreprises pouvant intervenir dans d'autres pays islamiques. Dans le même sens, A. Mohamed Ali a appelé les opérateurs aussi bien des secteurs public que du privé marocain à faire prévaloir la position géostratégique du Royaume pour servir de «pont entre les pays arabes et africains». En attendant de tirer profit de toutes ces potentialités, le bilan de la coopération entre la banque et le Royaume se solde actuellement par le financement de 73 projets, pour un montant de 1686 M $, dont l'essentiel concerne le secteur public (52%). Quant au financement du commerce, il a accaparé 1,83 MM $ des prêts accordés par la Banque, pour 90 opérations. Les plus grands bénéficiaires sont le ministère de l'Economie et des Finances, l'Office national d'électricité et la société Samir.
Quant aux opérations financées par l'Institution internationale islamique de financement du commerce (ITFC), lancée par la BID il y a plus d'une année, elles se sont élevées à 3 pour un montant global de 370 M $. Toujours en matière du développement du commerce, le président de la BID a indiqué que le Maroc est un des pays les plus actifs, via Maroc export. En effet ce dernier «a pris part à toutes les manifestations organisées par la Banque dans ce sens, comme les conférences, les réunions annuelles, les ateliers de formations… ». En matière d'assurance des investissements et de crédit à l'exportation, l'institution islamique dédiée à cette activité (ICIEC), elle aussi faisant partie de cette institution, n'a émis que trois polices d'assurance au profit d'exportateurs et banques marocaines pour un montant global de 86 M $.
Elle a assuré également la couverture des importations de certaines sociétés marocaines pour une valeur de 33,8 $ et a signé un accord de réassurance avec la Société marocaine d'assurance à l'exportation (SMAEX).
La finance islamique fait partie des éléments clés pour la compétitivité de la Place financière de Paris pour Jean-Pierre Jouyet
03/02/2010
Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), a rappelé les trois priorités d'action qu'il se fixait pour l' année 2010, celle de faire de la Place de Paris une place de référence dans la compétition internationale, objectif auquel l' AMF doit contribuer.
Dans ce but, il appelé à préparer l'avenir en tenant compte de l' émergence des nouveaux marchés (CO2, énergie électrique), de l' essor prévisible de la gestion des investissements " socialement responsable " et du développement de la finance islamique.
La finance islamique progresse (S&P)
02/02/2010
La finance islamique, conforme aux principes de la loi islamique (Charia), devrait poursuivre sa forte croissance en 2010 après avoir bien résisté à la crise financière, selon une étude de l'agence de notation Standard and Poor's (S&P) publiée lundi.
"Nombre d'institutions financières islamiques semblent avoir été préservées de la crise financière mondiale, ce qui est probablement attribuable, selon nous, au fait que les principes de la loi islamique interdisent les intérêts", estiment les analystes de S&P.
Ces principes les auraient ainsi dissuadés d'investir dans des produits financiers complexes qui ont agi comme courroie de transmission de la crise financière.
De ce fait, mais aussi grâce à une diversification géographique renforcée, la finance islamique devrait poursuivre sa croissance soutenue en 2010, selon l'agence, qui évalue à environ mille milliards de dollars l'ensemble des actifs gérés selon les principes de la Charia.
Koweït: bénéfices nets en baisse de 24% pour la banque islamique KFH
02/02/2010
La banque islamique Kuwait Finance House (KFH) a annoncé mardi des bénéfices nets en baisse de 24% en 2009 par rapport à l'année précédente, en raison de l'impact de la crise financière mondiale.
Dans un communiqué, la banque précise avoir réalisé l'an dernier des bénéfices de 118,7 millions de dinars (412,7 millions de dollars), contre 157 millions de dinars (545 millions USD) en 2008.
En 2008, ses bénéfices avaient déjà baissé de 43%.
Le président de la KFH, Bader al-Mukhaizeem, a souligné que 2009 avait été une année très difficile « en raison de la crise financière qui a frappé les marchés financiers ».
Les avoirs de la banque ont augmenté de 7% en 2009, à 39,2 milliards de dollars, contre 36,6 milliards de dollars en 2008, selon le communiqué.
La BID finance des infrastructures d’eau marocaines
02/02/2010
La Banque islamique de développement (BID) a accordé au Maroc un prêt de 50 M USD destiné à améliorer ses infrastructures d'eau dans les régions de Taza et de Fès, a-t-on appris lundi de source officielle à Rabat.
L'accord de prêt -accordé à des conditions avantageuses- a été signé par le ministre marocain des Finances Salaheddine Mezouar et le président du groupe de la BID Ahmed Mohamed Ali.
ISR et finance islamique
01/02/2010
Une étude menée par DinarStandard et Dar Al Istithmar et disposant du soutien de l’AAOIFI, intitulée ‘Social Responsibility Trends at Islamic Financial Institutions’, évoque les aspects socialement responsables au sein des institutions financières islamiques.
76% des personnes interrogées indiquent qu’elles ont des politiques en faveur des activités caritatives, montrant la grande priorité pour les institutions de ce secteur. 55% ont répondu qu’ils privilégient des investissements responsables socialement ou en faveur de l’environnement.
Seulement 10% déclarent avoir une politique de gestion de Waqf, et 33% de gestion de Zakat au nom de leurs clients.
Premiers pas dans le marché pour la Zambie
01/02/2010
La Zambie fait ses premiers pas dans l’industrie émergente de la finance islamique avec l’introduction de lignes directrices par la Banque centrale.
« Ces lignes directrices ont pour objectif de fournir un cadre pour permettre des services de finance islamique dans le pays,» a déclaré son Gouverneur Caleb Fundanga.
La Banque Centrale de Zambie a finalisé un cadre réglementaire pour les banques qui souhaiteraient offrir de tels services en finance islamique. « En Zambie, les musulmans sont exclus du système bancaire puisque la Charia prohibe l’intérêt. »
Mais il reconnaît que la cause principale est « d’injecter de la liquidité dans les marchés financiers ».
Par ailleurs, le problème qui semble se poser en Zambie est le manque de sharia scholars.
ICD crée une joint venture avec une firme américaine
31/01/2010
The Islamic Corporation for the Development of the Private Sector (ICD) , branche de la BID, est entrée dans une joint venture avec Capitas Group, LLC, une firme américaine spécialisée dans le développement et la gestion d’entreprise en finance islamique. La nouvelle compagnie formée, Capitas Group International, sera basée à Jeddah, et sera dédiée au développement mondial de l’industrie sharia-compliant.
La firme aura pour objectif d’être un incubateur et accompagnera le développement d’entreprises de prêts hypothécaires islamiques en Arabie Saoudite et dans les pays membres de l’OCI
“Une finance islamique plus sûre que sa contrepartie conventionnelle est un mythe”
27/01/2010
« C’est un mythe d’assurer que les produits de la finance islamique sont plus sûrs que les produits conventionnels, et les risques sous-jacents doivent être étudiés avec plus d’attention », a déclaré à Davos, Philip Thorpe, directeur de la Qatar Financial Center Regulatory Authority.
« Quand beaucoup d’instruments islamiques sont désormais en train d’imiter l’effet des produits conventionnels, vous devez examiner s’ils sont soumis au même profil de risque », a-t-il dit.
Selon M. Thorpe, « si vous allez dans quelque forme d’investissement que ce soit sans poser les questions basiques légitimes, vous portez la responsabilité des conséquences quand les choses vont mal. Il y avait une grande excitation sur les produits financiers islamiques, mais pas beaucoup de recherche… Vous devez regarder les risques sous-jacents. »
Lobby en Inde pour permettre de développer la finance islamique
27/01/2010
The Indo-Arab Economic Co-Operation Forum a adressé une demande au Premier ministre Manmohan Singh pour institutionnaliser la finance islamique en Inde.
Initialement, le système pourrait être utilisé pour des opérations de financement d’institutions Waqf qui gèrent de manière philanthropique des dons de musulmans, et qui s’occupent du pèlerinage à La Mecque, selon un responsable. Dans un deuxième temps, cela pourrait être ouvert au public.
Des parlementaires confirment l’engagement britannique
27/01/2010
Un séminaire au sein de Norton Rose, intitulé ‘New Year - New Opportunities in Islamic Finance’ qui s’est déroulé le 20 janvier, a vu la confirmation de l’engagement britannique en ce domaine par deux personnalités politiques.
Sarah McCarthy-Fry, Secrétaire d’Etat au Trésor, a réaffirmé l’implication du Gouvernement, démontrée par les changements législatifs du Finance Act 2009. Elle a toutefois dit que le Gouvernement n’avait pas l’intention de lancer un sukuk souverain pour le moment.
Le discours du parlementaire Mark Hoban a marqué la première déclaration au nom du parti conservateur, soulignant que son parti a soutenu toutes les étapes visant à la création d’un cadre favorable à cette finance et qu’il continuerait à avoir la même approche.
Marché de détail islamique concurrentiel en Thaïlande
25/01/2010
The Islamic Bank of Thailand évoque un bon bilan 2009 avec un modeste profit annuel de 9.1M$, qui représente une première pour cette banque depuis sa fondation en 2003.
En mars dernier, cette banque, qui compte parmi ses principaux actionnaires le ministère des Finances, a changé son nom pour ‘I Bank’, avec pour objectif une expansion mondiale et le service de clients de toutes religions.
Ces changements semblent pertinents, puisque la concurrence émerge avec l’acquisition de BankThai par CIMB de Malaisie. La nouvelle banque CIMB en Thaïlande a déjà annoncé ses projets d’ouvrir une fenêtre islamique à travers ses 125 agences couvrant l’ensemble du territoire. Le Groupe CIMB défierait ainsi directement I Bank jusqu’alors seul acteur du marché de détail islamique.
Le marché mondial de la finance islamique a crû de 25% en 2008 (étude)
25/01/2010
Le marché mondial de la finance dite islamique a marqué une pause l'an dernier, après avoir grimpé de 25% en 2008, selon un rapport publié lundi par l'association International Financial Services London (IFSL), qui promeut l'industrie financière britannique à l'étranger.
Selon ce rapport, les actifs cumulés des établissements financiers respectant les principes de l'Islam ont grimpé à 951 milliards de dollars fin 2008, contre 758 milliards fin 2007. L'IFSL ajoute ne pas disposer de chiffres pour 2009, mais estime que le marché "a pu connaître une pause" l'an dernier, après cette forte croissance.
Les principaux centres de la finance "compatible avec la Charia", la loi islamique, restent les pays du Proche-Orient (à commencer par l'Iran et l'Arabie Souadite), la Malaisie se classant troisième.
Le Royaume-Uni reste en tête parmi les pays occidentaux, avec 19 milliards de dollars d'actifs fin juin 2009, soit +8% sur un an, ajoute le rapport. L'IFSL souligne que le pays compte désormais 22 banques actives dans la finance islamique, dont 5 établissement qui sont y purement dédiés, les 17 autres étant des filiales de banques "classiques".
Le système banquier islamique de Malaisie reçoit massivement des investissements étrangers
24/01/2010
Datuk Dr Awang Adek Hussin, le ministre des Finances délégué, a indiqué que 60-70% des investissements islamiques en Malaisie provenaient de l’étranger.
Pour lui, cette participation élevée prouve la confiance dans le système bancaire islamique du pays et sa reconnaissance internationale.
« Après les pays du Moyen-Orient, la Malaisie émerge comme la nation leader du système bancaire islamique, » a-t-il dit.
Dr Awang Adek a affirmé que le pays a dépassé l’objectif que la finance islamique atteigne les 20% du système financier en Malaisie. « Ce haut accomplissement est très révélateur, en comparaison des 5% ciblés initialement quand le système a été introduit en 80 ».Il a dit que cela prouvait aussi la capacité du gouvernement à mettre en pratique un système économique islamique répondant ainsi aux critiques de certains partis d’opposition.
Selon Dr Awang Adek, la Malaisie a reçu une demande des Etats-Unis de mettre en place un système de finance islamique en Afghanistan, mais en raison de certains problèmes, la Malaisie peut seulement offrir des conseils et des directions.
Protocole d'entente entre Bursa Malaysia et Bahreïn Financial Exchange
24/01/2010
Bursa Malaysia et Bahreïn Financial Exchange (BFX) ont signé un protocole d'entente (MoU) pour élaborer un accord commercial entre les deux Bourses afin de fournir des produits financiers islamiques aux acteurs du marché et de renforcer les relations bilatérales entre les deux organisations.
Entre autres, le protocole d'accord comportera une étude de faisabilité visant à identifier les produits et segments de marché en vue de mieux cerner ses besoins.
Le CEO de Bursa Malaysia, M. Dato 'Yusli Mohamed Yusoff, qui a signé le protocole d'accord a déclaré que « c'est une étape importante vers la consolidation de la finance islamique dans le monde. Comme la Malaisie et le Moyen-Orient sont les principaux centres de la finance islamique, et comme les deux bourses se réunissent en une seule plateforme, cela va ajouter à la force de cette industrie. Cette initiative ira loin en abordant les questions de la standardisation, l'innovation et la transparence en fournissant ainsi une nouvelle dimension au marché de la finance islamique. »
Un cabinet d’avocats malaisien souhaite promouvoir la finance islamique en Australie
23/01/2010
Zaid Ibrahim & Co, cabinet d’avocats d’affaires s’est vu accorder une licence par les autorités australiennes pour opérer à Sydney et à Melbourne en vue de développer la finance islamique dans le pays.
Cette expansion du cabinet Zaid Ibrahim & Co arrive à un moment approprié puisque le Australian Financial Centre Forum a recommandé au Gouvernement de retirer certaines barrières pour favoriser la finance islamique.
Path Solutions élargit sa présence mondiale avec des nouveaux bureaux au Kenya
22/01/2010
En ligne avec son plan d'expansion, Path Solutions, 1er fournisseur de solutions logicielles bancaires certifiées AAOIFI, a nommé Mohamed Attar directeur de sa succursale pour son nouveau bureau à Nairobi, au Kenya. Cette nomination, avec d'autres rôles qui seront bientôt annoncés, consolide la position de Path Solutions 'comme le premier fournisseur de solutions bancaires islamiques au Kenya.
Naji Moukadam, président de la firme a évoqué le fort taux de croissance du Kenya dans le secteur bancaire, et que ce pays représentait le sixième emplacement offshore de Path Solutions.
Path Solutions a augmenté son champ d'activité de façon significative ces dernières années. Aujourd'hui, les solutions Path occupe la première place en termes de nouveaux contrats de licences atteint. «Nous sommes ravis de notre performance à l'approche du dernier trimestre de notre exercice. Nous avons été en mesure de remporter des contrats avec certaines des banques les plus prestigieuses au monde pour fonctionner avec iMAL, qui est la preuve de la supériorité de notre produit et de notre leadership incontesté du marché ", Drew Mitchell conclu, Premier vice-président des ventes.
Début de la procédure de vote au Parlement britannique pour faciliter l’émission de sukuk
21/01/2010
Le Trésor britannique s’apprête à ouvrir la voie à la possibilité d’émettre des sukuk au Royaume-Uni cette année. En vertu du projet de loi présenté au Parlement aujourd'hui, les sukuk seraient de ce fait traités de manière similaire aux obligations conventionnelles.
Selon la législation britannique actuelle, les sukuk sont traités comme des organismes de placement collectif, ce qui a découragé les émissions de sukuk par les entreprises. Mais dans le projet de loi présenté au Parlement cette semaine, les sukuk et autres produits financiers alternatifs ne seraient plus considérés comme des fonds de placement. En cas de vote positif, la loi entrerait en vigueur le 24 février, et pourrait conduire à la première émission de sukuk au Royaume-Uni.
"Nous nous félicitons de cette évolution et les efforts continus du Trésor pour créer des conditions égales", explique Omar Shaikh, un membre du UK Islamic Finance Council basé à Glasgow et un spécialiste de la finance islamique au sein d'Ernst & Young. "Tous les obstacles principaux qui subsistent seraient ainsi surmontés pour émettre un sukuk corporate au Royaume-Uni." Il a estimé que le 1er sukuk britannique pourrait être émis au premier semestre de cette année.
Le Royaume-Uni est déjà un marché pour les produits islamiques, avec un marché secondaire de sukuk d’une valeur de 5 milliards de dollars, mais aucune entreprise britannique n’a encore émis son propre sukuk.
L’AAOIFI publie ses nouveaux standards
20/01/2010
L’Accounting and Auditing Organisation for Islamic Financial Institutions (AAOIFI), l’organisme de standardisation de la finance islamique, a publié ses nouveaux standards intitulés ‘Shari'a Standards 2010’ et ‘Accounting, Auditing, and Governance Standards 2010’.
Les ‘Shari'a Standards 2010’ représentent un total de 41 standards, dont 11 nouveaux qui ont été ajouté cette année 2010.
Les ‘Accounting, Auditing and Governance Standards 2010’ contiennent quant à eux un total de 40 normes couvrant les domaines de la comptabilité, l’audit, l’éthique et la gouvernance des institutions financières islamiques.
La Malaisie, toujours bien positionnée comme leader de la finance islamique, dit Najib
19/01/2010
La Malaisie est toujours bien positionnée pour continuer à jouer le rôle d'un chef de file mondial de la finance islamique, le Premier ministre Datuk Seri Najib Tun Razak a déclaré à Gulf News à Abou Dhabi.
Parmi les projets du pays dans sa phase de libéralisation financière actuelle, il y a la délivrance de deux permis pour deux méga-banques islamiques en Malaisie avec un capital de plus de 1 milliard $ US chacune, a-t-il dit.
«Nous recevons un intérêt très encourageant de désir de participer aux nouvelles banques islamiques que nous avons annoncées », a-t-il dit dans l'interview exclusive réalisée en marge du World Future Energy Summit.
Le Premier ministre qui était en visite officielle aux Emirats arabes unis du 17 janvier au 19 janvier, a également déclaré que la Malaisie était en train de travailler au développement d’un « centre physique de référence» où seraient logées toutes les institutions qui font de la finance islamique.
King & Spalding conseille un refinancement immobilier de 16,3 millions d'euros en Hongrie
19/01/2010
King & Spalding a annoncé aujourd'hui avoir représenté un real estate fund sharia-compliant basé au Luxembourg conseillé par les investisseurs de Pramerica Real Estate dans le cadre d’un refinancement islamique de 16,3 millions d'euros d’un centre commercial et de divertissement hongrois.
Cette transaction représente la première qui soit charia compliant (Ijara-wa-iqtina) mise en œuvre en Hongrie.
L’élaboration des paramètres de charia par la Bank Negara
18/01/2010
La Bank Negara Malaysia (BNM), la banque centrale, est en train d'élaborer une série de paramètres de la charia, qu’elle considère comme cruciale, qui fournirait une norme d'orientation sur l'application des contrats respectifs de la charia dans la finance islamique.
En fait, la Bank Negara en décembre 2009 a publié son dernier projet de document conceptuel appelé ‘Shariah Parameter Reference 3 (SPRC 3)’ sur le contrat Mudarabah. Le document a été transmis aux différents acteurs du marché de la finance islamique pour consultation. Cela fait suite à la publication en octobre 2009 du ‘Concept Paper -- Guidelines on Takaful Operational Framework’ qui décrit les paramètres régissant le processus opérationnels de l'industrie Takaful.
Les dernières lignes directrices serviront de guide pour les opérateurs Takaful dans la conduite de leurs opérations pour s'assurer que les activités commerciales et les innovations sont conformes à leur capacité de gestion des risques et ne pas compromettre ainsi la viabilité à long terme de l'entreprise.
Dans le cas des deux paramètres de Mudarabah et de Takaful, la période de consultation de la banque centrale se terminera à la fin de janvier 2010.
La Bank Negara a déjà publié des consultations de ‘concept papers’ pour les opérations d’Ijarah (SPRC 2) et de Murabahah (SPRC 1) en juillet et août 2009 respectivement, et est sur le point de finaliser les travaux sur le lancement des autres paramètres de la charia sur des opérations de Moucharaka (partenariats), d’Istisna (construction ) et de Wadiah (comptes courants), dont l'objectif principal est de promouvoir l'harmonisation de la pratique du marché de la finance islamique en Malaisie.
La Malaisie a de loin l'approche la plus systémique de la réglementation des services financiers et du contrôle. L'élaboration des paramètres de la charia ou des références d'orientation est la dernière manifestation de ce processus crucial. Celle-ci est fondée sur la nécessité d'exposer les caractéristiques essentielles des produits financiers islamiques basés sur les contrats sous-jacents de la charia qui sont approuvées par les conseils de la charia et adopté par les financiers islamiques institutions financières internationales (IFI).
Toutefois, la Bank Negara Malaysia reconnaît qu'il y a des défis auxquels fait face la mise en œuvre des décisions de la charia dans l'industrie mondiale de la finance islamique. Une approche équivoque dans la formulation de jugements de la charia pour un produit particulier qui a une implication large dans l’ensemble de l'industrie appelle à une formulation plus systématique du processus de formulation des édits religieux, est-il indiqué dans le document de consultation.
Maroc: La circulaire de la Direction Générale des Impôts contrat de Mourabaha
18/01/2010
La circulaire de la Direction Générale des Impôts relative à l’application de la Loi de Finances 2010 consacre la déductibilité, au niveau du revenu global imposable, de la rémunération convenue d’avance dans le cadre d’un contrat Mourabaha pour l’acquisition d’un logement destiné à l’habitation principale. La rémunération de la banque au titre du contrat de Mourabaha sera soumise à l'application de la TVA au taux de 10% avec droit à déduction.
Dispositions relatives à l’impôt sur le revenu
A compter du 1er Janvier 2010, les contribuables ayant conclu un contrat par voie de Mourabaha, en vue d’acquérir un logement destiné à leur habitation principale peuvent bénéficier :
· de la déduction de la rémunération convenue d’avance avec sa banque, dans la limite de 10%, de son revenu global imposable ;
· de la déduction de son revenu salarial, du coût d’acquisition et de la rémunération convenue d’avance pour l’acquisition d’un logement social destiné à son habitation principale, dans les conditions prévues à l’article 59- V du C.G.I.
Par contrat Mourabaha, on entend un contrat par lequel un établissement de crédit acquiert, à la demande d’un client, un bien meuble ou immeuble en vue de le lui revendre à son coût d’acquisition plus une rémunération convenue d’avance.
Il est à préciser que cette déduction ne peut se cumuler avec :
- la déduction des remboursements en principal et intérêts des prêts contractés pour l’acquisition d’un logement social destiné à l’habitation principale, prévue à l’article 59- V du C.G.I ;
- la déduction des intérêts payés par le cédant en rémunération des prêts accordés par des organismes de crédit agréés lors de la détermination du profit foncier imposable en cas de cession dudit logement.
Par ailleurs, il convient de préciser que pour les logements acquis en indivision, la déductibilité du montant de la rémunération convenue d’avance dans la limite de 10% précitée est admise, pour chaque co-indivisaire, à concurrence de sa quote-part dans l’habitation principale.
Les pièces à fournir pour pouvoir bénéficier de la déduction précitée sont les suivantes :
· un certificat de résidence annuel à l’adresse figurant sur la carte nationale d’identité accompagné d’une photocopie de ladite carte nationale ;
· une attestation sur l’honneur légalisée, certifiant que le contribuable occupe lui même son logement à titre d’habitation principale, et dans laquelle il s’engage à informer l’administration fiscale de tout changement intervenu dans l’affectation dudit logement, en totalité ou en partie, avant le 31 janvier de l’année suivant celle du changement;
· une copie certifiée conforme du contrat Mourabaha et des quittances de versement ou des avis de débit établis par les établissements bancaires;
· le tableau faisant ressortir annuellement le coût d’acquisition dudit bien et la rémunération convenue d’avance.
Cette déduction est subordonnée :
- en ce qui concerne les titulaires de revenus salariaux et assimilés, imposés par voie de retenue à la source, à ce que les montants des remboursements en principal et intérêts des prêts, ou du coût d’acquisition et de la rémunération convenue d’avance versée au titre du contrat Mourabaha soient retenus et versés mensuellement par l’employeur ou le débirentier aux organismes prêteurs ;
-en ce qui concerne les autres contribuables, à la production de la copie certifiée conforme du contrat de Mourabaha et des quittances de versement ou des avis de débit établis par les établissements de crédit et organismes assimilés.
Ces documents doivent être joints à la déclaration annuelle du revenu global.
Dispositions relatives à la TVA
Par ailleurs, l’alignement du produit financier alternatif Mourabaha sur le crédit classique implique l’application du taux de 10% avec droit à déduction audit produit, à compter du 1er janvier 2010.
Herbert Smith transfert un associé clé pour le lancement des activités en Arabie Saoudite
16/01/2010
Herbert Smith est sur le point de lancer ses activités en finance en Arabie Saoudite avec le transfert depuis le bureau de Dubaï de Dr.Adil Hussain.
Dr. Hussain, qui a rejoint Herbert Smith après avoir été conseiller de la banque islamique londonienne, Gatehouse Bank. travaillera en liaison étroite avec le responsable de la finance islamique au sein du cabinet,Me. Nadim Khan, basé à Dubaï.
Celui-ci a déclaré: «Le Royaume est le plus grand marché au monde pour les produits conformes à la Charia. Avoir un avocat, comme Adil basé dans la capitale est une perspective passionnante et apportera une nouvelle dimension à notre pratique de la finance islamique. »
Dr. Hussain a ajouté: «Herbert Smith est l'une des plus grandes entreprises du Moyen-Orient pour la finance islamique et je suis impatient de l'aider l'entreprise à poursuivre sa croissance dans ce domaine. »
Kuwait News Agency décrit l’approche française de la finance islamique
16/01/2010
La France, fer de lance de la laïcité en Europe, cherche à adopter le système financier islamique comme un prélable pour devenir un centre européen pour l'économie islamique.
Bien qu’aucun pas tangible n’ait encore été réalisé à cet égard, le gouvernement français est déterminé à adopter des lois permettant le développement de la finance islamique. Cela a déjà été confirmé par plusieurs hauts fonctionnaires français.
Interrogés par la Kuwait News Agency, plusieurs économistes ont indiqué que la France est aujourd’hui à la recherche de toutes les pistes politiques, médiatiques, juridiques, législatives et bancaires qui pourraient conduire à des changements pratiques pertinents.
Ce projet stratégique s'inscrit dans l’objectif français de trouver des solutions alternatives et complémentaires au financement capitaliste classique, qui permettent de redéployer les politiques financières officielles du pays en cas de pénurie de liquidités mondiales.
Dès le début, la France a eu un problème méthodologique qui réside dans la manière de gérer le système financier islamique, ce qui a laissé deux options : soit trouver des articles juridiques et législatifs français qui soient compatibles avec les dispositions islamiques, soit promulguer de nouvelles législations à cet égard.
Après des délibérations sérieuses avec toutes les parties concernées, la première option a finalement été privilégiée.
Selon des études récentes, les investissements financiers islamiques en France sont estimés à environ 120 milliards USD.
Bien qu'un projet de loi en ce sens ait été rejeté par le Conseil constitutionnel en raison de la procédure parlementaire choisie par le gouvernement, sa forme, et non de son contenu, la ministre française de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, Christine Lagrade a réaffirmé que le gouvernement ne ferait pas marche arrière sur son plan visant à intégrer le système financier islamique.
Le conseiller de la ministre français, M. Thierry Dissaux, a déclaré à l’agence koweitienne, que le gouvernement allait introduire des amendements aux régimes juridique et fiscal qui permettent aux différents produits financiers islamiques d’être en conformité avec les principes du droit français.
Le secrétaire général de la Chambre de commerce franco-arabe, Dr. Saleh al-Tayar, s'exprimant également à KUNA, a souligné que plusieurs banques françaises opèrent actuellement dans les pays arabes du Golfe, en conformité avec la Charia.
Les défis de l'industrie financière islamique pour 2010
15/01/2010
Amjad Hussain, responsable de la banque et de la finance islamique pour le Moyen-Orient au sein du cabinet de droit international Eversheds, présente les défis que devra affronter l’industrie financière islamique
"2009 a été à bien des égards une année très difficile pour le secteur bancaire et la finance islamiques dans la région du Golfe: nous avons vu tous les effets du resserrement du crédit se déplacer vers l’est jusqu’à éclipser les économies du Golfe ; la confiance des investisseurs du Golfe a été gravement affectée par leurs propres expositions dans les économies occidentales et un certain nombre d'entités régionales de haut profil ont connu de grandes difficultés.
"Il y a plusieurs défis auxquels devra faire face l'industrie de la finance islamique dans l'année à venir. L'un des plus important est comment les sharia scholars et les juges vont interpréter les questions d'insolvabilité des entreprises et des particuliers. Si la Charia prévoit une protection claire pour les personnes qui ont sont en situation d’endettement, il n'en est de même pour les entreprises. L’interprétation et l’application de certains principes fondamentaux de la Charia ont également rendu plus difficile, pour les praticiens, de se forger une approche claire et consensuelle des produits et de leur conformité. "
Nigeria : « le fonctionnement de la BID n’a rien à voir avec la religion »
14/01/2010
Après les débats polémiques sur l’introduction de la finance islamique au Nigéria, annoncée par le Gouverneur de la Banque Centrale, Dr. Sanussi – (cf notre base « archives »), un haut responsable de la BID souligne auprès d’officiels nigerians que « le fonctionnement de la BID n’a rien à voir avec la religion ».
La Banque islamique de développement (BID) tiendra son premier forum de l'investissement au Nigéria le mois prochain, a déclaré Kiliaki Abdallah, économiste principal, en charge de la Planification des opérations de Services et de la Banque. Il a tenu ces propos à Abuja où il a conduit certains responsables de la banque lors d'une visite à la Commission nigériane de promotion des investissements (Nigerian Investment Promotion Commission : NIPC).
dr. Abdallah a indiqué que le forum prévu pour le 23 et 24 février permettra à la Banque d'interagir avec les parties concernées dans les secteurs public et privé du Nigéria. Il a déclaré: « Notre arrivée à NIPC est essentiellement destinée à discuter avec l'autorité de notre intention d'organiser un forum des affaires au Nigeria, d'introduire le groupe de la Banque islamique de développement pour les intervenants au Nigeria dans le secteur public ainsi que le secteur privé. »
Il a également souligné que, si la banque reflète l'islam par son nom, son fonctionnement n'a rien à voir avec la religion, ajoutant que la Banque ne finance pas les activités de mosquées ou de groupes religieux, qu’elle ne se donne d’autre mission que la réduction de la pauvreté et le développement économique, que l'adhésion est ouverte à la fois aux musulmans et aux nations chrétiennes, sans attache politique d’aucune sorte, à l’instar de la Banque mondiale et du FMI.
Il a enfin indiqué que la banque avait investi, depuis l’adhésion du pays en 2005,
200 millions en Nigeria pour le financement de plusieurs projets qui touchant, entre autres, à la sécurité alimentaire, l'éducation, la santé, le commerce et l’investissement.
L'Australie devrait modifier les lois fiscales pour concourir dans la compétition des places financières
14/01/2010
Un rapport commandé par le gouvernement australien fait des recommandations importantes, y compris une série de modifications du droit fiscal, que le gouvernement doit suivre s’il veut veiller à ce que l'Australie puisse rivaliser en tant que centre mondial de services financiers.
Le rôle de l'Australie en tant que centre financier international a sérieusement été atteint au cours de la crise du crédit puisque les banques étrangères basées à Sydney soit ont fermé, soit se sont entièrement retirées dans les centres régionaux rivaux.
Une des recommandations phares de ce rapport, est que la finance islamique doit être prioritaire et que le régime fiscal qui s’applique aux transactions financières islamiques doit être mis sur un pied d’égalité avec celui des produits de financement classiques.
3 nouvelles banques à commencer leurs opérations en Jordanie
14/01/2010
3 banques enregistrées auprès de la Banque centrale de Jordanie l'année dernière vont commencer leurs opérations dans le Royaume rapidement, ajoutant de nouveaux services au secteur, un officiel du gouvernement a indiqué. Jordan Dubai Islamic Bank, National Bank of Abu Dhabi (offrant des services de finance islamique entre autres) et Al Rajhi Bank (banque islamique) accroitront ainsi le nombre de banques à opérer dans le pays à 26, a dit anonymement cet officiel.
Une réflexion de Wade sur la finance islamique dans un prochain livre
13/01/2010
”La Ummah islamique : une chance pour l’Afrique” : ce sera très certainement le titre du prochain ouvrage de Maître Abdoulaye Wade. Le Président de la République, qui présidait hier le premier forum international sur la finance islamique dans l’Union économique et monétaire ouest africain (Uemoa), l’a annoncé. Cet ouvrage va traiter de la finance islamique et plus généralement des activités de la Ummah islamique. L’auteur est économiste est par ailleurs Président en exercice de l’Organisation de la conférence islamique. « J’ai placé mon magistère sur le développement de l’économie », a-t-il dit, précisant que ce sera une contribution. Toutefois, il estime que la finance islamique doit avoir comme premier objectif le développement des pays de la Ummah islamique.
La finance islamique comme moteur de l'UEMOA
13/01/2010
Extrait de Le Quotidien, Sénégal
Le Président Wade, qui présidait hier l’ouverture du premier forum des finances islamiques au Sénégal, estime que la finance islamique a tourné le dos aux pays africains. Ainsi demande-t-il à tous les experts financiers, banquiers et chefs d’établissement financier présents à ce forum, «de démarginaliser l’espace monétaire en l’intégrant totalement dans l’univers de la finance islamique. Et aux investisseurs et institutions financières islamiques à s’intéresser davantage à l’Uemoa qui constitue un marché attractif faiblement bancarisé».
De l’avis de Me Wade, la bancarisation des Etats de l’Afrique de l’Ouest devrait se faire avec des banques islamiques. Car explique-t-il, «il n’y a pas de banque islamique à qui les acteurs des Petites et moyennes entreprises (Pme) pourraient s’adresser pour des financements. Il y a un grand vide à combler. La finance islamique est très faible par rapport au volume mondial. Donc, l’Afrique a intérêt à attirer la finance islamique, laquelle devrait pouvoir remédier aux carences du système conventionnel. Par exemple, s’il y avait des banques islamiques au Sénégal, le problème de commercialisation de l’arachide n’allait pas
se poser».
Me Wade assure que le Sénégal, en partenariat avec les pays de l’Uemoa, a engagé depuis quelques temps, une réflexion pour définir un cadre réglementaire favorable. Et par rapport à cette ambition de faire de l’Uemoa l’un des espaces les plus actifs, la Bceao ne devrait pas être un obstacle aux institutions et banques islamiques. Il invite à cet effet, le gouverneur de la Bceao à envisager la coexistence, parce que les pays de l’Union ont besoin de la finance islamique pour financer leur développement économique.
Face à ceux qui comparent la Banque islamique de développement (Bid) à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), le président de la République trouve que «c’est faire preuve de beaucoup d’audace». Il argumente : «La motivation essentielle de la Bid, c’est la solidarité. Alors que celle de la Bceao, c’est de créer des profits. Malgré cette différence, on peut concevoir une complémentarité. C’est sous cet angle qu’il faut voir les choses.»
Premier sukuk à entrer en compensation au Dubai Nasdaq
13/01/2010
Citi Global Transaction Services Business a annoncé aujourd'hui que Citi Issuer Services a été désigné comme agent émetteur et payeur pour le premier sukuk à être autorisé à travers le dépositaire central de titres (CSD) de Dubai NASDAQ, la bourse internationale desservant le Moyen-Orient, pour les 100 millions de dollars Sukuk, émis par la International Finance Corporation (IFC), listés le 4 Novembre, 2009.
NASDAQ Dubaï a maintenant 22 Sukuk cotés pour une valeur nominale de 17,2 milliards de dollars. Le sukuk émis par la IFC qui fait partie du Groupe de la Banque mondiale, est le premier qui utilise le NASDAQ Dubaï CSD à détenir ses titres. Citi aura le rôle de Paying Agency and Delegate Trustee sur le Sukuk pour la durée du deal .
Steve Donovan, Chef de Global Transaction Services, Citi, Moyen-Orient et Pakistan a déclaré: « En tant qu'émetteur et agent payeur majeur au monde, Citi est enthousiaste d'étendre ses services pour la première fois à travers le NASDAQ Dubai CSD dans cette transaction pionnière. La cotation et la compensation du sukuk IFC est un pas de plus dans plus de développements de Dubai et du Moyen-Orient comme un centre d'excellence pour la compensation, le règlement-livraison et la conservation des titres de dettes. »
Aston Business School lance le premier centre de recherche en finance islamique en Europe
13/01/2010
Aston Business School, basée à Birmingham, lance le premier centre de recherche en finance islamique en Europe en ayant réussi le coup de force de récolter 1,5M£ d'une entreprise de Dubai, Surgi-Tech.
Aston Business School s'apprête à développer des enseignements pour 2010 de la première année de licence jusqu'aux doctorats en finance islamique.
Wade veut capter les 500 milliards de « riba » des banques islamiques
12/01/2010
Extraits de Sud
Le marché international de la finance islamique est estimé à plus 1000 milliards de dollars. Si cette manne qui compte également le « riba » rejetée par les banques islamiques aiguise beaucoup l’appétit du monde des affaires, le président en exercice de l’Organisation de la conférence islamique (Oci), Me Abdoulaye Wade, veut qu’elles soit utilisée pour financer la lutte contre la pauvreté dans les pays de la oummah islamique.
L’industrie de la finance islamique est estimée à presque 1000 milliards de dollars Us dont 822 milliards d’actifs portés par les banques et les reste par les sociétés d’assurance et autres structures financières. Président le premier forum international de la finance islamique en Afrique de l’Ouest que l’Institut africain de la finance islamique (Iafi) et le Ministère de l’Economie et des Finances ont ouvert depuis hier, lundi 11 janvier à Dakar, le président de la République, Me Abdoulaye Wade estime que le développement du volume des actifs financiers islamiques est caractérisé par une forte innovation de l’offre.
Sur ce registre, il a tenu à rappeler que la motivation essentielle de la Banque islamique de développement (Bid) qui s’investit à fond dans la promotion de la finance islamique, c’est la solidarité. Me Wade estime que « la Bid n’a jamais cessé de jouer un rôle important dans la promotion de la finance islamique, de l’assurance islamique mais aussi de la finance de solidarité ». Sur ce point, il souligne que « le Sénégal a, en particulier, bénéficié très largement des ressources de la Bid ». Mais c’est pour se désoler par ailleurs : « je regrette simplement en tant que président en exercice de l’Oci que la Bid n’ait pas d’avantage de ressources.J’aurais souhaité que ses ressources soient multipliées ».
Il fait ainsi savoir : « notre vocation, ici au Sénégal, en tant que pays laïc mais largement musulman, est de bénéficier de ressources non seulement islamiques mais du monde ». Avant de relever que : « Aujourd’hui, l’industrie financière islamique est caractérisée par une tendance à la globalisation de l’offre et de la demande de produits avec l’émergence de nouveaux produits adaptés aux besoins du secteur à forte valeur ajoutée. Elle offre de nombreuses opportunités justifiant le positionnement des places financières européennes, asiatiques notamment l’Angleterre, la France, le Japon et Hong Kong ».
Malgré l’engouement que suscite la finance islamique dans le monde, le président Wade a souligné que : « En vérité, tout se passe comme si la finance islamique tournait le dos aux musulmans et à l’Afrique ». Devant cet état de fait, il fait remarquer que « la Bid a un système à part qui est fondé sur la solidarité dont les opérations sont basées sur la charia ». Mais, a-t-il relevé, la finance islamique est une finance de banques privées du moment qu’à travers l’Europe, il y a 300 grandes banques islamiques qui travaillent sur 800 milliards de dollars Us. Par contre, en Afrique, la part des pays sur l’activité de la finance islamique représente moins d’un pour cent.
Le président en exercice de l’Oci n’a pas caché sa désapprobation face la lutte idéologique entre ceux qui pensent que la finance islamique peut s’adresser à tout le monde. « Je pense que la finance islamique devrait avoir comme première préoccupation de faire des opérations dans les pays islamiques ou en majorité de musulmans ». Selon le président Abdoulaye Wade : « Aujourd’hui, les banques islamiques qui exercent en Europe, désireuses de respecter la charia mettent de côté tout ce qu’elles considèrent comme usure et elles sont évaluées à 500 milliards de dollars ». A son avis, « l’intérêt c’est de mettre la main sur cet argent. Je souhaite que cet argent qui correspondait à la « riba » que ne veulent pas toucher les banques islamiques soit investi dans la lutte contre la pauvreté dans la communauté islamique ». Pour lui, « au lieu de les laisser dans les banques qui vont tirer des profits ne serait ce qu’en les réinvestissant, on peut les investir dans les pays pauvres de la oummah islamique ».
Parmi les défis auxquels la finance islamique doit faire face, le président Wade a cité la standardisation et l’harmonisation des pratiques, la création des conditions d’une gestion optimale, la transparence et la disponibilité de statistiques, la gestion du risque et de la formation.
Sur ce registre, le directeur général de l’Institut africain de la finance islamique (Iafi), Mouhamadou Lamine Mbacké, a déroulé la feuille de route de la structure qu’il dirige dans sa démarche de promotion de la finance islamique. Un cheminement qui ambitionne d’organiser annuellement ce forum international sur la finance islamique, la promotion de l’activité et la construction à Dakar d’un centre de formation sur la finance islamique qui sera destiné à tous les pays de l’Uemoa.
Finalisation de sa transition pour BKME
11/01/2010
The Bank of Kuwait and the Middle East (BKME) finalise sa transition de banque conventionnelle en banque islamique et change son nom pour Al Ahli United. La banque commencera ses transactions selon le nouveau système en début de la seconde moitié de 2010, a-t-il été décidé durant l'assemblée générale tenue u siège de BKME.
La décision est historique pour Bank of Kuwait and the Middle East, qui en 1941, était la première banque établie au Koweït. « Nos actionnaires ont exprimé leur désir et volonté pour la conversion des activités de la banque à être appliqué en conformité avec la charia », a déclaré Hamad Al-Marzouq, président et directeur général.
BKME est un grand concurrent selon la banque sur le marché local. « Il y a trois banques islamiques dans le marché plus une autre qui arrive. Nous avons toujours la chance d'exceller, je ne pense pas que les nouvelles banques pourront nous faire concurrence car nous avons déjà une base de clients nombreuse et que nous offrons des services spéciaux en plus », a ajouté son directeur.
Un accord de traduction de toutes les fatwas de KFH en anglais par l'ISRA
11/01/2010
Un accord significatif qui est passé inaperçu est l'accord signé il y a quelques temps entre l'ISRA et KFH-Malaisie par Mohammed Akram Laldin et le Professeur Mohammad Abdul Razaq Al-Tabtabae, président de la commission de la charia à KFH-Malaisie. Selon l'accord, l'ISRA devrait traduire en anglais toutes les résolutions chariatiques des réunions du 'Fatwa and Shariah Supervisory Board' de KFH de 1977 à 2009.
Al-Tabtabae a expliqué que c'est la première fois que des résolutions de la charia en arabe émis par une banque islamique étrangère sont traduites en anglais en Malaisie. "En tant que leader dans la finance islamique et la première banque étrangère islamique dans le pays, KFH-Malaisie s'est engagée à créer une sensibilisation continue sur la charia fondée sur des pratiques bancaires. Actuellement, il y a une source limitée de référence en anglais disponibles sur les cas en finance islamique, les questions soulevées et décisions. Nous sommes honorés de prendre cette initiative avec l'ISRA à reproduire les résolutions de la charia et de diffuser les connaissances spécifiques liées au secteur bancaire et financier de la charia pour le public ", at-il ajouté. Le projet de traduction est entièrement financé par KFH-Malaisie et devrait être achevée d'ici un à deux ans.
La montée de l'ISRA comme acteur incontournable dans les années à venir
11/01/2010
Que ce soit lors du Sommet de la finance islamique tenue au Cercle de l'Union Interalliée à Paris, en France, ou d'une session ouverte animée de fatwa lors de l'Islamic Retail Banking Conference (IRBC) 2009 qui s'est tenue à Dubaï ou à la 1ère euro-arabe Real Estate Conférence qui s'est tenue à Barcelone, tous trois tenues au cours des deux ou trois derniers mois, il est certain qu'un nouvel acteur de poids sera un participant clé.
The International Sharia Research Academy for Islamic Finance (ISRA), l'entité de recherche de la charia de Bank Negara Malaysia, la banque centrale, armé d'un fonds de 100 millions$ et dirigé par le spécialiste de la charia et directeur général, Mohammed Akram Laldin, a fait rapidement sa marque dans un secteur d'activité qui n'est pas réputée pour sa convergence ou l'objectif de l'unité. L'ISRA, en vertu de son mandat, se consacre à promouvoir la recherche appliquée dans le domaine de la charia et de la finance islamique.
En Novembre, l'ISRA, qui a été établi à Kuala Lumpur il y a environ quatre ans comme une organisation sœur de l'INCEIF, a tenu sa quatrième édition annuelle de l'International Shariah Scholars' Conference on Islamic Finance (ISSC), qui a été officiellement ouverte par la sénatrice Mashitah Ibrahim, ministre adjoint au Département du Premier ministre malaisien, qui est elle-même un sharia scholar de formation. Des sharia scholars de partout dans le monde, emmenés par Abd Al-Salam Dawud Al-Abadi, secrétaire général de l'International Islamic Fiqh Academy, qui est basée à La Mecque, a participé à l'événement qui se déroule entièrement en arabe.
Un sharia scholar du Golfe qui a souhaité rester anonyme a souligné que l'ISSC a le potentiel de devenir l'autorité de la charia de dernier recours pour l'industrie mondiale de la finance islamique, parce qu'elle est administrée par l'ISRA, une organisation professionnelle bien établie et bien-dotée. Dans le même temps à la fois l'ISRA et l'ISSC sont situés dans un pays dont le gouvernement est pleinement favorable à la finance islamique et où il y a de la transparence et du débat ouvert sur les questions relatives à la charia, au Fiqh Al-Muamalat (loi islamique relative à des transactions financières) une situation qui ne se retrouve pas nécessairement dans la plupart des pays musulmans pour diverses raisons.
Signature cet après-midi d’un accord de financement entre la mairie de Dakar et la BIS
11/01/2010
Le maire de la ville de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, et le Directeur général de la Banque islamique du Sénégal (BIS) procèdent, cet après-midi à 13 heures, à la signature d’un accord cadre de financement, indique un communiqué dont copie est parvenue à l’APS.
Bursa Malaysia, première bourse au monde de cotation de sukuk
11/01/2010
Bursa Malaysia est la première bourse au monde en termes de valeur des introductions de sukuk de l'année dernière avec 17,6 milliards$.
Dans une déclaration lundi, son directeur général, Datuk Yusli Mohamed Yusoff, a dit que depuis la cotation de son sukuk inaugural en août 2009, la Bourse a enregistré 12 sukuk jusqu'à fin Décembre 2009.
Il a ajouté que malgré le ralentissement dans les activités de trading et dans les émissions en 2009, Bursa Malaysia a marqué une nouvelle ère pour les cotations de sukuk.
«Notre réussite est le reflet de l'importance de la Malaisie dans le monde des marchés de capitaux islamique », dit-il.
«L'engagement positif manifesté par les participants du marché est un reflet de leur confiance dans le marché des capitaux islamiques soulignée par un niveau élevé de gouvernance et de transparence, où les émetteurs ont accès à une plus grand tracé des opportunités à Bursa Malaysia », dit-il.
CIMB Islamic, Meilleure banque islamique toutes catégories confondues
08/01/2010
CIMB Islamic Bank Bhd a été élu comme la "Best Overall Islamic Bank" lors de la cinquième édition annuelle de Islamic Finance News (IFN) Poll Awards 2009.
Dans le même sondage, la banque a également été à la première place dans d'autres catégories, à savoir le prix de la « Banque islamique la plus innovante » et «Meilleure banque islamique en Malaisie".
Elle a également enregistré une première quand elle a été nommée "Meilleur fournisseur de gestion de patrimoine islamique", alors que CIMB-principal Islamic Asset Management a été élu "Best Islamic Fund Manager".
«Nous sommes honorés d'avoir été reconnu au niveau international. Malgré un environnement économique difficile, l'année 2009 a été enrichissante pour nous comme nous avons vu une forte croissance de nos activités de finance islamique dans tous les segments du marché régional», a déclaré le CEO de CIMB Islamic Bank Group, Badlisyah Abdul Ghani dans un communiqué vendredi.
L'IFN Awards Poll reflète les marchés de capitaux islamiques mondiaux et reconnaît les meilleurs fournisseurs de services financiers islamiques à travers une série de marchés et de secteurs, à la suite d'un vote par les lecteurs de l'IFN, qui comprennent les sociétés émettrices, les investisseurs, non bancaire, les intermédiaires financiers de finance islamique et les organismes gouvernementaux à travers le monde.
Moodys, élue 'Best Islamic Ratings Agency'
07/01/2010
L'agence de notation Moodys est élue 'Meilleure agence de notation islamique' par le media de référence de l'industrie, Islamic Finance News, suite au vote de l'industrie elle-même.
Cette désignation de l'agence en tant que meilleure agence de notation islamique intervient pour la deuxième année consécutive, soit depuis la venue d'Anouar Hassoune, Vice-président de Moodys en charge de la notation islamique, et secrétaire général adjoint de l’Institut Français de Finance Islamique.
« Le changement de Bank of Sharjah en banque islamique montre le chemin pour les autres »
06/01/2010
Pour le président et directeur de Koweit Finance House (KFH), Bader Al-Mukhazeem, la transition de Bank of Sharjah en banque islamique, aidée en cela par KFH, montre le chemin pour d'autres changements similaires.
KFH détient 20% des parts de la banque émiratie dans sa stratégie de renforcer sa présence dans la région du Golfe.
L'inauguration du nouveau siège de Sharjah Islamic Bank (SIB) a fait l'objet d'un rassemblement officiel de haut vol avec Sheikh Sultan Bin Mohammed Bin Sultan Al Qassimi, prince héritier et Gouverneur délégué de l'Emirat de Sharjah et président de SIB, Sultan Bin Nasser Al Suwaidi, Gouverneur de la Banque Centrale des Emirats Arabes Unis, Ahmed Humaid Al Tayer, Gouverneur du Dubai International Financial Centre (DIFC), Abdul Rahman Mohammad Al Owais, ministre de la culture et Bader Al-Mukhaizeem, président de KFH.
7ème Sommet IFSB: « L'Architecture financière mondiale: Défis pour la finance islamique »
06/01/2010
L'Islamic Financial Services Board (IFSB) organise son 7ème Sommet les 4 et 5 Mai prochains à Manama, Bahreïn. La Banque Centrale de Bahrein accueille le sommet qui a pour thème: « L'Architecture financière mondiale: Défis pour la finance islamique »
Seront présents beaucoup de gouverneurs de banques centrales de divers pays, au rang desquels le Qatar, le Koweït, Bahreïn, l'Arabie Saoudite, Maurice, le Nigeria et d'autres pays tels que la Suède. Les intervenants comprendront des personnalités représentants la BRI ou la Banque mondiale, ainsi que le Professeur Simon Archer, Visiting Professor, Université de Reading, UK, le Dr.H. Charafeddine, Premier Vice Gouverneur de la Banque du Liban, qui comptaient parmi les intervenants-vedettes du dernier Forum Français de la Finance Islamique organisé par Secure Finance, et M. Anouar Hassoune, Vice President/ Senior Credit Officer, Moody's Investors Service et secrétaire général adjoint de l’Institut Français de Finance Islamique.
Une sérieuse éventualité pour Chypre
06/01/2010
La partie membre de l'Union européenne de Chypre souhaite prioritairement attirer les investissements étrangers l'année prochaine et considère que l'établissement d'un cadre pour attirer la finance islamique est un argument puissant.
Pour Sotiris Sotiriou, directeur-général de Cyprus Investment Promotion Agency (CIPA), « la banque et la finance restent notre priorité de développement. Il y a des sous-secteurs comme la finance islamique et les fonds d'investissements qui nous semblent particulièrement porteurs et nous sommes en train de formuler notre stratégie autour de ces concepts ».
FrontierAlt Investment Management Corp, première firme de finance islamique au Canada
06/01/2010
FrontierAlt Investment Management Corp, basée à Toronto a été la première firme de finance islamique à se lancer au Canada en 2006. La vocation de cette firme qui a, aujourd’hui, 220M$ sous gestion est d'être, selon son directeur, M.Asif Khan, un pont pour les capitaux du Golfe désirant s'investir au Canada.
Les autorités réglementaires thaïlandaises œuvrent à l'émission de sukuk
06/01/2010
Selon le quotidien anglophone local Bangkok Post, Thaïland Securities and Exchange Commission va finaliser les règles pour l’émission de sukuk, au cours des prochains mois.
Les autorités espèrent que les obligations islamiques aideront à attirer des capitaux de la trésorerie du Moyen-Orient et d'autres marchés.
Dheerasak Suwannayos, président de la Islamic Bank of Thailand, a déclaré que la finance islamique connaît une croissance énorme ces dernières années, et joue maintenant un rôle clé au sein du système financier mondial.
« Une porte d’entrée au Sénégal et dans l’espace Uemoa », l’Institut africain de la finance islamique
05/01/2010
Entretien avec le président de l’Institut africain de la finance islamique, (Aiif), Mouhamadou Lamine Mbacké dans Le Soleil (Sénégal)
L’Institut africain de la finance islamique, en partenariat avec le Ministère de l’Economie et des Finances, organise un forum international sur la finance islamique les 11 et 12 janvier prochains. Peut-on savoir les objectifs ?
La finance islamique est une forme de finance alternative et éthique qui fait appel à des techniques spécifiques de structuration financière. Elle est de l’ordre de 800 milliards de dollars de capitaux qui échappent à notre pays et, bien au-delà des frontières, notre sous-région. L’Institut africain de la finance islamique, en partenariat avec le Ministère de l’Economie et des Finances, en effet, organise un forum les 11 et 12 janvier prochains pour expliquer les piliers fondamentaux de la finance islamique, créer un cadre de rencontre entre décideurs pour jeter les bases d’une grande opportunité d’investissements directs vers notre pays et dans l’espace Uemoa.
Quelles sont les retombées pour le Sénégal ?
Ce forum pose aussi les jalons d’une formation des professionnels et d’experts dans ce domaine à travers l’Aiif (African institute of islamic finance) qui positionnera nos pays pour faciliter l’implantation de grandes institutions financières islamiques. Le forum permettra, entre autres, une meilleure connaissance des produits financiers islamiques par l’ensemble des participants. Ce Forum devrait donner un vrai coup d’accélérateur aux réformes entreprises par les institutions régulatrices de l’économie (Bceao et Ministère des Finances) pour rendre notre environnement juridique favorable à la finance islamique, à l’image de la France et de l’Angleterre. Les décideurs publics et privés de l’Uemoa dont le chef de l’Etat Me Abdoulaye Wade et le gouverneur de la Bceao au premier chef feront face aux institutions internationales de la finance islamique. Il s’agira d’allier la volonté politique au pragmatisme des technocrates de la finance afin de faire bénéficier nos populations de ces nouvelles sources d’investissements directs. Ceci permettra une adhésion des acteurs du service financier au projet de développement de la finance islamique. Elle sera certainement une porte d’entrée pour les grandes institutions financières islamiques comme Dubaï islamic bank ou Kuwait finance house qui étudient sérieusement l’option de s’implanter dans les pays de l’Uemoa.
Quelle place la finance islamique doit-elle occuper dans l’espace Uemoa ?
L’espace Uemoa, qui est un exemple d’intégration économique remarquable, est un réceptacle naturel pour la finance islamique car intégrant des pays comme le Sénégal, avec une population de plus de 95% musulmane. La demande en produits financiers islamiques y est donc importante. Parallèlement à cela, elle constitue, par sa stabilité, un ensemble de pays émergents prêts à accueillir les investissements directs avec des taux de rentabilité intéressants pour les investisseurs. Même si le chemin est balisé (environnement juridique encore quelque peu inadapté), l’Uemoa devrait se positionner à l’image de l’Angleterre et de la France comme réceptacle des surplus pétroliers du Golfe en quête de potentiels d’investissements rentables. A l’image des différents programmes de développement et de réduction de la pauvreté, la finance islamique devrait être en droite ligne avec les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd). L’Uemoa, avec huit pays disposant d’une monnaie unique, fait figure de destination porteuse pour les investisseurs vers les pays émergents. La finance islamique, par ailleurs, aide les populations à sortir de la pauvreté. Elle a une particularité qui repose sur des principes de partage des profits, donc s’insère naturellement à nos traditions de solidarité et d’entraide. Elle bannit l’incertitude, la spéculation, l’intérêt, l’usure ou les revenus issus de secteurs illicites. Elle semble très adaptée aux besoins de croissance des pays en développement. Enfin, à travers les Sukuks ou obligations islamiques, une nouvelle opportunité de financement des infrastructures dont nos pays ont infiniment besoin reste ouverte. L’Uemoa devrait la capter.
Stéphane Attali : « Les masters financiers de l’ESA évoluent avec la réalité et les besoins des entreprises »
03/01/2010
Le lancement en février des masters financiers que propose l’ESA est l’occasion de faire le point avec Stéphane Attali sur les nouveaux enseignements proposés dans ce cadre. Selon le Directeur général de l’Ecole supérieure des affaires, ces nouveaux programmes présentent un intérêt crucial, à l’heure où le Liban a l’occasion de se repositionner comme acteur majeur de la formation dans la région, et à l’international.
« Nos programmes évoluent avec la réalité à laquelle doivent faire face les entreprises », annonce Stéphane Attali à la veille du début des deux masters financiers proposés par l’Ecole supérieure des affaires. Ces masters réunissent chacun entre 15 et 20 étudiants. Ils s’ouvrent cette année aux problématiques des banques, avec de nouveaux modules, concernant par exemple la gestion du risque, particulièrement d’actualité en ces temps de crise financière mondiale.
Vous proposez deux masters financiers à l’ESA, l’un en marketing, l’autre en finance islamique. Vous avez lancé ce dernier en 2008. Comment évolue-t-il ?
Ce master de Finance islamique est le seul au monde de ce niveau pour des professionnels déjà en activité dans le milieu de la finance. Il propose à la fois une approche européenne et celle liée au Proche Orient. Les candidats viennent de l’international pour suivre ce master, dont l’enseignement est réalisé en anglais. Parmi eux, beaucoup d’Européens, de Français notamment : le marché français s’ouvre à la finance islamique, car les pouvoirs publics ont bien compris que les détenteurs des capitaux dans le monde arabo-musulman peuvent d’autant plus facilement venir investir en France s’ils peuvent le faire selon leurs critères religieux.
L’environnement proposé aux étudiants est donc multinational…
Tout à fait. Cette présence d’étudiants venant de différents pays suivre ce master correspond d’ailleurs bien à notre mission de redonner au Liban son rôle de pionnier dans la formation et l’éducation. Il donne aussi aux étudiants la possibilité de faire six modules en deux mois, à l’ESCP Londres (au cœur de la City). On génère ainsi une atmosphère d’échange d’étudiants, entre partenaires égaux, qui ont des choses à s’apporter mutuellement : l’intérêt de l’ESCP est aussi de bénéficier de la venue d’étudiants du monde arabe sur ses campus occidentaux. Tout ceci est rendu possible par le fait que les programmes ici sont de même niveau qu’ailleurs. On peut mélanger les étudiants étrangers et libanais. Nos diplômés doivent demain aller sur n’importe quel terrain.
De même pour notre master en marketing : nos étudiants pourront suivre un séminaire international à Londres et à Bruxelles, en se mêlant aux étudiants de l’ESCP là-bas. D’ailleurs, parmi nos perspectives, il y a le développement de programmes à l’étranger, notamment en France, avec un module obligatoire à Beyrouth.
L’ESA aussi aux entreprises un accompagnement global, entre autre dans le secteur des Ressources Humaines. Quelle évolution des RH percevez-vous au Liban ?
Les entreprises bloquent sur la création de vrais départements RH. Ce qui va retenir les salariés c’est plutôt l’attachement à la famille, la sécurité… Et c’est dommage de ne pas trouver d’autres sources de motivations. Pas de motivation : pas de performance. Si certaines entreprises ici stagnent, c’est notamment parce qu’elles ne savent pas utiliser leur capital humain. Pour une entreprise familiale, il est essentiel de comprendre que son capital majeur, ce sont ses ressources humaines. En fait, les RH sont ici encore souvent considérées comme une charge et pas un investissement. C’est avec un travail effectué auprès des dirigeants qu’on obtiendra une volonté de changement sur le terrain. Notre méthode implique les Directeurs généraux, les Présidents et les Directeurs des Ressources humaines. Je note aujourd’hui du côté des décideurs de l’entreprise, une prise de conscience actuellement que les Ressources humaines peuvent jouer un rôle décisif au moment où l’on attaque de nouveaux marchés, avec de nouvelles opportunités à saisir dans cette phase de crise.
Comment évaluez-vous la santé économique de la région, précisément dans cette période de tumulte financier mondial?
La région, et surtout le Liban, est aujourd’hui identifié comme une zone de fort investissement. Quelques soient les crises, et je ne parle pas de la crise financière, que le pays a pu traverser, son secteur privé a montré qu’il pouvait continuer à fonctionner. Quant à la crise financière mondiale, même si Liban en subit forcément les conséquences, il en a été protégé grâce à la politique du gouverneur de la banque centrale du Liban, Riad Salamé, comme l’ont d’ailleurs répété l’ensemble des médias internationaux. Sa politique a été encore plus stricte que les plus strictes politiques pratiquées en occident. C’est aussi cela qui a protégé le pays de la crise. Les directives qu’il donne aux établissements bancaires sont saines. Par exemple, il permet aujourd’hui aux banques de prêter à 3% (un taux très bas pour le Liban), pour financer les études des jeunes. On ne peut que saluer cette nouvelle possibilité, qui va sans aucun doute encore davantage motiver les étudiants à se former.
Une délégation de l’Université du Colorado rend visite à KFH
30/12/2009
Kuwait Finance House (KFH) a reçu une délégation de l’Université du Colorado afin de montrer le succès de la finance islamique.
Le responsable des relations publiques de KFH, Fahad Al-Mukhaizeem, a indiqué durant la rencontre que certains produits, comme les sukuk, pouvaient jouer un rôle en résolvant les problèmes financiers que les compagnies rencontrent actuellement, spécialement du fait qu'ils n’alourdissent pas les budgets des compagnies, et peuvent être rapidement liquéfiés, faisant ainsi d’eux un instrument d’épargne de monnaie.
Finance islamique : « Certaines clarifications sont nécessaires quant aux mécanismes de partage des risques »
30/12/2009
Shamshad Akhtar, vice-présidente de la Banque Mondiale pour la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, répond à une question sur la finance islamique dans un entretien
La crise de Dubaï a montré que les obligations conformes aux normes islamiques (sukuk) ne sont pas aussi sûres que l’on croit. Même la Banque mondiale a émis des sukuk il y a quelques mois. Le sort de la finance islamique est-il désormais menacé ?
Le modèle de la finance islamique n’est pas à risque, car la demande sur ces instruments continue. C’est un moyen de financer des besoins d’infrastructures encore primordiaux de la région. Certaines clarifications sont cependant nécessaires quant aux mécanismes de partage des risques dans les situations d’endettement, conformément à l’ensemble des lois islamiques (la charia). L’exemple des sukuk de Nakheel sera en fin de compte réglé. Toutefois, l’exemple servira à lancer la réflexion sur la conception de ces instruments. La Banque mondiale, y compris la Société financière internationale (IFC), (qui a émis des sokouk à la hauteur de quelque 120 millions de dollars), suivra bien sûr de près ces développements.
Demandes d'audience publique sur la FI au Canada
26/12/2009
Le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) étudie actuellement deux demandes de sociétés qui souhaitent créer une banque islamique au Canada. Seule l'une d'elles, Al Salam House-Canada, une société de Calgary qui a des racines en Arabie Saoudite, a signalé son intention dans la Gazette du Canada. À la suite de cette annonce, trois personnes ou groupes de personnes ont écrit au gouvernement fédéral pour faire connaître leur opposition et demander des audiences publiques sur la question de la finance islamique au pays. Pour des raisons de «confidentialité», le BSIF a refusé de dévoiler l'identité et les motifs de ces antagonistes. Mais un porte-parole a déclaré que le BSIF avait décidé de passer outre à ces demandes, puisque des « audiences publiques n'auraient rien apporté de nouveau ».
Ahmed Fahour, quitte GFH pour la poste australienne
23/12/2009
Ahmed Fahour, anciennement directeur des opérations locales de National Australia Bank, va quitter la direction de Gulf Finance House le 1er février après seulement quelques mois à la tête de cette banque islamique phare. En effet, il s’est vu proposer le poste de directeur de la Poste nationale australienne.
M. Fahour a annoncé qu’après avoir accompli la ‘première phase’ de ses 18 mois de contratsavec GFH, incluant une restructuration organisationnelle et une augmentation de capital de 450M$, l’opportunité d’Australia Post faisait sens.
Generali pense Takaful
23/12/2009
L'assureur italien Generali a lancé une étude de faisabilité avec la banque islamique du Qatar (QIB) et Beema, la compagnie d'assurance de cette dernière, pour se développer sur le segment des polices "Takaful".
L'objectif est de créer une société commune, alliant l'apport technique de Generali et les connaissances du marché et la capacité distributive de QIB avec la spécialisation de Beema en matière d'assurance islamique, indique le groupe.
Le secteur "Takaful", qui obéit aux préceptes tirés du Coran, a un grand potentiel de croissance, estimé pour 2015 à un volume de primes sur le marché mondial de près de 14 G EUR, dont 30% devrait être souscrit dans les marchés du Golfe, indique l'assureur.
Le responsable des projets de développement de finance islamique à l'ESA estime que « la finance islamique est encore embryonnaire au Liban »
21/12/2009
Le 4 décembre, l’ESA organisait une conférence sur le thème de la finance islamique en Malaisie, animée par le Dr Zaha Rina Zahari. L’occasion de faire le point sur le concept de finance islamique et son développement au Liban avec Abdel Maoula Chaar, responsable des projets de développement de finance islamique à l’Ecole supérieure des affaires.
iloubnan.info : Qu’appelle t-on "finance islamique" ?
Abdel Maoula Chaar: C’est une finance qui s’appuie sur la charia, la loi islamique. Elle s’appuie sur plusieurs principes fondamentaux : l’interdiction de l’intérêt (riba), le partage des risques et des profits entre les différents acteurs d’une transaction financière et l’interdiction d’opérations financières qui ne sont pas liées à un actif réel. La finance islamique interdit la spéculation (mayssir), car elle est liée à la notion de gharar, qui désigne l’ambigüité ou l’incertitude. La finance islamique seveut donc complètement transparente. Certains secteurs d’investissement sont jugés illicites, comme l’industrie du jeu, de l’alcool ou de l’armement.
Quels sont les principaux instruments financiers de la finance islamique ?
Les instruments les plus originaux sont la mucharaka et la moudarabah. La première désigne en fait une association : on partage les profits d’une opération financière mais aussi les pertes au prorata du capital investi. La moudarabah est une opération qui rappelle beaucoup la commandite : un financier confie de l’argent à un expert, qui va utiliser son expertise pour investir cet argent. Les deux parties vont se partager le profit selon une répartition prévue à l’avance, par contre en cas de perte, c’est uniquement le financier qui en assume la responsabilité, tandis que l’expert ne perd que sa rémunération. La finance islamique a aussi recours à des instruments financiers plus traditionnels. C’est le cas par exemple de la mourabaha : un client qui souhaite acquérir un bien laisse cette banque acheter ce bien, qu’il lui rembourse de manière échelonnée, en lui versant une commission qui correspond au service rendu. On peut aussi mentionner l’ijara, qui est très proche du crédit-bail : la banque achète des biens qu’elle loue à un client, qui peut les racheter au terme du contrat.
Quel est le potentiel de la finance islamique ?
Les clients des banques islamiques sont de plus en plus nombreux, car les performances des banques islamiques sont meilleures que celles des banques traditionnelles. Le marché pourrait atteindre 1000 milliards de dollars dans un horizon proche et connaissait avant la crise une croissance de 20 à 25% par an, selon le magazine The Banker, contre 11% pour la finance traditionnelle (chiffres du cabinet de conseil McKinsey). Dans les pays du Golfe, ce sont les clients musulmans qui sont les principaux utilisateurs, mais en Asie du Sud-est, notamment en Malaisie, marché en plein boom, les clients non musulmans constituent une part importante du marché. Les banques traditionnelles se lancent aussi dans la finance islamique : la City bank a créé la City islamic, HSBC dispose de HSBC Amanah et la Société générale a récemment émis des obligations islamiques à la destination de l’île Maurice. Les marchés européens s’intéressent de plus en plus à la finance islamique, non seulement pour les musulmans en Europe, mais surtout pour capter les gros capitaux en provenance du Golfe. Le marché semble avoir le plus d’avenir en Asie du Sud-est, du moins en volume, à cause des populations qui ne cessent de croître.
Les banques islamiques ont-elles été moins touchées par la crise ?
Les banques islamiques sont passées au travers de la crise, car elles ne sont pas engagées dans les opérations à la base de la crise, la spéculation étant notamment prohibée. Bien sûr, la finance islamique a été touchée par ricochet, car elle est intégrée dans la finance mondiale, mais aucune banque islamique n’a fait faillite. On a parlé de crise du modèle de la finance islamique à Dubaï. En fait, il s’agit surtout d’une crise du modèle économique de Dubaï, basé sur la spéculation, plus que d’une crise de la finance islamique. La bulle immobilière qui vient d’éclater dans cet émirat a commencé à se mettre en place il y a quelques années.
Quelles sont les limites de la finance islamique ?
Elle ne doit pas se restreindre à des marchés de niche si elle veut se développer. Toutes les spécificités de la finance islamique n’ont pas encore été exploitées et on l’utilise souvent de manière trop conventionnelle. Il existe aussi un décalage entre les principes moraux que les banques islamiques doivent respecter (optimisation des résultats pour les parties prenantes) et l’objectif qu’elles gardent tout de même de maximiser les profits pour les actionnaires. Cela entraîne la mise en place de dispositifs lourds et complexes, qui se traduisent par une perte d’efficience. On peut aussi mentionner le problème de l’absence d’unification des règles de la finance islamique dans le monde. Mais l’action des membres du Conseil de charia, qui travaillent dans plusieurs banques islamiques, fait évoluer la situation. D’une certaine manière, la diversité permet aussi à la finance islamique d’évoluer.
La finance islamique se développe t-elle au Liban ?
Au Liban, la finance islamique est encore embryonnaire et se développe seulement depuis quelques années. La première banque islamique au Liban, Al Baraka, remonte cependant aux années 70, mais ne disposait pas d’un dispositif légal qui lui permette de se développer. Il existe aujourd’hui plusieurs banques islamiques, la dernière née est la Blom development, filiale de la Blom bank. La finance islamique devrait évoluer très lentement au Liban, car les clients qui sont le mieux à même d’utiliser les banques islamiques disposent de peu de ressources, et ceux qui disposent des ressources à Beyrouth ont une propension à se tourner vers les banques traditionnelles.
Pourquoi avoir créé un master en finance islamique à l’ESA en 2008?
Nous sommes partis du constat que la finance islamique manque de cadres supérieurs. Au cours des prochaines années, environ 40 000 postes devraient être crées dans la finance islamique mondiale. Au delà de la maîtrise des instruments de la finance islamique, nous apprenons nos étudiants à diriger, à manager le risque. Dans ce sens, nous avons créé le premier master en management de la finance islamique au monde. Le master s’adresse à des cadres chevronnés, et son coût de 25 000 dollars est supérieur aux autres masters. Il attire de plus en plus d’étudiants du Golfe. Nous allons d’ailleurs commencer dès janvier des cours préparatoires en Arabie saoudite, en partenariat avec l’université d’Effat.
Sukuk : 50 Mds$ d’émissions
20/12/2009
Plusieurs compagnies, spécialement du Moyen-Orient, sont en cours de discussion avec des banques d’investissement pour émettre des sukuk dans un futur proche à hauteur de 50Mds$, selon le DIFC Sukuk Guidebook (à consulter sur notre site).
Au Moyen-Orient, the Saudi Electric Company a émis un sukuk de 1.86Mds$ qui a été trois fois sursouscrit ; l’émission du sukuk de la Banque centrale de Bahrein l’a été 8 fois ; et le sukuk d’1.25Mds$ par Tourism Development and Investment Company d’Abu Dhabi l’a été 6 fois.
Le portail de finance islamique de Reuters prévu pour début 2010
20/12/2009
Le portail de finance islamique en cours de réalisation par Thomson Reuters pour fournir des données et indices en temps réel, devrait être lancé d’ici début 2010.
Nouvelle division d’investissement pour GFH
20/12/2009
Gulf Finance House (GFH), banque d’investissement islamique majeure au Moyen-Orient, a annoncé que son conseil d’administration a nommé Ted Pretty comme CEO délégué du groupe.
Après avoir dirigé Macquarie Capital, du grand groupe australien Macquarie, Ted Pretty, prendra la direction de GFH Capital.
Officialisation d’Al Baraka Bank Syria
20/12/2009
L’Assemblée générale constituante d’Al Baraka Bank Syria s’est tenue à Damas le 16 décembre 2009 en présence des actionnaires fondateurs et tous les officiels du secteur bancaires et politiques de Syrie. Ce pays se dote ainsi d’une banque islamique d’un capital de 100M$.
Maurice, pleinement membre de l’IFSB
17/12/2009
Depuis que Maurice est devenu le deuxième pays non-musulman à être pleinement membre de l’Islamic Financial Services Board (IFSB) le 17 septembre dernier (la banque centrale du Luxembourg a rejoint l’organisation quelques semaines plus tard, ndlr), le Gouverneur de la Banque centrale, Rundheersing Bheenick, ne tarit pas d’éloges. « Ici à Maurice, il n’y a pas de crise de crédit, pas de crise du logement, pas d’effondrement de banques, et la régulation est appropriée, juste, et respectée. »
De plus Maurice, prend des réelles mesures pour établir une offre complète de produits sharia-compliant, et cette approche pro-active a joué un rôle majeur dans la décision de l’IFSB d’accorder le statut de plein membre, après que le pays a été un simple associé à cette organisation dans un premier temps. Maurice suit les pas de Singapour qui a été le premier pays non-musulman à avoir été accepté, et qui semble tirer un plein bénéfice de son appartenance à l’IFSB.
ITS, nommé meilleur fournisseur de technologie
17/12/2009
International Turnkey Systems Group (ITS), un acteur majeur en solutions informatiques sharia-compliant a été nommé meilleur fournisseur de technologie lors de la cérémonie des remises de récompenses organisée par Islamic Business and Finance Magazine.
Dubai pourrait rembourser les prochains sukuk de Nakheel
17/12/2009
Le gouvernement de Dubaï pourrait rembourser les sukuk 2010 et 2011 émises par la société immobilière Nakheel et envisager un apport de liquidités pour Dubai World, la société mère de la précédente, révèle le Financial Times.
« Les produits financiers islamiques peuvent engendrer un système bancaire ukrainien plus stable »
17/12/2009
En novembre 2009, Fortuna Bank a observé la fête de l’Aïd pour la première fois. Le 16 décembre 2009, 100 banquiers ukrainiens ont envoyé des messages de congratulations à leurs homologues du Moyen-Orient. Ces gestes font partie de la stratégie de Fortuna Bank pour attirer la finance islamique en Ukraine. La banque est, en effet, en train d’introduire quatre types de services financiers sharia-compliant dans le pays.
Fortuna Bank n’est pas le seul fournisseur de ces services en Ukraine. BTA Bank est actuellement en train de consulter des experts en finance islamique et pourrait introduire des produits d’ici 2010. Sa banque-mère, Bank Turan Alem, basée au Kazakhstan, offre des prêts islamiques de tout type.
Le président de l’Association des banques ukrainiennes, Alexander Sugonyako, est confiant que « les produits financiers islamiques peuvent engendrer un système bancaire ukrainien plus stable. »
Le développeur immobilier UDC Holding entend émettre un sukuk en début janvier 2010. La compagnie ambitionne de lever 100M$ dans un premier temps, en provenance de la région du Golfe. La compagnie a déjà un sharia board en train de l’aider à déterminer les détails de l’émission potentielle.
ICD de la Banque islamique de développement lance une nouvelle firme au Tatarstan
16/12/2009
Islamic Corporation for the Development of the Private Sector (ICD), bras privé de la Banque islamique de développement (BID), a décidé de lancé une compagnie d’investissement sharia-compliant au Tatarstan. Cette décision est intervenue durant la World Islamic Banking Conference 2009 (WIBC) qui a été co-dirigée par Khaled Al-Aboodi, CEO d’ICD, et Rustam Minnikhanov, Premier ministre du Tatarstan.
Selon Dr. Al Aboodi, la compagnie, qui sera appelée Tatarstan International Investment Company, investira dans des secteurs sélectionnés, incluant l’infrastructure, les télécommunications, l’agriculture, la finance, des logements abordables, des secteurs énergétiques et des industries de manufacture.
L’Inde « a besoin de la finance islamique pour construire des aéroports et des trains à haute vitesse.»
16/12/2009
L’Inde, par le biais de son Etat fédéré, Kerala, prévoit d’émettre le premier bon islamique d’un Etat Indien d’ici 2010.
Son ministre des Finances, Thomas Isaac, a déclaré que « la façon dont on la [la finance islamique] voit est une autre forme de capital-venture. » Aussi a-t-il ajouté, « Nous avons besoin de capitaux de longue maturité pour construire des aéroports et des trains à haute vitesse. La finance islamique promet un potentiel encore inexploré dans ce contexte.»
L’Etat de Kerala, qui compte beaucoup sur les fonds du Moyen-Orient, est en train d’aider l’implantation d’Al-Barakah Financial Services Ltd. pour placer les sukuk.
HSBC Amanah lance le premier service premium islamique au monde
16/12/2009
HSBC Amanah, la branche islamique d’HSBC, propose désormais à ses clients les services d’HSBC Premier à ses clients de façon sharia-compliant.
HSBC Amanah Premier est valable en Malaisie, en Arabie Saoudite, aux Emirats, en Indonésie, au Qatar et à Bahreïn.
Création d'un tribunal spécial pour les litiges de Dubai World
14/12/2009
L'émirat de Dubaï a annoncé lundi la création d'un tribunal spécial chargé de trancher les litiges entre le conglomérat public endetté Dubai World et ses créanciers.
Selon un décret du souverain de Dubaï, cheikh Mohammad ben Rached Al-Maktoum, le tribunal sera basé dans la zone franche du centre financier international de Dubaï (DIFC). Il sera présidé par un juge britannique, Sir Anthony Evans, qui est déjà en charge des affaires juridiques du DIFC.
"Par cette mesure, le gouvernement de Dubaï exprime son souci de préserver les droits des créanciers de Dubai World et de ses filiales", a affirmé un communiqué officiel.
"Le tribunal aura l'autorité, si nécessaire, de superviser la réorganisation financière de Dubai World et ses filiales, et sera autorisé à arbitrer les disputes relatives à la restructuration de la dette de Dubai World et ses filiales", a-t-il ajouté.
La création du tribunal est également destinée à "garantir que les institutions financières recouvreront leurs pleins droits", selon le communiqué.
Cette mesure fait suite à l'annonce par les autorités de l'émirat qu'elles allaient payer la dette de 4,1 milliards de dollars du géant immobilier Nakheel, filiale de Dubai World, parvenant à maturité lundi, après avoir obtenu une aide de 10 milliards USD d'Abou Dhabi, le riche émirat pétrolier voisin.
L'annonce d'aide est intervenue le jour même de l'arrivée à maturité des obligations islamiques du géant immobilier de Dubaï, Nakheel, filiale de Dubai World, alors que les milieux financiers craignaient un défaut de paiement.
Dubai World a annoncé le 30 novembre qu'il allait restructurer certaines des 10 compagnies composant le groupe et renégocier avec les créanciers leur dette d'une valeur de 26 milliards de dollars, dont celle de Nakheel.
Dubaï: S&P juge positif, mais avec des réserves, le paiement de la dette
14/12/2009
L'agence de notation financière Standard and Poor's a estimé lundi que le paiement par Dubaï de la dette du géant immobilier Nakheel était positive mais s'est interrogée sur la volonté de la ville-émirat de soutenir ses sociétés publiques.
L'émirat de Dubaï, en difficulté financière, a été sauvé in extremis lundi par son riche voisin pétrolier Abou Dhabi qui lui a octroyé une aide de 10 milliards de dollars dont une partie va payer la dette de Nakheel, filiale du conglomérat public Dubai World.
"Cette annonce est un pas vers le rétablissement de la confiance", a indiqué l'agence dans un communiqué.
"Nous estimons que l'intervention d'Abou Dhabi est une indication qu'il se tient prêt à sauvegarder la stabilité et l'économie des Emirats arabes unis et son système financier", a-t-elle ajouté.
"Cependant, nous pensons que l'incertitude demeure au sujet de la volonté et de la capacité du gouvernement de Dubaï de soutenir les firmes publiques", a poursuivi l'agence, rappelant que Dubai World et Nakheel ont toujours "des obligations financières d'environ 22 milliards de dollars".
Le 25 novembre, les autorités de Dubaï avaient demandé un moratoire de six mois sur la dette de son fleuron, Dubai World, semant la panique sur les marchés financiers, soucieux de la solvabilité du conglomérat dont la dette est évaluée à 59 milliards de dollars au total.
Cinq jours plus tard, Dubai World annonçait son intention de restructurer certaines des 10 compagnies le composant et renégocier avec les créanciers une dette de 26 milliards USD, dont celle de Nakheel, promoteur de certains des projets les plus audacieux de Dubaï dont une île artificielle en forme de palmier.
Pour sa part, Dubai World a affirmé dans un communiqué que le conglomérat allait "continuer à travailler avec les créanciers pour négocier un moratoire d'une manière méthodique".
"Tant qu'un moratoire est négocié avec succès, Dubai World a des assurances que le gouvernement de Dubai continuera à fournir un soutien financier" au conglomérat, a ajouté Standard and Poor's.
Première conférence en Afrique de l’Ouest
14/12/2009
Le Président de la République, Maitre Abdoulaye Wade, par ailleurs président en exercice de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), accorde un intérêt particulier à la réussite de cet événement majeur prévu les 11 et 12 janvier 2010 au Méridien Président.
L’AIIF (African Institute of Islamic Finance) démarre ses activités avec ce forum international en partenariat avec le Ministère de l’Economie et des Finances qui travaille sur le projet depuis 2007 à travers son Secrétariat Général et sa Direction de la Monnaie et du Crédit.
Un Institut spécialisé sur le conseil et la formation et un Forum international sont deux jalons importants pour la promotion et l’essor d’une spécialité qui peut drainer d’énormes flux de capitaux vers le Sénégal et l’UEMOA. Dans le cercle restreint des pays africains dotés d’une expertise et d’une pratique en finance islamique, le Sénégal cherche à occuper une position de « HUB ».
Point focal du vaste travail à faire au sortir du forum, l’AIIF a vocation d’être le creuset de formation pour aider les institutions financières, écoles supérieures de formation, société civile et populations qui le désirent à bénéficier ainsi d’une alternative éthique. L’objectif, visé à travers la formation en finance islamique, c’est d’aider les pays de l’UEMOA à disposer d’outils pour capter ces nouvelles sources d’investissements. Un immeuble faisant office de service administratif et de centre de formation est fonctionnel à Ngor Virage. Les promoteurs sont deux financiers, M. Mouhamadou Lamine Mbacké et Cheikh Mansour Diouf, titulaires respectivement d’un MBA en Finance et Marketing et d’un 3ème cycle en Ingénierie Financière. Après une carrière professionnelle aux Usa, en Europe et au Sénégal, ils ont décidé de s’engager dans la voie de la recherche-développement. Il s’agit d’outiller davantage les professionnels de la finance aux concepts, méthodes et techniques de la finance islamique afin qu’ils comprennent mieux les mécanismes de cette spécialité et qu’ils développent un véritable savoir-faire pour un meilleur positionnement sur ce marché émergent.
Un marché qui draine de volumineux capitaux, de l’ordre de 800 milliards $US et qui est appelé à se développer et atteindre quelque 1300 à 1400 milliards $US d’ici dix ans. Les pays en développement, africains en particulier, pour ne pas dire ceux de l’UEMOA, ont toutes les raisons de chercher à profiter de cette gigantesque manne financière pour leurs nombreux projets de développement économique et social afin de réduire drastiquement la pauvreté. D’où l’intérêt de ce forum international sur la finance islamique pour promouvoir et générer des investissements directs.
Ce Forum devrait permettre de donner un vrai coup d’accélérateur aux réformes entreprises par les institutions régulatrices de l’économie (BCEAO et Ministère des Finances) pour rendre notre environnement juridique favorable à la Finance Islamique, à l’image de la France et de l’Angleterre.
La Banque Islamique de Développement et ses organismes rattachés comme l’IFSB (Islamic Finance Service Board), la Bank Negara Malaysia, les premières institutions de finance islamique du monde comme KFH (Kuwait Finance House), CIMB, DIB (Dubai Islamic Bank), GFH etc… seront présents au Forum. C’est l’occasion aussi pour la BID de déployer sa stratégie de croissance accélérée de la finance islamique dans l’UEMOA avec notre pays comme rampe de lancement. Les décideurs publics et privées de l’UEMOA, dont le chef de l’Etat Maitre Abdoulaye Wade et le gouverneur de la BCEAO au premier chef, feront face aux institutions internationales de la finance islamique pour allier la volonté politique au pragmatisme des technocrates de la finance afin de faire bénéficier nos populations de ces nouvelles sources d’investissements directs.
Les investisseurs soulagés de l'intervention d'Abou Dhabi
14/12/2009
En annonçant qu'il renflouerait de 10 milliards de dollars Dubai World, le conglomérat public en difficulté, le riche émirat d'Abou Dhabi a soulagé les investisseurs inquiets de faillite possible de son infortuné voisin, l'émirat de Dubaï. Lundi, la Bourse de Dubaï a gagné 10,4% tandis que le marché d'Abou Dhabi s'est adjugé 7,9%. En Europe, la Bourse de Paris a ouvert en hausse de 0,90% avant de réduire progressivement ses gains.
Le prêt de 10 milliards de dollars d'Abou Dhabi devrait permettre à Dubaï World de rembourser les quelque 4,1 milliards de dollars d'obligations islamiques (sukuks), souscrites par sa filiale, le géant immobilier Nakheel, qui arrivaient à échéance aujourd'hui.
Le 30 novembre, Dubai World avait annoncé qu'il allait restructurer certaines des 10 compagnies composant le groupe et renégocier avec les créanciers leur dette d'une valeur totale de 26 milliards de dollars, dont celle de Nakheel. Les 5,9 milliards de dollars restants permettront au conglomérat de faire face à ses besoins financiers jusqu'à fin avril, ont précisé les autorités de Dubaï dans un communiqué.
Le 25 novembre, l'émirat avait semé la panique sur marchés financiers mondiaux en annonçant qu'il allait demander un moratoire d'au moins six mois sur la dette de Dubai World. Les investisseurs s'inquiétaient de la possible faillite de l'Etat causée par la dette totale de 59 milliards de dollars du conglomérat.
Pour les observateurs, l'intervention d'Abou Dhabi est bénéfique pour l'émirat, mais aussi pour la finance islamique. La mise en défaut des sukuks aurait jeté le discrédit sur ce placement jugé peu risqué. En outre, elle aurait mis en doute la fiabilité des investissements dans l'ensemble des émirats.
Pour autant, des analystes soulignent que les difficultés de l'émirat ne sont pas terminées. Il reste en effet encore 35 milliards de dollars d'obligations, de prêts et de remboursement à honorer sur les deux prochaines années.
Les investisseurs soulagés de l'intervention d'Abou Dhabi
14/12/2009
En annonçant qu'il renflouerait de 10 milliards de dollars Dubai World, le conglomérat public en difficulté, le riche émirat d'Abou Dhabi a soulagé les investisseurs inquiets de faillite possible de son infortuné voisin, l'émirat de Dubaï. Lundi, la Bourse de Dubaï a gagné 10,4% tandis que le marché d'Abou Dhabi s'est adjugé 7,9%. En Europe, la Bourse de Paris a ouvert en hausse de 0,90% avant de réduire progressivement ses gains.
Le prêt de 10 milliards de dollars d'Abou Dhabi devrait permettre à Dubaï World de rembourser les quelque 4,1 milliards de dollars d'obligations islamiques (sukuks), souscrites par sa filiale, le géant immobilier Nakheel, qui arrivaient à échéance aujourd'hui.
Le 30 novembre, Dubai World avait annoncé qu'il allait restructurer certaines des 10 compagnies composant le groupe et renégocier avec les créanciers leur dette d'une valeur totale de 26 milliards de dollars, dont celle de Nakheel. Les 5,9 milliards de dollars restants permettront au conglomérat de faire face à ses besoins financiers jusqu'à fin avril, ont précisé les autorités de Dubaï dans un communiqué.
Le 25 novembre, l'émirat avait semé la panique sur marchés financiers mondiaux en annonçant qu'il allait demander un moratoire d'au moins six mois sur la dette de Dubai World. Les investisseurs s'inquiétaient de la possible faillite de l'Etat causée par la dette totale de 59 milliards de dollars du conglomérat.
Pour les observateurs, l'intervention d'Abou Dhabi est bénéfique pour l'émirat, mais aussi pour la finance islamique. La mise en défaut des sukuks aurait jeté le discrédit sur ce placement jugé peu risqué. En outre, elle aurait mis en doute la fiabilité des investissements dans l'ensemble des émirats.
Pour autant, des analystes soulignent que les difficultés de l'émirat ne sont pas terminées. Il reste en effet encore 35 milliards de dollars d'obligations, de prêts et de remboursement à honorer sur les deux prochaines années.
Un koweïtien devient membre de l’Institut Français de la Finance islamique, titre l’agence de presse koweïtienne
14/12/2009
Mohammad Al-Kandiri, actuellement doctorant en droit à la faculté de Strasbourg est devenu membre de l’Institut Français de la Finance islamique (IFFI)
Al Kandiri, qui est vice-président de l’Union Nationale des étudiants koweitiens en France a exprimé sa reconnaissance de devenir membre.
Cet Institut dirigé par Jean-Paul Laramée, ajoute la Kuweit News Agency, conduit des études et tient des conférences sur l’économie islamique d’un point de vue légal, économique et même des aspects sociaux, a-t-il ajouté.
Westlaw Business signe un accord avec l’IFSB
14/12/2009
Westlaw Business du groupe Thomson Reuters et the Islamic Financial Services Board (IFSB) annoncent leur accord pour fournir aux professionnels du droit la plateforme Westlaw Business Islamic Finance Centre.
Westlaw Business, fournisseur de contenu juridique en répertoriant les transactions en finance islamique de par le monde, introduit désormais les standards et autres documents de l’IFSB.
Cinq banques islamiques au Koweït en cinq ans
14/12/2009
Alors que le Koweït ne disposait que d’une banque islamique il y a cinq ans, le pays en aura désormais cinq, a annoncé la Banque centrale du Koweït, soit autant que de banques conventionnelles dans le pays. En effet, la Banque centrale vient de donner son feu vert à the Bank of Kuwait and the Middle East (BKME) pour sa pleine conversion, en plus de Warba Bank qui est en court d’établissement.
Le total du capital des cinq banques islamiques est de 2, 262Mds$ (645MKD), représentant ainsi 42% du total du capital du secteur bancaire au Koweït.
France et finance islamique : un mariage de raison IIIe Forum français de la finance islamique
14/12/2009
gi] La City devrait bientôt trembler face à la place de Paris en matière de finance islamique. C’est ce qu’espèrent en tout cas un grand nombre d’acteurs financiers présents au IIIe Forum de la finance islamique, à Paris. Cette nouvelle édition, qui a vu la participation de la Banque islamique du développement (BID), vient une nouvelle fois confirmer l’intérêt suscité par ce système, qui prône l’éthique et l’investissement socialement responsable, conclue Saphir News, dans une longue analyse que nous reproduisons ci-dessous.
Malgré l'engouement de la France pour la finance islamique, Hervé de Charette, président du nouvel Institut français de la finance islamique (IFFI), estime que les avancées sont trop lentes.
Alors que les musulmans se voient de plus en plus pointés du doigt par le débat sur l’identité nationale, la finance islamique fait l'objet d'une attention sans cesse croissante. Preuve en est la tenue du IIIe Forum de la finance islamique, ce mercredi 9 décembre, à Paris, qui a lancé l'Institut français de la finance islamique (IFFI).
Présidé par Hervé de Charette, ancien ministre des Affaires étrangères et président de la Chambre de commerce franco-arabe, l’IFFI a été créé « parce qu'il nous semble nécessaire (d'avoir) dans l'espace politique, économique et financier français un lieu, si possible reconnu pour assurer la promotion de la finance islamique, en défendre l'utilité, assurer la formation dont les sujets ont besoin et apporter notre contribution à la recherche pour faire en sorte qu'elle soit opportune, utile au développement de notre pays ».
L’évènement a été également marqué par la venue, très attendue, d’Ahmad Mohammad Ali, président de la Banque islamique de développement (BID). Temps fort de ce Forum : la signature d’un accord de partenariat entre l’institution financière et l’IFFI, qui fait de ce dernier le partenaire privilégié de la BID pour la promotion de la finance islamique en France.
La tenue d’un tel forum à Paris « démontre l’engagement du gouvernement pour voir la France devenir l’un des principaux acteurs de la finance islamique » dans le monde, a déclaré M. Mohammed Ali, saluant au passage « les efforts de Nicolas Sarkozy dans sa volonté à trouver des solutions » face à la crise mondiale.
Pour Thierry Dissaux, le conseiller de Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances, en charge du dossier au sein de Bercy, « il y a un véritable engagement des pouvoirs publics. Nous avons la conviction que la France constitue une excellente plateforme en euros pour le développement de la finance islamique et que le droit français est globalement compatible avec le droit coranique » en la matière.
Afin de permettre l’émission des sukuk (obligations islamiques) prochainement sur le territoire, « nous avons abandonné l'idée que nécessairement il fallait passer par un texte de loi. En l'occurrence, il n'est pas évident qu'il nous faille un texte de loi », a-t-il affirmé lors de son discours au Forum.
« Impressionné par la multiplication de forums, de colloques (…) à Paris sur la finance islamique » durant ces trois dernières années, M. de Charette estime que le dossier avance encore lentement quand, dans le même temps, les attentes des acteurs financiers islamiques tout comme celles des musulmans en France sont très fortes. « On peut considérer que les autorités françaises abordent la finance islamique avec pas assez d’acharnement », a-t-il indiqué pour justifier l’existence même de l’IFFI.
Malgré les craintes de députés socialistes qui ont freiné l’avancée du dossier en octobre dernier, la détermination reste entière. Nul doute que la finance islamique a de beaux jours devant elle.
Source: Saphir News
Hanan Ben Rhouma
La Malaisie, volontaire pour aider la Thaïlande à mettre en place une banque islamique
12/12/2009
La Malaisie s’apprête à envoyer des experts financiers pour aider la Thaïlande à mettre en place une banque islamique dans le Sud du pays.
Le ministre délégué des finances de Malaisie, Datuk Dr Awang Adek Hussein, a indiqué que les experts peuvent être envoyés à tout instant dès que le Gouvernement Thaï en aura fait la requête. Il a dit que cette proposition émanait du Premier ministre lui-même, Datuk Seri Najib Tun Razak, lors de sa dernière visite à son homologue thaïlandais.
Philipp Wackerbeck: «Un retrait des fonds islamiques n’est pas à craindre»
10/12/2009
A l’heure où la Suisse va interdire la construction de nouveaux minarets, la finance islamique y a-t-elle encore un avenir? Pour Philipp Wackerbeck, expert en la matière au sein du cabinet de conseil Booz & Company, à Zurich, les banques suisses se sont profilées sur ce créneau alternatif, dès le milieu des années 90.
UBS, Credit Suisse, Julius Bär, Pictet, LODH, Sarasin, voire plus récemment Zurich Financial Services ou Swiss Re… La plupart des acteurs suisses de la gestion de fortune disposent d’un éventail de produits «charia compatibles». Selon les estimations de Philipp Wackerbeck, la masse sous gestion en Suisse de fonds issus de pays de confession musulmane représenterait quelque 450 milliards de francs.
Quant aux investissements dits islamiques, leur potentiel à moyen terme serait de 170 à 200 milliards de francs pour la place financière suisse. Or, estime-t-il, un retrait massif des avoirs des Etats du Golfe, du Moyen-Orient ou du Sud-Est asiatique dû au vote anti-minarets n’est pas à redouter, et les fortunes gérées selon les prescriptions du Coran ne vont pas disparaître des coffres des banques suisses, estime Philipp Wackerbeck. Mieux: selon lui, plus active encore, la Suisse pourrait attirer quelque 200 milliards de fonds du Golfe.
Un avis partagé par Andrin Waldburger, de la société de conseil Deloitte, et Khaldoun Dia-Eddine, professeur d’économie islamique à la HES Zürich (ZHAW, School of Management and Law). Pour ces spécialistes, l’argent n’a pas de religion et une fois les écueils émotionnels surmontés, la gestion rationnelle reprend rapidement le dessus!
D’autant qu’à l’échelon international, la finance islamique est elle-même soumise à l’épreuve du feu. La crise de Dubaï met à mal la crédibilité d’un secteur jusqu’ici considéré comme un refuge antibulle spéculative puisqu’il s’appuie sur le financement de biens ou d’actifs tangibles.
«La finance islamique n’est pas encore arrivée à son stade de maturité, explique Khaldoun Dia-Eddine. Manque de transparence dans les investissements, rôle de l’Etat à clarifier, principes de gouvernance à compléter… Cette crise permettra de voir comment la branche va surmonter ces problèmes tout en ne perdant pas son âme.» De son côté, Philipp Wackerbeck relève que la crise de Dubaï comprend bien des similitudes avec celle des subprime, lorsque se posera la question des responsabilités légales le cas échéant – notamment en cas de non-remboursement de la dette – les sukuk de Dubaï étant structurés à Londres…
Enfin, alors que des pays comme la France veulent adapter leur législation à la finance islamique afin de mieux capter cette manne, la place financière suisse, et en particulier celle de Genève, est frappée depuis quelques années par une certaine apathie, sous-exploitant les potentiels offerts par une clientèle musulmane soucieuse d’une finance halal, critique John Sandwick, expert de la finance islamique interrogé récemment dans L’Agefi. «Outre la gestion de fortune, les banques suisses pourraient également lancer des services de banque de détail dédiés à une clientèle musulmane pratiquante, une niche inédite», avance Khaldoun Dia-Eddine, qui prépare une étude sur cette question.
DIB étend sa présence au Pakistan
10/12/2009
Dans sa stratégie de renforcer ses opérations internationales et de capitaliser sur les opportunités au Pakistan, la filière entièrement détenue par Dubai Islamic Bank au Pakistan, a ouvert 10 nouvelles branches dans le pays.
Cette annonce a été faite par Dubai Islamic Bank Pakistan Ltd., lors d’une cérémonie spéciale tenue à Karachi, en présence du Gouverneur de la Banque Centrale du Pakistan, Salim Raza. Avec ces 10 branches supplémentaires, DIBPL a accru son réseau avec un total de 35 branches à travers 15 cités majeures au Pakistan.
Pour le Gouverneur de la Banque Centrale, « Dubai Islamic Bank Pakistan Ltd. a joué un rôle pionnier dans l’industrie depuis ses débuts en 2006. La banque a montré une impressionnante performance et a atteint une position de leader en introduisant plusieurs produits innovants dans le marché.»
La France se dote d’un Institut de finance islamique. Le nouvel institut a signé, ce mercredi, un accord avec la Banque islamique de développement.
10/12/2009
Article paru dans Le Figaro
La crise à Dubaï ne détourne pas la France de la finance islamique. Bien au contraire. Ce mercredi, à l'occasion du IIIe Forum français de la Finance islamique, devant 300 professionnels français et étrangers, Hervé de Charette a annoncé la création de l’Institut français de finance islamique, dont il assurera la présidence. Jean-Paul Laramée, directeur général de Secure Finance, sera son secrétaire général, Eric Helard, conseiller de Paris et Anouar Hassoune, Vice President, Senior Credit Officer (Moody’s), seront ses deux secrétaires généraux adjoints.
À peine né, l’institut a signé un accord de partenariat avec la Banque islamique de développement (BID), qui est à la finance islamique ce que la Banque mondiale est à la finance traditionnelle. Basée à Djeddah, la BID s’aventure rarement hors de ses terres de prédilection, les pays membres de la Ligue islamique et les pays africains. À ce titre, la ¬venue, ce mercredi, à Paris, du Dr Mohamed Ali, président de la BID, était exceptionnelle. «J’appuie les efforts des autorités françaises pour développer la finance islamique», a affirmé ce mercredi le Dr Ali. «Je fais confiance à la France, qui a fait de la régulation financière sa priorité, dans le cadre du G20, pour contribuer aux progrès de la finance islamique.»
La BID ne réserve pas ses prêts aux musulmans. Rien ne lui interdirait, par exemple, de financer des projets comme le Grand Paris susceptibles de profiter aux musulmans de France. Encore faut-il que la France dispose des instruments de finance islamique adéquats. Ce qui n’est pas encore le cas, au grand dam de Bercy qui rêve de faire de la place de Paris une concurrente de Londres.
Très en retard sur la Grande-Bretagne, l’Allemagne ou les États-Unis, la France se heurte à des obstacles techniques, légaux, mais aussi politiques. La Commission bancaire n’a encore donné aucun agrément à une banque islamique pour venir s’installer dans l’Hexagone. Les banques françaises ne peuvent encore proposer aucun produit de finance islamique à leurs clients en France.
«J’ai identifié trois freins en France», indique Hervé de ¬Charette. «L’inertie française face à tout changement ; le risque de concurrence pour les banques françaises ; les craintes de la société française».
"Sukuk": le gouvernement pourrait abandonner la voie législative
09/12/2009
Le gouvernement pourrait finalement décider de ne pas passer par une modification législative pour permettre à des émissions obligataires conformes à la loi islamique ("sukuk") de voir le jour en France, a affirmé mercredi Thierry Dissaux, en charge du dossier à Bercy, à l'occasion du IIIe Forum français de la Finance islamique, organisé par Secure Finance.
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"S'agissant des sukuk (...) nous avons abandonné l'idée que nécessairement il fallait passer par un texte de loi. En l'occurrence il n'est pas évident qu'il nous faille un texte de loi", a déclaré le conseiller de la ministre de l'Economie Christine Lagarde.
"Ce que Christine Lagarde m'a dit c'est: il faut travailler rapidement de manière à construire un schéma qui fonctionne. S'il faut un texte de loi nous ferons ce qu'il faut pour que ce texte soit fait et passe devant le Parlement", a-t-il ajouté.
Un amendement au régime de la fiducie (transfert de propriété limité dans son usage et dans le temps) a été adopté par l'Assemblée en septembre, mais il a été censuré par le Conseil d'Etat, saisi par le Parti socialiste, au motif qu'il était dépourvu de tout lien avec l'objet du texte.
M. Dissaux a par ailleurs annoncé qu'un nouveau chantier allait s'ouvrir, visant à "faire accéder les outils de finance islamique aux champs de la réglementation et de la régulation bancaire".
Il viendra compléter celui, déjà entamé, d'adaptation de la fiscalité destinée à effacer les disparités qui pénalisent les instruments de finance islamique par rapport aux instruments conventionnels.
"Ce que nous avons commencé à faire sur le plan fiscal, c'est un alignement des conditions fiscales pour les opérations de finance islamique avec celles des opérations de finance conventionnelle, et nous allons le réaliser également dans le champs de la réglementation et de la régulation bancaire", a-t-il dit.
Le DIFC publie son livre blanc 'Islamic Financing for Infrastructure Projects'
08/12/2009
Pour the Dubai International Financial Centre, qui l’indique dans son nouveau livre blanc sur les projets de financements islamiques d’infrastructure, le potentiel pour les financements sharia-compliant des projets d’infrastructure dans le Golfe et dans le monde est colossal.
Le DIFC note qu’accroître les parts islamiques de tels projets pourrait aider à rencontrer la demande de financements d’infrastructure qui est estimé dans les 535Mds$ la prochaine décennie et à plus de 2Trillions$ en 2020.
Grande conférence AAOIFI/Banque Mondiale
08/12/2009
‘The World Bank Annual conference on Islamic Banking & Finance’ est organisée les 14 et 15 décembre à Bahreïn par the Accounting and Auditing Organization for Islamic financial institutions (AAOIFI) sous les auspices de la Banque Centrale de Bahrein et en coopération avec la Banque Mondiale.
Une réaction de l’industrie face à la crise financière mondiale : "l’Islamic Finance and Global Financial Stability Forum"
07/12/2009
La conférence inaugurale "Islamic Finance and Global Financial Stability," qui se tiendra à Khartoum en avril 2010, explorera les possibilités de développer un cadre de coopération parmi les institutions financières islamiques pour affronter les défis posés par la crise financière mondiale.
Cette conférence devrait être un jalon important dans la réaction de l’industrie face à la crise financière mondiale puisque Dr. Zeti Akhtar Aziz, gouverneure de la Banque Centrale de Malaisie, a pris elle-même la tête d’un groupe de travail pour préparer l’agenda de ce forum international.
Zawya lance un rapport sukuk collectif
07/12/2009
Zawya a annoncé le lancement d’un rapport collectif sur les sukuk dont le but est d’étudier les barrières rencontrées par l’industrie mondiale des sukuk.
Ce rapport regroupe des contributions telles que celle de Nasser Al Saidi, l’économiste en chef du DIFC, tout comme une analyse des tendances de l’industrie des sukuk due à Ernst & Young.
Hervé de Charrette à OummaTV : la finance islamique permet de bâtir des passerelles entre l’Occident
07/12/2009
Au-delà des tumultes identitaires du moment, qui creusent d’inconséquentes fractures préjudiciables à tous, la finance islamique continue, contre vents et marées, de tracer son sillon dans le paysage économique français, sous l’égide de la Chambre de Commerce Franco-Arabe, présidée depuis juin 2008 par l’ancien ministre des Affaires Etrangères Hervé de Charette.
Depuis la naissance en 2007 du Forum Français de la Finance Islamique, dont le père fondateur n’est autre que Jean-Paul Laramée, Directeur Général de Secure Finance, secrétaire général de l’Institut Français de Finance Islamique et intervenant d’OummaTV,
les vertus de ce modèle de financement, héritage des préceptes coraniques, ont fait une percée notable dans le microcosme politico-économique national, suscitant l’intérêt accru de ses principales forces vives.
A l’heure du multiculturalisme qui bouscule les schémas de pensée européens traditionnels, et au moment où les états du Golfe, véritables pays de cocagne, sont en proie à une crise qui interpelle, nul doute que la troisième édition du Forum Français de la Finance Islamique qui se tiendra à Paris, le 9 décembre, aura un retentissement particulier.
Sur sa rampe de lancement, la finance Shariah compatible représente une manne providentielle pour la France, susceptible de créer des synergies avec la finance conventionnelle des plus porteuses, dont Paris pourrait devenir une place forte, ainsi que l’appelle de ses vœux son premier ambassadeur, Hervé de Charette.
Ainsi, trois événements majeurs rythmeront cette rencontre de très haute tenue qui, sous les auspices de Christine Lagarde, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, scellera officiellement les grands partenariats établis avec le monde musulman :
La participation hautement symbolique du Dr Ahmad Mohamed Ali Al Madani, président de la Banque Islamique de Développement (BID), équivalent de la Banque Mondiale, lequel aura les honneurs de l’Elysée ;
L’annonce de la création de l’Institut Français de la Finance Islamique, dont la vocation essentielle sera de promouvoir et d’accompagner l’essor de la finance islamique en France et dans le monde, en mobilisant son potentiel financier en faveur des PME et des collectivités territoriales ;
Enfin, la signature de deux accords avec la BID, l’un entérinant les liens durables avec son interlocuteur privilégié, l’Institut Français de la Finance Islamique, l’autre relevant d’un aspect plus technique.
Selon Jean-Paul Laramée, la France doit pour une large part au pragmatisme du fait juridique la collaboration avec la Banque Islamique de Développement : « la BID a choisi d’investir en France à travers l’Institut Français de la Finance Islamique, car la souplesse du droit français est de nature à favoriser les synergies en la matière, contrairement au droit anglais plus contraignant » a-t-il déclaré en conférence de presse.
Si le temps est venu de bâtir des passerelles entre l’Occident et le monde arabo-musulman à la faveur d’un système financier aux influences grecques, qui a traversé 14 siècles, l’irruption de la finance islamique sur le devant de la scène publique survient néanmoins au paroxysme d’un climat anxiogène, où la peur de l’altérité nuit gravement à la cohésion sociale.
Une réalité qui n’entame pas l’enthousiasme et la détermination d’Hervé de Charette, lequel se dit prêt à « prendre la tête du débat sur la question », mû par un seul objectif : " promouvoir les bienfaits de la finance islamique ".
Gatehouse et DDCAP Limited lancent un fonds structuré de trade finance sharia-compliant
07/12/2009
Gatehouse Bank, banque islamique d’investissement basée en Angleterre, lancera un fonds structuré de trade finance sharia-compliant en début d’année 2010, avec l’intermédiaire de marché des capitaux islamiques, DDCAP Limited pour investir du capital dans des transactions structurées de trade finance.
Actuellement, comme résultat de la crise de crédit, beaucoup de banques occidentales opérant dans ce secteur sont restreintes dans leurs activités de financement du commerce et la création de ce fonds islamique permettra de fournir de la liquidité a un marché qui a été sérieusement diminué.
« Ce qui prévaut pour Dubaï, prévaudra à partir de 2010 pour un certain nombre d'Etats »
07/12/2009
Anouar Hassoune, Analyste crédit en charge de la coordination internationale pour la finance islamique au sein de Moody's et secrétaire général adjoint de l’Institut Français de Finance Islamique, répond à une interview sur Easybourse
(Easybourse.com) Quel regard portez-vous sur l'affaire Dubaï World et l'attitude du gouvernement de Dubaï à cet égard?
On estime à 100 milliards de dollars la dette en liquidité de Dubai World, et entre 60 et 70 milliards de dollars la dette contingente, autrement dit la dette potentielle.
Si Dubaï venait à soutenir ses activités financières, banques et assurances, nous nous situerions dans des passifs de bilan et de hors-bilan d'environ 160 milliards.
Les actifs de l'émirat de Dubaï ne sont pas connus mais quelques estimations nous laisseraient penser que l'ordre de grandeur serait de 60-80 milliards. Ces actifs sont illiquides. En matière de gestion de bilan, Dubaï souffre d'une accumulation de dette qui en contrepartie n'est pas couverte par des actifs suffisamment rentables, ni suffisamment liquides.
Ainsi, Dubaï n'a pas eu d'autres choix, comme n'importe quel émetteur de dette, que de gérer de manière plus rationnelle et équitable les actifs qu'il porte en tant qu'entité économique. Son attitude consistant à se concentrer en grande partie sur les activités viables et de laisser les activités en difficultés structurelles soient s'éteindre progressivement, soit prendre une place plus réduite dans l'activité économique de l'émirat fait sens.
Et la première entité qui ne faisait plus sens à l'intérieur de Dubaï World est Nakheel, qui s'est essentiellement concentré sur de l'immobilier de luxe et qui n'apportait pas grand-chose en matière de création de valeur ajoutée.
Pensez-vous que le cas de Dubai World soit isolé ?
Dépourvue de ressources pétrolières et de base fiscale pour lever suffisamment de rendements, la flexibilité financière du budget de Dubaï résidait dans les dividendes remontés de ses entreprises. Cette flexibilité s'est considérablement affaiblie en raison de la dégradation de la conjoncture économique, qui a provoqué une baisse de la valeur des actifs.
Ainsi, la question ne se pose pas de savoir si d'autres entreprises connaîtront des difficultés. Ce sera vraisemblablement le cas. L'interrogation porte davantage sur le fait de savoir si le gouvernement pourra soutenir ces entreprises.
Comment expliquez-vous que typiquement il n'y ait pas d'impôts à Dubaï ?
Comme n'importe quelle entité souveraine, Dubaï s'est posé la question il y a plus de dix ans de l'équilibre de son budget face à l'accumulation de sa dette. Cette préoccupation a gagné en importance avant la crise des subprimes fin 2006-début 2007.
Dubaï avait alors lancé le débat en coordination avec ses partenaires de la Fédération, mais aussi en consultation avec certaines organisations internationales, sur la nécessité et l'opportunité d'introduire la TVA dans son arsenal fiscal.
Si l'effet à court terme est une hausse brutale mais temporaire de l'inflation, la TVA est l'impôt le plus efficace, le plus optimal et le moins douloureux, et autorise une stabilité de base des ressources fiscales essentiellement indexées sur la consommation. Or Dubaï est une société de consommation par excellence.
A l'époque, il n'y avait pas d'urgence pour entamer les réformes nécessaires. La liquidité étant disponible, le taux de croissance était de l'ordre de 10%.
Puis la crise a éclaté, et le choix d'instaurer la TVA n'a plus paru judicieux en particulier pour les émirats voisins. Ce qui est particulièrement malheureux, car cela aurait permis à Dubaï d'absorber une partie du choc de nature exogène.
La crise que connaît Dubaï actuellement pourrait accélérer une réforme dans ce domaine ?
Absolument, à Dubaï et dans tous les Etats pétroliers d'ailleurs. D'une part, l'exploitation des ressources naturelles doit également servir à protéger les générations futures en mettant à contribution les générations d'aujourd'hui au budget.
En outre l'impôt a une vertu disciplinante, en incitant à être davantage copropriétaire des actifs publics, et à adopter un comportement économique plus sain, autrement dit, moins dilapidant.
La stratégie de sortie ne sera pas l'apanage de Dubai seul…
Ce qui prévaut pour Dubaï, prévaudra à partir de 2010 pour un certain nombre d'Etats. L'équation macroéconomique est telle que ces Etats ne pourront plus soutenir à bras le corps un certain nombre d'entreprises du secteur public et du secteur privé, qui à termes constituent des passifs davantage que des actifs.
Quelle pourrait être de votre avis l'ampleur du choc pour le pays ?
En termes de tourisme, l'impact ne va pas être si important. Les capacités et les infrastructures existent. La variable d'ajustement sera le prix. Dubaï deviendra une destination meilleure marché. Quand on sait qu'une nuit dans un cinq étoiles à Dubaï représentait parfois le double d'un équivalent européen, cela n'est pas plus mal.
Sur le plan financier, Dubaï va perdre de son lustre.
L'émirat avait vocation à devenir un centre financier mondial. D'ailleurs, dans le classement des centres financiers globaux, Dubaï gagnait des places chaque année et était considérée jusqu'à présent dans le top 15.
Le risque désormais est de voir l'émirat ne redevenir qu'un centre régional. Beaucoup d'institutions financières étrangères ont mis la clé sous la perte, certains ont rapatrié leurs ressources humaines sur place. Un marché aussi volatil ne peut pas continuer à attirer les grands de ce monde.
Pour ce qui est du secteur de l'immobilier qui est essentiellement exotique, la partie est perdue. Il y a eu beaucoup trop de constructions, pour un marché incapable de tout absorber, une demande tributaire du contexte mondial. Dubaï qui est en concurrence avec Marbella, Paris, New York, Shanghai, Singapour, Hong Kong paie le prix de sa globalisation. Le secteur de l'immobilier à Dubaï devrait souffrir pendant longtemps.
De quelle manière interprétez-vous la réaction du marché dans cette histoire ?
Le jour où Dubaï a sombré dans la crise, le marché a sur réagi. C'est une très mauvaise nouvelle.
Les investisseurs ont donné en cela le signal suivant : ils sanctionneraient tout mauvais calibrage des politiques économiques.
Pour le moment Dubaï ne connaît pas une crise de la dette souveraine, mais cela pourrait se transformer en une crise de la dette publique. La politique monétaire a été beaucoup trop laxiste, la politique budgétaire très mal dessinée (pas suffisamment de ressources et pas suffisamment de diversification de ces ressources). Qui plus est, le gouvernement n'a mis en œuvre aucune politique structurelle (équipements et capital humain).
Résultat, le budget a servi à renflouer pendant un an et demi des entreprises très fragilisées.
Comment envisagez-vous les répercussions de la restructuration de Dubai World sur les banques européennes ?
L'exposition directe des banques européennes sur les entreprises emprunteuses à Dubaï est relativement limitée. Les premiers chiffres que l'on reçoit en témoignent.
La dette de Dubaï s'élève à 100 milliards, la dette à risque est d'environ 26 milliards, la dette qui est à même de faire défaut à court terme est de 12,5 milliards : 8 milliards chez Nakheel et 5,5 milliards chez Dubai World. Pour une banque comme RBS, Barclays, HSBC, c'est peu, quoique pas insignifiant, d'autant plus que les banques étrangères ne sont pas les plus exposées au groupe.
Si on fait le scénario qu'il y aura une contagion tout azimut, qu'Abou Dhabi ne va pas soutenir ni de manière conditionnelle, ni de manière inconditionnelle, et que la croissance de Dubaï sera négative, alors on se situera dans une zone extrême. Mais justement, il existe de nombreuses variables d'ajustement, au premier rand desquels la proximité avec son riche voisin Abou Dhabien, capable d'un revers de main d'éponger toute la dette. Reste à savoir quand et à quelles conditions ce scénario se produira…
Bahreïn prévoit des standards de liquidité en finance islamique
05/12/2009
Bahreïn est en train d’étudier des propositions de nouveaux standards de liquidité pour les institutions financières islamiques.
Le Gouverneur de la Banque Centrale, Rasheed Al Maraj a déclaré lors d’une conférence à Bahreïn « La Banque centrale de Bahreïn a récemment publié un draft pour une consultation publique pour les banques conventionnelles et nous sommes actuellement en train de considérer des propositions similaires pour la finance islamique ».
« Nous reconnaissons qu’il y a un manque relatif d’instruments liquides de haute qualité sharia-compliant », a-t-il ajouté. Ces standards qui pourraient être prêts d’ici l’année prochaine pourraient correspondre à cette volonté du Royaume de Bahrein « que les banques possèdent un certain niveau d’actifs liquides dans leurs bilans.»
Une tournée malaisienne en Australie
03/12/2009
Les régulateurs et spécialistes de la finance islamique seront embarqués dans un roadshow en Australie pour développer la coopération entre ces deux pays, annonce un communiqué de la Bank Negara (Banque centrale de Malaisie).
La Banque centrale voit ce roadshow, à Sydney et à Melbourne, comme permettant de faire connaître aux institutions australiennes les opportunités de développement de cette finance.
L’initiative sous l’égide de l’organisation Malaysia International Islamic Financial Center (MIFC) permettra à une délégation de 20 personnes de Malaisie comprenant des officiels seniors de la Bank Negara, de la Securities Commission, de la Bursa Malaysia, des banques islamiques et gérants de fonds ainsi que des firmes d’avocats et de conseil, de rencontrer leurs homologues australiens.
Hervé de Charette défend l'essor de la finance islamique en France
02/12/2009
L'ancien ministre des Affaires étrangères et président de la Chambre de commerce franco-arabe, Hervé de Charette, défend l'essor de la finance islamique en France, affirmant que la laïcité, au nom de laquelle certains s'y opposent, n'a "pas de place" dans le débat.
"La laïcité n'a pas sa place dans le débat", a fait valoir M. de Charrette, lors d'une conférence de presse annonçant la création de l'Institut Français de Finance Islamique (IFFI, institutfrancaisdefinanceislamique.fr).
"Nous ne pouvons pas tomber dans une polémique de seconde zone", a-t-il ajouté. "C'est le mot islamique qui pose question auprès d'une partie de l'opinion qui ne connaît pas le sujet", a encore estimé M. de Charette.
Pourle président de l’IFFI,, la finance islamique "est une question qui intéresse le développement économique mondial et notre développement". Elle pourrait servir à financer en France des PME ou des projets des collectivités locales, a-t-il soutenu.
Le développement en France d'une finance conforme aux principes de la "charia" (loi islamique), défendu par la ministre de l'Economie Christine Lagarde, suscite des oppositions à gauche au nom du principe de la laïcité.
Le député PCF André Gerin, qui préside une commission sur la burqa, avait critiqué début octobre l'introduction de principes de la finance islamique dans le droit français, idée qui braque aussi des députés socialistes.
Un amendement à la loi sur les PME visant à permettre en France des émissions obligataires islamiques (sukuk) a été adopté le 17 septembre par l'Assemblée, mais il a été censuré par le Conseil d'Etat, saisi par le parti socialiste, au motif qu'il était dépourvu de tout lien avec l'objet du texte.
La finance islamique, qui interdit le recours aux intérêts, la spéculation, et les investissements considérés comme impurs (jeu, alcool, armement, pornographie, tabac...), est encore embryonnaire en France.
Paris accueillera mercredi prochain le IIIe Forum français de la finance islamique. Le programme prévoit que la ministre de l'Economie Christine Lagarde en prononce le discours inaugural.
Attijari Bank évoque ses ambitions en Tunisie
02/12/2009
Hassan Bertal, DG d’Attijari Bank, ne cache pas les ambitions du groupe : «Nous espérons devenir l’une des premières banques privées de la Tunisie».
Avec l’introduction des produits bancaires islamiques sur le marché tunisien, la concurrence ne sera que plus vive. Les produits islamiques s’attaquent à une nouvelle niche du marché et un nouveau segment de clientèle, il est probable que des personnes qui n’étaient pas bancarisées auparavant le deviennent. «Nous espérons que, grâce à l’introduction de la finance islamique, le marché sera plus dynamisé, ce qui implique qu’en tant que banques conventionnelles, nous devrions être plus vigilantes, plus réactives et consolider nos positions au niveau de nos propres segments du marché», explique Hassan Bertal.
Ceci passe évidemment par l’amélioration de la qualité de service qui «progresse de plus en plus, en réponse à des clientèles de plus en plus exigeantes».
Malgré la crise de Dubaï, Paris croit à la finance islamique
02/12/2009
Article paru dans Le Monde
La crise de Dubaï aura-t-elle raison du bel engouement de l'Occident pour la finance islamique ? Depuis plus d'un an, suivant la voie ouverte par le Royaume-Uni, plusieurs pays européens, dont la France et l'Allemagne, s'emploient à développer, sur leur territoire, un marché financier "halal".
Ils adaptent leurs lois aux produits financiers islamiques, financent des formations universitaires, pour doter leur pays d'experts de cette activité.
Sans faire mystère de leur objectif commun - attirer les capitaux des pays du Golfe, au sortir d'une crise financière qui laisse le Nord exsangue -, les pouvoirs publics ont assis leur communication sur les vertus de la finance islamique.
Ainsi, parce qu'elle finance des biens ou des actifs identifiés et n'a pas vocation à prêter de l'argent pour spéculer sur les marchés financiers, celle-ci serait plus saine, plus éthique, mais surtout, plus stable. Elle serait une sorte de "bouclier" anti-bulle financière et anti-crise.
Or, les déboires financiers de l'émirat de Dubaï montrent que la finance islamique peut, elle aussi, être en difficulté.
Les économistes et les connaisseurs de cette finance d'un genre nouveau mettent en garde contre les amalgames et les jugements hâtifs. "La crise actuelle de Dubaï n'est pas la crise de la finance islamique, souligne Gilles Saint Marc, avocat associé chez Gide Loyrette Nouel. C'est l'explosion d'une bulle spéculative née d'un surendettement de l'émirat et d'un surdimensionnement des infrastructures, dans une conjoncture mondiale déprimée."
Pratiquement dépourvu de ressources naturelles, Dubaï doit, effectivement, emprunter de manière structurelle sur les marchés afin de financer ses projets d'infrastructures, conduits par le conglomérat Dubaï World. "L'intérêt de la finance islamique pour la France n'a pas de raison d'être affecté par cette crise, poursuit M. Saint Marc. La France a, plus que jamais, besoin de capitaux pour financer sa croissance et préserver ses emplois." Selon l'avocat, les principes qui sous-tendent la finance islamique, même s'ils n'en sont pas l'apanage, restent pertinents : adossement à l'économie réelle, rémunération fonction des flux de trésorerie générés par l'actif financé, transparence, etc.
De leur côté, les économistes relativisent "l'effet Dubaï" et rappellent que l'émirat n'est pas un prêteur potentiel pour les économies européennes, mais un emprunteur sur les marchés financiers.
Autrement dit : oui, le marché des "sukuk", ces « obligations islamiques » émises par l'émirat, peut être ébranlé si Dubaï ne rembourse pas sa dette. Et ce, même si la solvabilité de son "garant", l'émirat d'Abou Dhabi ne fait aucun doute. Mais la vision de la finance islamique comme relais de croissance n'est pas remise en cause.
Cet avis est partagé par de nombreux élus locaux français, en quête de fonds pour financer leurs projets d'infrastructure. Ainsi, Christian Sautter, adjoint au développement économique, à l'emploi et à l'attractivité internationale à la mairie de Paris, assure sans ambage : "La finance islamique achemine l'épargne de pays disposant d'importantes ressources qui cherchent à faire des placements pour l'après-pétrole. Nous avons des investissements à leur proposer dans le cadre de notre plan Paris 2020 !" Pour M. Sautter, qui suit en cela la ministre de l'économie Christine Lagarde, le développement de la finance islamique à Paris est "un enjeu de compétitivité entre places financières".
Pour Elyès Jouini, professeur en finance islamique à Paris-Dauphine, cette crise démontre que "le principe du partage des pertes et des profits entre le prêteur et l'emprunteur n'est pas vain mot". Ainsi, les banques qui ont financé Dubaï sont fragilisées. Mais M. Jouini se dit convaincu que la finance islamique, qui finance l'économie réelle et qui exige une "traçabilité totale" des risques, "permet d'éviter les dérives qui ont conduit à la crise financière de 2008".
Pour Laurent Weill - lui aussi enseignant en finance islamique à l'école de management de Strasbourg, la première formation ouverte en France, il y a un an - cette affaire révèle que "cette forme de finance, plus vertueuse et éthique, comporte aussi du risque et ne doit pas être prise pour un remède miracle".
Bursa Malaysia : une nouvelle première avec la première cotation d’un sukuk étranger
30/11/2009
Bursa Malaysia, la bourse de Malaisie, a annoncé l’inauguration de la première cotation de sukuk étranger, émis par GE Capital pour 500M$. Il s’agit d’un sukuk Ijara de 5 ans.
Le directeur de Bursa Malaysia, Datuk Yusli Mohamed Yusoff, a souligné que cette offre de sukuk de GE Capital était en pleine ligne avec les efforts pour internationaliser Bursa Malaysia comme un centre d’investissement islamique.
L’échappée belle du Gouverneur de la Banque Centrale de Maurice
30/11/2009
Alors que les exécutifs de la Banque Centrale de Maurice protestaient dans la rue contre leur Gouverneur, Rundheersing Bheenic, pour demander à ce dernier de démissionner, celui-ci participait à la 15e réunion du Council of the Islamic Financial Services Board (IFSB) à Kuala Lumpur, avec à l’agenda, entre autres, la stabilité financière globale et les finances islamiques.
La Banque centrale du Luxembourg, première banque centrale d’un pays de l’UE membre de l’IFSB
30/11/2009
La Banque centrale du Luxembourg devient la première banque centrale en Union européenne à devenir membre de l’IFSB, dont le mandat est de créer des règles prudentielles et de régulation pour le secteur de la finance islamique mondiale.
Relocalisation du siège d’HSBC Amanah de Dubaï à Kuala Lumpur
30/11/2009
Déménagement historique d’HSBC Amanah de Dubaï pour sa relocalisation à Kuala Lumpur, décidé par Mukhtar Hussain. Toutefois, il est très difficile de dire si cette relocalisation serait liée à d’éventuelles expositions du Groupe HSBC aux activités des entreprises du Gouvernement de Dubaï.
Selon certaines sources, Hussain serait le CEO d’HSBC Malaysia Berhad en plus d’être le directeur mondial d’HSBC Amanah et le président d’HSBC Amanah Malaysia.
Dubaï à l'abri d'une faillite grâce à son "grand frère" Abou Dhabi
30/11/2009
Dubaï, qui a demandé un moratoire pour le remboursement d'une partie de sa dette, devrait éviter la faillite grâce au soutien de son riche voisin, l'Emirat pétrolier d'Abou Dhabi, mais il sortira durablement affaibli de l'épreuve, d'après les analystes.
"Dubaï en tant qu'Etat souverain n'est pas exposé à une faillite, car il jouit du soutien d'Abou Dhabi", capitale de la Fédération des Emirats arabes unis, estime Pascal Devaux, économiste de BNP Paribas spécialiste des risques au Moyen-Orient.
Mais, il estime que la révélation de sa fragilité financière pourrait donner à Abou Dhabi "l'occasion de reprendre la main sur les émirats à la faveur de cette crise".
Capitale économique des Emirats, Dubai fait de l'ombre à Abou Dhabi, qui produit plus de 90% du pétrole des Emirats, alors que les réserves d'or noir de Dubaï sont quasiment à sec.
C'est Abou Dhabi qui est venu à la rescousse de l'émirat, lequel s'est lancé depuis quelques années dans des projets pharaoniques, se retrouvant lourdement endetté. "Jamais Abou Dhabi ne laissera tomber le fils prodigue même s'il ne cesse d'en critiquer l'exhubérance et les excès", indique à l'AFP un spécialiste de la finance islamique à Paris, sous couvert d'anonymat.
Mercredi, le gouvernement de Dubaï a annoncé avoir levé cinq milliards de dollars au titre de son programme de 20 milliards de dollars de bons du trésor lancé en début d'année pour faire face à ses engagements financiers.
Les cinq milliards ont été souscrits à parité par deux banques basées à Abou Dhabi: la National Bank of Abu Dhabi et Al Hilal Bank, une grande banque islamique. Ces deux banques relèvent de l'Abu Dhabi Investment Council, un organisme du gouvernement de l'émirat d'Abou Dhabi, le plus riche des sept membres de la Fédération.
Une première tranche de 10 milliards de dollars avait été souscrite en février par la Banque centrale des Emirats arabes unis contrôlée par Abou Dhabi.
"Abou Dhabi ne peut se permettre l'effondrement de Dubaï. Il peut permettre l'affaiblissement de l'émirat, dans le cadre de la concurrence entre eux, mais un effondrement de Dubaï affecterait Abou Dhabi", souligne Ibrahim Khayat, un analyste basé à Dubaï.
Il estime que Dubaï "va regagner sa solvabilité financière en échange d'une solution qui le forcera à renoncer à une partie de ses avoirs en faveur d'Abou Dhabi". "Dubai pourra sortir de la crise d'ici deux ans, cependant le contrôle de ses ressources sera partiellement partagé avec Abou Dhabi", ajoute-t-il.
Le souverain de Dubaï, cheikh Mohammad Ben Rached Al-Maktoum, également Premier ministre des Emirats, avait assuré début novembre que l'émirat allait poursuivre ses ambitieux projets de développement et qu'il honorerait ses dettes dans un proche avenir.
La dette totale de Dubaï était estimée à 80 mds USD en 2008, Dubai World représentant à lui seul 59 mds USD de ce montant.
Dubaï devrait régler 13 mds USD de dettes en 2010 et 19,5 mds en 2011.
Des questions entourent cependant l'enveloppe de 5 mds débloquée par Abou Dhabi, puisque Dubaï a affirmé qu'elle ne serait pas utilisée pour soutenir Dubai World.
"On peut penser qu'Abou Dhabi savait ce qui allait arriver à Dubaï World", juge un autre économiste sous couvert de l'anonymat, notant que la grande inconnue est de savoir jusqu'où Abou Dhabi est prêt à aller pour aider son voisin.
Les conditions de l’aide d’Abou Dhabi à Dubaï
30/11/2009
Eric Delannoy, vice-président du cabinet de conseil Weave, spécialiste du secteur financier.
La question qui se pose aujourd'hui n'est pas de savoir si les banques d'Abou Dhabi vont venir en aide à Dubaï, mais quand et comment. Je pense qu'Abou Dhabi veut mettre Dubaï au pied du mur pour reprendre les rênes sur son économie. Mais jamais Abou Dhabi ne laissera son petit frère faire faillite. Ne serait-ce que parce la crédibilité de la finance islamique qui avait particulièrement bien résisté à la crise et qui cherche aujourd'hui à étendre sa présence dans le monde, en serait ébranlée.
Le discours du Gouverneur de la Banque centrale d’Arabie mal accueilli en Malaisie
30/11/2009
Lors de la "Bank Negara Malaysia High Level Conference on Financial Stability"/ la Conférence de Haut Niveau de la Banque centrale de Malaisie sur la stabilité financière, le Gouverneur de la Banque Centrale d’Arabie, Al Jasser a parlé avec passion de « L’amélioration de la résilience et de la stabilité du système financier islamique : Promouvoir l’intégration mondiale de la finance islamique –Renforcer les cadres de supervision locale et d’accueil. »
Les remarques du gouverneur sur la finance islamique ont d’autant plus retenu l'attention qu’il est rare qu’un régulateur ou un ministre d'Arabie Saoudite se prononce ouvertement sur la finance islamique à une plate-forme internationale, et notamment sur le système financier mondial et non seulement sur le marché spécifique en Arabie Saoudite.
Néanmoins, l’intervention de M. Jasser a donné des indications précieuses sur la pensée de l'organisme de réglementation d’Arabie, sans doute l'organisme de réglementation le plus influent de la finance islamique, étant donné que la plus grande réserve de fonds sur le marché de la finance islamique, estimée à 1,2 trillions, provient du Royaume.
«En tant que musulman», a souligné Al Jasser, "il est offensant pour moi de parler de« nous contre eux ». Nous avons une richesse dans la diversité. L'essence de l'islam est la licéité. La genèse des choses est la licéité. Tout est permis sauf s'il est démontré que cela contrevient aux préceptes islamiques. Quelqu'un doit me dire si et comment elle contrevient de manière explicite. En fait, la plupart des produits financiers conventionnels sont bons tant qu'ils ne contreviennent pas aux préceptes islamiques. Les régulateurs et les superviseurs ne sont pas des érudits religieux. Ils sont en charge de la stabilité financière. La sécurité de l'institution est primordiale ».
Al-Jasser, à juste titre,a mis en garde que la conformité à la charia d’elle-même ne peut pas être une barrière contre les risques. «Si une banque Shariah-compliant a une forte exposition sur le marché de l'immobilier par exemple, elle peut se prendre le mur », a-t-il ajouté.
Toutefois, les remarques d’Al Jasser ont suscité la controverse en Malaisie, certains exécutifs malaisiens et acteurs du marché ayant, en privé, exprimé leur déception sur ses propos.
Un nouvel acteur en logiciel de gestion de risque sur le marché
30/11/2009
Grâce à sa mise en œuvre de la solution de SunGard Ambit Ambit Risk and Performance Management par Kuwait Finance House (KFH) pour gérer toutes les formes de gestion des risques dans tout le Groupe KFH, SunGard s’est introduit chez un acteur clé sur le marché de la finance islamique.
L'offensive de la finance islamique en France
26/11/2009
Article paru dans Le Point
Mercredi 18 novembre, Palais Brongniart. Paris-Dauphine, une des 10 meilleures universités européennes, inaugure son master de finance islamique, six mois après la fermeture de sa formation-vedette pour futurs traders. Dans quelques mois, la Qatar Islamic Bank, établissement islamique, pourrait ouvrir une succursale dans l'Hexagone. Une première alors que les grandes banques françaises ont déjà investi ce segment dans le Golfe, à Bahreïn notamment, par le biais d'une marque de BNP Paribas et Calyon.
Dans un contexte de crise financière, la finance islamique séduit. Ses règles basées sur la loi islamique - la charia - se sont révélées un atout de taille. Non seulement elle interdit les placements dans les secteurs considérés "illicites", comme l'alcool, le porc, la prostitution et le jeu, mais elle prohibe également le versement d'intérêts et la spéculation. Seuls les investissements sur les actifs tangibles sont autorisés. Résultat, le secteur est resté à l'écart de la titrisation des crédits "subprimes" américains et les actifs gérés de façon "charia compatible" à travers le monde ont atteint le montant record de 840 milliards d'euros d'actifs dans le monde, selon Moody's. En France, dans le secteur immobilier, "3 à 5 milliards de stocks d'actifs sont financés de manière charia compatible", relève Anouar Hassoune, spécialiste risque crédit chez Moody's et professeur à Paris-Dauphine.
Lagarde multiplie les initiatives
Une manne financière qui irrigue toutefois davantage la City de Londres et la place de Genève que celle de Paris. Faute d'une réglementation financière suffisamment adaptée aux instruments financiers islamiques, la France peine à attirer les liquidités venues des pays du Golfe. Selon un rapport publié pour Europlace fin 2008, Paris pourrait pourtant, au prix de quelques réformes simples, "acquérir le leadership mondial compte tenu de la proximité culturelle de la France avec les pays musulmans" et de l'importance de la communauté musulmane. Un sondage Ifop pour l'Association d'innovation pour le développement économique et de l'immobilier, réalisé au printemps 2008 sur un échantillon représentatif de la population, montre que 55 % des musulmans français, soit plus de 2,5 millions de personnes, sont intéressés par une "offre bancaire compatible avec leurs convictions religieuses ou éthiques".
Ce potentiel d'expansion de la finance islamique n'échappe pas à Bercy. Depuis sa prise de fonction, en juin 2007, la ministre de l'Économie, Christine Lagarde, a régulièrement évoqué la nécessité de développer cette branche financière. Lentement, mais sûrement, elle a adapté la législation, notamment par des dispositions fiscales permettant de "mieux accueillir" les investisseurs immobiliers respectant les règles de l'éthique musulmane. La locataire de Bercy a même rencontré des présidents de banques islamiques. En novembre dernier, elle les invitait au ministère en présence d'élus et de dirigeants d'entreprises. Parmi les convives : Carlos Ghosn. Le président de Renault-Nissan y a souligné l'intérêt pour les entreprises françaises de diversifier leurs sources de financement. Mais, pour l'heure, les montages conformes à la charia pour lever des fonds sont "coûteux", avec des "aspects légaux très complexes", relevait-il. Les obstacles à l'émission de "sukuks", ces obligations islamiques pour lesquelles le souscripteur reçoit une partie des profits de son investissement et qui constituent un des produits les plus dynamiques de la finance islamique, freinent l'intérêt des investisseurs, selon les spécialistes.
Des réticences au nom de la laïcité
Les ajustements législatifs nécessaires ne vont pas sans résistance, à droite comme à gauche. En octobre, des députés socialistes ont fait bloquer une modification du Code civil permettant à un détenteur de sukuks de "pouvoir se prévaloir d'un droit de propriété des actifs-supports" au nom du principe de laïcité. "Il ne faut introduire ni les principes de la charia, ni l'éthique du Coran, ni le droit canon, pas plus que le Talmud ou la Torah. C'est inacceptable", justifie Henri Emmanuelli, député PS des Landes.
Anouar Hassoune tempère et souligne que ces réticences "ne sont pas l'apanage de la France". "Tous les nouveaux marchés de la finance islamique ont au départ eu une réaction de méfiance, voire de rejet." Selon lui, "la finance islamique n'est pas là pour islamiser la France, elle est là pour moraliser les transactions financières. Elle n'appartient pas aux musulmans, c'est un compartiment supplémentaire de la finance socialement responsable". Un constat qui sonne aussi comme un argument marketing sur lequel pourraient rebondir les établissements français pour séduire le plus grand nombre, à une époque où le "socialement responsable" a le vent en poupe, et où la crise a écorné l'image des banques.
L'incapacité de Dubaï à honorer sa dette fait trembler les marchés islamiques
26/11/2009
Dubaï a fait trembler jeudi plusieurs marchés financiers internationaux et provoqué une chute des obligations islamiques au lendemain de l'annonce de son incapacité d'honorer à temps une partie de sa dette. L'annonce a affecté les marchés financiers en Asie, où les obligations islamiques (soukouks) ont reculé de 15 %, et en partie la Bourse de Paris.
L'émirat, touché de plein fouet par la crise financière après des années de boom, avait annoncé la veille son intention de demander aux créanciers de son conglomérat Dubai World, le plus large et le plus endetté, qui contrôle le géant de l'immobilier Nakheel, de surseoir de six mois au paiement de la dette arrivée à maturité. "Dubai World a l'intention de demander à ceux qui participent à ses créanciers et à ceux de Nakheel de repousser au 30 mai 2010 au moins le règlement des dettes arrivées à maturité", a indiqué dans un communiqué le Fonds de soutien financier de Dubaï, organisme chargé de gérer les retombées de la crise sur l'économie de l'émirat. Nakheel se devait de régler en décembre quelque 3,5 milliards de dettes, sous forme d'obligations islamiques.
L'annonce gouvernementale est intervenue après la fermeture de la Bourse de Dubaï pour la fête musulmane de l'Aïd al-Adha. La valeur des obligations émises par Nakheel en 2009 a toutefois plongé de 27 %, selon la banque d'investissement EFG-Hermes. "La dernière chose qu'on souhaiterait voir est un effet domino" avec le report de paiement de dettes d'autres firmes, a souligné la banque dans un communiqué.
La dette totale de Dubaï était estimée à 80 milliards de dollars en 2008, dont 70 milliards de dollars à la charge des compagnies publiques. Dubai World accapare à lui seul 59 milliards de dollars de ce montant. "Le marché s'était habitué à l'idée de la dette de Dubaï et s'attendait à un règlement de la dette de Nakheel en décembre 2009", a déclaré Monica Malik, économiste de la banque EFG-Hermes. "Les obligations de Dubaï pour 2010-2011 sont déjà importantes", a-t-elle souligné. Dubaï devrait régler 13 milliards de dollars de dettes en 2010 et 19,5 milliards en 2011.
Paradoxalement, l'annonce de Dubaï suit celle du lancement réussi d'une tranche de 5 milliards de dollars de bons de trésor au profit de l'émirat qui a été totalement souscrite par deux banques d'Abou Dhabi. La tranche fait partie d'une enveloppe de 20 milliards de dollars, dont la moitié a été souscrite il y a quelques mois par la banque centrale des Emirats arabes unis, ce qui a été interprété comme un signe de soutien d'Abou Dhabi. Dubaï a précisé que la nouvelle tranche ne serait pas utilisée pour soutenir Dubai World qui doit faire l'objet d'une restructuration confiée à la firme britannique Deloitte.
Faut-il avoir peur de la finance islamique?
25/11/2009
Article original paru sur le site du reporter Georges Malbrunnot
« Pas du tout », répond Rodolphe Cazavant. Ce jeune cadre de 32 ans a quitté en début d’année sa banque londonienne pour rejoindre un établissement du Qatar, spécialisé dans la finance islamique. Et il ne s’en plaint pas. « J’ai beaucoup plus de responsabilités et une qualité de vie bien meilleure qu’à la City », ajoute ce père de deux jeunes enfants, qui a découvert les charmes du désert.
A Doha, Abou Dhabi ou Bahreïn, de nombreux cadres français travaillent désormais dans les départements « Finance islamique » des banques locales. Fondée sur la « charia », la finance islamique interdit le recours aux intérêts, la spéculation, et les investissements considérés comme impurs (jeu, alcool, armement…).
La plupart des banquiers français, rencontrés lors d’un récent séjour à Doha, dédramatisent l’arrivée prochaine dans l’Hexagone des « sukuks », ces obligations conformes à la loi islamique.
« Même au Moyen-Orient, la finance islamique reste un phénomène marginal, puisqu’elle ne concerne que 17% de l’activité financière de la région », explique Rodolphe Cazavant. « Mais, c'est vrai qu'elle est en net développement ».
Au Qatar, même si la finance islamique ne représente que 20% de l’activité bancaire, le financement des grands projets gaziers fait désormais appel aux « sukuks ». Et la majorité des licences accordées aux nouvelles banques bénéficient aux établissements pratiquant la finance islamique. « Et puis, la finance islamique elle aussi se modernise, selon R. Cazavant, elle essaie de copier la finance traditionnelle ».
Au Qatar, une cinquantaine d’experts en science islamique se partage les postes dans les « charia board » des banques qui pratiquent la finance islamique. Ce sont eux qui doivent dire si tel projet à financer est « charia compatible ». Mais de la théorie à la pratique, il y a parfois un fossé. « Regardez la finance islamique en Extrême-Orient, elle est très différente de celle que nous pratiquons dans le Golfe », assure André Gilles, un autre banquier.
La plupart regrette que les mentalités françaises ne soient pas encore prêtes pour les "sukuks". « Ca fait peur, nous sommes un pays foncièrement laïc », constate A. Gilles. Pourtant, à entendre tous ces banquiers, la finance islamique n’a rien d’inquiétant.
Depuis quelques années, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, plaide fermement pour son arrivée dans l’Hexagone. Pourquoi un tel engouement, se demandent nombre de banquiers français à Doha. Pour attirer les fonds souverains du Golfe ? « Mais ceux-ci concernent majoritairement des activités conventionnelles », rétorquent-ils.
La plupart, en revanche, s’accorde à reconnaître que « l’activité vente au détail d’une banque islamique peut intéresser une petite frange de la population française de confession musulmane », selon Arnaud Depierrefeu, avocat d’affaires installé à Doha.
Finalement beaucoup en conviennent : la finance islamique est surtout un moyen pour les responsables politiques occidentaux de renvoyer l’ascenseur vers ceux qui les ont aidés à affronter la crise financière. « Nous sommes plus dans le politique que dans l’économie pure », soutient A. Depierrefeu.
Le Qatar, par exemple, a pris une partie du capital de Crédit Suisse, de Barclays Bank ainsi que 9% de Lagardère. « Les grosses entreprises françaises avaient du mal à se refinancer durant la crise, elles se sont dits pourquoi pas recourir à la finance islamique », note un expert économique. Et dernièrement, des assureurs français sont venus au Qatar, afin d'y examiner les possibilités de développer à leur tour une activité finance islamique.
Les banques islamiques se répandent au Liban
24/11/2009
Les banques islamiques prospèrent au Liban après avoir prouvé leur efficacité face à la crise financière mondiale, a déclaré le directeur général d’AlBaraka, Mutasim Mihmisani.
Une loi concernant la finance islamique a été votée au Liban en 2004, et la Banque Centrale du Liban et le ministère des Finances sont « sérieusement » en train d’étudier la possibilité d’amender des lois et la régulation, a-t-il ajouté.
Les banques islamiques au Liban représentent 200M$ d’actifs, avec une base croissante de clients de 6000 clients à l’heure actuelle, a-t-il noté. Jusqu’à présent 5 banques islamiques ont reçu une licence au Liban.
KFH-Turkey reçoit une licence bancaire à Dubaï
24/11/2009
Kuwait Finance House - Turkey (KFH-Turkey) a démarré ses opérations au Dubai International Financial Centre (DIFC) dans la région du Golfe, après avoir obtenu une licence bancaire sous une nouvelle franchise, "the Kuwait Turkish Participation Bank (Dubai) Ltd."
KFH-Turkey a reçu l’accord du Dubai Financial Services Authority (DFSA), après avoir acquis une licence en Allemagne et l’établissement du Bureau de représentation au Kazakhstan, où KFH-Turkey a inscrit un nouvel accomplissement à sa stratégie de devenir une banque mondiale.
La Bank Negara autorise deux banques étrangères islamiques
23/11/2009
La Bank Negara, Banque centrale de Malaisie, a accordé deux licences bancaires islamiques à deux banques étrangères a déclaré Awang Adek Hussin, ministre des Finances délégué.
En avril, le gouvernement de Malaisie avait annoncé que la Banque centrale de Malaisie accorderait deux nouvelles licences bancaires islamiques à des acteurs étrangers importants pour établir de nouvelles banques islamiques dans le pays avec un capital minimum de 1Md$.
Première Conférence Takaful organisée par l'IFPASS
23/11/2009
La première Conférence Takaful organisée par l'IFPASS s'est tenue en France à l'hôtel Concorde Lafayette de Paris le 20 novembre 2009. Etaient réunis les plus grands spécialistes mondiaux du Takaful qui durant toute cette journée ont expliqué à l'assemblée l'ensemble des enjeux et opportunités de développement du Takaful. Aujourd'hui près de 114 sociétés proposent des produits Takaful dans le monde. C'est-à-dire des produits d'assurance qui reposent sur la loi coranique.
Dans un Article du monde publié le 3 mars dernier, Jean-Paul Fitoussi parlant des scandales financiers, disait que « jamais l'amour de l'argent, comme disait Keynes, n'avait conduit le capitalisme à de telles extrémités : rémunérations extravagantes des plus aisés, rendements chimériques, obscénité de la misère, explosion des inégalités, dégradation de l'environnement. L'émergence de l'éthique est-elle une réaction au spectacle affligeant des conséquences morales et sociales d'un monde économique déserté par l'éthique ? »
Si une réelle émergence de l'éthique s'imposait comme une possible réaction à la crise, alors l'une des réponses est peut-être à trouver du côté du Takaful. Rappelons que le Takaful est un concept islamique d'assurance, basé sur les mou'amalat islamiques (transactions bancaires), respectant les normes et règles de la loi islamique. Ce concept a été pratiqué sous différentes formes depuis plus de 1400 ans. Il provient du mot arabe Kafala, qui signifie "se garantir l'un l'autre" ou "garantie conjointe".
En principe, le système de Takaful est basé sur la coopération mutuelle, la responsabilité, l'assurance, la protection et l'assistance entre des groupes ou des participants. C'est une forme d'assurance mutuelle.
Cette finance alternative, éthique et socialement responsable qui fait son apparition en Europe pourrait être l'une des pistes du développement économique de la France qui depuis quelques années fait tout pour attirer ces capitaux étrangers épargnés par la crise grâce justement aux 5 piliers fondamentaux de la finance islamique sur lesquels elle s'appuie : interdiction de l'intérêt et de l'usure (Riba) ; interdiction de l'incertitude (Gharar) et de la spéculation (Maysir) ; interdiction des secteurs illicites (Haram) ; obligation de Partager les Pertes et les Profits (« les 3P ») et enfin l'obligation d'adosser toute opération financière à un actif tangible.
Cette jeune industrie qui ne fait parler d'elle que depuis une trentaine d'années seulement attirent les grandes banques et assureurs français sensibles à ce marché estimé à 840 milliards de dollars (Moody's, Avril 2009) avec un taux de croissance de 10 à 30% selon la classe d'actifs. Les grandes enseignes françaises, BNP Paribas, Crédit Agricole S.A, AGF-ALLIANZ, AXA, commencent à s'implanter sur les marchés émergents et offrent des produits Takaful. AXA par exemple, n'a débuté ses activités qu'en juillet dernier en Arabie Saoudite, où les régulateurs ont accordé le premier appel d'offre à AXA Cooperative.
Les enjeux économiques sont donc très clairs et la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avait annoncé, à l'occasion d'une conférence sur la finance islamique, organisée à Bercy le 3 novembre dernier, que la détermination de la France à mener à bien des réformes susceptibles de favoriser le développement de la finance islamique dans l'Hexagone était "intacte’’.
La volonté de la part du gouvernement français de promouvoir le partenariat avec les institutions financières du Moyen Orient est forte, confirme Monsieur Sohail JAFFER, Associé de FWU Group et spécialiste de la finance islamique.
Al Baraka Banking Group a annoncé récemment son intention de s’implanter en France. L'environnement fiscal a été modifié et l'environnement réglementaire est également en phase d'être modifié actuellement pour permettre l'émergence de la finance islamique en France. Paris Europlace a annoncé que la France octroierait la première licence de finance islamique d'ici fin juin (Projet Omega), le capital de lancement est estimé à 40 millions d'Euro. Il est aussi prévu qu'une grande institution financière française émette son premier Sukuk (obligation islamique) d'une valeur d'1 milliard d'Euro d'ici la fin de l'année.
La France avec ses 5 millions de musulmans est bien positionnée pour devenir le noyau de la Finance islamique en Europe continentale. L'Afrique du Nord considère la France comme une force motrice et innovatrice en matière de finance islamique.
Les institutions financières françaises possèdent déjà une expérience significative dans ce domaine au moyen orient et en Malaisie. La finance islamique parle d'une banque de communauté basée sur la transparence, l'équité et des principes éthiques.
Ces éléments sont très importants et plus particulièrement dans le contexte de crise actuel.
Les facteurs de développement comme le souligne Samir Kouradine, CEO de Global Secure Finance sont de trois ordres : envolée du prix du pétrole (afflux de « pétrodollars »), rapatriement de capitaux suite au 11 septembre 2001 et il faut le dire un réveil de la conscience des pays musulmans sur la nécessité de développer un système financier alternatif au système conventionnel.
Pourquoi s'intéresser à la finance islamique ? Gilles Saint marc, Avocat associé chez Gide Loyrette Nouel, est clair sur le sujet : il s'agit de mobiliser les capitaux du golfe pour financer l'économie française.
La question posée à l'actuel gouvernement est de taille : à côté du grand emprunt de 35 milliards d'euros il faudrait imaginer un « sukuk » (obligation compatible avec le Coran) pour financer les dépenses d'investissement sans aggraver la dette de l'état français. Alors pourquoi pas imaginer un « sukuk souverain ? »
Par ailleurs n'oublions pas que c'est aussi un facteur d'intégration d'un islam moderne et modéré qui fait revenir la question de la laïcité comprise comme la neutralité de l'état à l'égard des religions pratiquées en France.
La chance des assureurs français rappelle Jean Paul Laramee, réside dans leur capacité à innover. Aujourd'hui le développement de l'assurance et de la banque sur internet est un excellent vecteur de développement de la France avec une population musulmane offrant une double culture.
Cela représente une richesse sociale et culturelle unique, point d'ancrage pour le développement de la finance islamique.
Le succès de cette journée est à mettre au compte de l'ensemble des orateurs qui n'auront pas eu assez de temps pour expliquer à l'assemblée toute la richesse et la complexité de ce sujet. Retenons que l'ensemble des règles de conduite à adopter pour un musulman, la Sharia qui désigne littéralement la voie droite que l'on prend pour rejoindre une source d'eau sera peut-être source d'inspiration et de création de « Nouvelles » valeurs pour la société française.
Moody's a prédit que la valeur globale des souscriptions en assurance Takaful s'élèvera à environ 5 milliards d'Euros d'ici 2015. La croissance du Takaful sera de 20% par an contre 2,5% pour l'assurance conventionnelles. Les produits Takaful sont éthiques, ils partagent quelques principes avec les investissements socialement responsables (par exemple, Banque Populaire).
L’introduction du Takaful sur le marché français sera facilitée par un environnement favorable. Les alliances stratégiques entre les institutions françaises et du Moyen Orient/d’Asie sont une avenue à exploiter pour faciliter l’implantation de la finance islamique en France.
Cependant, il reste des défis à surmonter tels que les canaux de distribution, le positionnement du produit et des prix compétitifs.
Pourquoi ils ont décidé d'étudier la finance islamique?
23/11/2009
C'est la question que Rue 89 a posée à trois étudiants de la première promotion du master de finance islamique que vient d'ouvrir l'université de Paris Dauphine.
Mouhamed, 38 ans
« Je suis financier de formation, je travaillais dans la banque. Mon but, c'est de créer une institution financière conforme avec les pratiques de la finance islamique.
Pour moi, la finance islamique, c'est fondamentalement une finance d'investissement.
De façon classique, vous allez voir une banque pour faire un prêt, elle vous impose un intérêt que ça marche ou
pas. En finance islamique, ce que vous payez est en relation directe avec le profit généré.
Je suis ivoirien. Lorsque les institutions internationales font des prêts aux pays africains, ce sont des prêts avec des intérêts, en général des intérêts composés, ce qui fait que les pays africains ne sortiront jamais de l'endettement.
En finance islamique, les Sukuk sont des obligations adossées à des actifs tangibles. Si les pays africains se tournent vers ce genre de produits, cela permettra d'arrêter l'endettement et de financer des infrastructures.
Tous les pays d'Afrique de l'Ouest sont membres de la Conférence islamique et membres de la Banque islamique de développement. Ces pays sont déjà sensibilisés à cette question. Il nous appartiendra de retourner dans nos pays et de favoriser l'émergence de cette finance. »
Constance, 23 ans
« Je suis spécialiste de gestion d'actifs. J'apprends le chinois, je m'intéresse au côté très culturel du droit musulman, à la géopolitique, à l'histoire des religions. J'aimerais partir dans des pays à dominante musulmane comme la Malaisie et faire de la gestion de fonds islamiques.
On va étudier tous les outils spécifiques de la finance islamique. Il y a des principes à connaître, les secteurs d'exclusion [alcool, jeux…, ndlr] comme le fait que l'usure n'est pas permis : les banquiers doivent prendre leurs commissions autrement.
Les transactions sont adossées à tout ce qui est tangible. Beaucoup disent que si on avait adopté ces principes, la crise des subprimes n'aurait pas existé. »
Naïma, 24 ans
« Chef de projet d'une banque française, j'ai entendu parler de finance islamique dans des voyages professionnels et j'ai voulu l'étudier pour faire du développement de projets. Je la conçois comme un compartiment éthique de la finance.
En terme de législation, c'est pas gagné en France. Le droit français ne permet pas d'avoir recours à tous les instruments de finance islamique. Il faut faire en sorte que cette finance ne soit pas pénalisée par le droit français, éviter des situations de double imposition.
La finance islamique, c'est peut-être une discipline qui fait peur par méconnaissance. Finance islamique, on pense tout de suite financement du terrorisme. Il faut éviter les amalgames islamique-islamiste.
Il existe déjà des certificats de finance islamique mais pas reconnus de la même manière. Dauphine, c'est un gage d'enseignement de qualité. On est pionniers. »
Les entreprises occidentales s’intéressent au marché des « sukuk »
23/11/2009
Selon une étude récente de Moody’s, le rebond de 40% des émissions de sukuk (obligations islamiques) au cours des dix premiers mois de 2009 est essentiellement attribuable à des émetteurs souverains qui ont bénéficié de la remontée des prix du pétrole. Le gouvernement de Dubaï a ainsi levé le mois dernier «près de 2 milliards de dollars via la plus importante émission de sukuk réalisée cette année dans la région du Golfe». Cette prépondérance des acteurs publics pourrait toutefois évoluer après l’émission finalisée jeudi dernier par GE Capital, la branche financière de General Electric, de 500 millions de dollars à travers des sukuk à maturité de 5 ans. Cette opération destinée aux investisseurs du Moyen-Orient, d’Asie et d’Europe est emblématique car elle constitue la première émission de ce genre réalisée par une entreprise privée américaine.
L’opération, qui servira au financement général de l’entreprise, vise également «à compléter et à solidifier sa présence grandissante au Moyen-Orient et en Asie», selon Aris Kekedjian, directeur général de GE Strategic Development. Elle permet aussi au groupe américain de diversifier ses sources de financement, estime Kathy Cassidy, trésorier de General Electric en soulignant que le conglomérat «a désormais l’intention de faire régulièrement appel à ce segment de marché après l’accueil favorable rencontré par cette première opération». L’émission, qui prévoit le versement d’un coupon fixe de 3,87%, s’est en effet réalisée avec un spread supérieur de 175 points de base (pb) au taux des obligations d’Etat américaines d’échéance comparable, ou seulement 20 pb de plus que l’émission traditionnelle à 5 ans de 1,5 milliard de dollars réalisée le 10 novembre par GE Capital.
D’autres entreprises occidentales songent également à recourir aux sukuk dans le domaine des financements de projet, comme Total qui pourrait y consacrer une tranche de 500 millions de dollars sur une enveloppe de crédit d’au moins 6,5 milliards nécessaire pour financer la raffinerie de Djoubaïl. Sans utiliser de sukuk, Suez avait déjà en 2007 intégré une tranche de 600 millions de dollars de crédit islamique (facilité ijara) dans son projet d’unité de production électrique de Marafiq, également en Arabie saoudite.
[Agefi]
2 nouveaux palaces à Fès pour Guidance Financial Group
20/11/2009
La nouvelle chaîne hôtelière Shaza Hotels, lancée en partenariat en 2006 entre l’opérateur suisse d’hôtellerie de luxe Kempinski et Guidance Financial Group (groupe américain de finance islamique détenu par le qatari Barwa), avance ses pions au Maroc. Après Marrakech, elle s’apprête à défaire également son baluchon à Fès pour gérer deux anciens palais transformés en palaces haut de gamme. C’est le partenaire marocain, Cèdre Finances, qui a fait l’acquisition de ces deux unités dans l’optique d’en confier la gestion, dès fin 2010, à Shaza Hotels après plusieurs mois de restauration. Cèdre Finances, qui est contrôlé par l’homme d’affaires français Jean-Pierre Lamic, a également accompagné Shaza Hotels dans l’acquisition en 2008 de l’Imperial Borj Marrakech. Ce fleuron de l’hôtellerie de la ville ocre, aujourd’hui propriété de Ghic Maroc (filiale de Guidance Financial Group), devra arborer la marque Shaza dès l’année prochaine. Et avant même le démarrage des unités déjà acquises, le tandem Shaza-Cèdre Finances est d’ores et déjà en train de prospecter au nord du Maroc et plus particulièrement Tanger. Sur les 30 hôtels que compte atteindre la chaîne Shaza à l’horizon 2016, le Maroc sera ainsi bien représenté aux cotés d’autres destinations telles l’Egypte, l’Arabie Saoudite, la Turquie ou le Qatar.
"Nous sommes plus armés pour servir la finance islamique à Paris qu’à Londres"
19/11/2009
Mercredi 18 novembre, l’université de Paris Dauphine organisait une conférence inaugurale de son diplôme sur les principes et pratiques de la finance islamique. A l’honneur, de multiples experts nationaux et internationaux sur le sujet, parmi lesquels Olivier Pastré, Professeur d'économie à l'Université de Paris VIII, membre du Cercle des économistes et coauteur du rapport Jouini-Pastré sur la finance islamique remis à Paris Europlace.
La crise renforce l’intérêt de la finance islamique. Cette finance est basée sur un principe qui est le partage des risques. Or c’est le non partage de risque qui est à l’origine de la crise financière.
La finance islamique est par ailleurs fondamentalement mutualiste. Or la banque mutualiste a montré une meilleure résistance face aux perturbations de ces deux dernières années que la banque capitaliste.
Il y a un boulevard pour la finance islamique.
Aujourd’hui, le marché représente environ 700 milliards de dollars. C’est presque le marché des subprimes. Cela mérite que l’on s’y intéresse. Le marché devrait représenter 1300 milliards à l’horizon 2020.
Un intérêt mutuel
Il est intéressant pour la France d'encourager le développement de la finance islamique à plusieurs titres. Cela peut contribuer à faciliter le financement à long terme de l’économie, peut permettre de créer des emplois qualifiés, favoriser l’exposition du pays dans la zone du Moyen Orient, ou encore en Asie du Sud est.
La France est intéressante pour la finance islamique. Ce pour trois raisons. Cela permet à la finance islamique massivement opérée à partir de Londres de diversifier ses risques. Le développement en France autorise également la diversification de l’expertise. Nous avons une communauté de recherche en matière de finance de qualité unique dans le monde.
Enfin, l’essor de la finance islamique en France l’amène à un meilleur positionnement par rapport à l’euro, une monnaie qui structurera le système monétaire international à l’avenir.
Paris contre Londres, la bataille fait rage
Je vois au moins cinq arguments en faveur de Paris. Tout d’abord l’existence d’un droit romain plus proche du droit islamique que ne l’est a priori le droit anglo-saxon. Ensuite, une expérience ancienne et confirmée de partenariat avec des opérateurs travaillant dans les régions où la finance islamique se développe. La population musulmane est trois fois plus nombreuse en France qu’en Grande Bretagne. Nous avons qui plus est, selon la Banque des règlements internationaux, un système bancaire plus solide qu’outre Manche. Enfin, nous disposons d’une plateforme technologique, NYSE Euronext, plus internationalisée que celle de Londres.
Il y a donc un potentiel majeur de développement de la finance islamique en France.
Un article est paru dans le journal La Tribune intitulé «La finance islamique peine en France». Je trouve ce titre véritablement non pertinent.
Les autorités publiques se sont saisies du dossier. Sur les dix réformes proposées, cinq ont soit été faites soit sont très avancées. Le gouvernement a clairement décidé de mettre en place les moyens juridiques de développer la finance islamique sans avoir un désavantage concurrentiel par rapport à d’autres places.
Au demeurant, le droit avance moins rapidement que les salles de marché.
Les banques françaises doivent être plus dynamiques
Il manque selon moi deux éléments importants. En premier lieu, la communication. Il faut expliquer, convaincre que la place de Paris est bien positionnée pour devenir un hub de la finance islamique en Europe. En outre, il faut que les banques françaises soient plus dynamiques. Elles sont très opérationnelles sur la finance islamique mais à l’extérieur de nos frontières. Il faudrait que les pouvoirs publics les incitent à développer la finance islamique intra muros.
Elyes Jouini : "Face à la crise, la finance islamique permet d'ajouter une corde à son arc"
19/11/2009
Le responsable du diplôme "Principes et pratiques de la finance islamique" de Paris-Dauphine détaille le contenu et les enjeux de cette formation pour Lesechos.fr.
Les Echos : Comment est née l'idée d'un diplôme universitaire spécialisé dans la finance islamique ?
Elyes Jouini : Il y a deux ans, j'ai été chargé par Paris Europlace de conduire avec Olivier Pastré une étude sur le potentiel de la finance islamique en France. Nous avons alors pris conscience du manque de formations spécialisées, et ce à l'échelle internationale. Jusque-là, il y avait d'un côté ceux que l'on appelle les "Charia scholars", des spécialistes du droit musulman qui découvraient le monde de la finance, et, de l'autre, des spécialistes de la finance qui se penchaient sur la finance islamique. Mais aucune formation intégrée globale n'existait pour former de véritable spécialiste.
L'Université de Strasbourg a été pionnière en France en lançant il y a un an un diplôme universitaire (DU) Finance islamique. J'ai à mon tour proposé, en avril 2009 à Dauphine, de créer une formation spécialisée en la matière. Tout s'est ensuite enchaîné très vite puisqu'en juin, nous avions tous les feux verts et que vendredi 20 novembre seront donnés les premiers cours de ce DU Principes et pratiques de la finance islamique.
Quel est le profil des étudiants engagés dans cette formation ?
La trentaine de personnes retenues, âgés de 22 à 40 ans environ, ont été sélectionnés sur dossier en fonction de leur parcours. La moitié d'entre eux sont en formation continue : ce sont des cadres de banques, assurances et autorités de marchés, qui veulent avoir une formation pointue dans la finance islamique. Les autres, qui sont inscrits en formation initiale, ont une formation de gestion spécialisée en finance ou de juriste.
Ces étudiants sont de toutes cultures et de toutes origines, et nous insistons d'ailleurs sur le fait que la finance islamique n'est pas réservée aux musulmans ! De grandes banques comme Calyon sont ainsi présentes dans les pays du Golfe, sans s'appuyer nécessairement sur un personnel originaire de la zone. La finance islamique est surtout une question de savoir-faire.
Visiblement, le message est passé et nous avons même été surpris par le nombre de candidatures déposées pour cette formation. En dépit du fait que Dauphine n'a communiqué sur le lancement du diplôme qu'en juin 2009, 200 candidatures ont été reçues pour une trentaine de places seulement. C'est autant que pour certains des masters les plus sélectifs. On peut penser que face à la crise, un certain nombre de personnes se sont dit que la finance islamique permettait d'ajouter une corde à son arc.
Quel est le contenu de cette formation sur un an ?
Les étudiants doivent d'abord maîtriser les bases de la finance classique, auxquelles nous ajoutons les essentiels, juridiques et techniques, de la finance islamique. Dans un deuxième temps, ils toucheront aussi à "l'approche métier", plus concrète : qu'est-ce que la banque islamique, la gestions d'actifs islamiques... A cela, nous avons tenu à ajouter une couche supplémentaire de culture générale concernant la géopolitique du monde musulman, les relations des religions avec l'argent, l'histoire de celles-ci et du capitalisme financier...
Des débouchés se dessinent-ils déjà pour les étudiants ?
Les cours n'ont pas encore commencé et la moitié des étudiants sont déjà en stage. La France est prête pour accueillir la finance islamique, comme l'évoquait récemment Christine Lagarde. On évalue à 120 milliards d'euros les fonds que la France peut attirer, en matière de finance islamique, à l'horizon 2020... une somme consistante. Et Paris est en mesure de proposer les mêmes avantages que Londres, voire davantage, grâce à la présence d'une population musulmane plus importante et mieux préparée. Former dès aujourd'hui des spécialistes de la finance islamique ne peut que donner des atouts supplémentaires à la France.
Finance islamique : la ruée vers l'or noir !
18/11/2009
Finance Islamique France poursuit, dans sa veille quotidienne, sa revue des articles parus suite à la conférence inaugurale au Palais Brongniart de l’Executive Master de finance islamique de Paris-Dauphine en présence de personnalités clés de l’industrie et du monde politique telles qu’Hervé de Charrette, ancien ministre et Président de l’Institut Français de la Finance Islamique.
Ci-dessous, le » papier » de Marianne.
Feignant de louer l'éthique de la finance chariah-compatible , les pontes des marchés regardent avec gourmandise les juteux pétrodollars à même de solder leur dette sans vexer Bruxelles. Exemple au raout de la finance islamique organisé par l'université Paris Dauphine.
Sous la haute voûte empire de la Bourse de Paris, où se prélassent des Grâces de stuc portant le code des Marchés, les élèves attentifs et financiers fixent un écran sur lequel est projeté un diaporama sobre. Son titre : «Paris, le nouveau centre de la finance islamique en Europe.» Pour cette conférence inaugurale du nouveau diplôme de Finance islamique de l'université Paris-Dauphine, consultants, professeurs et politiques sont venus louer l'économie compatible avec la chariah.
Une filière plus que prometteuse en ces temps de crise car, en plus de revendiquer une posture éthique du plus bel effet auprès du grand public, elle donne accès aux réserves cyclopéennes de pétrodollars des pays du Golfe !
La panacée du lendemain de crise ? Loin de là...
Et du cabinet Baker and McKenzie à Paris Europlace, les gens sérieux se pressaient à la tribune. Entre experts, il est de bon ton de commencer son intervention par : «la finance islamique est-elle la panacée ?» Contrairement aux exposés dithyrambiques qui l'on élevée en 2008 en solution absolue aux déboires du capitalisme occidental, il se trouve que non !
«La finance islamique court les mêmes risques que la finance traditionnelle, assurait Patrick Rochette, cadre de la Bank of London and the Middle East, spécialisé dans ce type de gestion. Avec la crise, elle a également été frappée : du fait de son manque de diversification, du fait de la crise de liquidité... Son vrai atout, ce sont les outils de contrôle qui permettent d'anticiper les risques.» Une qualité, certes, à laquelle s'ajoutent l'interdiction de l'usure et le refus de financer certains secteurs, entre autres. Mais ce ne sont pas ces qualités qui font vibrer les financiers.
Des montagnes d'or noir inodores au nez de Bruxelles
Gilles Saint Marc, président de la Commission pour la finance islamique de Paris Europlace n'y va pas par quatre chemin : «la première raison de choisir la finance islamique est pragmatique : elle permet de mobiliser les fonds massifs du Golfe.» Au moment de la crise de 2008, contraint à l'endettement massif par l'effondrement de l'économie par contagion de la crise financière, les financiers du globe ont découvert un mot arabe magique : «sukuk».
Sur le principe, les Etats du Golfe peuvent émettre des sukuks pour entériner l'injection d'argent frais et «prendre participation» dans n'importe quelle affaire compatible avec les principes de la chariah : construction d'infrastructure, renflouement d'une entreprise... Mais là où l'émission de bonds du trésor fait froncer les yeux à Bruxelles qui les ajoutent à la dette, les sukuks, assimilés à des «titres de propriétés», ne tombent pas sous le coup des critères de Maastricht : de la dette mais sans la dette !
Dès 2008, l'AMF a donc émis une notice pour ce type de produit financier dont Christine Lagarde est devenue fan du jour au lendemain. «Financement immobilier, relance du private equity... les sukuks seront vraiment l'avenir de la finance !», s'enthousiasme Marc Mariani, partenaire chez Baker and McKenzie.
De General electric au Grand Paris : tout le monde en veut !
Si ce type de financement n'a pas dépassé les 2 milliards de dollars en Europe depuis 2004, Elyes Jouini, responsable du nouveau diplôme de Dauphine en la matière, évaluait le potentiel à 120 milliards d'euros juste pour la France à l'horizon 2020... «La finance islamique est bienvenue à Paris,» est venu clamer Christian Sautter, maire adjoint en charge du développement économique de la capitale, énumérant les projets de logements à l'horizon 2012. Impressionné par l'exposé d'un banquier venu de Dubaï, l'ancien ministre des Finances lui avait amicalement tapé sur l'épaule en l'invitant : «venez donc financer le Grand Paris !»
Mais dans toutes les bouches, la prophétie venait des Amériques : annoncé fin octobre, le premier sukuk américain de plus de 500 millions de dollars contracté par General electric faisait rêver les experts réunis au Palais Brongniart. «Il faut que nous puissions monter au delà des 500 millions de dollars pour atteindre une taille critique», soutenait l'un d'eux fièvreusement.
Les observateurs apprécieront la diversification : après avoir financé le terrorisme international, les théocraties pétrolières du Golfe vont désormais solder les errements de la finance occidentale. Des millions, des milliards de pétrodollars retombant en pluie fine sans affoler Bruxelles... Pragmatique, un étudiant applaudit la fin de la conférence : «malgré tous les discours sur l'éthique, s'il n'y avait pas eu l'argent du Golfe, personne ne se serait intéressé à la finance islamique !»
Quand l'université Paris-Dauphine inaugure un master de finance islamique
18/11/2009
Article paru dans Le Point
C'est au palais Brongniart, la place financière de Paris, que la prestigieuse université de Paris-Dauphine a inauguré, mercredi 18 novembre, son nouveau master spécialisé en finance islamique. Pour l'occasion, l'institution a invité des professionnels et des universitaires renommés, mais aussi l'ancien ministre des Affaires étrangères Hervé de Charette, président du nouvel Institut français de finance islamique, ou encore l'ambassadeur de France à Bahreïn, un centre de la finance islamique.
Une inauguration en grande pompe qui contraste avec la fermeture surprise, annoncée il y a quelques mois, du master star de l'université, spécialisé dans les marchés financiers. Il faut dire qu'il existe un réel engouement pour la finance islamique, qui respecte la Charia en rejetant notamment la pratique des taux d'intérêt et la spéculation purement financière. Lors de la sélection des étudiants, le master a attiré plus de 200 candidats, pour seulement 35 admis, dont 20 en formation initiale et 15 en formation continue, selon l'université.
Kaouther Jouaber, coresponsable de la formation, souligne l'existence d'un "besoin de marché parmi les professionnels de la banque", essentiellement à l'étranger. Mais l'Hexagone devrait bientôt se mettre au diapason : le gouvernement a récemment affiché son ambition de développer la finance islamique. Un des objectifs : attirer encore plus de capitaux étrangers en France.
Tunisie : Best Bank s’appellera Banque Al Baraka Tunisie dès 2010
18/11/2009
A partir du 1er janvier 2010, Beit Ettamouil Saoudi Tounsi, plus connue sous le nom BEST Bank deviendra la Banque Al Baraka Tunisie.
La nouvelle dénomination s’inscrit dans le cadre de la décision d’Al Baraka Banking Group (ABG) d’unifier l’identité commerciale de son réseau bancaire international implanté dans 11 pays (Algérie, Bahreïn, Egypte, Jordanie, Liban, Pakistan, Afrique du Sud, Syrie, Soudan, Tunisie et Turquie).
Créée en 1983, la Banque Al Baraka Tounes est filiale à près de 80% d’Al Baraka Banking Group (ABG) basé au Bahreïn et fondé par le milliardaire saoudien Sheikh Salah Abdullah Kamel, l’un des pères de la finance islamique moderne. Les 20% restants du capital de la banque sont détenus par l’Etat tunisien.
La banque dispose actuellement d’un réseau de 8 agences dans les villes de Tunis, Ben Arous, Manouba, Sousse, et Sfax. Outre le financement de l’investissement, la banque offre une variété de services bancaires courants comme les comptes de dépôts, virements locaux et internationaux, payements électroniques, opérations liées aux commerce extérieur, e- banking, etc, destinés à la clientèle privée et corporate à l’image des autres banques de la place, en plus de l’activité de banque Off shore pour les comptes en devises.
Pour les particuliers, l’activité se limite aux services de dépôt, ainsi qu’à l’épargne rémunérée par un profit halal, généré par les activités de la banque qui, du fait de son statut de banque islamique, ne finance que des projets conformes à l’éthique de l’Islam. Un contrôle religieux des dossiers est pratiqué avant l’approbation des projets pour s’assurer de leur conformité avec la Charia.
Les entreprises clientes de la banque appartiennent principalement au secteur industriel, ainsi qu’à celui des services, du commerce et des activités agro-industrielles.
Les émissions de sukuk repartent à la hausse
18/11/2009
Les émissions de sukuk ont fait un bond de plus de 40% sur les dix premiers mois de l'année par rapport à la période correspondante de l'an dernier, selon un "special report" de Moody's ("Global Sukuk issuance Surges as Effects of Credit Crisis recede : Overview and Trend Analysis").
Au deuxième trimestre 2009, les émissions de sukuk sont reparties à la hausse et au troisième trimestre, le rebond a été particulièrement marqué. Ce sont plutôt les émetteurs souverains ou liés aux gouvernements qui occupent le devant de la scène, les entreprises étant moins susceptibles de revenir sur le marché dans l'environnement économique actuel. "Pour l'ensemble de l'année, la croissance des émissions de sukuk dans le monde pourrait tutoyer les 50%, compensant le recul de 55% enregistré en 2008", estime l'auteur du rapport Faisal Hijazi, Business Development Manager chez Moody's pour les services de notation et la finance islamique.
Sous l'impact de la remontée des prix du pétrole, les Etats du Golfe ont été nombreux à dégager des excédents budgétaires pour la première fois depuis près de cinq ans. Et l'Arabie saoudite, le Qatar, Abu Dhabi ont de nombreux projets stratégiques (infrastructures, éducation, tourisme) dans les tiroirs ou déjà engagés.
Pour Moody's, cette évolution depuis longtemps attendue, à savoir la plus grande implication des pouvoirs publics sur le marché des sukuk, est une bonne nouvelle, car elle devrait contribuer à créer et/ou asseoir un marché des obligations islamiques plus efficace et plus solide. Cet engagement des Etats pourrait aussi permettre de développer une courbe des taux plus détaillée et par conséquent une grille des risques plus précise. Ce qui pourrait favoriser le retour des entreprises sur ce marché.
SABIC crée une chaire en finance islamique à l’Université Al Imam
17/11/2009
A la Imam Mohammed bin Saud Islamic University en Arabie Saoudite, a été créée une chaire sous le nom de"SABIC Chair for Islamic Finance Market Studies" dont le but est de promouvoir la recherche et les études en finance islamique.
Luxembourg : une plus grande implication dans la finance islamique
16/11/2009
Le bureau luxembourgeois de PricewaterhouseCoopers (PWC) dans un rapport sur la finance islamique, préconise une plus grande implication dans la finance islamique et invite le gouvernement luxembourgeois et les régulateurs, à ériger le Duché comme le hub européen de la finance islamique, spécialement pour les fonds islamiques et les sukuk.
Le rapport de PwC indique que la finance islamique est déjà une importante niche pour Luxembourg. 16 sukuk sont déjà cotés à la Bourse de Luxembourg. Par exemple, l’émission du sukuk Petronas EMAS de 1,5Mds$ en août 2009 a été enregistrée à Luxembourg, le groupe ayant préféré cette place au London Stock Exchange.
De plus, 31 fonds d’investissements islamiques sont domiciliés à Luxembourg.
Lors d’une tribune à l’ Islamic Financial Services Board (IFSB), le Gouverneur de la Banque Centrale de Luxembourg, Yves Mersch, a dit « malgré les turbulences actuelles, les praticiens du marché de la finance islamique au Luxembourg restent optimistes sur le fait que la finance islamique a des chances de croître fortement ces prochaines années en raison de l’appétit des investisseurs pour les produits financiers basés sur les principes éthiques. »
Deutsche Bank et GFH signent un accord de 100 M$
16/11/2009
Gulf Finance House (GFH) a annoncé avoir signé un accord avec Deutsche Bank pour le placement de sa seconde transaction de mourabaha convertible de 100M$.
Cette transaction entre dans le cadre de la recherche de liquidité de GFH,
avec l’augmentation de ses droits de souscription de 300M$, la vente partielle de QInvest
à Qatar Islamic Bank pour approximativement 51M$ et un premier placement de 100M$ d’un mourabaha convertible avec Macquarie Group.
Investment Dar : restructuration de 3,5 mds $
16/11/2009
Investment Dar de Koweït présentera aux créanciers et aux investisseurs ce mois-ci une proposition de restructuration d'environ 1 milliard de dinars (3,5 milliards $) de sa dette. L'entreprise d'investissement islamique, en défaut de 100 millions de dollars sur de la dette islamique en mai dernier [une première dans la région,ndlr] dit vouloir vendre certains actifs afin de satisfaire à ses obligations.
"Les engagements financiers de Dar sont un peu courts de 1 milliard de dinars", a déclaré à Reuters un porte-parole, qui a requis l'anonymat.
Dar, qui détient la moitié de Aston Martin, le constructeur automobile britannique de luxe, a déclaré qu'elle avait signé un accord avec les créanciers et les investisseurs pour geler les revendications temporairement.
La BID accorde 1Md $ en soutien pour les fermiers
16/11/2009
La BID a annoncé un extra 1Md$ pour soutenir les fermiers dans les pays en développement dans un projet avec l’agence de nutrition de l’ONU, Food and Agriculture Organisation (FAO).
Les fonds seront distribués au cours des trois prochaines années pour financer les projets dans les pays membres de la BID et l’agence de l’ONU fournira le soutien technique.
Quel avenir pour la finance islamique en Algérie?
16/11/2009
Si, dans certains pays occidentaux, les législateurs cherchent actuellement à créer les conditions réglementaires afin de permettre à leurs banques de capter les capitaux «halal», la législation algérienne a déjà autorisé ce genre d’opérations depuis 1991, lors de l’agrément de la première banque privée spécialisée dans ce financement, à savoir El Baraka Bank. Mais pour les spécialistes en la matière, ce marché, qui s’est développé dans le pays depuis 18 ans, demeure, cependant, en phase de démarrage. Il représente, selon les derniers chiffres connus, seulement 1% du système financier national et près de 15% des banques privées.
Et le nombre de banques et établissements agréés depuis se comptent sur les doigts d’une seule main : trois banques (El Baraka, Essalem et AGB) ainsi qu’une compagnie d’assurances (Salama) opèrent actuellement en Algérie selon les préceptes de la Charia.
Ce qui a fait dire d’ailleurs à certains spécialistes que la finance islamique en Algérie en est encore à un «stade embryonnaire». Motif ? La loi sur la monnaie et le crédit autorise, certes, les opérations d’investissement et de commerce conformes aux préceptes de la loi islamique (charia), mais ne les a pas clairement définies en tant que catégorie spécifique de financement.
«La finance islamique opère selon des règles différentes de la finance classique. Par conséquent, il faudrait avoir un système adapté au code de commerce, au niveau de la législation fiscale, parce que les transactions sont structurées d’une manière particulière par rapport aux banques classiques qui utilisent des intérêts. Dans le cas de la finance islamique, on utilise des opérations commerciales mais qui sont de nature financière», indique un expert. Ce manque de précisions serait à l’origine du timide développement de ce segment de la finance après deux décennies d’activité marquées par la présence seulement de quatre opérateurs financiers, dont trois n’ont qu’une année d’existence, qui offrent des produits financiers islamiques.
Certains experts, à l’image du directeur central d’El Baraka Bank, M. Nasser Hideur, ont vivement suggéré d’introduire certaines règles pouvant faciliter l’application ainsi que la réussite de ce type de financement en Algérie. En d’autres termes, ce banquier a indiqué que les lois bancaires, commerciales et fiscales gagneraient à être revues afin d’intégrer des dispositions particulières permettant d’assurer des opérations bancaires régies par les règles de la finance islamique. Existe-t-il une volonté politique de la part des autorités monétaires du pays pour la réussite d’une telle entreprise ? Affirmatif, répondent certains participants. En effet, ces derniers nous ont fait savoir que le ministère des Finances avait récemment affirmé que l’activité des banques islamiques en Algérie est codifiée de manière cohérente, en ce sens que la loi sur la monnaie et le crédit et les textes d’application de la Banque d’Algérie contient des textes législatifs visant à réguler les produits bancaires proposés par ces banques islamiques. Pour rappel, le premier argentier du pays avait annoncé également qu’un groupe de travail, formé de responsables de banques et établissements concernés, membres de l’Association des institutions financières et des banques, mène une étude exhaustive afin de formuler de nouvelles propositions pour le développement et le soutien de l’activité des banques islamiques en Algérie.
Selon un banquier exerçant dans une banque privée, sa banque ne peut pas aller à Ghardaïa pour ouvrir des agences, car ce ne sont pas des produits islamiques. Et c’est là un moyen pour nous de bancariser les gens dans ce sens. Donc, l’aspect culturel et religieux est déterminant, car en se référant aux principes de la religion, ils ont décidé de ne pas déposer leur argent dans les banques classiques». L’explication de ce spécialiste renseigne à quel degré la finance islamique peut avoir de beaux jours devant elle en Algérie.
Le Groupe Sarasin crée un nouveau benchmark en gestion de fortune islamique
12/11/2009
Le Groupe Sarasin, une banque privée majeure de Suisse disposant d’un grand réseau international, a lancé une nouvelle offre sharia-compliant de services et de produits de banque privée.
Pour Fidelis M. Goetz, membre du conseil de direction et directeur du secteur banque privée de la Banque Sarasin, « le lancement de notre offre de gestion de fortune islamique reflète notre engagement de servir les besoins divers de nos clients, basé sur une approche responsable, de long-terme, ainsi que sur nos capacités uniques au regard de notre considérable expertise au Moyen-Orient et notre grande expérience en tant que gestionnaire d’actifs spécialisé. » M.Goetz a fait cette déclaration lors d’une conférence de presse à Doha, en présence de Sheikh Mohammed Bin Ahmed Al Thani, ancien ministre du commerce et de l’économie du Qatar.
“Une approche éthique à la finance est cruciale pour la reprise économique”
12/11/2009
La finance islamique joue un rôle important dans la reprise économique en raison de son adhésion à des principes éthiques de la finance, a déclaré Hussain Al Qemzi, directeur général du groupe de Noor Islamic Bank et de Noor Investment Group.
Les pratiques financières éthiques, comme celles suivies par les banques islamiques, pourraient contribuer au cadre financier mondial, a déclaré ce haut responsable.
« Quand le système faillit, les personnes commencent à regarder des alternatives et la finance islamique avec son approche éthique peut combler ce manque, » a-t-il dit. Son commentaire reflète un changement dans la façon dont la finance islamique est en train de se positionner dans un système financier mondial post-récession. « Pour le développement d’une nouvelle structure financière, où un revirement vers l’éthique peut amener une touche humaniste, nous ne devons pas avoir besoin que la finance islamique et la finance conventionnelle coexistent, mais bien plutôt nous avons besoin d’un seul modèle éthique financier, » a-t-il ajouté.
Le développement des liens économiques entre la Malaisie et l’Indonésie passe par la finance islamique
12/11/2009
La Malaisie et l’Indonésie ont signé un accord pour développer les liens économiques et commerciaux entre les deux pays, a déclaré le ministre des finances de Malaisie, M. Najib. Une partie des orientations se focalise spécifiquement sur la finance islamique.
Finance islamique et placements ISR
12/11/2009
Philippe Zaouati, directeur du développement chez Natixis asset management répond à une question sur la finance islamique dans Le Figaro du 12/11
Comment expliquez-vous que la finance islamique soit plus médiatique que les placements ISR, alors que leurs positionnements sont proches ?
Les placements responsables dans le monde anglo-saxon sont conçus comme des fonds d'exclusion : les entreprises dont les produits ou les pratiques ne respectent pas les convictions morales défendues par le fonds sont exclues du portefeuille. C'est classiquement le cas des industries de l'armement, du tabac, des vins et spiritueux, sans oublier les sociétés dans la pornographie et les jeux. La philosophie de ces fonds est très proche des fonds éthiques, comme par exemple les fonds islamiques. Mais il existe d'autres types de placements ISR, notamment ceux qui défendent une approche de «meilleur élève», qui sont les plus répandus en France par exemple. Dans ces fonds, les gérants investissent dans chaque secteur sur les sociétés qui fournissent le plus d'efforts en matière de limitation de l'impact de leur activité sur l'environnement, qui veillent à améliorer leur politique sociale et leur gouvernance. Le grand public peine cependant à comprendre la logique de tels fonds, qui consistent à encourager les bonnes pratiques, mais dont le message n'est pas très clair. Ceci explique sans doute pourquoi ces fonds sont moins connus, et aussi moins médiatisés, que des fonds thématiques sur l'environnement ou les énergies renouvelables, par exemple.
Le développement de la finance islamique en Algérie
12/11/2009
Selon M. Hideur, directeur central de la banque El-Baraka, qui s’exprimait à Alger, à l’occasion de la seconde édition du Forum algérien de la finance islamique, «les lois bancaire, commerciale et fiscale gagneraient à être revues en vue d’intégrer des dispositions particulières permettant de conférer aux opérations bancaires régies par les règles de la chari’a l’ancrage légal dont elles sont dépourvues à l’heure actuelle», a-t-il dit.
Dans ce cadre, M. Hideur préconise de prévoir dans la loi bancaire une troisième catégorie d’établissements autorisés à effectuer des opérations de commerce et d’investissement spécifiques tels que l’achat-vente de biens à crédit, la réalisation d’ouvrages à crédit et le financement participatif de projets ou d’opérations avec ou sans prise de participation dans le capital social. Il propose, aussi, de prévoir, dans le code de commerce, des dispositions intégrant dans les valeurs mobilières les titres d’investissement représentatifs de droit de propriété sur des actifs réels ou d’une part indivise de projets financés en participation. Pour lui, il est, également, important de consacrer dans une loi de finances le principe d’égalité fiscale vis-à-vis de ces produits, c’est-à-dire ni faveur, ni pénalisation.
Ces propositions ont été faites par M. Hideur, après avoir abordé la situation de la finance islamique en Algérie. A ce propos, le même responsable a affirmé qu’«il existe en Algérie un marché qui tente de résoudre la problématique de l’intérêt et d’offrir des produits financiers alternatifs à une large couche de la population».
Ce marché, qui s’est développé dans le pays depuis 18 ans d’existence avec l’arrivée de plusieurs banques et une compagnie d’assurance islamiques, demeure, cependant, «en phase de démarrage et représente seulement 1% du système financier national», a reconnu M. Hideur, qui a rappelé que trois banques, en l’occurrence El-Baraka, Essalam et AGB, ainsi que la compagnie d’assurance Salama opèrent actuellement en Algérie selon les préceptes de la chari’a. M. Hideur n’a pas manqué de souligner la réflexion de certaines banques étrangères activant en Algérie, portant sur l’introduction de produits bancaires islamiques.
BID et Banque Mondiale vont coopérer
10/11/2009
Le Président de la Banque islamique de développement (BID) Dr. Ahmad Mohammed Ali, a reçu Dr. Ngozi Okonjo-Iweala, directrice exécutif de la Banque Mondiale. Les discussions ont porté sur une coopération entre ces deux institutions internationales.
QNB lance des services de private banking à Genève
10/11/2009
Qatar National Bank (QNB) annonce le lancement de QNB Banque Privée (Suisse) à Genève.
Cette banque nationale leader au Qatar, qui a une activité de finance islamique, ciblera les riches fortunes dans ce pays où la banque privée est très développée.
Le roadshow des autorités de Malaisie pour “construire la finance islamique ensemble”
09/11/2009
Les autorités de Malaisie ont opéré une tournée au Qatar et à Bahreïn pendant 6 jours, avec une délégation de 80 personnes, emmenée par le Vice-gouverneur de la Banque Centrale.
Depuis ces cinq dernières années, l’intérêt est croissant parmi les investisseurs du Moyen-Orient, pour le marché asiatique, spécialement la Malaisie, Singapour, l’Indonésie, la Chine et la Corée. Beaucoup d’institutions du Golfe ont pénétré le marché de Malaisie avec, en tête de file, Qatar Islamic Bank Group, qui a établi Asian Finance House, une banque islamique pleinement autorisée en tant que telle. Al-Rajhi Bank et Kuwait Finance House ont aussi lancé des banques islamiques en Malaisie. Unicorn Investment Bank et the Solidarity Group ont mis en place respectivement une banque islamique et une compagnie de Takaful.
A l’inverse, Maybank de Malaisie opère depuis 2001 à Bahreïn et CIMB est partenaire de Kanoo Group de Bahreïn depuis 2006 et a lancé CIMB Islamic Investment Bank à Manama.
L’Institut Africain de Finance Islamique organise une grande conférence en Afrique
09/11/2009
« L’UEMOA, un marché attractif pour les banques et institutions financières islamiques : enjeux et perspectives pour les investisseurs et clients potentiels »
L’Institut Africain de Finance Islamique, en partenariat avec le Ministère de l’Economie et des Finances et avec l’appui de la Banque Islamique de Développement (BID), organise un Forum International sur la Finance Islamique les 11 et 12 janvier 2010 au Méridien Président sous le parrainage de Maître Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal.
L’Institut de Finance Islamique (AIIF) est l’initiative de deux experts financiers aux backgrounds assez différents mais complémentaires :
• Mouhamadou Lamine Mbacke, Président de l’Institut, un pur produit du secteur privé, est titulaire d’un MBA de Old Dominion University des USA en 1995 après une maîtrise de Mathématiques et un diplôme européen de 3ème cycle en Management en France. M. Mbacke a travaillé 3 ans aux Etats- Unis pour Saks 5th Avenue avant de rejoindre la Citibank Dakar comme Directeur du Cash Management et des PME. C’est d’ailleurs à la Citi qu’il eut ses premiers contacts, dès 2001, avec la finance islamique à travers Citi-Islamic,
la branche Islamique de Citibank à Bahreïn, et qu’il eut l’opportunité de rencontrer
Dr. Mohamed Mahathir, le leader charismatique de la Malaisie et le Directeur de l’Institut de Finance Islamique de Malaisie.
• Cheikh Mansour Diouf, administrateur dans AIIF, est un pur produit du secteur public, diplômé de l’Ecole Nationale d’Administration après une maîtrise en Droit, Contrôleur principal du Trésor, actuellement en exercice comme Agent Comptable Particulier du CROUS de Saint-Louis. Il est titulaire d’un DESS en Ingénierie Financière de l’ISM de Dakar. Intéressé par le développement de la Finance Islamique dans l’UEMOA, il a convaincu Lamine que le meilleur partenaire, dans ce sens, est le Ministère de l’Economie et des Finances.
Le Ministère des Finances, qui travaillait sur ce dossier depuis 2007, a mis sur pied un groupe de travail constitué de plusieurs directions du Ministère. A leur actif, un travail de prospection qui les a menés dans beaucoup de pays comme le Soudan et la Malaisie. A l’image de la France et l’Angleterre qui travaillent à rendre leurs réglementations bancaires favorables aux banques et institutions financières islamiques, les initiatives audacieuses du Ministère sur ce dossier visent à positionner le Sénégal comme locomotive dans l’UEMOA. L’attractivité du marché de l’UEMOA pour les investisseurs de fonds conformes à la Sharia se trouve cependant contrariée par le déficit d’expertise locale en Finance Islamique. Le Ministère ne pouvait rêver mieux que d’une initiative comme l’AIIF pour faciliter la résorption de ce gap en ressources humaines. Les cours de l’Institut privilégient les séminaires de formation continue, destinés d’abord aux professionnels publics et privés de la Finance et animés par les meilleurs spécialistes de la Finance Islamique dans le monde. La formation est cadrée par rapports aux besoins spécifiques et ponctuels de formation des banques, des compagnies d’assurances, des mutuelles de crédit et des institutions régulatrices de l’économie.
Une banque islamique au Canada?
09/11/2009
Une première banque islamique pourrait voir le jour au Canada. Le groupe saoudien AlBassam House a demandé l’autorisation à Ottawa d'offrir des hypothèques « Sharia compliant » partout au Canada et de devenir ainsi la première banque islamique au pays.
La banque souligne que, si la demande est acceptée, cela permettra aux 700 000 Canadiens musulmans de s'acheter une maison tout en respectant leur foi.
« Nombreux sont les musulmans qui souhaitent investir dans l'immobilier, mais qui sont dans l’incapacité de le faire à cause de la restriction religieuse qui prohibe l’intérêt.» explique un représentant du groupe.
Mais, selon Tarek Fatah, du Congrès musulman du Canada, les financiers « islamiques » abusent les croyants qui veulent respecter la Sharia, car leurs frais sont beaucoup plus élevés que dans le système de crédit immobilier traditionnel.
La demande d’agrément est sur le bureau du ministre fédéral des Finances.
De nouvelles preuves à l’encontre de responsables de Tamweel
09/11/2009
De nouvelles preuves viennent s’ajouter au dossier d’inculpation des responsables de Tamweel, accusés de fraude. Un expert du Département de l’audit financier, Mohammed Mustafa Hussein, a montré que plusieurs violations ont été commises par les responsables de Tamweel. L’une d’elles, est un contrat indiquant que Tamweel était partie prenante à hauteur de 90% dans un deal tandis que Bonyan l’était à 10%. Or, il était stipulé que Bonyan devait néanmoins recevoir 50% des profits.
Sultan Bin Saeed Al Mansouri: “Adopter l’éthos fondamental de la finance islamique face à la crise”
08/11/2009
Sultan Bin Saeed Al Mansouri, Ministre de l’Economie des Emirats a déclaré, à l’occasion de la Réunion Ministérielle de COMSEC à Istanbul qu’ « une des leçons de la crise est le besoin d’adopter de fortes mesures de gouvernance d’entreprise et des hauts standards de transparence. Il s’agit de l’éthos fondamental de la finance islamique ».
Le Top 500 Islamic Financial Institutions de 2009
05/11/2009
The Banker a édité le Top 500 Islamic Financial Institutions de 2009. Les institutions financières islamiques croissent malgré la crise, « en raison d’une approche conservatrice en termes de risques. »
Selon The Banker magazine, les actifs détenus par des banques islamiques ou conventionnelles ayant un département islamique, ont crû de 28,6% atteignant 822 Mds$ en 2009 contre 639Mds$ en 2008.
La Conférence Fiqh sur la finance islamique
04/11/2009
La 3ème Conférence Fiqh pour les Institutions de Finance Islamique s’est tenue à Koweït les 03 et 04 novembre. Une partie des débats s’est concentrée sur les questions de provisions des banques pour faire face aux besoins de liquidité.
Issam Al-Enizi, un expert financier, a notamment argué que la finance islamique devait prouver au monde financier international que, grâce à sa très grande flexibilité, cette industrie peut affronter tous les problèmes systémiques.
450 M$ de capital frais pour GFH en moins d’un mois
02/11/2009
Gulf Finance House aura réussi à lever 450 M$ de capital frais en juste un mois.
GFH, principale banque d’investissement islamique du Moyen-Orient, annonce avoir reçu 300 M$ de l’augmentation de ses droits de souscription qui s’est terminée le 29 octobre.
Soutien de la BID à la filière cotonnière
02/11/2009
« La BID, à travers la Société Internationale Islamique de Financement (ITFC), est très satisfaite des relations avec la SOFITEX. Elle est également fière de voir que dans ce contexte de crise cotonnière, cette société tienne la barre et reste l’une des plus grandes sociétés cotonnières au sud du Sahara ». Ces propos sont de M Moussa Touré, Directeur de Marketing (Afrique Francophone) de ITFC, une structure de financements créée par la BID en 2005.
La cérémonie présidée par le Ministre de l’Economie et des Finances M. Marie Noël Bembamba, a été l’occasion pour M. Touré de situer les uns et les autres sur les raisons qui ont amené son organisme à s’intéresser à la filière cotonnière du Burkina et de revenir sur l’importance du rôle que joue la SOFITEX dans la lutte contre la pauvreté. « La Bid essaie de concilier activités commerciales et activités de développement. C’est pourquoi le coton a été choisi, parce que non seulement il est stratégique et a un impact sur près de 3 millions de personnes, mais également il constitue un puissant vecteur de lutte contre la pauvreté, puisqu’en achetant le coton aux producteurs, la SOFITEX contribue à créer des richesses » a-t-il expliqué en substance.
Al-Mukhaizeem: le succès de KFH encourage les banques internationales à entrer dans le secteur de la finance islamique
02/11/2009
Le Président et Directeur de Kuwait Finance House, Bader Al-Mukhaizeem, a déclaré qu’en dépit de sa courte histoire, comparée à celle de la finance conventionnelle, la finance islamique a réussi à prouver sa puissance et sa stabilité ces années passées, spécialement pendant les crises.
Il a ajouté que KFH est la preuve de l’efficacité du système bancaire islamique, puisque des personnes prédisaient que KFH ne parviendrait pas à réussir quand elle a été créée il y a 30 ans, voire qu’elle fermerait en quelques mois. Cependant, 30 ans après, KFH symbolise le succès du système bancaire islamique, et est parvenue en quelques années à faire des profits que lui envient bien des banques conventionnelles, incitant beaucoup d’entre elles, aujourd’hui, à entrer dans le domaine de la finance islamique.
Le Gouvernement indien pousse l’option de la finance islamique
01/11/2009
Le ministre des finances indien, Pranab Mukherjee, a assuré une délégation de l’Indian Centre for Islamic Finance (ICIF) qu’il allait bientôt discuter avec la Gouverneur de la Reserve Bank of India de la faisabilité de l’introduction d’un système financier islamique dans le pays.
La Banque Centrale de Bahreïn participe à la première conférence sur la finance islamique en Allemagne
31/10/2009
Khalid Hamad, directeur général de la supervision bancaire au sein de la Banque centrale de Bahreïn a participé à la Première conférence sur la finance islamique en Allemagne le 29 Octobre.
Cette conférence était organisée par le BAFIN, l’autorité de régulation financière allemande.
« La BID est un organisme de développement qui n’est guidé que par des critères de faisabilité et de viabilité des projets. Sa mission n’est pas de promouvoir l’Islam mais de contribuer au développement »
30/10/2009
En marge du Forum ministériel sous-régional sur la mise en œuvre du Programme spécial pour le développement de l’Afrique (PSDA), le président de la Banque islamique de développement (BID), Ahmad Mohamed Ali a animé une conférence de presse, le 28 octobre 2009 à Ouagadougou pour clarifier les interventions de son institution.
L’organisme de financement basé à Djeddah met au service du progrès du continent
14 milliards de dollars US afin que cette partie du monde espère s’approcher des Objectifs du millénaire pour le développement en 2015.
Sept ans après la Déclaration de Ouagadougou constituant sa feuille de route pour des financements de projets de l’ordre de trois milliards de dollars US en cinq ans sur le continent, la capitale burkinabé a encore servi de cadre à la Banque islamique de développement pour une nouvelle perspective de coopération avec l’Afrique. Cette fois-ci, l’institution islamique internationale veut ouvrir cette partie de la planète aux capitaux étrangers. Il s’agit de faire bénéficier de ce modèle de financement 20 pays subsahariens sur les 22 réduits aux prêts concessionnels.
« Au rythme actuel, et en dépit des progrès réalisés, peu de pays d’Afrique subsaharienne pourraient atteindre tous les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) du fait d’un manque de ressources et de capacité d’absorption », s’est-on résolu à la BID. Un tel constat a conduit le Sommet extraordinaire de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) d’investir la Banque de la mission de financement d’un Programme spécial pour le développement de l’Afrique (PSDA). « Le PSDA a été conçu par des ministres africains, eux-mêmes gouverneurs de la BID. Ce programme nourrit exclusivement l’ambition de contribuer au progrès à travers la réduction significative de la pauvreté. Les financements s’inscrivent dans leurs recommandations et leurs directives dans des domaines tels que l’agriculture, la santé, les infrastructures…La différence fondamentale entre la BID et les autres institutions de financement c’est que cette fois-ci avec le PSDA, les différentes composantes et les contenus des projets ont été élaborés par des Africains eux-mêmes. Ils animent le Programme et guident les interventions de la BID dans ce qu’ils auront définis comme démarche et domaines prioritaires », a expliqué le président de la BID, Docteur Ahmad Mohamed Ali, en marge du Forum ministériel de mise en œuvre du PDSA.
« La sélection se fonde sur leur viabilité. Les prêts ne sont soumis à aucun intérêt sauf dans le cas des prises de participation. Les modes de financement sont aussi fonction de l’identité du bénéficiaire dont le potentiel financier permet d’appliquer l’intervention recommandée par la Charia », a indiqué Docteur Ali. Des projets nationaux peuvent bénéficier de financements allant de 10 à 15 millions de dollars US et ceux à caractère régional de 100 à 150 millions de dollars US.
Le premier responsable de la BID s’inscrit en faux contre toutes les rumeurs qui prétendent que l’intérêt particulier de son organisme pour le continent vise à promouvoir l’Islam dans cette région du monde. Il rappelle que la Charte ratifiée par les cinquante-six (56) Etats membres demeure la boussole : « Un tel jugement est faux. Ce n’est pas une institution religieuse. C’est un organisme de développement qui n’est guidé que par des critères de faisabilité et de viabilité dans le financement des projets. La mission assignée n’est nullement celle de propager ou de promouvoir l’Islam mais de contribuer au développement des pays membres. Sa charte en est la preuve ». Docteur Ahmad Mohamed Ali estime également que les Africains n’ont pas à exprimer un quelconque scepticisme face au PDSA à cause de son coût supposé élevé, ni à cause des balbutiements du NEPAD avec lequel certains établissent des rapprochements. Il clame que la BID intègre dans son action de nouvelles priorités en rapport avec la globalisation. Le commerce et la promotion du secteur privé occupent une place de choix dans les financements en vue d’améliorer la compétitivité des économies dans le cadre de l’ouverture des marchés.
Les domaines prioritaires incluent les projets d’infrastructures et d’interconnexions de nature à désenclaver et à réduire les coûts des facteurs. L’institution de Djeddah prône le rôle majeur de la micro-finance comme outil de développement pour les populations les plus pauvres.
HEC invitée à une session sur la FI au Qatar
29/10/2009
The Qatar Faculty of Islamic Studies (QFIS) a accueilli un groupe de participants d’un Executive MBA d’HEC lors d’une session spéciale sur la finance islamique, au cours d’une visite à Doha emmenée par Joshua Kobb pour comprendre le rôle présent et futur de la région du Golfe.
Selon le doyen de la faculté, Hatem Al Karwanshawy, « le système de la finance islamique peut rendre nulle la possibilité d’une autre récession. Beaucoup de fondements de la finance islamique traitent de l’économie réelle, ce qui signifie que les produits ou les affaires basés sur le pari et les spéculations sur le risque sont interdits. Si on élimine ces facteurs d’un système économique, aucun crack économique ne peut avoir lieu.»
Barwa Bank, nouvelle banque islamique au Qatar
29/10/2009
Barwa Bank, banque islamique enregistrée et régulée par la Banque Centrale du Qatar, au capital autorisé de 275 M$, a annoncé le lancement de ses opérations à Doha. Barwa Bank est une filiale détenue intégralement par Barwa Real Estate Company.
Barwa Bank a aussi annoncé qu’elle avait été désignée comme chef de file par Qatari Diar Real Estate Investment Company (Qatari Diar), à laquelle elle est associée, pour fournir 137,5 M$ d’un crédit syndiqué islamique d’1 Md $ pour aider à financer des investissements européens.
Le régulateur allemand favorable à la finance islamique
29/10/2009
L’Allemagne veut s’établir comme un marché pour les produits financiers conformes à la loi islamique, a déclaré à Reuters le responsable de la régulation allemande lors d’une conférence sur la finance islamique à Francfort.
« Nous voyons beaucoup d’intérêt de la part des investisseurs des pays musulmans qui veulent investir leur argent en Allemagne en accord avec les principes de la Charia », a déclaré le président de la Bafin, Jochen Sanio.
« Nous espérons accueillir rapidement la première partie intéressée qui voudra offrir ces produits », a-t-il dit.
La Banque Zitouna ouvrira une dizaine d’agences dès la fin du premier trimestre 2010
29/10/2009
La Banque Zitouna, officiellement créée depuis quelques jours, devrait entamer ses activités commerciales à la fin du premier trimestre 2010. La banque compte couvrir progressivement toutes les principales villes tunisiennes d’ici cinq ans. Néanmoins, au démarrage, elle compte ouvrir une dizaine d’agences dont notamment quatre sur le Grand Tunis (Tunis centre ville, Ennasr, La Marsa, et le Kram), deux à Sousse et deux à Sfax.
La banque dispose actuellement d’un effectif d’une cinquantaine de personnes qu’elle devrait porter à 150 au démarrage des activités. La banque a lancé une campagne de recrutement sur Exceljob (www.exceljob.com) dés le mois de juillet 2009. La campagne a visé principalement des cadres expérimentés. Au delà, les dirigeants de la nouvelle institution comptent renforcer leurs équipes par des jeunes diplômés qui seront formés aux méthodes de la banque et aux techniques de la finance islamique.
Dubaï lève 2 Mds$ avec la plus grande émission de sukuk cette année
28/10/2009
Le Gouvernement de Dubaï est parvenu à lever 1,93 Mds $, grâce à la plus forte émission de sukuk dans le Golfe cette année. Il a « pricé » avec succès une émission internationale de 1,25 Mds$ à 6.39% et une autre en devise locale de 680M$ à 5,65% sous son Trust Certificate Issuance Programme de 2,5 Mds$.
Cette émission de sukuk de tranche-duale a été extrêmement bien reçue dans le monde par les investisseurs et a généré un excès d’ordres de 6,3Mds$.
Les investissements de KFH du Koweït à Bahreïn excèdent les 20 Mds$
28/10/2009
L’ambassadeur du Koweït à Bahreïn, Sheikh Azzam Mubarak Al-Sabah, a rendu hommage aux performances au sein du Royaume de la principale banque islamique du Koweït, Koweit Finance House.
Pour l’ambassadeur les investissements de KFH (Baitak) dans le Royaume de Bahreïn ont excédé les 20 Mds$.
Le remboursement de Nakheel aide à dynamiser la dette islamique
27/10/2009
La confiance dans le fait que le plus grand émetteur de dette sharia-compliant puisse honorer ses engagements de remboursement, a des chances de pousser la croissance du secteur, selon les observateurs.
« Nakheel est le porte-drapeau », dit Yannick Lopez de OFI Asset Management. « Un défaut de Nakheel pourrait avoir de plus grandes implications » sur le marché des obligations islamiques. « Notre point de vue est que la probabilité de défaut sur ce nom est très basse », a-t-il ajouté.
Nakheel, une entité publique contrôlée par Dubai World, doit plus de 5 Mds $ d’ici 2011 en obligations islamiques et a subi de lourdes pertes dans le secteur immobilier lequel a vu ses prix chuter de moitié.
Les sukuk ont recouvré une croissance de 27% cette année, suivant un indice HSBC. L’année dernière, le marché a chuté 4 fois autant que la dette corporate investment-grade conventionnelle
Les ventes internationales de dette islamique vont doubler l’année prochaine pour atteindre 14 Mds$ selon les prévisions d’HSBC, puisque les entreprises telles que General Electric prévoient d’en émettre.
« Il y a seulement trois ou quatre défauts dans les marchés islamiques, pas 3000, » a déclaré le renommé sharia scholar, Sheikh Nizam Yaqubi.
Lancement de IslamicAdvisory.com, premier certificat en finance islamique en ligne
26/10/2009
IslamicAdvisory.com est le premier et unique certificat en finance islamique 100% en ligne, Ses examens débutent ce mois pour le Certified Islamic Finance Executive(TM) ou CIFE™ : http://www.IslamicAdvisory.com
Ce lancement a été bien perçu par certains responsables de l’industrie, tels Afaq Khan, CEo de Standard Chartered Saadiq pour qui « c’est un développement bienvenu pour l’industrie ; de telles solutions auront un long destin en fournissant des outils systématiques pour les praticiens. »
Partenariat dans le domaine de l’éducation entre (IIIBF) d’Inde et l’Université de Trisakti en Indonésie
26/10/2009
L’International Institute of Islamic Business and Finance (IIIBF), basé en Inde, est entré dans un partenariat de long terme avec l’Université de Trisakti d’Indonésie qui inclut une reconnaissance mutuelle de ses programmes d’éducation ainsi qu’un développement de nouveaux cours dans des secteurs émergents tels que la micro-finance islamique et les organismes de charité et de non-profits islamiques.
Pour Mohammed Obaidullah, économiste senior au sein de la Banque islamique de développement (BID) d’Arabie Saoudite et fondateur de IIIBF, « le partenariat devrait fournir un grand dynamisme à la recherche et au développement des ressources humaines pour le nombre croissant de projets de micro-finance islamique et de réduction de la pauvreté à travers le monde. IIIBF offrirait maintenant des MA et des doctorats en économie islamique qui seraient délivrés par Trisakti. Ces programmes d’éducation se focaliseraient naturellement sur les meilleurs pratiques du micro-crédit islamique des innombrables expériences entreprises à travers l’Indonésie et encourager une réplique en Inde »
IIIBF, sponsorisé par IBF Net (Islamic Business and Finance Network) a offert des programmes certifiés dans le domaine de la banque, l’assurance et l’investissement islamiques depuis 99.
GFH réalise 50 M$ dans une vente partielle de Qinvest à QIB
26/10/2009
Gulf Finance House (GFH), la principale banque islamique d’investissement du Moyen-Orient a annoncé la signature d’un accord avec Qatar Islamic Bank (QIB) en relation à la vente de 10% de détention dans Qinvest, alors que GFH en détenait 15% au total.
Qinvest, actuellement la principale banque d’investissement a été conçue par GFH en partenariat avec QIB en 2007. La vente réalisera approximativement 50M$ de liquidité, qui doit être additionnée 150M$ en capital avec l’émission des droits de souscription et l’investissement de 100M$ pour une murabaha convertible par le Macquarie Group.
Comment la Bourse de Londres se positionne-t-elle par rapport à ce l'on appelle la finance islamique ?
26/10/2009
Xavier Rollet, directeur général du London Stock Exchange, répond à une question de BFM sur la FI dans une interview consacrée à la place de Londres
Comment la Bourse de Londres se positionne-t-elle par rapport à ce l'on appelle la finance islamique, qui veille au respect de la charia, au partage des pertes et des profits, à l'interdiction de toute forme d'intérêts et de toute spéculation, que Christine Lagarde, en France, veut séduire ?
Je pense qu'elle a raison, il y a une opportunité économique essentielle. Nous avons un avantage, c'est que nous sommes le leader mondial dans le domaine du listing, et nos relations privilégiées avec nombreux investisseurs du Golfe nous ont donné dans ce domaine une position de leader mondial. Je pense que Madame Lagarde, Madame la Ministre a tout à fait raison de considérer qu'il y a eu une opportunité pour Paris, concurrence loyale avec la Place de Londres. Que le meilleur gagne !
Un premier client pour Path Solutions en Irak
24/10/2009
Path Solutions, fournisseur mondial de logiciels certifiés par l’AAOIFI, a annoncé que Cihan Bank, une des institutions financières les plus progressistes à Erbil, a signé un accord selon lequel Path Solutions exécuterait l’entier projet de IT pour Cihan, la première banque privée du Kurdistan.
Des dizaines de millions de pertes pour un investissement néo-zélandais de KFH
23/10/2009
Kuwait Finance House a perdu plusieurs millions de dollars de son investissement dans une des marque de vêtements icônes de Nouvelle-Zélande, Canterbury Clothing.
Selon KPMG, la holding company de Canterbury devait plus de 100M$ à ses créditeurs en août, dont 54M$ à Kuwait Finance House. Les détenteurs ont estimé qu’ils recouvreraient 16M$ des autres compagnies de Canterbury et 14M$ ailleurs, laissant un déficit total de 71M$. La marque a depuis été vendue à un géant anglais JD Sports pour 16,2M$.
La Thaïlande autoriserait les firmes de Malaisie à entrer dans le capital de l’Islamic Bank of Thailand
22/10/2009
La Thaïlande est ouverte à l’idée que les firmes malaisiennes détiennent des parts dans l’Islamic Bank of Thailand pour aider à fournir des services financiers islamiques en particulier aux personnes du sud du pays, a déclaré son ministre des finances, Korn Chatikavanij .
« Un facteur important pour restaurer la paix dans le Sud de la Thaïlande est de s’assurer qu’il y a un accès pour se financer, » a-t-il dit lors de la première visite du Kuala Lumpur Business Club à Bangkok les 15 et 16 Octobre.
Le système banquier islamique en Thaïlande a commencé via la possibilité d’introduire une ‘fenêtre islamique’ par le Government Savings Bank en 98.
Il a pris plus d’ampleur avec le soutien du gouvernement pour l’établissement de l’Islamic Bank of Thailand en 2003. L’Islamic Bank of Thailand est en partie détenue par des investisseurs du Moyen-Orient, mais reste sous contrôle du gouvernement Thaïlandais.
Si la Malaisie détient une part dans l’Islamic Bank of Thailand, ce n’est pas le premier pacte entre les deux pays dans le secteur bancaire.
Korn a indiqué que CIMB Group avait déjà une part majoritaire dans BankThai Public Co Ltd. Aujourd’hui cette banque connue sous le nom de CIMB Thai Bank Public Co Ltd, est la 11ème plus importante banque commerciale du pays avec des branches dans 147 localités. CIMB détient 92.04% de la banque.
Qui est le Directeur Général de la banque Zitouna ?
21/10/2009
Ce premier Conseil d’Administration a nommé Mohamed Sakher El Materi Président du Conseil d’Administration de la banque, Mahfoudh Barouni Directeur Général et Walid Koubaa DGA de la Banque. Il est ici important de noter que Mahfoudh Barouni est considéré comme LE spécialiste de la finance islamique en Tunisie. Economiste de formation, l’homme peut se prévaloir d’une longue et riche carrière, dont 25 ans à la tête de la BEST Bank. Animateur de plusieurs séminaires sur les produits financiers islamiques, il a aussi été administrateurs dans plus d’un projet de développement, dont la société du Lac de Tunis et la Foire Internationale de Tunis.
Pour le seconder, Walid Koubaa, n’est pas non plus un inconnu dans le domaine bancaire et dans le secteur des finances islamiques. Haut cadre tunisien et ancien de la Citybank à Tunis, l’homme est celui qui a travaillé sur la création de la Noor-Bank et de la Sharjah Islamik Bank.
Tunisie : Banque Zitouna : liste des actionnaires et composition du conseil d'administration
21/10/2009
Sur invitation du Fondateur de la Banque Zitouna, Monsieur Mohamed Sakher EL MATERI, les Actionnaires de la Banque se sont réunis en Assemblée Générale Constitutive mercredi 21 octobre 2009 à Gammarth
L’ordre du Jour de l’AGC portait principalement sur :
1- L’approbation définitive des statuts
2- La Vérification et la reconnaissance de la sincérité de la déclaration de souscription et de versement de la totalité du montant des actions composant le capital social.
3- La Nomination des premiers Administrateurs
4- La Nomination des Commissaires aux Comptes
5- La Constatation de la Constitution définitive de la Société
Il est à rappeler que le Capital de départ de la Banque Zitouna est de 30 millions de dinars. Cette structure lui assure déjà une solidité financière remarquable compte tenu de la qualité de son tour de table composé par les principaux groupes privés tunisiens à savoir :
- Le Groupe Princesse EL MATERI Holding, Fondateur et Actionnaire majoritaire avec plus de 51% du capital.
- Le Groupe La Carte.
- Le Groupe Poulina.
- Le Groupe TTS.
- Le Groupe Délice-Danone.
- Le Groupe UTIC (Ulysse Trading & Industrial Companies)
- Le Groupe Bouchamoui
Par ailleurs, l’Assemblée Générale Constitutive a nommé comme premiers Administrateurs :
- Monsieur Mohamed Sakher EL MATERI ;
- La société Princesse Holding représentée par Monsieur Moncef EL MATERI ;
- La société Portefeuille Invest et
- Messieurs Hassine Doghri, Abdelwaheb Ben Ayed, Aziz Miled, Hamdi Meddeb, Nabil Chaibi et Rafik Bouchamaoui.
En outre, les cabinets KPMG Tunisie et BAC, membres de l’ordre des Experts Comptables de Tunisie, ont été nommés commissaires aux comptes de la Banque Zitouna.
Le premier Conseil d’Administration ainsi formé a tenu le même jour réunion et a décidé de nommer :
1. Monsieur Mohamed Sakher EL MATERI Président du Conseil d’Administration
2. Monsieur Mahfoudh Barouni Directeur Général
3. Monsieur Walid Koubaa Directeur Général Adjoint de la Banque
Intervenant à l’occasion devant les Actionnaires et les Membres du Conseil à propos des choix et orientations stratégiques de la banque pour son plan de développement, le Président du Conseil, M. Mohamed Sakher EL MATERI a notamment indiqué que « ce projet est une confirmation des orientations du Chef de l’Etat Tunisien le Président Zine El Abidine BEN ALI et de son gouvernement, en matière de consolidation du dispositif bancaire et financier, en vue d’offrir aux ménages tunisiens de nouvelles solutions bancaires innovantes et d’appuyer et soutenir les entreprises et les investisseurs tunisiens et internationaux ayant choisi la Tunisie pour développer leurs activités. Banque Zitouna se veut ainsi une banque universelle, citoyenne, moderne et ouverte sur son environnement international ».
Le Fondateur de la Banque Zitouna a aussi précisé que « nous avons doté ce projet de tous les atouts nécessaires à sa réussite et avons pour cela fait appel aux meilleures expertises internationales et compétences nationales en matière financière et bancaire et principalement celles spécialisées dans la Finance islamique ».
«Le projet dispose ainsi de forts atouts lui permettant d’avancer rapidement et à pas sûrs. Le challenge est certes important, mais la motivation et le dévouement de nos équipes nous laissent confiants et rassurés quant à la réussite de notre banque … », a conclu le Président du Conseil.
Notons par ailleurs que la Banque Zitouna a été agréée en tant que banque universelle. Son siège social, en cours de construction, est situé aux Berges du Lac II. L'ouverture est prévue pour la fin du 1er trimestre 2010. Un vaste programme d’ouverture d’agences est déjà engagé et couvrira dans une première phase les principales villes de la Tunisie.
Une émission de sukuk envisagée par la Jordanie pour combler son déficit
21/10/2009
La Jordanie est en train d’étudier l’éventualité d’une émission de sukuk pour la fin d’année en partie pour couvrir son budget grandement déficitaire.
Un comité a été mis en place pour étudier comment introduire les sukuk pour la première fois dans le royaume qui compte traditionnellement sur une obligation conventionnelle de maturité à 6 mois, 1 an ou 3 ans, a révélé une source du ministère des finances jordanien.
Une filiale de la Banque mondiale émet des actifs de finance islamique
21/10/2009
Information que nous avions relevé dans notre veille du 14 octobre qui semble avoir fait le tour de la presse française
La Banque mondiale a annoncé mercredi qu'une de ses filiales, la Société financière internationale (SFI), allait émettre 100 millions de dollars d'actifs de finance islamique cotés à Dubai et Bahreïn.
La SFI, qui finance des projets privés dans les pays en développement, va lancer ses "premiers sukuk (certificats d'investissement de finance islamique) sur les Bourses Nasdaq de Dubaï et Bahreïn", a indiqué l'institution internationale dans un communiqué.
Dans la finance islamique, respectueuse de la charia qui proscrit l'usure, les sukuks sont des actifs proches du principe des obligations, mais qui au lieu d'un taux d'intérêt reposent sur le principe du partage des bénéfices générés par les projets ainsi financés.
"Les sukuk halal de la SFI seront une émission libellée en dollars (...) sans remboursement planifié avec une maturité de cinq ans", a précisé la Banque. Elles donnent une "part de propriété non divisée dans des actifs conformes à la charia" qui "soutiennent un ensemble de projets (...) dans des secteurs comme la santé, l'éducation et l'infrastructure".
La place financière de Dubaï a organisé mardi un forum sur "la finance islamique, des solutions pour un monde d'après-crise". Selon son directeur général Abdulla Mohammed Al Awar, le secteur représente "près de 1.000 milliards de dollars" dans le monde.
“La finance islamique – des solutions pour un monde d’après-crise”, DIFC
20/10/2009
Le Dubai International Financial Centre (DIFC) a organisé un séminaire sous l’appellation “La finance islamique – des solutions pour un monde d’après-crise”, 6 ème séminaire issu de son cycle Knowledge Series. Ce séminaire doit permettre « d’explorer le potentiel de la finance islamique pour la transformer depuis un secteur de niche à un secteur majeur, » a déclaré Abdulla Mohammed Al Awar, CEO du DIFC.
En plus des différents thèmes traités tels que les aspects de régulation de cette finance, la gestion du risque ou le financement de projets notamment, un trait important a été la remarque sur les indices islamiques. Alors que les marchés d’action à Londres et à New York se sont effondrés, les indices financiers islamiques ont maintenu une tendance haussière, a noté un intervenant.
Emirates NBD reçoit une délégation du FMI
19/10/2009
Emirates NBD, le plus grand groupe bancaire du Moyen-Orient en termes d’actifs et ayant une partie conséquente de ses activités islamiques, a accueilli une délégation du FMI.
La visite avait pour but un bénéfice mutuel à travers l’échange et l’expertise des deux institutions.
Nakheel Properties paie sa dette de 1,2 Md $
19/10/2009
Nakheel Properties a payé sa dette de 1,2 Mds$ auprès de Emirates NBD, Mashreqbank, Noor Islamic Bank et Samba d’Arabie Saoudite la semaine dernière. Bien que Nakheel avait rééchelonné la maturité des titres à novembre, ceux-ci ont été payés un mois en avance.
Nakheel a des sukuk à hauteur 3,52Mds$ atteignant leur maturité en décembre cette année et doit rembourser 4,02 Mds$ aux détenteurs d’obligations.
KFH revendique 63% de nationaux comme employés
19/10/2009
Kuwait Finance House, une des institutions bancaires islamiques majeures, déclare avoir 63% de ses employés de nationalité koweitienne. KFH a été félicité par un award, car cette volonté correspond à la politique des autorités du Koweït de favoriser les emplois en faveur des nationaux.
Ithmaar Bank lève 500 M$ de capital pour devenir une banque de détail
19/10/2009
Ithmaar Bank qui deviendra une banque islamique de détail après avoir été une banque d’investissement s’apprête à lever 500 M$ de capital : première phase deans sa stratégie d’accroître son capital initial, a déclaré un officiel de la banque.
Une banque islamique en création aux Maldives
18/10/2009
Un accord a été signé avec Ridge Solutions International Holdings de Dubaï pour établir une banque islamique aux Maldives.
La compagnie de Dubaï détiendra 75% des parts de la banque, et l’Etat 25%. L’accord a été signé au nom du Gouvernement par le ministre des Finances Ali Hashim.
Le capital initial de la banque sera 20M$.
Le Gouverneur de la Banque Centrale de Bahreïn rencontre le Président de la République du Sénégal
17/10/2009
Rasheed Mohammed Al Maraj, le Gouverneur de la Banque centrale de Bahreïn, a rencontré le Président de la République du Sénégal, Abdoulaye Wade.
La réunion a porté sur le secteur de la finance et plus particulièrement sur la finance islamique. Des réunions entre les banques centrales des deux pays ont été organisées dans le but de traduire les succès économiques de Bahreïn au Sénégal en termes de finance islamique.
Clifford Chance souligne le manque de connaissances des acteurs économiques en matière de finance islamique
15/10/2009
Freinée par la crise, la croissance de la finance islamique devrait connaître une forte embellie ces prochaines années avec la remontée du baril de pétrole. Des grands groupes tels que BNP Paribas, HSBC, Deutsche Bank, Calyon, Total et GDF-Suez s'y sont mis, mais ils font plutôt figure d'exception, comme tend à le démontrer une étude mondiale que vient de mener le cabinet Clifford Chance.
Malgré la crise des liquidités, Clifford Chance affirme que plus de la moitié (52%) des cadres d'entreprises interrogés se disent "pas du tout intéressés" par ce type de financement - les réactions sont même parfois très épidermiques -, cette proportion atteignant 54% en Europe de l'Ouest, 56% aux Etats-Unis et 48% en Grande-Bretagne qui dispose, il est vrai, d'une longueur d'avance dans ce domaine. "Ce n'est pas tant l'adaptation du cadre réglementaire qui est en jeu que l'appropriation par les entreprises de ces nouveaux modes de financement", déclare Mustapha Mourahib, associé financements structurés chez Clifford Chance. Le cabinet, qui n'hésite pas à prêcher la bonne parole, prévoit de redoubler ses efforts de pédagogie pour convaincre ses clients des opportunités que ce mode de financement peut leur offrir.
Augmentation du capital autorisé de la seule banque islamique d’Azerbaïdjan
15/10/2009
La seule banque islamique d’Azerbaïdjan, Kovsar Bank, devrait augmenter son capital autorisé suite à sa demande auprès de The Azerbaijani State Securities Committee (SSC), l’autorité monétaire du pays.
Son capital, actuellement de 2,495M$, devrait alors atteindre les 2, 994M$.
Cette banque a été créée en 1989 en étant une des premières banques commerciales d’Azerbaïdjan. En 2001, ses fondateurs ont décidé de la renommer sous l’appellation de Kovsar Bank et ont amendé sa charte pour remplir les pré-conditions d’une banque islamique.
Sorooh prévoit de lancer un fonds sharia-compliant européen
15/10/2009
Sorooh Investment Company a signé un protocole d’entente avec Prime Property Consultants Company et Hamad Bin Abdullah Al-Attiyah pour créer un fonds sharia-compliant européen.
Ce fonds sera établi avec un capital de 200M d’euros. Il prévoit d’offrir aux investisseurs l’opportunité d’investir dans de l’immobilier commercial à hauts revenus en Europe.
Le Gouvernement annule l’émission de sukuk en Indonésie
14/10/2009
Le Gouvernement a annoncé que, n’ayant pas réussi la souscription pour les séries IFR003 et IFR004, il en annulait l’émission.
Selon le directeur général de la gestion de la dette au département des finances, Rahmat Waluyanto, la souscription n’a pas été couverte parce que la moyenne des revenus demandés était au-dessus des obligations souveraines du marché secondaire. Une des raisons de l’échec est donc, pour lui « le coût relativement supérieur en raison d’un revenu demandé plus élevé », a-t-il dit.
Le directeur du financement islamique au département des finances Dahlan Siamat, a déclaré, à cette occasion, que le gouvernement avait toujours l’intention de recourir cette année à la vente d’obligations islamiques similaires.
La Banque Mondiale lève 100 M$ en sukuk
14/10/2009
The World Bank’s International Finance Corporation projette de lever près de 100 M$ à travers des obligations islamiques,selon des sources proches du dossier.
HSBC, Dubai Islamic Bank, Kuwait Finance House Bahrain et Liquidity Management House sont sur le point d’organiser le roadshow pour le sukuk, qui, selon ces sources démarrera à partir du 18 octobre, dans les villes de Riyad, Abu Dhabi, Dubaï et Bahreïn.
Partenariat en finance islamique entre l’Angleterre et la Tunisie
12/10/2009
M. Philippe Gautier, spécialiste financier de l’UK Trade & Investment (UKTI), agence gouvernementale britannique de développement du commerce extérieur et de l’investissement, a effectué du 5 au 9 octobre 2009 une mission en Tunisie. Le rôle de M. Gautier consiste, essentiellement, à renforcer la stratégie britannique de commercialisation à l’international.
L’expert de l’UKTI a eu des entretiens avec les responsables des institutions financières tunisiennes, dont le gouverneur de la Banque centrale, sur les moyens de développer le partenariat avec la City of London, notamment dans les métiers de la finance.
En outre, M. Gautier a indiqué que la finance islamique peut constituer une niche de partenariat. En Grande Bretagne, toutes les banques ont un département spécialisé dans la finance islamique. Le savoir-faire acquis par la City de Londres peut être transféré en Tunisie. L’objectif recherché est d’offrir plus de choix aux clients.
Parmi les atouts dont jouit la Tunisie, M. Gautier a cité la promulgation, l’été dernier, d’une loi fort incitative à l’investissement étranger. Il s’agit de la loi des services aux non-résidents. Cette nouvelle réglementation va favoriser une plus grande ouverture du marché local qui sera perceptible à travers une totale convertibilité du dinar et la fusion entre l’off shore et l’on shore. Autant d’atouts, selon l’expert, qui devraient, objectivement, encourager les banques britanniques à renforcer leur présence en Tunisie.
[webmanagercenter.com]
Une sukuk de 500 M$ pour Total et Aramco
12/10/2009
Saudi Aramco et Total prévoient d'investir plus de 12 milliards de dollars (8,1 milliards d'euros) dans la construction de la raffinerie de Djoubaïl, en Arabie saoudite. Cette raffinerie, d'une capacité de 400.000 barils par jour, devrait être achevée fin 2012 et ses premières livraisons sont prévues pour mars 2013, a précisé Daniel Lacombe, responsable du projet, en marge d'une conférence sur le raffinage.
"Le coût EPC (ingénierie, achats et construction) est de 9,6 milliards de dollars, auxquels s'ajoutent d'autres coûts (....) des coûts pour les propriétaires dans notre cas, les coûts de financement, qui représentent environ 25% de plus, ce qui donne un peu plus de 12 milliards", a-t-il dit.
Le financement de la raffinerie, qui inclut une usine pétrochimique, sera assuré par des banques d'Europe, du Moyen-Orient et d'Asie, par des fonds saoudiens et par des instruments islamiques, dont une sukuk (obligation islamique), a ajouté Daniel Lacombe.
"La sukuk pourrait dépasser 500 millions de dollars et il est très probable que nous émettions une sukuk pour laquelle il y a un appétit certain dans le royaume", a-t-il poursuivi, précisant que l'opération pourrait concerner des fonds de pension publics saoudiens et des investisseurs privés.
La sukuk pourrait être émise l'an prochain, a-t-il déclaré.
Le projet dans son ensemble sera financé à 65% par endettement et à 35% sur fonds propres. Le financement devrait être bouclé en décembre ou en janvier prochains.
Pour l'instant, Aramco contrôle 62,5% du projet et Total 37,5%.
Lancement de la première plateforme mondiale d'investissement lié à la longévité conforme à la Sharia
12/10/2009
StoneCross Capital a annoncé aujourd'hui qu'elle a reçu l'aval attendu : elle est la première société américaine de gestion d'actifs à créer et personnaliser des produits de longévité liés à l'assurance conformes à la Sharia, et fournit des services de conseil aux institutions financières internationales, dont des initiatives en matière de produits de longévité dirigées vers les investisseurs islamiques.
StoneCross Capital a intégré sa conception de produit et stratégie de gestion dans la classe des actifs de longévité, en appliquant les principes de la loi islamique. En se conformant aux principes juridiques de la Sharia, StoneCross Capital a donné aux institutions de la communauté islamique la possibilité de diversifier leur portefeuille et de satisfaire les futures demandes de produits au moyen d'une autre classe d'actifs, qui n'est corrélée à aucune autre existant sur le marché.
« En élevant ses propres normes et garantissant le respect de la Sharia, StoneCross Capital a consolidé son engagement envers le développement de la classe d'actifs de longévité liés à l'assurance à titre d'investissement alternatif pour les institutions dotées d'un nombre limité d'options d'investissement conformes à la Sharia », a remarqué Todd D. Gillespie, directeur de l'investissement de Stone Cross Capital.
Les dirigeants de StoneCross Capital possèdent collectivement plus de 15 ans d'expérience en investissement dans les marchés de longévité liés à l'assurance, ce qui leur permet de figurer parmi les gestionnaires d'actifs alternatifs internationaux les plus prospères dans le domaine de la longévité.
Tunisie : Gulf Finance House se restructure et se scinde en deux sociétés
12/10/2009
Gulf Finance House, promoteur du Port Financier de Tunis, annonce que, dans le cadre de sa restructuration, elle a décidé de se scinder en deux entreprises « afin de s'aligner sur sa stratégie d'entreprise".
GFH, spécialisée dans le développement et l'organisation du financement de l'immobilier et de grands projets d'infrastructure, a précisé que cette décision a été prise pour "catalyser une nouvelle période de croissance».
Le nouveau modèle comprend deux activités spécifiques -- GFH Immobilier et Infrastructures et GFH bancaire, qui se composera de trois unités d'affaires , à savoir « Investment Management », « Investment Banking » et « Islamic Commercial Banking ».
Le PDG du groupe GFH, Fahour Ahmed a indiqué qu’il s’agit d’un « moment très important dans l’histoire de GFH. Notre nouveau modèle d'affaires nous permettra de dégager le maximum de valeur de nos initiatives existantes tout en mettant en place un cadre élaboré pour les opérations bancaires de GFH qui soient de niveau mondial en termes de services financiers islamiques ».
Il a annoncé la nomination de Ted Pretty, qui a une grande expérience internationale dans le secteur bancaire d’investissement, à la tête de la division de gestion des placements de la GFH pour les services bancaires aux entreprises, et celle de Salah Rahimi comme responsable de l'immobilier et des infrastructures.
DFSA lance une consultation pour développer la finance islamique
12/10/2009
The Dubai Financial Services Authority (DFSA) a lancé la semaine dernière une consultation afin de livrer des propositions pour améliorer les règles de la finance islamique du Dubai International Financial Centre (DIFC).
Le ‘Consultation Paper’ n° 66 est disponible sur le site du DFSA www.dfsa.ae. La date limite de soumission des propositions est le 10 décembre
La BID annonce des plans de lancement d’une banque d’investissement
12/10/2009
La Banque islamique de développement (BID) a annoncé le lancement d’une banque islamique d’investissement avec un capital initial de 1Md $ pour promouvoir la croissance de l’industrie financière islamique.
Dr Ahmad Mohamed Ali, Président de la BID, a déclaré que la contribution initiale de la BID à cette nouvelle banque serait de 250 M$.
Unicorn vise les parts de Dubai Group de Bank Islam de Malaisie
12/10/2009
Unicorn Investment bank de Bahrain est intéressé par l’achat des parts de Dubai Group de Bank Islam de Malaisie et prévoit d’émettre une sukuk en Arabie Saoudite avant la fin de l’année, a déclaré son directeur.
Dubai Group a annoncé début octobre qu’elle revendait ses 40% de parts dans la deuxième plus grande banque islamique de Malaisie. Unicorn avait déjà essayé d’acquérir des parts dans la banque en 2006. En 2008, elle avait annoncé qu’elle consacrerait 2 Mds$ à l’acquisition de banques.
Le sukuk de la BID obtient les plus hauts ratings
08/10/2009
Les trois agences de notation internationales –S&P, Moodys et Fitch- ont assigné les plus hauts ratings au programme de sukuk MTN d’1,5 Mds$ de la Banque islamique de développement (BID).
Précédent la note de Fitch du 21 septembre 2009, Moodys a assigné un triple A le 26 août dernier. « La base de capital de la banque est forte, les actifs utilisables de la banque –capital initial plus réserves- excèdent le total des actifs opérationnels et des investissements, et les ratios de couverture des risques de la banque sont meilleurs en comparaison des autres banques multilatérales de développement », note Moodys.
La finance islamique arrive en France
08/10/2009
Le ministère de l'Économie veut attirer les investissements venus du Golfe, mais des élus UMP renâclent –Le Figaro.
Doit-on modifier le droit français pour le rendre «charia-compatible» et permettre le développement de la finance islamique, comme le préconise la ministre de l'Économie, Christine Lagarde?
Le débat est d'abord passé inaperçu, réservé au cercle des spécialistes de la finance. Mais les instructions fiscales données par la ministre en février 2009 pour faciliter ces investissements venus des émirats n'étaient apparemment pas suffisantes, et il fallait changer la loi pour que l'on puisse émettre des obligations «islamiquement correctes» : les sukuk. En mai, le sénateur UMP Philippe Marini a présenté un amendement en ce sens au sein d'une proposition de loi sur les PME. Les sénateurs l'ont voté sans sourciller, mais l'affaire a éclaté à l'Assemblée, en septembre, lorsque la députée Chantal Brunel, tout à son affaire de PME, a naïvement expliqué que cela visait à «introduire les principes de la charia dans le droit de la fiducie en la rendant compatible» . Depuis, les socialistes mènent la fronde. «Nous sommes en France, que faites-vous de la loi de séparation de l'Église et de l'État ?» , avait lancé Henri Emmanuelli en session. «Chacun connaît l'importance déjà ancienne des pétrodollars dans le monde. Mais il y a bien d'autres moyens de s'accorder avec le droit islamique, sans introduire chez nous les principes de la charia.» Les socialistes ont depuis déposé un recours devant le Conseil constitutionnel qui doit se prononcer au plus tard la semaine prochaine, et pourrait censurer l'amendement considéré comme un cavalier législatif, une de ces dispositions introduites dans une loi ou proposition portant sur un sujet distinct.
«S'il censure, nous représenterons un amendement dans un autre projet de loi sur la finance», avance-t-on déjà au cabinet de Christine Lagarde, où l'on s'efforce de dédramatiser l'affaire. Et de rassurer les députés UMP. En aparté, certains se disent gênés. Rapporteur de la mission burqa et élu de Seine-Saint-Denis, Éric Raoult reconnaît «que cela peut troubler. Il ne faudrait pas que l'on croie que l'État a deux discours : l'un pour la finance, l'autre pour les jeunes filles de quartier» . Il avait d'ailleurs interpellé la ministre pour réclamer des explications. Jacques Myard, député des Yvelines, est plus direct encore : «Il n'est pas question d'introduire le moindre amendement fondé sur la charia, la Torah ou la Bible.»
«Signal positif»
À Bercy, on exhorte à «sortir du fantasme. Nous n'allons imposer aucune norme religieuse aux Français. Ce sont les investisseurs qui s'engagent sur un cahier des charges particulier, comme pour les fonds éthiques», expliquent les conseillers de Christine Lagarde. «Ce sera une source de financement supplémentaire, notamment pour les grands travaux, les collectivités locales qui pourront émettre des sukuks.» Le ministère des Finances évoque également la rivalité avec la place de Londres, qui s'est lancée la première dans la finance islamique. «Toutes les opérations se réalisent en Grande-Bretagne, alors que cela pourrait être la place de Paris», se plaint Philippe Marini. Dans le même esprit, l'université Dauphine vient de créer un master 2 dédié à la finance islamique. Une trentaine d'étudiants, des traders, plus que des religieux, espèrent se former pour prendre leur part d'un marché toujours présenté, par ses acteurs, comme prometteur, avec des chiffres qui enflent. Il représenterait 700 milliards de dollars, dont 18 seraient déjà investis à Londres. «En réalité nous avons très peu de données factuelles» , tempère-t-on anonymement à la Banque de France. Le ministère des Finances reste d'ailleurs prudent sur les montants, et reconnaît qu'il s'agit aussi d'«émettre un signal positif pour nos partenaires du Moyen-Orient…»
Daimler se met à proposer des services financiers islamiques pour les Emirats
08/10/2009
Le producteur d’automobiles de luxe, Daimler, va lancer une entité aux Emirats Arabes Unis pour offrir des crédits conformes à la Charia.
La division financière de Daimler a créé une joint venture avec l’importateur d’automobiles Mercedes-Benz à Abu Dhabi et à Dubaï pour offrir des prêts et des services de leasing pour des véhicules neufs et d’occasion, « incluant un produit financier sharia-compliant, » indique un communiqué.
Dépôt d'une demande d'agrément pour une banque islamique en France (BdF)
08/10/2009
Une demande officielle d'agrément pour l'ouverture en France d'une succursale de banque islamique a été déposée et une seconde devrait l'être prochainement, selon la Banque de France (BdF), qui n'a pas précisé de quels établissements il s'agissait.
"Une demi-douzaine de contacts ont par ailleurs été pris" par des banques auprès de la BdF qui pourraient conduire à de nouveaux dépôts de dossiers, selon cette source.
Ces demandes pourraient aboutir dès l'année prochaine: "on peut raisonnablement envisager l'agrément pour la première banque islamique en 2010", a souligné dernièrement le directeur du Conseil des établissements de crédit et des entreprises d'investissement à la Banque de France, Didier Peny.
Lancement de Tadhamon Capital à Bahreïn, filiale d’un groupe yéménite
07/10/2009
Tadhamon Capital est la première compagnie d’investissement bahreïni entièrement détenue par des actionnaires yéménites.
Tadhamon Capital est filiale à 100% de Tadhamon International Islamic Bank, la plus grande banque du Yémen, qui est elle-même majoritairement détenue par un grand et très renommé conglomérat yéménite, Hayel Saeed Anam & Co (HSA) Group.
Malaisie et Qatar : un fonds d’investissement commun
07/10/2009
Khazanah Nasional Bhd, l’autorité publique d’investissement, et the Qatar Investment Authority sont sur le point d’établir un fonds d’investissement commun qui pourrait s’élever
à 1 Md $.
De nouveaux deals de trois nations asiatiques pour booster le marché des sukuk
07/10/2009
L’Indonésie, le Pakistan et la Corée du Sud sont en train de préparer la vente de sukuk off shore. Ces différentes offres vont ajouter de la diversité au sein de cette niche, ce qui devrait revitaliser un marché ayant connu un fort ralentissement suite à la crise internationale du crédit.
Les deals souverains, qui devraient être lancés l’année prochaine, pourraient engranger un total de 2 Mds$ et faire émerger les sukuk comme mode de financement alternatif pour les gouvernements en Asie.
Le sukuk planifié en Indonésie suivrait la première émission internationale de ce pays d’avril dernier, qui a recueilli 650 M$ et a rouvert le marché des sukuk après sa fermeture due à la crise de fin d’année. L’Indonésie prévoit d’émettre un sukuk international en seconde moitié d’année 2010.
Le Pakistan, le seul autre pays asiatique à avoir émis un bon islamique off shore avec ses 600 M$ en 2005, planifie de lever 500 M$ en sukuk l’année prochaine.
Plus surprenant, la Corée du Sud, cherche à vendre ce qui pourrait être son premier sukuk historique puisqu’elle continue de réviser son système réglementaire pour faciliter une émission. La Corée du Sud souhaite attirer des capitaux des marchés islamiques pour diversifier ses sources de financements et réduire ses risques financiers. Le Gouvernement coréen prévoit à cet effet un roadshow en Malaisie et aux Emirats en Novembre.
ICD signe un deal avec les Maldives
06/10/2009
The Islamic Cooperation for the Development of the Private Sector (ICD), la branche du secteur privé de la BID (Banque Islamique de Développement), a signé un accord avec le gouvernement des Maldives, pour développer conjointement les services en finance islamique aux Maldives.
Lancement d’une nouvelle firme d’investissement islamique : Fajr Capital
06/10/2009
Fajr Capital Ltd annonce son lancement en tant que nouvelle firme d’investissement islamique avec un capital initial de 600M$. Elle est dirigée par Iqbal Khan, fondateur et premier dirigeant de HSBC Amanah.
Al Baraka lève 100 M$ de capital après un IPO pour des investisseurs du Golfe
06/10/2009
Al Baraka Banking Group basé à Bahreïn a indiqué que Al Baraka Bank Syrie verrait ses parts offertes aux investisseurs syriens lors d’un appel public à l’épargne qui se terminera le 4 novembre. L’offre de capital est établie à 100 M$.
Le premier certificat mondial de finance islamique en langue arabe
05/10/2009
The Talal Abu-Ghazaleh CIMA Academy accueillera le lancement mondial du CIMA (Chartered Institute of Management Accountants) de finance islamique en arabe le 12 octobre à Dubaï. Il s’agit du premier certificat à reconnaissance mondiale en arabe, dans le domaine de la finance islamique.
La Chine prochain grand acteur de la finance islamique ?
03/10/2009
« La Chine est comme l’Indonésie, un géant dormant », a déclaré Zulkifli Ishak, directeur de l’investissement shariah au sein de Prudential Fund Management Bhd, entreprise qui gère 4,03 Mds$. Prudential a basé son équipe de finance islamique à Kuala Lumpur.
« Si la finance islamique peut attirer les musulmans, spécialement dans la région de Xinjiang, il y aura un grand potentiel islamique pour la Chine », a-t-il déclaré.
L’entrée de ICBC dans le système financier de Malaisie pourrait booster la finance islamique
02/10/2009
L’entrée du plus important investisseur chinois, Industrial and Commercial Bank of China’s (ICBC), en Malaisie a créé une excitation parmi les économistes et analystes qui pensent que cela pourrait contribuer grandement à développer le commerce et les transactions dans la région. La politique de libéralisation du secteur bancaire en Malaisie semble bien avoir aiguisé l’appétence des banques chinoises pour ce marché.
Responsable d’Ernst & Young Malaysia, Abdul Rauf Rashid, a déclaré qu’en plus de développer le commerce entre les deux pays, cela permettrait de booster la finance islamique en Malaisie. « Il y a eu des demandes des clients de la compagnie à Hong-Kong, en Corée du Sud, au Japon et en Chine, indiquant un intérêt pour les marchés de capitaux et bancaires islamiques, » a-t-il dit. « La Malaisie a beaucoup à offrir en termes de services financiers islamiques à la Chine en faisant bénéficier ses banques et investisseurs de son expertise en la matière, » a-t-il ajouté.
Vers une fusion entre Amlak et Tamweel ?
01/10/2009
Le groupe de travail du gouvernement des Emirats en charge de la restructuration des deux pourvoyeurs de crédits islamiques évoque une fusion entre Tamweel et Amlak.
La nouvelle entité créée aurait un capital de 1,36 Md$, doublant le capital de Tamweel et celui d’Amlak. « Le scénario le plus probable serait d’approuver la fusion des deux firmes et d’accroître leur capital en établissant une nouvelle entité qui prendrait la forme d’une banque islamique après avoir obtenu une licence de la banque centrale, » a déclaré une source proche du dossier.
Indonésie: des standards pour l’assurance prévus pour début 2010
01/10/2009
Après un délai prolongé, des standards pour l’assurance devraient voir le jour d’ici janvier 2010 en Indonésie. L’Association d’Assurance Sharia d’Indonésie (AASI) a établi une équipe pour la standardisation des critères de l’assurance sharia dirigée par Yudha Pratama.
« L’équipe s’efforcera cette année de standardiser l’assurance islamique afin qu’elle soit applicable parmi les acteurs de l’industrie le 1er janvier 2010,» a déclaré M. Pratama.
Après avoir présenté ces standards devant L’Association d’Assurance Générale d’Indonésie (AAUI), l’équipe ira devant le Sharia Board National du Conseil Indonésien des Oulémas, ainsi que devant le Bureau d’assurance Bapepam-LK.
La première émission française de "sukuk" devrait être émise en 2010
29/09/2009
La première obligation conforme à la loi islamique en France devrait être émise en 2010, a déclaré le directeur de cabinet de la ministre de l'Economie Christine Lagarde.
La procédure est freinée par un recours des parlementaires socialistes devant le Conseil constitutionnel sur le texte autorisant l'émission de ces instruments nommés "sukuk".
Lors du vote de cette proposition de loi mi-septembre, des députés socialistes avaient dénoncé une entorse à la laïcité.
Le Conseil constitutionnel a 30 jours pour statuer.
En marge d'une conférence sur la finance islamique, à Paris, Alexandre de Juniac a déclaré à des journalistes que cette première émission serait possible "l'année prochaine".
Une source proche du dossier a confirmé cette échéance et fait état d'"un autre projet pour faciliter les émissions de sukuk".
"Ça peut passer par d'autres véhicules", a dit cette source, sans plus de précision.
A la différence des obligations classiques, les sukuk sont nécessairement adossées à un actif tangible et ne paient aucun intérêt, les investisseurs recevant des coupons correspondant à une part des profits dégagés par l'actif sous-jacent.
La première émission française de sukuk devait à l'origine être lancée avant le mois d'octobre. Un représentant d'Europlace avait indiqué à Reuters en avril qu'une institution financière française comptait lever un milliard d'euros de cette façon, ce que n'a pas confirmé Alexandre de Juniac.
Noyer: la finance islamique doit s'intégrer au système
29/09/2009
Les régulateurs bancaires occidentaux doivent s'assurer de la bonne interaction des activités de finance islamique avec le reste du système bancaire avant de permettre aux banques islamiques d'exercer sur leur sol, dans le but de préserver la stabilité financière, a déclaré mardi Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, lors d'une conférence à Paris.
Egalement membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, M.Noyer a notamment mentionné la nécessité de clarifier la gouvernance des banques islamiques et le rôle des "shariah boards" qui contrôlent la conformité du fonctionnement de la banque aux principes de l'Islam. Il a aussi évoqué la question de la gestion des liquidités et de l'accès qu'auraient ces banques à l'Eurosystème.
Bien qu'il soit difficile de déterminer l'impact de la finance islamique sur la stabilité financière, M.Noyer a évoqué des risques spécifiques, liés à la manière dont ces banques exercent leurs activités, qui diffèrent des risques posés au système par les banques conventionnelles.
Les banques islamiques sont confrontées à des problèmes spécifiques notamment en termes de gestion des liquidités, car l'interdiction par l'Islam des taux d'intérêt pèse sur leurs sources de financement, a souligné M.Noyer. L'absence de standardisation des produits et d'harmonisation des normes islamiques, qui dépendent de l'interprétation des textes par les exégètes de l'islam, crée des incertitudes sur les plan légals et opérationnel.
Les déclarations de M.Noyer interviennent alors que le Parlement a adopté récemment une proposition de loi ( qui fait cependant l’objet d’un recours devant le Conseil constitutionnel) autorisant l'émission d'obligations islamiques nommées "sukuk", et donnant ainsi à la France l'accès à une partie du marché en forte croissance de la finance islamique.
Traduction de 'Islamic Banking and Finance in the Kingdom of Bahrain' en japonais
28/09/2009
La Banque Central de Bahrein a annoncé la publication de la traduction de 'Islamic Banking and Finance in the Kingdom of Bahrain' en japonais.
« Le partage de notre expérience et savoir est un facteur significatif dans la croissance de la finance islamique, et nous croyons que cette publication de valeur fera davantage prendre conscience de ce secteur, et de l’énorme potentiel que cette industrie émergente a à offrir parmi nos collègues au Japon, » a déclaré A.Rahman Al Baker, directeur de la supervision des institutions financières à la Banque centrales de Bahreïn.
Un séminaire proposé par Bank Islam Brunei Darussalam Bhd
28/09/2009
Bank Islam Brunei Darussalam Bhd a conduit un séminaire d’une journée devant 300 personnes en présence de son président qui est aussi ministre de l’énergie.
Il s’agit d’un évènement crucial si l’on en croit la volonté du président de la banque qui évoque l’importance de tels forums de discussion qui devraient se répandre après « ce modeste séminaire. »
The Muslim Community Co-operative Australia (MCCA) lance un nouveau fonds
28/09/2009
The Muslim Community Co-operative Australia (MCCA) a annoncé le lancement du MCCA Income Fund à la suite de sa récente mise en place du premier fonds sharia-compliant Australien dans le secteur des crédits hypothécaires.
Le directeur de MCCA, Chaaban Omran, se dit « confiant que les services de produits financiers qui sont développés sous les principes de l’investissement et de la finance éthiques continueront à croître en popularité et en demande des Australiens musulmans et non musulmans, et de ce fait, fourniront les fondations au projet de long terme de la MCCA d’être la première banque islamique de détail en Australie. »
Un MoU entre la Bank Negara et le régulateur de Hong-Kong
28/09/2009
La Banque Centrale de Malaisie (Bank Negara) a annoncé avoir signé un protocole d’entente (MoU) avec the Hong Kong Monetary Authority (HKMA). Cet accord prévoit un partenariat stratégique de long terme qui repose essentiellement sur la finance islamique.
Crédit Agricole Asset Management lance sa première SICAV conforme à la Shariah
28/09/2009
Bénéficiant de plus de 15 ans d’expérience dans la gestion de fonds conformes à la Shariah, Crédit Agricole Asset Management Group (CAAM Group) lance CAAM Islamic, sa première SICAV investie en conformité avec les principes de l’Islam. Cette SICAV UCITS III de droit luxembourgeois, enregistrée en France, a pour but d’offrir aux particuliers et institutionnels des compartiments investis sur différentes classes d’actifs respectant strictement les règles de la Shariah avec 3 compartiments disponibles en France : CAAM Islamic BRIC Quant, CAAM Islamic Asian Active Equity Ex-Japan et CAAM Islamic Multimanagers Global Equities.
* CAAM Islamic BRIC Quant est un fonds de gestion quantitative actions émergentes investissant sur le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine dont l’objectif est de surperformer l’indice Dow Jones Islamic Market BRIC equally weighted sur le long terme
* CAAM Islamic Asian Active Equity Ex-Japan est un fonds de gestion fondamentale actions Asiatiques investissant dans une sélection de titres compris ou non dans un univers d’indice Islamique, et dont le but est de surperformer l’indice Dow Jones Islamic Market Asia Pacific ex. Japan, Australia and New Zealand sur le long terme
* CAAM Islamic Multimanagers Global Equities est un fonds de fonds Islamiques actions internationales visant à surperformer l’indice Dow Jones Islamic Market World Index sur le long terme.
Afin de certifier la conformité des investissements de ces fonds aux principes de la Shariah, CAAM s’est doté d’un Comité de Conformité Shariah, composé d’érudits musulmans réputés.
Sur la base d’un rapport trimestriel, le Comité Shariah effectue une revue de chacun des portefeuilles de la SICAV CAAM Islamic. Il veille à l’application des règles de la Shariah dans la gestion et analyse la nature des dividendes distribués par les sociétés et OPCVM/OPC sur lesquels les portefeuilles sont investis. Ainsi, il évalue la part des dividendes résultant de la perception d’intérêt ou d’activités non-conformes. Le cas échéant, le montant correspondant est retiré des actifs du portefeuille et reversé à une œuvre caritative. En accord avec son Comité Shariah, CAAM Group a décidé d’en faire bénéficier l’association Action Contre la Faim dont il est le mécène.
Pascal Blanqué, Directeur de la gestion de CAAM Group déclare : « Avec le lancement de CAAM Islamic, CAAM Group réaffirme son engagement vis-à-vis de la gestion d’actifs Shariah. Nous souhaitons ainsi développer notre présence sur ce marché en pleine expansion au travers de fonds adaptés aux besoins des investisseurs. Nous comptons ainsi étendre progressivement notre offre à d’autres classes d’actifs ».
Jean-Michel Bourgoin, Responsable adjoint de la clientèle internationale ajoute : « Grâce à CAAM Islamic, nous souhaitons apporter à nos clients une offre de fonds ouverts bénéficiant du meilleur des expertises de gestion de CAAM Group et nous mettons à leur disposition notre longue expérience en matière de gestion de fonds Shariah. ».
Un cadre réglementaire nécessaire
28/09/2009
« Un cadre légal robuste en finance islamique instillera la confiance du public et permettra aux praticiens de développer des produits financiers innovants et complexes pour faire face à la demande multi-facettes croissante de la part du consommateur », a déclaré Dr Zeti lors de son discours d’inauguration au 4ème séminaire sur les problématiques légales dans l’industrie financière islamique de l’IFSB.
Un accord de restructuration pour Investment Dar
27/09/2009
The Investment Dar Co K.S.C.C annonce être entré en discussion pour un accord de restructuration avec les membres du Comité de coordination. Pendant la durée de vie de cet accord, les banques et investisseurs s’engagent à ne plus poursuivre Investment Dar. Une autre mesure de cet accord est la nomination d’un ‘Chief Restructuring Officer’, un responsable en chef chargé de la restructuration.
L’Association des Banques régionales de Russie recommande la FI
26/09/2009
L’Association des Banques régionales de Russie (ARBR) recommande la finance islamique comme une méthode alternative de bonne gestion au regard des principes fondamentaux qui la sous-tende.
Dans d’anciennes républiques soviétiques, comme en Azerbaïdjan, seule la Kovsar Bank se réclame d’être en accord avec les principes de la finance islamique, mais la Banque Centrale du pays ne soutient pas l’idée de l’introduction de ces normes dans le pays.
L’Ouganda se prépare à la finance islamique
26/09/2009
Des changements législatifs du ‘Financial Institutions Act’ en Ouganda sont imminents et permettraient l’essor de l’industrie bancaire islamique dans ce pays. Cette annonce est issue d’une déclaration de Justine Bagyenda, directrice de la supervision au sein de la Banque Centrale d’Ouganda lors d’un point presse sur les indicateurs financiers d’août.
« Ce n’est pas vrai que l’industrie est déjà saturée et qu’elle ne peut accorder de licences à de nouvelles institutions bancaires, » a évoqué Bagyenda en parlant de l’industrie bancaire conventionnelle dans son ensemble en Ouganda. « En fait, nous sommes toujours plus ouverts pour permettre d’autres opérateurs de venir », a-t-elle indiqué.
Elle a jouté que « la finance islamique est à ce jour restreinte par la loi, mais nous accueillerons les banques islamiques et leurs produits dans le futur. Mais nous devons être très prudents en modifiant le ‘Financial Institutions Act’ pour s’assurer qu’il est compatible avec la Loi islamique. Nous sommes aussi en grande consultation avec la Banque islamique de développement pour que notre nouvelle loi soit compatible.»
Abu Dhabi National Insurance Company sur le point de lancer des produits Takaful
24/09/2009
Abu Dhabi National Insurance Company (Adnic) est en discussion avec des partenaires pour lancer des produits Takaful dans la seconde moitié de l’année.
Le deuxième assureur le plus important des Emirats considère le marché du Takaful comme une grande opportunité.
La Thaïlande se dote d’une nouvelle institution locale
20/09/2009
Suite à l’accord du Conseil des ministres de Thaïlande du 25 août, les musulmans vont bénéficier d’une nouvelle institution islamique locale, a indiqué ‘the Southern Border Provinces Administration Centre’s (SBPAC)’, un organisme de construction de la paix.
Les provinces concernées par l’ouverture de l’institution de micro-crédit seront Yala, Pattani et Narathiwat.
Pantalonnades autour des obligations islamiques
19/09/2009
Un article paru dans le Journal du Dimanche (JDD) du 19/09/2009
"En catimini." Voilà comment le texte autorisant les obligations islamiques a été adopté jeudi matin par l’Assemblée nationale, selon le député socialiste Jérôme Cahuzac.
Glissé dans une vaste proposition de loi sur le financement des PME, cet article permet désormais l’émission de "sukuk", ces obligations islamiques interdisant la pratique des intérêts, conformément aux principes de la loi coranique. "Pour cela, nous introduirons certaines dispositions compatibles avec la charia dans notre code civil", a précisé la députée UMP à l’origine du texte, Chantal Brunel.
"Code civil" et "charia": ces deux mots accolés ont déclenché l’ire de Jérôme Cahuzac et d’Henri Emmanuelli, qui crient au crime de lèse-laïcité en dénonçant un amendement "contraire à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat". "On ne fait pas un régime fiduciaire pour les hébreux, les catholiques ou les bouddhistes, raille le premier, député PS du Lot-et-Garonne. La France envoie des soldats en Afghanistan pour éviter que des hommes meurent sous la loi de la charia. Mais dès qu’il y a des gros sous derrière, on oublie tout ça…" Le député des Landes, lui, résume à sa manière: "Quand les musulmans sont riches, on cherche à les attirer. Quand ils sont pauvres, il faut les expulser!
Principal motif de ce courroux? Le fait que la finance islamique soit arrivée en France "par la petite porte". "Nous avons découvert en seconde lecture un texte que nous ne pouvions accepter, déplore J. Cahuzac. Ce sujet est trop délicat pour être voté subrepticement." Le texte sur le financement des PME avait pourtant été voté en première lecture par le groupe socialiste… avant d’être retouché par le Sénat à l’initiative du rapporteur UMP Philippe Marini, auteur de l’amendement polémique.
La droite, elle, défend sa nouvelle loi en invoquant la nécessité de soutenir les PME en pleine crise financière. "Ce nouvel outil permet à des investisseurs du Moyen-Orient de venir sur la place de Paris", a assuré le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi. L’objectif est de damer le pion à Londres, où un tel dispositif existe déjà. Selon l’UMP, les gains provenant des sukuk se chiffreraient à 700 millions de dollars par an.
"Personne n’a été pris en traître, assure Marini. Les socialistes se réveillent un peu tard." Ceux-ci, qui ont saisi hier le Conseil constitutionnel, se demandent en quoi les sukuk "concernent les PME". "Dans ma circonscription, ironise un député, je n’ai pas vu de fonds investis par des émirs du Moyen-Orient…"
Une souscription de 145% pour le Sukuk Ijara de la Banque Centrale de Bahrein
19/09/2009
La Banque Centrale de Bahrein a annoncé une sur-souscription de 145% pour son sukuk de type Ijara. Le rendement attendu, qui va du 24 septembre 2009 au 24 septembre 2012, est de 3,75%.
Il s’agit du 16ème sukuk de la série des sukuk Al Ijara de long terme.
Première conférence en Angleterre du Nord
18/09/2009
Une première conférence sur le thème de la finance islamique va avoir lieu dans le Nord de l’Angleterre. Elle se déroulera les 13 et 14 octobre à Leeds en présence d’acteurs locaux et de praticiens de Londres.
Site : http://www.isfinco.com/
Finance islamique: le FN dénonce un "péril communautariste"
18/09/2009
Le Front national a dénoncé vendredi un "péril communautariste" après l'introduction de principes de la finance islamique en droit français, fustigeant les socialistes qui "le découvrent".
"Les députés socialistes s'émeuvent du vote par la majorité UMP d'une loi introduisant les principes de la finance islamique dans le droit français, conséquence de la mondialisation économique", juge dans un communiqué la vice-présidente du FN Marine Le Pen pour qui "les socialistes découvrent le péril communautariste".
"Les mêmes qui aujourd'hui brandissent haut et fort le principe de laïcité pour s'opposer au texte de loi, ont encouragé depuis des années, à l'instar de leurs adversaires sarkozystes, toutes les dérives communautaristes qui sapent les fondements de la République française", juge-t-elle.
"On ne peut aujourd'hui se prétendre républicain quand on n'a eu de cesse de soutenir l'immigration de peuplement, terreau de toutes les revendications communautaristes", ajoute l'eurodéputée.
L'introduction de principes de la finance islamique en droit français a conduit les députés PS à voter, jeudi en deuxième lecture, contre un texte UMP sur le financement des PME, qu'ils avaient pourtant -fait rare- endossé en mars en première lecture.
Kaouther Jouaber : "En France, la finance islamique intervient pour l'heure surtout dans le secteur immobilier"
17/09/2009
Finance Islamique France vous informe d’un article paru dans Les Echos
Maître de conférences à l'Université Paris Dauphine, co-responsable du diplôme Principes et Pratiques de la Finance Islamique, Kaouther Jaouber revient pour Lesechos.fr sur les principes et les mécanismes de la finance islamique.
Que recouvre le terme "finance islamique" ?
La finance islamique est une forme de finance alternative qui fait appel à des techniques spécifiques de structuration financière. Elle a de nombreux points communs mais également de réelles différences avec la finance conventionnelle. En l'occurrence, elle poursuit les mêmes objectifs en termes de performance financière. Sa spécificité provient du fait qu'elle veille au respect d'un ensemble de règles et de principes dictés par l'éthique musulmane, parmi lesquels le principe de partage des pertes et des profits, la prohibition de l'intérêt usurier, l'obligation d'adosser tout placement à un actif réel, ou encore l'interdiction des activités jugées illicites en Islam. La finance islamique impose ainsi des contraintes spécifiques en matière notamment de traçabilité des investissements et des risques.
Dans quels pays est-elle mise en oeuvre ?
La finance islamique a aujourd'hui plus de 30 ans. Elle est née et s'est développée dans les pays musulmans du Golfe et de l'Asie du Sud-Est. Elle est ainsi présente en Malaisie, Indonésie, Pakistan, Singapour, Abu Dhabi... Des institutions financières islamiques existent également sur le continent africain, au Maroc, en Algérie ou encore au Soudan. Aujourd'hui, des banques islamiques ont également vu le jour en Europe occidentale, en Grande-Bretagne notamment, et aux Etats-Unis. De grandes banques occidentales, y compris françaises, se sont également implantées dans la région du Golfe et développent une activité conforme à la Charia pour proposer des produits islamiques aux entreprises et aux banques islamiques de la région.
Quels sont les principaux marchés et produits islamiques cotés ?
La finance islamique est dotée de ses propres instruments financiers, par exemple dans les domaines de la banque commerciale, du financement de projets, de la banque de marché, de la gestion d'actifs... La plupart sont des engagements de gré à gré comme les contrats de Murabaha, Ijara, Mudharaba, Mucharaka ou Takaful. La majorité de ces opérations sont encore très peu standardisées et souvent élaborées sur mesure. Le caractère islamique d'un produit financier est validé par un conseil de conformité à la Charia (Sharia Board) composé de savants (Sharia Scholars).
Il existe également des produits Sharia Compliant cotés tels que des fonds, des indices boursiers et des "trackers" sur indices. Toutefois, les marchés de produits financiers islamiques sont encore assez peu profonds et liquides, comparés à leurs équivalents conventionnels.
En France, la finance islamique intervient pour l'heure surtout dans le secteur immobilier, avec des opérations de financement "sharia compliant" réalisées pour le compte de clients particuliers institutionnels. Elle est amenée à se développer à la suite des mesures réglementaires réalisées et à venir.
En quoi les techniques financières islamiques diffèrent-elles de celles que nous connaissons ?
L'articulation particulière entre finance et religion que présente la fiance islamique fait qu'elle nécessite le développement de produits spécifiques. Si, en finance conventionnelle, la norme qui préside aux décisions financières est l'optimisation du couple risque-rentabilité, la performance n'est pas l'unique, ni le principal critère de décision pour les opérateurs islamiques. La finance islamique, tout en intégrant des objectifs de rentabilité, se doit de respecter l'ensemble des principes éthiques de la Charia. C'est cette contrainte majeure qui induit la nécessité d'innover et de développer de nouveaux produits structurés. En définitive, la finance islamique est un ensemble de techniques de structuration de produits financiers présentant un moyen alternatif pour investir et lever des fonds en conformité avec les principes de la Charia.
Tunisie : La constitution de la Banque Zitouna est officiellement annoncée
17/09/2009
La constitution de la Banque Zitouna, au capital de 30 M$ a été officiellement annoncée.
La notice d’information de la Banque Zitouna vient d’être publiée au JORT à la date du 10 septembre 2009. Mr Mohamed Sakher El Materi sera à la tête du conseil d'administration de la société
Les objectifs de cette banque seront l’exercice de toutes opérations bancaires, à savoir la réception des dépôts du public quelles qu’en soit la durée et la forme, l’octroi de financement, l’exercice à titre d’intermédiaire des opérations de change, la mise à disposition de sa clientèle et la gestion des moyens de paiement et toute opération financière, industrielle, commerciales, agricoles, mobilière et immobilière pouvant se rattacher directement ou indirectement à l’objet social, pour son compte ou pour le compte de tiers.
L’Assemblée générale Constitutive sera convoquée ultérieurement et se tiendra au siège de la société.
Les obligations conventionnelles devancent les sukuk dans le Golfe
16/09/2009
Les émissions obligataires conventionnelles ont représenté 12,8 Mds$ ces 12 derniers mois à comparer avec 4,3 Mds$ d’émissions de sukuk, alors que ces dernières les ont toujours dépassé, d’après Trowers and Hamlins.
Alors que les obligations ont connu une croissance de 15% dans le Golfe depuis les 11,2 Mds$ de l’année dernière, les émissions de sukuk ont enregistré une chute de 74% des 16,9 Mds$ de l’année dernière.
La Bank Negara d’Indonésie sépare sa filiale islamique
16/09/2009
La Bank Negara Indonesia, la quatrième banque du pays en termes d’actifs, a annoncé la séparation de son entité de finance islamique. La filiale, qui gère actuellement 354M$ d’actifs au total, aura des fonds propres de 70M$ à 100M$.
« Nous allons faire de cette banque Sharia quelque chose de grand », a dit M. Suwondo, son directeur. « Une fois que nous établirons ceci, nous inviterons les investisseurs étrangers à renforcer le capital », a-t-il déclaré, ajoutant que la Bank Negara Indonesia voulait garder 40% des parts de cette entité.
CIMB lance un produit structuré innovant
16/09/2009
Le nouveau produit du Groupe CIMB, Greater China and Commodities Income Protected Plus-i, doit fournir un rendement attendu de 8,5% par an.
Pour le chef de la structuration de CIMB Investment Bank, Chu Kok Wei, le nouveau produit fournit la confortable protection du principal via le CIMB Islamic Bank Tier 2 Junior Sukuk, avec la potentialité de capitaliser à la hausse sur la relance mondiale par le marché des actions et des matières premières chinois.
HSBC Amanah explore de nouvelles opportunités pour pénétrer de nouveaux marchés au Moyen-Orient
16/09/2009
HSBC Amanah explore sérieusement des opportunités pour entrer dans de nouveaux marchés non représentés dans des régions peu ciblées telles que l’Algérie, l’Egypte, l’Iraq, l’Inde, la Chine, le Kazakhstan, la Turquie, en plus du Pakistan et du Koweït.
« Bien que nous n’ayons pas de plans immédiats pour des marchés comme l’Australie, l’Angleterre, l’Europe les Etats-Unis et le Canada, nous n’excluons pas de pénétrer ces marchés dans le futur », a déclaré Khaled Rasheed, responsable de l’expansion des marchés.
La première obligation islamique française retardée
16/09/2009
La première émission d'une obligation islamique (sukuk) jamais lancée en France, initialement prévue avant octobre, a été retardée par des difficultés d'ordre technique, a déclaré mercredi Mohammad Farroukh Raza, directeur du cabinet de conseil Islamic Finance Advisory & Assurance Services (IFAAS).
Il a précisé que l'institution financière française à l'origine du projet, dont l'identité n'a pas été révélée, prévoyait toujours de procéder à cette émission un peu plus tard cette année ou au début de l'an prochain.
Il s'exprimait à l'occasion de la conférence annuelle "Islamic Finance News Roadshow" à Londres.
En avril, Gilles Saint-Marc, président du comité de finance islamique de Paris Europlace, avait déclaré qu'une institution financière française allait émettre un sukuk d'un milliard d'euros entre juin et octobre.
M. Raza a précisé à Reuters en marge de la conférence que le montant de l'opération pourrait être revu à la hausse.
Il a expliqué que le retard pris par le projet était lié à "un certain nombre de difficultés du point de vue de la charia (la loi islamique, NDLR) et sur le plan juridique".
"Il s'agit d'une émission très importante et c'est la première du genre", a-t-il noté.
A la différence des obligations classiques, les sukuk sont adossées à un actif tangible et ne paient aucun intérêt, les investisseurs recevant des coupons correspondant à une part des profits dégagés par l'actif sous-jacent.
Aucune entreprise européenne n'a émis de sukuk à ce jour.
Le gouvernement britannique avait lancé un projet de sukuk souverain susceptible d'atteindre deux milliards de livres, mais le projet a été abandonné en novembre dernier en raison de la crise financière.
La France s'efforce actuellement de lever les obstacles juridiques et fiscaux au développement de la finance islamique sur son sol, dans l'espoir d'attirer une part de ce marché, considéré comme un nouveau moteur de croissance pour les grandes places financières.
Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) s’exprime sur la finance islamique
15/09/2009
[extraits d'une interview radiodiffusée sur Europe 1 dans l'émission d'Elkabach]
Q : La GB a une ou des BI, elles sont épargnées par la crise et elles accueillent l’argent des pays du Golfe, des musulmans et des non musulmans citoyens de sa majesté la reine Elizabeth
Est-ce que vous souhaitez en France la création d’une sorte de BI ?
R : Pas forcément. Par contre, nombreux sont les musulmans qui souhaitent que les banques classiques puissent offrir des produits financiers qui répondent à un éthique dite islamique qui en fait est une éthique responsable. A ce titre je pense par exemple à l’immobilier pour lequel les banques classiques proposent un prêt avec intérêt. Les banques dites islamiques proposent d’acheter un bien et de le revendre au client avec un bénéfice.
Q : Est-ce que vous dîtes qu’il y a un gisement potentiel de ressources qui ne vont pas forcément dans les banques et qui irait dans les banques islamiques ou dans les produits financiers nouveaux des banques classiques ?
R : Je le pense et les spécialistes parlent de 700Mds d’euros de potentiel. Je pense que la France a intérêt à bénéficier de cet apport financier. Et d’ailleurs la ministre de l’économie et des finances a déjà fait quelques avancées dans ce domaine
Le Koweït va créer une banque islamique
15/09/2009
Le Conseil des ministres koweïtien a décidé de créer une nouvelle banque islamique dont les trois-quarts des actions seront gratuites pour ses clients koweïtiens, rapporte l'agence officielle Kuna.
Warba Bank, qui deviendra la quatrième banque islamique dans l'émirat, sera dotée d'un capital de 100 millions de dinars (350 millions de dollars), détenue à hauteur de 24% par la Kuwait Investment Authority, le fonds souverain koweïtien.
Les 76% restant des actions, soit l'équivalent de 265 millions de dollars payés par l'Etat, seront distribuées à parts égales entre les 1,1 million de Koweïtiens.
Cette donation, décidée lundi par le Conseil des ministres, est intervenue quelques jours avant l'Aïd el-Fitr, la fête marquant la fin du ramadan, le mois de jeûne musulman, prévue à partir de dimanche.
Le système bancaire islamique diffère du système conventionnel dans le sens où l'emprunt n'est pas soumis à un taux d'intérêt, assimilé à l'usure, interdite par la religion islamique.
Les banques islamiques ne versent pas non plus d'intérêts à taux fixe aux déposants, mais leur proposent une rémunération indexée sur la performance (bénéfices ou pertes) des investissements réalisés.
Le Koweït compte déjà trois banques islamiques dont la Kuwait Finance House, l'une des plus grandes dans le monde. Une banque commerciale a par ailleurs obtenu l'autorisation de se transformer en banque islamique.
Au total, l'émirat compte sept banques conventionnelles locales et des succursales de six banques internationales et du Golfe. L'émirat s'était ouvert aux banques étrangères en janvier 2004.
Malte veut s’imposer comme le leader en Méditerrannée
14/09/2009
Suite au succès des évènements en finance islamique ces deux dernières années, le Malta Institute of Management (MIM) organise des évènements internationaux sur le sujet.
Un évènement de 5 jours « Islamic Finance in an EU financial services Jurisdiction » débutera avec une conférence d’une journée suivie de différents ateliers de travail. La discussion aura pour but d’identifier et de mettre en lumière Malte en tant que centre de la finance islamique, une opportunité qui ne doit pas être ratée par les praticiens maltais.
Comme il est souligné sur le site du MIM, “Malte avec sa législation ‘Trust and Trustees Act’ a une opportunité de premier plan pour fournir de tels services à la Communauté islamique de la Méditerranée”
Lancement du Certificat de CIMA aux Maldives
14/09/2009
The Chartered Institute of Management Accountants, fondé en 1919 est le corps professionnel leader d’experts comptables au monde avec 170 000 membres. Cette institution a lancé le ‘CIMA Certificate in Islamic Finance’ aux Maldives le 18 août lors d’un séminaire d’un jour intitulé "Islamic Finance Principles with Business Context."
Un manque de qualifications internationales avec une réelle reconnaissance internationale, a poussé CIMA à introduire son programme certifié.
Le lancement du certificat CIMA aux Maldives a été pris au sérieux par les autorités qui souhaitent développer ce secteur. Ainsi le Gouverneur de la Maldivian Monetary Authority, Fazeel Najeeb, a-t-il prononcé un discours d’ouverture lors du séminaire.
Le Programme CIMA en finance islamique est sponsorisé par HSBC Amanah.
Intérêt pour le secteur de la FI à Toronto
14/09/2009
Un séminaire de FI organisé par une entreprise naissante spécialisée dans le domaine, et sponsorisé par PricewaterhouseCoopers (PwC), a eu lieu à Toronto la semaine dernière.
Les principaux points d’interrogation soulevés pendant cette journée ont concerné la double taxation des produits sharia au regard de la présente règlementation au Canada, problème récurrent dans la plupart des pays et non spécifique à cette région.
Brunei se place comme un nouveau leader
14/09/2009
Avec l’obtention du rôle de co-chef de file pour le prochain sukuk de 1,5Mds $ de la Banque islamique de développement (BID), Bank Islam Brunei Darussalam (BIBD) donne à Brunei une place majeure dans la structuration de titres jumbo.
La banque a été mandatée avec BNP Paribas, CIMB, Deutsche Bank et HSBC en juillet dernier pour la dernière offre de sukuk de la BID, qui doit avoir une maturité de 3 à 5 ans et un prix qui sont en cours de discussion.
« Le fait de choisir une institution bancaire de Brunei en tant que partie des principaux arrangeurs, pour nous correspond à du respect pour Brunei. Il a fait un grand travail en termes de cadre réglementaire, qui a mené à l’établissement de plusieurs institutions de finance islamique dans le pays, » a déclaré le vice-président de la BID, Abdul Aziz Al Hinai.
Obtention de licences en Allemagne pour les branches turques de KFH
12/09/2009
Kuwait Finance House a annoncé que sa filiale turque, Baytak, a obtenu une licence pour opérer en Allemagne et ouvrira une branche à Mannheim pour des services de finance islamique.
Baytak Turkey prévoit aussi d’ouvrir d’autres branches en Allemagne en même temps que dans différents pays européens.
BNP Paribas va lever 150M$ pr fonds GCC d'ici mi-oct
11/09/2009
BNP Paribas espère lever jusqu'à 150 millions de dollars d'ici à mi-octobre pour un fonds d'investissement spécialisé sur la région du golfe Persique, a déclaré le directeur régional de la banque lundi.
"Nous achevons la levée de fonds de la première tranche", a déclaré Jean-Christophe Durand lundi soir à la presse.
"Mi-octobre est notre objectif. Nous commencerons à investir peu après", a-t-il ajouté.
BNP Paribas, présent dans la région du Conseil de coopération du Golfe (GCC) depuis plus de 35 ans, estime que cette dernière offre de belles opportunités de transactions dans le capital-investissement et le financement d'entreprises.
"Il y aura de nombreuses opportunités de fusions et acquisitions à l'avenir dans tous les secteurs", a affirmé le dirigeant.
BNP apportera environ 25% de la taille du fonds en mise de départ, a ajouté J.-C. Durand.
"Le fonds sera opportuniste et focalisé sur la région GCC", a-t-il expliqué, ajoutant que la banque pourrait racheter des entités ou prendre des participations minoritaires en fonction des occasions qui se présenteront. Face à l'augmentation de la demande de financement de projets, BNP transfère des banquiers de l'Europe vers le Golfe persique.
“Mauvais moment pour l’annonce de l’introduction de la FI au Nigeria”
10/09/2009
L’annonce de Sanusi Lamido, Gouverneur de la Banque Centrale du Nigeria, d’introduire la Fi dans ce pays, intervient à un bien mauvais moment en juge The Guardian Nigeria dans un article d’opinion.
Le timing était mauvais car le pays vient de connaître une violente irruption de la secte islamique Boko Haram dans certains Etats du Nord et le démantèlement préventif de la secte Daruslam dans l’Etat du Niger, à un moment où le secteur bancaire est devenu anxieux.
Procéder, comme Sanusi l’a fait, d’évoquer l’imminence des opérations de FI qui sont non familières dans le pays, ne pouvait que alarmer les ordinaires non musulmans, a ajouté le journal. Faire cette annonce lors d’une conférence de Ramadan, qui est un forum religieux, n’est pas la meilleure occasion pour un haut responsable d’un pays sécularisé.
Toutefois, note l’article du Guardian Nigeria, il est à noter qu’une délégation favorable à la FI a rendu visite au ministre Ngozi Okonjo-Iweala, un non musulman, en 2006, tandis que le projet de réforme réglementaire pour l’établissement de l’industrie de la finance islamique a été mis en place en mars dernier sous l’autorité d’un non musulman. Donc le projet de développer cette activité ne doit pas être mise au crédit des seuls musulmans, précise-t-il.
La Banque Centrale est aussi hypocrite lorsqu’elle évoque que la solution est un système islamique en accréditant la justesse de l’idée du mouvement islamique Kaduna, face à un malaise économique de long terme de plus de 31 ans. Au lieu de transformer les multi milliards de dollars de revenus du pays en bénéfice pour le pays, la Banque Centrale a collaboré pendant des années à les gâcher.
En plus de montrer que la FI est plus complexe et qu’elle n’est pas la panacée, l’article souligne enfin qu’il ne revient pas à la Banque Centrale de populariser et de promouvoir cette forme de finance, ce qui concerne davantage les affaires d’institutions bancaires et financières spécialisées.
La question du retail en France
09/09/2009
Reuters évoque la question du retail en France. Extraits.
Une petite poignée de banques étrangères ont rencontré les autorités pour explorer les possibilités d’établir leur présence en France. Mais aucune source ne peut dire avec assurance si une banque va s’implanter cette année comme les rumeurs le laissent penser.
« Le marché français aujourd’hui est beaucoup plus petit que celui de Londres mais les juristes et comptables ont été très actifs », a déclaré Farmida Bi, avocate à Norton Rose à Londres.
Si le marché de détail émerge, ce sera probablement avec un partenariat entre une banque française et une banque étrangère. « Vous ne pouvez pas avoir une banque appelée La Banque Islamique Française. Il sera préférable de parler de financement alternatif », a précisé Jean-Paul Laramée de l’Institut Français de la Finance Islamique.
Un décollage difficile au Maroc
09/09/2009
Au Maroc, force est de constater que le mode de financement «halal» bat toujours de l’aile. Pourtant les financements islamiques sont officiellement présents sur le marché bancaire marocain depuis le 1er octobre 2007.
Une pénétration qui avait été opérée en grande pompe sous l’impulsion de Bank Al-Maghrib, via trois catégories de crédit: l’ijara, la mourabaha et la mousharaka. Depuis cette validation par la banque centrale, quatre grosses banques de la place se sont empressées de proposer des produits islamiques «sur mesure». Ces dernières avaient parfaitement saisi l’importance de cette offre à grande valeur ajoutée. «Les produits bancaires alternatifs permettent de drainer les capitaux des clients qui refusent de confier leurs revenus aux banques conventionnelles pour des raisons religieuses. Des clients plus nombreux qu’on ne le croit », indique un responsable de banque. Une donne davantage exacerbée par une économie marocaine qui pêche par son très faible taux de bancarisation (près de 60% de la population ne détient aucun compte en banque).
Malgré tous ces enjeux, le concept ne semble pas encore susciter suffisamment d’engouement au Maroc. La raison principale en est la fiscalité plus élevée, rendant ces produits plus chers. «Ce qui nécessite encore du temps pour mettre en place une fiscalité adaptée, puisque l’imposition des produits alternatifs comme elle se présente aujourd’hui reste mieux adaptée aux transactions commerciales classiques qu’aux opérations bancaires», affirme un analyste de BMCE Capital. (Ce « frottement fiscal » n’existe plus en France, depuis les circulaires et instructions de Bercy en 2008 et 2009, ndlr)
Pour l’administration fiscale, le produit «Mourabaha» est un crédit comme un autre, soumis à une TVA à 10%. Le problème intervient toutefois une fois le bien cédé à l’emprunteur. La société de financement retombe de fait dans une situation classique de crédit de TVA. En effet, celle-ci ayant acquis le bien assorti d’une TVA à 20%, le vend par la suite sur la base d’un taux de 10%. Elle devra donc se faire rembourser le différentiel, et c’est là où le bât blesse. Cela entraîne assurément des difficultés de remboursement des crédits de TVA comme ce fut le cas pour la LOA.
D’autre part, dans l’Ijara et la Mourabaha, les transferts successifs de propriété entraînent l’exigibilité à répétition de droits d’enregistrement. Ces derniers s’avèrent souvent très importants, ce qui de fait génère des frottements fiscaux considérables.
«La finance islamique est l’un des secteurs les plus dynamiques. Est-ce qu’un jour Bank Al-Maghrib va autoriser une banque étrangère à s’installer pour vendre ce genre de produits? Si le marché marocain reste fermé aux banques étrangères, les banques ne feront pas beaucoup d’effort. Par contre, si elles se retrouvent menacées par un concurrent étranger, là beaucoup de choses vont se faire», commente le conseiller.
[Extraits synthétiques: L'Economiste]
Financement des PME: polémique autour de la "finance islamique"
09/09/2009
La question de la "finance islamique" a provoqué la colère d'Henri Emmanuelli et Jérôme Cahuzac (PS) mercredi à l'Assemblée en commission lors de l'examen d'une proposition de loi UMP sur le financement des PME.
Présenté au Sénat il y a quelques mois, un amendement prévoit "d'introduire dans notre code civil certaines dispositions compatibles avec la charia", a déclaré le député PS Jérôme Cahuzac, qui assure reprendre les propos de l'auteure du texte, Chantal Brunel (UMP).
Présent en commission avec M. Emmanuelli, M. Cahuzac a indiqué que les députés PS avaient rejeté la proposition de loi de Mme Brunel, amendée au Sénat. Fait rare, ils avaient pourtant voté pour en première lecture en mars, avant la navette au Sénat et l'ajout de l'amendement polémique.
L'amendement "permettait la conformité de certaines opérations (financières) aux lois coraniques et j'ai utilisé une fois le mot charia", a indiqué à l'AFP Mme Brunel.
"L'amendement est technique et permet aux obligations islamiques, dite +sukuks+, de s'investir en France. Ce n'est pas une disposition pour adapter la fiducie à une religion mais pour ouvrir nos marchés à une économie qui dépend d'une religion", affirme-t-elle.
Une "association d'innovation pour le développement économique et immobilier", qui assure faire la promotion de la "finance islamique" depuis 2005, s'est félicitée dans un communiqué de "la proposition d'inclure des produits dit charia" en droit français.
L'examen de la proposition de loi aura lieu le 17 septembre.
Fadela Amara et la FI
09/09/2009
Extrait d’une interview dans le magazine ELLE où la question de la finance islamique est posée à Fadela Amara
Q : L’islam interdit la spéculation et les prêts d’intérêts. Mais n’est-ce pas un peu paradoxal qu’en France, pays laïc, s’ouvre à la rentrée universitaire un master en finances islamiques, que le ministère de l’Economie ait changé le droit fiscal pour introduire les produits « charia compatibles » et que des banques islamiques soient bientôt créées ?
F.A. Je comprends que cela interpelle. Mais la finance islamique se développe absolument partout en Occident et elle répond à une demande. Pourtant, il ne faudrait pas que ces produits financiers, sous prétexte qu’ils seraient mieux commercialisés par des musulmans, finissent par légitimer le port du voile. Mais, une fois encore, je fais confiance à la République.
Bangladesh : les activités de finances islamique et conventionnelle ne pourront être exercées simultanément
09/09/2009
Le ministre des finances, AMA Muhith a annoncé que les activités de finances islamique et conventionnelle ne pourront être exercées simultanément par une même entité.
A la question de l’annulation du projet de loi sur les activités duales des banques commerciales et des compagnies d’assurance, il répond : « c’était une erreur à la phase initiale [du projet] de mêler les deux types d’activité. »
Il a ajouté que les banques du secteur de la finance islamique auront suffisamment de temps pour choisir une ligne d’activité, islamique ou conventionnelle.
Le président Wade rédige un ouvrage sur la finance islamique
09/09/2009
Le président sénégalais Abdoulaye Wade s'est investi dans un projet de rédaction d'un livre consacré à la finance islamique comme réponse à la crise mondiale, a-t-on appris de bonne source à Dakar.
Dans ce livre, qu'il a commencé de rédiger, le président Wade, également président en exercice de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI), a indiqué qu'il tente d'expliquer la vocation de cette institution et les nouveaux chantiers de la finance mondiale, indique la presse sénégalaise.
Le président du Sénégal précise avoir privilégié dans son ouvrage une option qui le rapproche de l'économie occidentale de marché en s'inspirant de la pensée économique keynésienne.
Il a souligné qu'en sa qualité d'économiste, son intention est de "jeter les ponts vers l'économie de marché".
A travers ce livre, le président Wade s'offre ainsi l'occasion de "contribuer à la réflexion sur la science économique gravement mise en cause pour n'avoir pas été en mesure de prévoir la crise qui a affecté l'économie mondiale".
"Interpellé comme tous les économistes, j'ai tenu à assumer ma part de responsabilité en proposant dans ce livre une nouvelle approche de la science économique aujourd'hui mise en cause", a-t- il indiqué.
Le chef de l'Etat sénégalais préside la Conférence de l'OCI depuis mai 2008 à l'issue du sommet de l'Organisation tenue à Dakar.
L’Inde ne perd pas de temps
08/09/2009
Une grande conférence sur le sujet sera organisée à Calcutta entre la Banque islamique de développement (BID) et le Kerala State Industrial Development Corporation (KSIDC) les 3 et 4 octobre.
La conférence organisée par le département de 3ème cycle du Rouzathul Uloom Arabic College (RUAC), est qualifiée d’ « historique », intervenant au moment où l’Etat du Kerala tente d’introduire une première banque islamique.
Lancement de ‘Karama éthique’, produit financier islamique, par la Bred
07/09/2009
En juillet 2008, la BFCOI avait été la première banque française à lancer un placement financier compatible avec la Charia. Elle a choisi en avril, faute de rendement, de rembourser ses souscripteurs. Mais la finance islamique reste un créneau attractif. La Bred a lancé à La Réunion la semaine dernière "Karama éthique", un fonds en actions qui respecte les préceptes du Coran.
Tâche ardue que celle de faire coïncider éthique et rendement, a fortiori en période de crise. La BFCOI l’a expérimenté avec le lancement du premier placement financier, en France, compatible avec la Charia. Mais malgré la conjoncture, la Bred a lancé la semaine dernière, comme tout le réseau de la Banque populaire, "Karama éthique", un produit de placement conforme à la Charia.
Ce fonds en actions euros s’adresse aux personnes physiques et morales, à raison d’un premier investissement minimal de respectivement 150 et 100 000 euros. À l’inverse de ce qu’avait proposé la BFCOI, c’est un placement à risque, sans capital garanti. Mais comme celui de la BFCOI, il a été agréé par des agents de conformité locaux et internationaux faisant autorité en la matière. "Pour nous, le constat était clair, une partie de notre clientèle ne disposait pas d’offre adaptée à ses convictions religieuses, déclare Rémy Ablancourt, directeur de la gestion de patrimoine à la Bred Océan Indien. Or, la demande est réelle à la Réunion, mais aussi à Mayotte, en région parisienne ou encore à Djibouti, où la Banque populaire est aussi présente." Dès la semaine dernière, plusieurs Réunionnais ont souscrit à "Karama Éthique". "D’autres clients de religion musulmane nous ont informés qu’ils attendaient la fin du Ramadan pour souscrire", précise Rémy Ablancourt. Ce placement de finance islamique serait-il donc hermétique à la crise ? "C’est justement quand le marché est déprimé qu’il est intéressant de souscrire, souligne Rémy Ablancourt. On a plus de chance de faire des plus-values en achetant des actions quand elles sont au plus bas qu’en pleine euphorie boursière."
Autre produit de finance islamique disponible localement, l’assurance-vie halal lancée en février dernier par les AGF-Allianz à la Réunion a reçu encore "peu de souscriptions à ce jour", selon l’assureur. Pourtant, la finance islamique continue de se frayer un chemin. L’Université Paris-Dauphine ouvrira à la rentrée un nouveau cursus dédié. Il y a un an, l’université de Strasbourg avait lancé la première formation de ce type en France. Mais seul l’avenir dira si la finance islamique relève de la tendance lourde ou du simple effet de mode.
La finance islamique est une niche dans un secteur bancaire surpeuplé au Kenya
06/09/2009
La finance islamique représente 1% du total des actifs du secteur bancaire kenyan depuis son démarrage seulement en début d’année dernière, a déclaré la banque centrale. Cette industrie est en train de se développer en dehors de ses zones privilégiées que sont le Golfe et l’Asie du Sud-Est .
Les deux banques islamiques opérant au Kenya -Gulf African and First Community- ont un portefeuille de prêts de 64, 3M$ et 27 270 comptes de dépôts. « Leur performance en une courte période est méritoire », a précisé la Banque centrale. « Ces indicateurs montrent le gros potentiel de cette niche de marché qui n’a pas été visée jusqu’à présent. »
NBK lance son deuxième fonds Ijara en dinars koweitiens
06/09/2009
National Bank of Kuwait (NBK) vient de lancer son ‘Islamic KD Ijara Fund II'. Ce fonds est la 18ème édition de fonds Ijara et la deuxième en devise koweitienne. Son retour mensuel devrait être de 6,25%.
Ce fonds est proposé suite « à l’énorme succès du 'Islamic KD Ijara Fund I' » lancé en juin et dont les souscriptions ont été bouclées en 3 jours seulement, précise-t-on à NBK.
Nigeria : l’annonce de M. Sanusi sur la finance islamique fait polémique
06/09/2009
Le fait que M. Sanusi, le Gouverneur de la Banque centrale, à qui, pour certains, le gouvernement doit tout, ait annoncé que le Nigeria aurait à gagner avec le développement de la finance islamique, fait débat.
L’organisation Muslim Rights Concern (MURIC) répond aux critiques dont elle prétend que M. Sanusi, avec sa déclaration, a fait l’objet. Cette organisation soutient sa proposition d’introduire la finance islamique, faite devant le ‘Movement for Islamic Culture and Awareness (MICA)’. MURIC en profite pour régler ses comptes avec l’élite « ce segment de la population nigérienne, bien que infinitésimalement petite en force numérique, monopolise tous les moyens. »
“Les banques islamiques non affectées par la crise”, selon Adnan Yousif
05/09/2009
La crise financière n’a pas réussi à impacter la finance islamique car ses principes n’ont pas permis d’activité économique spéculative, comme les dérivés, a argué Adnan Yousif, Président et CEO d’Al Baraka Banking Group.
Les bilans consolidés des banques du Golfe sont une preuve que l’impact de la crise sur les banques de la région est minimal. « Mais cela ne signifie pas que nous sommes isolés du reste du monde. Il est possible pour les pays du Golfe de devenir plus influents internationalement. Le Golfe sera la 5ème puissance du monde dans quelques années et pourrait entraîner qu’ils se dotent d’un système de monnaie commune et des liens économiques plus denses », a-t-il ajouté.
Appréciant la stratégie de développement de Dubaï, M. Yousif a dit que l’Emirat a achevé en 10 ans ce que la plupart des pays arabes ne sont pas parvenus à faire en 50 ans.
Chérif Mohamed Ali Aïdara, de l’Institut Mozdahir, précise les grandes lignes du système
04/09/2009
L’Institut Mozdahir International dit être convaincu que la finance islamique est une alternative « salutaire et durable » à la finance traditionnelle qui a montré ses limites après la survenue de la crise économique. Réitérant son engagement à contribuer à la promotion de la finance islamique au Sénégal, cet ONG a clôturé le 14 août dernier à Dakar un atelier de renforcement de capacité sur la question en faveur des acteurs du monde de la finance. Occasion ne pouvait être plus propice pour le responsable morale de cette Ong, Chérif Mohamed Ali Aïdara, d’exposer les grandes lignes du système de financement islamique.
« La clé de voûte de la finance islamique tourne autour de l’interdiction du « Riba » et de son corollaire : la participation aux profits et aux pertes. L’interdiction du « Riba » ou taux d’intérêt fixe et prédéterminé, est en effet un complément dans le principe du partage des risques associés à l’activité économique. En sachant que le taux d’intérêt est un instrument majeur du système économique et financier classique, il reste à savoir comment une entreprise en respectant les règles islamiques et en absence du taux d’intérêt pourra fonctionner.
Dans la formation que nous avons suivi avec notre frère Ali Toussi, nous avons appris que l’absence du taux d’intérêt ne sera pas un obstacle car l’Islam prévoit des solutions alternatives au taux d’intérêt. L’exemple parfait d’une entreprise en Islam, est la banque islamique, qui malgré sa récente apparition depuis quelques décennies, participe à la gestion de 50% des capitaux dans les pays musulmans.
Etant donné que la loi islamique ne reconnaît pas les sociétés de types occidental, les sociétés islamiques reposent sur l’association. L’absence du taux d’intérêt n’empêche en rien que les entreprises islamiques fonctionnent et concurrence les sociétés fondées sur le taux d’intérêt. Comme nous l’a montré le Docteur Toussi dans son cours l’islam a prévu des alternatives à cet instrument majeur du système économique occidental.
Le succès actuel des banques islamiques est réel, et même ce modèle a été préconisé par des hommes politiques, des économistes et des financiers comme une solution à la crise et bancaire. Aujourd’hui, des centaines d’institutions financières et banques islamiques pratiquent les opérations financières islamiques.
Pour terminer, je voudrais vous dire que ces enseignements divins énoncés depuis le septième siècle par le Prophète MOUHAMMAD (psl) et préservés intacts par les douze Imams infaillibles issus de sa famille et choisis par Dieu pour lui succéder ont gardé toute leur actualité et leur pertinence à l’époque contemporaine. Nous avons pensé et entrepris d’appliquer ces enseignements détenus actuellement par leurs partisans (les chiites) dans un vaste programme de développement durable en Afrique de l’Ouest ».
Début des activités pour Syrian Islamic Insurance Company
02/09/2009
Syrian Islamic Insurance Company débutera officiellement ses activités le 7 septembre. Le capital initial de 22M$ est le fruit d’un partenariat Syrien-Qatari. 46% du capital est syrien et se compose de Orient Investment Fund, Syrian General Establishment for Insurance, Syrian International Islamic Bank, al-Shahba Company for Equipment et Electronics and Commercial Engineering Company ainsi que d’autres investisseurs.
Le marché des sukuk a continué a progressé en 2009, malgré certains freins
02/09/2009
Les nouvelles émissions les 7 premiers mois de 2009 représentent 9,3Mds$ en comparaison des 11,1Mds durant la même période en 2008, a annoncé Standard & Poors Ratings Services dans une étude "The Sukuk Market Has Continued To Progress In 2009 Despite Some Roadblocks."
« Le montant moindre des émissions n’était pas seulement dû aux conditions de marché toujours difficiles et à l’assèchement de la liquidité, mais aussi à l’environnement du Golfe qui les a moins soutenues, en particulier aux Emirats », dit Mohammed Damak, analyste crédit à S&P.
« Les perspectives de moyen et long terme du marché des sukuk restent positives, en raison, de notre point de vue, des émissions actuellement dans les tuyaux –au regard des annonces de sukuk ou des négociations de l’ordre de 50Mds$- et des efforts pour résoudre les difficultés principales empêchant le développement du marché des sukuk, » a-t-il ajouté.
La finance islamique, encouragée par l'Etat, reste embryonnaire en France
02/09/2009
La finance islamique occupe une place encore confidentielle en France, malgré le soutien de la ministre de l'Economie Christine Lagarde et la mise en place d'aménagements fiscaux pour favoriser son essor.
Signe cependant de l'intérêt croissant pour le secteur, la prestigieuse université Paris-Dauphine ouvre à la rentrée un nouveau cursus dédié à la finance islamique. Il y a un an, l'université de Strasbourg avait ouvert la première formation de ce type en France.
La finance islamique s'appuie sur la charia (loi islamique), dont les principes interviennent dans la définition des produits d'investissement et de financement. Elle interdit notamment la pratique des intérêts.
"En ces temps de crise, nous souhaitons l'accueillir à bras ouverts sur notre sol", avait déclaré Mme Lagarde à l'ouverture d'un forum sur la finance islamique organisé par la chambre de commerce franco-arabe en 2008.
Depuis, elle a annoncé des "instructions fiscales" pour permettre le développement de nouveaux produits d'investissements islamiques.
Elle a aussi annoncé début juillet une réforme législative, à l'automne, destinée à permettre les émissions de "sukuk", des obligations islamiques. L'objectif affiché de l'Etat est de capter une partie des réserves financières du Moyen-Orient et d'Asie pour des investissements en France, afin de concurrencer Londres.
La France pourrait espérer collecter jusqu'à 120 milliards d'euros d'encours à l'horizon 2020, selon une étude des économistes Elyès Jouini et Olivier Pastré.
Les investissements étrangers pourraient représenter 113 milliards d'euros et les activités de banque pour les particuliers sept milliards, la France abritant la plus grosse communauté musulmane d'Europe, estimée à 5 millions de personnes. Seul frein, l'apathie des banques françaises, estime M. Pastré, qui compte sur l'arrivée de nouveaux acteurs pour débloquer la situation.
Plusieurs banques islamiques auraient d'ailleurs fait des demandes d'agrément auprès de la Commission bancaire.
Evaluer ce marché n'a pourtant rien d'évident, selon Mohamed Damak, analyste chez Standard and Poor's, pour qui "la demande pour ces produits aujourd'hui semble limitée".
La première tentative française de fonds islamique, lancée en 2008 à la Réunion par une filiale de la Société Générale, s'est soldée par un échec : il a fermé en avril dernier, faute de dégager un rendement suffisant, après avoir collecté 15 millions d'euros de dépôts.
Malgré des rumeurs, il n'y a pas eu non plus pour l'instant d'annonce d'émission de "sukuk" par une entreprise française, pas plus à l'étranger qu'en France.
Dov Ogien, professeur de finance à l'école de commerce ESG, et opposé au principe de la finance islamique qu'il décrit comme "une supercherie", va jusqu'à affirmer "qu'il n'y a aucun marché" islamique.
Les investisseurs du Golfe "vont là où ils ont envie d'investir. Ils ne sont pas gênés pour acheter de l'immobilier sur les Champs Elysées et sur la Côte d'Azur", fait-il valoir.
Le partenariat noué en mai entre le fonds d'investissement de l'émirat pétrolier d'Abou Dhabi Mubadala et le Fonds stratégique d'investissement (FSI), tend à montrer que les investisseurs du Golfe n'ont pas attendu que la France modifie sa réglementation pour venir y investir.
Une augmentation de capitale pour Boubyan
02/09/2009
Boubyan Bank, le principal prêteur islamique du Koweït, envisage d’augmenter son capital à hauteur de 609M$.
Le conseil de Boubyan a recommandé d’augmenter son capital de 50%, à 0,87$ par part incluant la prime. Cela augmenterait à 609,3M$ le capital de la banque d’après les calculs de Reuters.
Le mois dernier, la banque a dit avoir nommé un nouveau directeur après que la
National Bank of Kuwait, la plus grande banque du pays par valeur de marché, deviennee le plus important actionnaire de Boubyan en détenant 27,55% des parts.
Al Hilal Bank va ouvrir des branches au Kazakhstan
02/09/2009
Al Hilal Bank est sur le point d’ouvrir deux branches au Kazakhstan cette année a annoncé son directeur Mohammad Berro. Ainsi, ces ouvertures marqueront l’entrée de cette banque islamique dans ce pays d’Asie Centrale.
« Nous voyons cela comme une opportunité pour être les premiers dans cette économie », a affirmé Berro, ajoutant « nous serons positionné comme la première banque islamique dans les anciens pays de l’Union soviétique. »
En février, le gouvernement kazakh a adopté une législation pour réguler l’établissement et les opérations des banques islamiques, des titres et des fonds d’investissement. La population du pays de 15 millions a vu jusqu’à présent un seul sukuk, mais pas de services de banque commerciale ou de détail, ni de takaful.
Qatar Islamic Bank a annoncé ses intentions d’étendre ses activités au Kazakhstan, mais seul un protocole d’entente a été signé.
QInvest et Fortis Bank créent le premier fonds islamique mezzanine de fret
02/09/2009
QInvest, la première banque islamique du Qatar, lance un nouveau fonds islamique de frêt de 5 ans. Ce nouveau fonds mezzanine doit capitaliser sur la dislocation que l’industrie du fret a connue ces 12 derniers mois.
t'AZUR Company lance le premier produit d’assurance charitable islamique au monde
01/09/2009
t’azur, une compagnie d’‘assurance’ islamique (Takaful) a lancé le premier produit d’assurance charitable au monde ‘Sadaqah’.
Le plan Sadaqah investit des futures donations dans des fonds sharia-compliant durant un certains nombre d’années, après lesquelles le capital accumulé sert à financer des œuvres charitables du choix du donateur. En cas de circonstances imprévues qui empêchent le donateur de continuer ses dons, t’azur poursuivra ses donations régulières au nom du donateur à travers le Takaful garantissant ainsi que l’organisme de charité reçoive les donations prévues quelque soit l’évènement.
La première banque islamique en Inde commencera à Kerala en 2010
01/09/2009
La première banque islamique en Inde qui a reçu le soutien actif du gouvernement de Kerala a des chances de commencer ses opérations à Kochi l’année prochaine, car les formalités de registration sont actuellement remplies en quatrième vitesse. Le département des industries de Kerala est activement impliqué dans la nouvelle initiative et une réunion de haut comité a approuvé le 12 août le projet préparé par Ernst & Young.
Kerala State Industrial Development Corporation, designée comme l’agence pour la création de la banque, aura 11% des parts. Selon les officiels du gouvernement, elle sera enregistrée en tant que compagnie financière non-bancaire au début et transformée plus tard en banque intégralement sharia-compliant.
Le capital initial devrait être de l’ordre de 100M$ -5Mds Roupies.
Les préparatifs vont bon train pour l’ouverture de la banque tunisienne Zitouna
31/08/2009
Les préparatifs vont bon train pour l’ouverture de la banque tunisienne Zitouna, une banque spécialisée dans la finance islamique, indique son promoteur, le jeune homme d’affaires Mohamed Sakher El Materi. Pour son lancement prévu au début de l’année 2010, la banque a consulté les plus grands cabinets internationaux et a fait appel aux plus grandes compétences. Son siège, sis aux Berges du Lac, est en cours de construction et sera achevé dans quelques mois, en vue du démarrage.
Banque Zitouna est déjà en train d’implémenter son système d’information de global banking, le cœur-même de toute institution financière moderne, marquant ainsi, et avant même son démarrage, une longueur d’avance sur plusieurs banques tunisiennes. Ce système d’information choisi sera celui de Temenos, le même sélectionné par la BIAT et la BEST Bank.
Depuis l’obtention de l’agrément en janvier 2009, le fondateur et promoteur de Banque Zitouna, M. Mohamed Sakher El Materi, président du Groupe Princesse El Materi Holding, a mis tous les moyens humains, techniques et financiers nécessaires pour réussir ce projet.
«Partant du challenge de lancement de la banque qu’on s’est fixé dès le départ pour le premier trimestre 2010, nous avons toujours voulu donner à ce projet tous les atouts nécessaires à sa réussite et ce en faisant appel aux meilleures expertises internationales en matière de création et de lancement de nouvelle banque et principalement celles spécialisées dans la Finance islamique», dit en substance M. Mohamed Sakher El Materi.
Dans l’objectif de confirmer les orientations stratégiques tracées par son fondateur, Banque Zitouna a consulté les principaux cabinets internationaux de consulting (McKinsey, EuroGroupe, Arthur D.Little, Oliver Wyman…) et a retenu McKinsey & Company pour l’accompagner dans toute la phase de création et notamment pour le choix du Système d’Information.La mission confiée à McKinsey a permis de décliner les axes stratégiques en matière de positionnement et targetting, gouvernance et organisation de la banque, ainsi que pour l’établissement du business plan sur les prochaines années.
Par ailleurs, la banque a consulté et comparé les offres des meilleurs providers mondiaux de Global Banking. Parmi ceux-là, seuls Temenos, Iflex et Path Solutions proposaient des solutions conformes à la Finance islamique. Dans un souci de prudence et d’optimisation, la banque a opté pour la solution T 24 de Temenos qui présente l’avantage d’être francophone, déjà utilisée par la BEST Bank (Banque Islamique off shore en Tunisie) et également en cours d’implémentation par la BIAT.
Banque Zitouna a su mener la phase de sélection du Global Banking en un délai extrêmement court et le challenge est de conduire aujourd’hui le projet d’implémentation de son système d’information sur une période record de 8 mois, alors que le processus prend normalement 24 mois.
Parallèlement au projet informatique, Banque Zitouna a déjà avancé sur différents chantiers en matière d’identité visuelle et de communication (confiée à un cabinet international), design et aménagement de ses agences bancaires, développement des produits et services, confection et montage juridique, recrutement des collaborateurs…
Par ailleurs, la construction du siège social de la Banque sis au Lac II, conçue sur sept étages avec une superficie de 8.000 m2 pouvant accueillir plus 600 collaborateurs, est déjà entamée et sera finalisée pour début 2010, soit un temps record de réalisation.
«Le projet dispose de forts atouts lui permettant d’avancer rapidement et à pas sûrs. Le challenge de la courte période de réalisation du projet est certes important, mais la motivation et le développement de nos équipes nous laissent confiants et rassurés quant au bon déroulement de cette phase de création…», conclut M. Mohamed Sakher El Materi.
Le Gouverneur de la Banque Centrale du Nigeria tire profit de la crise pour vanter les mérites de la FI
31/08/2009
Sanusi Lamido Sanusi, Gouverneur de la Banque Centrale a tiré profit de la crise financière mondiale pour montrer la « Solution islamique à la récession économique mondiale », dans un papier présenté par son adjoint au symposium annuel du Ramadan, organisé par le ‘Movement for Islamic Culture and Awareness (MICA)’.
Si la crise a eu des impacts irrémédiables sur le système international, « la crise amène des opportunités. La crise a apporté des jurisconsultes, des juristes et des banquiers acquis aux opportunités de la finance islamique », a-t-il dit. « En regardant devant, il est envisagé que la finance islamique forme une partie significative du paysage financier nigérien », a-t-il affirmé.
Appel public à l’épargne d’Al Baraka en Syrie
30/08/2009
La filiale d’Al Baraka Group en Syrie lancera un appel public à l’épargne à partir du 4 Octobre durant un mois. « Nous devons lever 35M$, ce qui représente 35% du capital, et cela doit être vendu aux Syriens seulement », a affirmé le directeur général Mamoun Darkazally.
La banque prévoit de débuter ses opérations en janvier l’année prochaine avec un capital de 100M$. La vente est gérée par la Banque BEMO Saudi Fransi. Emirates Islamic Bank détient 10% des parts dans la filiale syrienne d’Al Baraka.
Croissance de 66% des actifs islamiques en 2009, pour l’Asian Banker
29/08/2009
D’après le ‘Asian Banker Research’ et son classement des 100 plus grandes banques islamiques par actifs, ceux-ci ont augmenté de 580Mds $ en 2009 contre 350Mds$ en 2008, correspondant ainsi à une croissance de 66%.
La Bank Melli Iran (BMI) est en tête du classement et Al Rajhi d’Arabie Saoudite en deuxième position, bien que cette seconde a connu une augmentation de 32% de ses actifs en comparaison de l’augmentation négligeable de BMI.
Toutefois, on peut noter que ce classement de l’Asian Banker semble biaisé puisque les banques iraniennes ne sont pas considérées normalement comme des banques islamiques notamment, et ce classement accorde une surreprésentation d’Al Rajhi au regard de ses activités.
Le soutien du gouvernement Thaïlandais au micro-crédit islamique
28/08/2009
Le ministre de l’Intérieur de Thaïlande a vu sa proposition soutenue par le cabinet le 25 août pour développer le micro-crédit pour les 7,5 millions de musulmans dans ce pays.
Les provinces du Sud de la Thaïlande avaient commandé une étude pour trouver un modèle approprié au micro-crédit. Si cette étude montre que la plupart des villageois ignorent les mécanismes de transactions sous un système financier islamique, ils veulent cependant voir l’établissement du micro-crédit islamique. Après cette étude, ces provinces ont demandé l’accord du gouvernement pour développer ce système.
De nouvelles lignes directrices sur les opérations Murabaha de la Bank Negara
28/08/2009
La Banque Centrale de Malaisie a annoncé des règles pour les structures de financements de Murabaha afin d’aider l’industrie à se développer.
Les lignes directrices sur les opérations Murabaha « permettront de contribuer à davantage d’harmonisation dans l’interprétation et l’application des vues et des opinions de la Charia, spécialement parmi les membres du Comité Charia », a fait état la Banque Centrale dans un communiqué.
Développements de HSBC en Malaisie
28/08/2009
HSBC Amanah souhaite développer davantage ses activités en Malaisie suite à la réussite du lancement de ses derniers produits, affirme-t-on.
Le directeur général-adjoint Jonathan Addis dit que le nombre de cartes de crédit islamiques a connu une croissance de 50 000. « Notre nouveau prêt immobilier islamique a aussi reçu une bonne réponse depuis qu’il a été lancé il y a une quinzaine de jours », selon lui.
HSBC Amanah, forte de son profit de plus de 9M$ après s’être implanté en Malaisie seulement depuis février dernier, compte ouvrir d’autres branches au-delà de ses 4 existantes, a précisé Addis.
Moodys assigne un triple A au programme de sukuk MTN de la Banque islamique de développement
27/08/2009
Moodys a assigné un triple A à la Banque islamique de développement pour son programme MTN de sukuk. L’émission de ces certificats seront utilisés pour acquérir un portefeuille d’actifs de sukuk comprenant des actifs Ijara, des contrats Murabaha, des contrats Istisna’a ainsi que des investissements en actions et en certificats de sukuk.
Des changements fiscaux sur les sukuk en Corée du Sud
26/08/2009
La Corée du Sud envisage d’exempter les sukuk de taxes de redistribution dans sa volonté d’étendre ses marchés de capitaux et d’attirer les investisseurs musulmans du Golfe.
Les changements fiscaux s’appliqueront aux titres Murabaha et Ijara, les formes les plus communes de sukuk, a annoncé le Ministère de la Stratégie et des finances le 25 août. Le ministère soumettra ses propositions à l’Assemblée Nationale du pays à la fin de Septembre.
GFH signe un partenariat de 100M$ avec le groupe australien Macquarie
25/08/2009
Gulf Finance House est en train de monter une plateforme de services financiers islamiques au Moyen-Orient avec le groupe basé à Sydney, Macquarie, un fournisseur de services financiers. Si le partenariat recevait l’accord des autorités de régulation, Macquarie auraient une présence sur ce secteur dans le Golfe et un investissement de Murabaha convertible de 100M$.
CIMB Islamic Asset Management Sdn cible une gestion d’actifs de 1,7mds$
25/08/2009
CIMB-Principal Islamic Asset Management Sdn Bhd, filiale d’une des banques islamiques phares en Malaisie, a pour objectif d’accroître ses actifs sous gestion jusqu’à 1,7Mds$ à la fin de l’année en raison du haut potentiel du marché pour les instruments islamiques qui existe au niveau mondial, a dit sa directrice générale Datuk Noripah Kamso.
La compagnie, filiale de CIMB Principal Asset Management Bhd, a près de 1,3 Mds$ d’actifs sous gestion au 30 Juin 2009. « Puisque nous sommes une compagnie indépendante, nous espérons gérer 400M$ supplémentaires cette année. »
D’un point de vue qualitatif, elle a ajouté que la gestion d’actifs islamiques est congruente avec l’investissement éthique qui se réclame des valeurs sociales et de la bonne gouvernance. L’endettement excessif et l’utilisation inefficace du capital sont découragés par la finance islamique.
« Les investissements charia-compatibles sont complémentaires de l’approche éthique avec un volet additionnel en termes de gestion du risque financier puisqu’ils évitent les entreprises trop endettées et la gestion de capital improductive, » selon Noripah. « Cela encouragera indirectement à la prudence dans le niveau et la dette du capital sous gestion, » a-t-elle ajouté.
La BID organise un séminaire sur le rôle des contractants
25/08/2009
La Banque islamique de développement (BID) a organisé un séminaire sur le rôle des contractants dans les pays musulmans au regard de la mise en place de projets financés par la BID. Parlant à la tribune à cette occasion, le président de la BID, Dr Ahmad Mohammed Ali, a souligné l’importance de développer les projets d’infrastructure dans les pays membres de l’organisation.
Ali a noté que le secteur des transports et des communications constituait 29% des projets que la BID a contribué à financer. Il a souligné que la Banque avait contribué à financer plus de 230 projets d’infrastructure routière pour un total de 3Mds$.
Emirates Islamic Bank lance sa promotion de Ramadan
23/08/2009
EIB souhaite s’inscrire dans ‘l’esprit du Ramadan’ avec le lancement de Intelaq. Basé sur le concept islamique de Murabaha, Intelaq Ramadan Promotion « permet de s’offrir plus facilement une voiture » durant ce mois-ci.
« Le Ramadan a une signification spéciale pour notre banque, pour nos clients et la communauté, et nous souhaitons refléter cela par le lancement d’une offre très spéciale qui reflète l’esprit du Ramadan ! » a commenté Faisal Aqil, directeur général de la banque de détail à Emirates Islamic Bank.
Création d’un institut supérieur de formation envisagée au Sénégal
17/08/2009
Parce que la finance islamique peut apparaître comme une alternative à la crise internationale, l’Institut Mozdahir international (Imi) veut élargir son offre de formation supérieure en finance islamique au Sénégal. L’annonce a été faite par le président de l’Institut Mozdahir international (Imi), Chérif Mohamed Aly Aïdara lors de la clôture du séminaire de formation sur les finances islamiques. « Au-delà de cette formation, Mozdahir souhaite créer au Sénégal une formation de niveau supérieur en finance islamique », a dit le président de l’Imi. Ce souhait a trouvé un écho favorable auprès du pouvoir. Selon le représentant de la Direction de la monnaie et du crédit (DMC) au ministère de l’Economie et des Finances, Amadou Ngom, l’ambition des autorités est de « faire du Sénégal un hub de la finance islamique dans l’espace Cedeao ».
Cette volonté gouvernementale s’est traduite, en avril 2008, par la tenue à Dakar, d’une conférence internationale sur la finance islamique, a-t-il rappelé, saluant la « diversification des instruments de finance au Sénégal ».
KFH investit aux Etats-Unis
15/08/2009
Kuwait Finance House annonce une joint venture avec UDR pour des investissements immobiliers sur le sol américain. UDR est une société majeure dans le domaine de l’investissement immobilier aux Etats-Unis.
Le partenariat a pour objet d’investir dans l’immobilier dans les principales villes américaines à hauteur de 450M$, où la participation de KFH sera de 70% et UDR de 30%.
Mohammad Sulaiman Al-Omar, le directeur de KFH précise que KFH est de retour comme un acteur majeur dans le marché américain immobilier, ce qu’il considère comme une continuation de la constitution d’un portefeuille dès les années 90 sous le nom de ‘Dana real estate portfolio’ suivi par l’acquisition de 5 autres portefeuilles immobiliers.
Augmentation de capital pour GFH afin de renforcer son bilan et de connaître une nouvelle croissance record
12/08/2009
GFH a annoncé le 12 août un plan pour obtenir 300M$ de capitaux frais, destinés à renforcer son bilan et lui permettre de s’engager dans un grand nombre d’investissements à haut rendement générés par la récession économique mondiale. Cette opération d’augmentation sera faite par Bank of America Merrill Lynch (BAML).
Les notes des entités islamiques restent stables, Moody’s
11/08/2009
Moody’s Investors Service indique que les notes des entités de cette industrie en forte expansion qu’est la finance islamique restent stables. Cette stabilité est due en grande partie à leur ample liquidité, leurs hautes marges de profit et un effet de levier conservateur.
Le commentaire spécial de Moody’s intitulé 'The Liquidity/Leverage Trade-Off for Islamic Banks' en date du 11 août, évalue le compromis entre liquidité et l’effet de levier des institutions financières islamiques et l’impact que ce rapport peut avoir sur la notation de celles-ci.
« Les institutions financières islamiques ont traditionnellement montré un faible effet de levier dû à des prescriptions religieuses, mais aussi en raison de leur actifs très profitables, des dépôts peu chers et des hauts niveaux de fonds propres. Cependant, la conséquence de reposer sur une concentration d’actifs liquides de court terme pour financer le passif signifie que les bilans des banques islamiques sont déficients pour les instruments de financements de moyen à long terme », déclare Anouar Hassoune, Vice-président de Moody’s et de l’Institut Français de Finance Islamique.
Fusion de Gatehouse Bank et de GSH en raison d’un contexte difficile
10/08/2009
Securtities House KSCC, compagnie d’investissement islamique majeure cotée au Koweit Stock Exchange a annoncé la fusion de ses deux filiales de Londres, Gatehouse Bank PLC et Global Securities House (GSH) UK en une seule unité, sous l’appellation Gatehouse Bank Brand.
Cette fusion s’expliquerait principalement par les difficultés qu’a rencontrées Gatehouse Bank, qui n’aurait « bouclé » qu’un seul deal depuis son établissement, début 2008. Au même moment, Gatehouse Bank a recruté une trentaine de personnes, dont la plupart à des postes de niveau senior et medium. Cette fusion a entraîné la démission de David Testa, jusqu’alors directeur général. Il a été remplacé par Richard Thomas qui était lui-même président de Gatehouse Bank et simultanément directeur général de GSH UK. Le conseil de direction a nommé Fahed Faisal Boodai président de Gatehouse Bank.
Dubai Islamic Bank introduit la finance islamique dans les MBA de Floride
08/08/2009
DIB a récemment conduit deux ateliers de travail sur les principes et les fondations de la finance islamique auprès de 44 professionnels seniors de la finance et étudiants de l’Executive MBA de Stetson University et Jacksonville University en Floride.
« Une plateforme globale est nécessaire pour la finance islamique »
31/07/2009
« L’industrie de la finance islamique souffre de deux problèmes majeurs », selon Rushdi Siddiqui, directeur de la finance islamique à Thomson Reuters. Le premier concerne « les coûts de recherche d’information pour les structures sharia-compliant, les transactions, les produits, les institutions, les scholars, etc. qui […] sont très hauts. Et vous ne pouvez pas trouver cette information sur google. » D’autre part, «[…] l’industrie de la finance islamique doit avoir un connectivité globale, ce qui signifie que la comptabilité de la Islamic Bank of Thailand puisse se connecter avec ses homologues à Al Hilal Bank (Emirats) et/ou Qatar Islamic Bank et/ou Bank of London and the middle East (GB) ».
« Lorsqu’il y aura communication et correspondance entre et parmi les banques islamiques, les opérateurs Takaful, les gérants d’actifs, les régulateurs, etc., la collaboration et la contribution suivra avec comme résultat conséquent une convergence, signifiant le début de la standardisation. ». C’est ainsi que Rushdi Siddiqui évoque le rôle de la plateforme Thomson Reuters qui permet de réduire les hauts coûts de recherche d’information et qui permet de construire l’infrastructure pour la connectivité mondiale en finance islamique via la messagerie Reuters, et donc d’engendrer la standardisation nécessaire évoquée selon lui.
DIFC réalise une version mise à jour de son 'Guide to Islamic Finance'
31/07/2009
La Dubai International Financial Centre Authority annonce la mise à jour de son ‘Guide to Islamic Finance in or from the DIFC'. Ce rapport permet, outre de connaître l’environnement émirati, de disposer d’un panorama actualisé de la finance islamique dans le monde.
Le Gouvernement luxembourgeois entend développer la finance islamique
30/07/2009
Dans un communiqué en date du 30 juillet 2009, le ministère des finances du Luxembourg a indiqué vouloir développer la finance islamique parmi d’autres activités telles que l’ISR ou la micro-finance notamment. « Tout en contribuant à développer les activités internationales de gestion de patrimoine et de fonds d’investissement, le Gouvernement entend diversifier les activités de la place en mettant en place ou en renforçant les mécanismes nécessaires au développement de la micro-finance, des investissements socialement responsables, du financement des éco-technologies, de la finance islamique ou encore de la philanthropie comme corollaire du private banking. » est-il précisé.
Ouverture prochaine de la troisième banque islamique en Tunisie : Zitouna Bank
30/07/2009
D’après l’hebdomadaire Jeune Afrique, la banque islamique, ZITOUNA Bank, créée par l’homme d’affaires Mohamed Sakhr el-Materi -lequel est président du groupe Princesse El-Materi Holding-, a été agréée par la Banque Centrale. L’ouverture de cette banque, initialement prévue pour le 7 novembre 2009 a été reportée pour le premier trimestre 2010 en raison d’un retard dans la mise en place du système informatique.
ZITOUNA Bank qui développera des produits financiers respectueux de la charia, viendra renforcer le secteur islamique tunisien qui compte déjà la banque BEST Bank (Bank Ettamwil Tounsi Saoudi) et la banque Emirate Noor Islamic Bank (NIB) qui a récemment ouvert son bureau régional pour l’Afrique du Nord.
