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Succès du premier sukuk jamais émis en Turquie
25/08/2010
Le premier sukuk émis en Turquie, du prêteur Kuveyt Turk, paiera un coupon de 5,25% et a connu un dépassement de 45% de sa souscription.
Kuveyt Turk, principalement détenu par Kuwait Finance House, a lancé un sukuk de 3 ans de 100M$ le 17 août dernier. Les souscripteurs de l’obligation islamique sont originaires du Moyen-Orient, d’Asie et d’Europe, une des sources a déclaré. Les banques islamiques comptent pour la moitié des allocations investies.
En avril dernier, the Capital Markets Board of Turkey (SPK), l’autorité de régulation et de supervision des marchés de titres, a publié un document permettant d’un point de vue légal l’émission de sukuk par des entreprises turques.
Des règles encadrant les sharia scholars
25/08/2010
L’AAOIFI, l’organisme de référence en matière chariatique pour la finance islamique, est en train de mettre en place des règles de conduite visant les sharia scholars eux-mêmes, dans leur activité au sein des sharia boards.
« Les nouveaux standards de gouvernance concerneront certains problèmes incluant le nombre de ‘sharia supervisory boards’ qu’un sharia scholar peut effectivement servir », est-il indiqué dans un communiqué de l’AAOIFI.
La plupart des banques islamiques tentent d’attirer le petit nombre de sharia scholars influents dans leur conseil de conformité, et certains des meilleurs jurisconsultes siègent dans 50 conseils, soulevant la question des conflits d’intérêts.
Emission du premier sukuk britannique
16/08/2010
Le premier sukuk islamique vient d’être émis au Royaume-Uni, ce qui pourrait faire des émules auprès d’autres entreprises du territoire...voire d'autres pays européens...dont la France, qui vient de publier des instructions fiscales ( cf notre base « ressources ») destinées « à faire de Paris le hub de la finance islamique en Europe continentale ».
L’émission de 10M$ provenant d’une petite industrie, International Innovative Technologies, fabriquant des fraiseuses dans le Nord-Est de l’Angleterre, pourrait être la première de beaucoup de levées de fonds de sukuk au Royaume-Uni, prédisent les analystes.
Pour Farmida Bi, de Norton Rose qui a travaillé sur la transaction, « ils [IIT] ont trouvé un investisseur qui ne pouvait investir que d’une manière sharia-compliant », ce qui explique la forme qu’a prise cette levée de capitaux. « Beaucoup d’investisseurs islamiques recherchent des investissements potentiels, particulièrement dans le secteur des hautes technologies, » a-t-elle précisé en évoquant le fait qu’ « il n’y a absolument aucune raison pour que d’autres entreprises ou entités gouvernementales ne suivent pas » la voie tracée par cette première émission.
« L’islam sera de plus en plus prépondérant dans les relations internationales, notamment sur le plan financier »
15/08/2010
Les effets de la crise financière internationale, ajoutés à la fin des blocs et des pré carrés, préfigurent une reconfiguration des relations internationales, avec un rôle de plus en plus important dévolu au facteur religieux islamique, a soutenu le politologue et chercheur sénégalais Dr Bakary Sambe.
’’La crise financière internationale, la multiplication des partenaires, la mise en valeur de la coopération Sud-Sud, la fin des blocs, des pré carrés tout ceci prédestine le facteur religieux, le facteur islamique’’ comme un élément ‘’de plus en plus important’’, a notamment souligné M. Sambe.
Ok pour FIF-IFFI
Auteur d’un livre récemment présenté à Dakar et intitulé "Islam et diplomatie : la politique africaine du Maroc", le chercheur relève qu’avec les dérèglements nés de la crise économique et financière, ‘’on pense beaucoup plus aux fonds souverains etc. et à la finance islamique’’ de façon générale.
’’Je pense que cette conscience –là qui était sans cohésion peut-être renforcée par un sentiment de pouvoir représenter quelque chose sur la balance des pouvoirs sur le plan international’’, a analysé Dr Bakary Sambe, chercheur à la Fondation européenne pour la démocratie à Bruxelles.
Le monde musulman se présentant ‘’comme une forme d’alternative Sud-Sud’’, il ‘’pourrait apporter quelque chose de nouveau dans la configuration des rapports internationaux’’, a ajouté M. Sambe, également chercheur associé au Groupes de recherches sur la Méditerranée et le Moyen Orient (Lyon).
Sur cette base, l’importance de la finance islamique, de plus en plus prise en compte en Occident, devrait ‘’se matérialiser’’ par une plus grande présence ce ces institutions financières en Afrique notamment, a-t-il indiqué.
Il a relevé que sur ce plan, le président sénégalais Abdoulaye Wade ‘’a raison de dire qu’on arrête de faire de la finance islamique pour enrichir la Bourse à Londres’’, en appelant les pays détenteurs de fonds souverains à privilégier ‘’la solidarité inter islamique.’’
’’On a vu, a-t-il souligné, l’assaut de la Chine mais le monde arabe maintenant a compris que l’Afrique est véritablement un enjeu non seulement de politique internationale mais un enjeu économique. Donc les pays africains pourraient tirer profit de cette finance-là’’.
Selon le chercheur, ‘’il reste maintenant à ce que la finance islamique quitte la sphère des théoriciens et économistes et se matérialise dans la vie de tous les jours avec l’ouverture de banques islamiques, la facilitation de prêts. C’est sûr que ça pourrait amener un plus dans les économies du Tiers-monde et du monde musulman’’.
Dr Bacary Sambe a fait observer que ‘’plus de mille milliards’’ de dollars représentant les fonds souverains sont en circulation dans le monde. Or, depuis le 11 septembre 2001 et le gel dans les banques occidentales des avoirs de certains pays arabes, ces derniers se tournent davantage vers des pays du continent africain.
Port financier de Tunis: Démarrage des travaux de la première tranche en décembre
05/08/2010
Essam Janahi, président de la banque bahreïnie, Gulf Finance House (GFH), a indiqué que la première phase du projet de plate-forme financière off-shore lancé en Tunisie depuis 2009 par la banque islamique va démarrer en décembre 2010.
Avec une enveloppe de 4 à 5 milliards de dollars US, le projet baptisé « Tunis Finance Harbour », comportera un centre de services d’investissement bancaire et de conseil, un centre de sociétés, un centre d’assurances « Takaful » et un centre de transactions internationales.
Il comportera également une « business school » et un complexe commercial et résidentiel pour 100.000 habitants, doté d’une marina et d’un terrain de golf, le tout sur une superficie de 523 hectares en front de mer à Raoued. Le projet devrait créer environ 16.000 emplois.
Emission de sukuk envisagée pour le Kazakhstan après l’échec d’un Eurobond
29/07/2010
Le gouvernement du Kazakhstan vendra des titres islamiques d'ici la seconde moitié de l'année, a déclaré Aibek Bekhazanov, directeur des produits islamiques, au Regional Financial Center d'Almy.
Cette annonce intervient après l'échec de l'émission d'un Eurobond cette semaine.
Barwa obtient un financement de 3,5 Mds$ de Qatari Diar
28/07/2010
Barwa Real Estate obtient un financement de 3,5Mds$ d’une de ses filiales, Qatari Diar Finance.
Le financement pour Barwa City Real Estate consiste en deux contrats mourabaha. Le premier fournit des fonds d’1Mds d’une maturité effective en juillet 2015, et le second de 2,5Mds$ pour 2020.
Premier sukuk des Philippines pour Al Amanah
28/07/2010
Al-Amanah Islamic Bank, détenue par le gouvernement des Philippines, devrait vendre le premier sukuk du pays pour financer le développement de Mindanao, la région la plus pauvre, qui est aussi la base des séparatistes militants d’Abu Sayyaf.
« Il y a beaucoup d’argent sur le marché que nous pouvons attirer pour le sukuk », a indiqué Armando Samia, le président d’Al Amanah, seule banque du pays à avoir un mandat pour vendre des titres islamiques.
Islamic Bank of Britain reçoit une injection de capital de 20 M£
28/07/2010
L’Islamic Bank of Britain est sur le point de recevoir une injection de capital de 20 M£ de Qatar International Islamic Bank (QIIB), un de ses actionnaires fondateurs, alors que QIIB va accroître ses parts dans IBB de 80%.
IBB, fondée il y a 6 ans, disposait de 186 M£ de dépôts à fin 2009 et d’une base de 50 000 clients avec un total d’actifs excédant 3 Mds$ et des profits annuels de 95M£.
Document publié par l’IIFM sur l’aternative repo sharia
28/07/2010
The International Islamic Financial Market (IIFM) a publié un document de référence sur l’aadat al Shira’a, une alternative sharia-compliant aux transactions repo.
Le manque d’accords de rachats dans l’industrie de la finance islamique a été un réel problème selon Ijlal Alvi, directeur de l’IIFM.
« Le manque d’instruments de liquidité, particulièrement pour un produit comme le repo, est un défi auquel l’industrie de la finance islamique a dû faire face depuis longtemps, » a-t-il précisé.
Pour Ismail Dadabhoy, executive director-head of Islamic finance à UBS Investment Bank, Dubaï et président du groupe de travail ‘IS’de l’IIFM a dit « trouver une solution alternative aux produits repo qui satisfassent la Charia et qui soit aussi acceptable dans le marché général a été un réel défi. »
« En tant qu’ancien trader repo, je sais combien ce produit est important pour les traders de court terme et de fixed income. Je suis convaincu qu’une plus grande utilisation par le marché de I'aadat Al Shira'a ajoutera de la liquidité dans le système en termes d’apports financiers et de liquidité de sukuk. Cela mettra de l’huile dans les rouages en ce qui concerne l’efficacité et développera les sukuk, » a-t-il déclaré.
Un profit de 600 M$ pour Kuwait Finance House Group (KFH)
26/07/2010
Kuwait Finance House Group (KFH) a réalisé un profit de 598,5M$ au cours du premier semestre 2010.
Selon son président et directeur général, Bader Al Mukhaizeem, l’initiative du gouvernement d’accroître la dépense publique a également accru les opportunités d’investissement. De plus, la banque a connu une expansion mondiale continue en Turquie, en Malaisie, en Europe et aux Etats-Unis. Elle a aussi signé un accord avec le géant japonais Nomura et a remporté l’offre d’émission d’un sukuk Ijara de 100M$.
Abu Dhabi Ports vise une obligation de 1M$
26/07/2010
L’entreprise publique Abu Dhabi Ports Company (ADPC) envisage une émission obligataire d’1 Md$ pour financer la Khalifa Port Industrial Zone (KPIZ) à Abu Dhabi.
ADPC a engagé National Bank of Abu Dhabi comme conseiller financier pour dessiner une stratégie de long terme.
« Une de nos options est un sukuk ou une obligation au premier trimestre de 2011, d’environ 1Md$ », a déclaré Ala Khannak, « chief financial officer » en charge du projet.
La capitale des Emirats, Abu Dhabi, investit des milliards de dollars en infrastructures, en immobilier et dans le tourisme pour diversifier son économie au-delà du pétrole.
C’est dans ce cadre qu’ADPC développe le projet KPIZ pour un montant de 2,18Mds$, situé à mi-chemin entre Abu Dhabi et Dubaï.
KPIZ sera construit en 5 phases.
Le financement des prochaines phases, en cours de finalisation, mixera crédits syndiqués, crédit classique, crédit-export, financement islamique et marché de la dette, a indiqué M. Khannak.
Le premier sukuk souverain occidental sera-t-il luxembourgeois ?
26/07/2010
Curieusement passée inaperçue dans les medias français, l’annonce faite dans une conférence à Bahrein par Yves Mersch, Gouverneur de la Banque Centrale du Luxembourg que son pays s’apprête à émettre un sukuk est pourtant de première importance. Ce serait, en effet, le premier sukuk souverain émis en Occident, devançant les efforts britanniques et français. M. Mersch n’a toutefois pas révélé le montant ni la date de cette émission.
Rappelons que l’autorité fiscale du Luxembourg a pris, dès janvier 2010, les mesures permettant l’émission de sukuk dans le pays.
Saudi Electricity Company envisage une 4ème émission de sukuk
26/07/2010
Saudi Electricity Company prévoit de lever des fonds à travers une émission de sukuk sur les marchés internationaux. La date de son lancement et son montant dépendront des conditions du marché et des dynamiques internes de la demande et de l’offre d’électricité dans le Royaume.
La demande moyenne annuelle d’électricité en Arabie Saoudite est en croissance de 7 à 8%, mais les experts du marché de l’énergie pointent la potentialité d’une demande bien plus forte, compte tenu des projets d’un montant de 1,2 billion de dollars (1000 Mds$) prévus pour la prochaine décennie et du jeune profil démographique du pays.
Abu Dhabi Ports vise une obligation de 1M$
26/07/2010
L’entreprise publique Abu Dhabi Ports Company (ADPC) envisage une émission obligataire d’1 Md$ pour financer la Khalifa Port Industrial Zone (KPIZ) à Abu Dhabi.
ADPC a engagé National Bank of Abu Dhabi comme conseiller financier pour dessiner une stratégie de long terme.
« Une de nos options est un sukuk ou une obligation au premier trimestre de 2011, d’environ 1Md$ », a déclaré Ala Khannak, « chief financial officer » en charge du projet.
La capitale des Emirats, Abu Dhabi, investit des milliards de dollars en infrastructures, en immobilier et dans le tourisme pour diversifier son économie au-delà du pétrole.
C’est dans ce cadre qu’ADPC développe le projet KPIZ pour un montant de 2,18Mds$, situé à mi-chemin entre Abu Dhabi et Dubaï.
Le premier sukuk souverain occidental sera-t-il luxembourgeois ?
26/07/2010
Curieusement passée inaperçue dans les medias français, l’annonce faite dans une conférence à Bahrein par Yves Mersch, Gouverneur de la Banque Centrale du Luxembourg que son pays s’apprête à émettre un sukuk est pourtant de première importance. Ce serait, en effet, le premier sukuk souverain émis en Occident, devançant les efforts britanniques et français. M. Mersch n’a toutefois pas révélé le montant ni la date de cette émission.
Rappelons que l’autorité fiscale du Luxembourg a pris, dès janvier 2010, les mesures permettant l’émission de sukuk dans le pays.
Saudi Electricity Company envisage une 4ème émission de sukuk
26/07/2010
Saudi Electricity Company prévoit de lever des fonds à travers une émission de sukuk sur les marchés internationaux. La date de son lancement et son montant dépendront des conditions du marché et des dynamiques internes de la demande et de l’offre d’électricité dans le Royaume.
La demande moyenne annuelle d’électricité en Arabie Saoudite est en croissance de 7 à 8%, mais les experts du marché de l’énergie pointent la potentialité d’une demande bien plus forte, compte tenu des projets d’un montant de 1,2 billion de dollars (1000 Mds$) prévus pour la prochaine décennie et du jeune profil démographique du pays.
Le Kazakhstan prévoit d’émettre son premier sukuk
23/07/2010
Le Kazakhstan a repris l’étude de sa première émission de sukuk, qui, selon les analystes, ne pourrait pourtant pas être lancée avant la fin 2010.
Selon les banquiers malaisiens, le Ministre des Finances du Kazakhstan devrait opter pour un sukuk Al Ijara de 300 M$.
Bahreïn entend prendre la part de Londres en matière de sukuk
23/07/2010
Bahreïn, le pays du Moyen-Orient qui possède le plus grand nombre de banques islamiques, envisage de prendre une plus grande part dans le trading de sukuk d’Angleterre, de Dubaï et de Malaisie, avec une bourse dédiée aux titres adhérant aux principes de la Charia.
The Bahrain Financial Exchange, prévu pour ouvrir en octobre, commencera le trading de la dette islamique l’année prochaine, a dit son CEO Arshad Khan. 8 sukuk d’un montant de 2,9 Mds$ sont cotés à la Bourse de Bahrein, comparés à 20 d’un montant de 16Mds$ au Nasdaq Dubai. La Bourse de Londres a attiré, quant à elle, 17,7Mds$ de 26 titres.
« Nous sommes très confiants que nous verrons un marché secondaire très liquide de sukuk, qui n’existe encore ni à Londres ni ailleurs, » a déclaré M.Khan.
Le plus petit pays producteur de pétrole du Golfe entend établir une bourse qui permettrait aux investisseurs de répertorier des sukuk, des real-estate investment trusts, des ETFs et des options. Il créera aussi une plateforme électronique cette année qui permettra aux banques et aux entreprises d’acheter et de vendre des matières premières pour sous-tendre des transactions Mourabahah.
VTB de Russie renoue avec le projet d’émettre un sukuk
23/07/2010
VTB, la banque de commerce international russe, a confirmé travailler à nouveau sur une émission éventuelle de sukuk, après avoir abandonné cette possibilité il y a quelques temps.
Stanislav Yankovets, directeur du développement stratégique pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, a expliqué durant le Moscow Islamic Finance Forum que VTB Capital, a repris son travail sur l’émission d’un sukuk qui se ferait via VTB Capital Dubai.
« Nous étions en train de travailler sur une possible émission de sukuk en 2008, mais la crise financière est survenue et tout a été mis en suspens. Mais, à présent nous avons repris le travail sur une possible émission de sukuk. Nous avons signé un accord avec Kuwait Finance House, qui aidera dans la structuration de l’émission, la génèrera et s’occupera de sa distribution », a indiqué M. Yankovets.
Le Kazakhstan prévoit d’émettre son premier sukuk
23/07/2010
Le Kazakhstan a repris l’étude de sa première émission de sukuk, qui, selon les analystes, ne pourrait pourtant pas être lancée avant la fin 2010.
Selon les banquiers malaisiens, le Ministre des Finances du Kazakhstan devrait opter pour un sukuk Al Ijara de 300 M$.
Bahreïn entend prendre la part de Londres
23/07/2010
Bahreïn, le pays du Moyen-Orient qui possède le plus grand nombre de banques islamiques, envisage de prendre une plus grande part dans le trading de sukuk d’Angleterre, de Dubaï et de Malaisie, avec une bourse dédiée aux titres adhérant aux principes de la Charia.
The Bahrain Financial Exchange, prévu pour ouvrir en octobre, commencera le trading de la dette islamique l’année prochaine, a dit son CEO Arshad Khan. 8 sukuk d’un montant de 2,9 Mds$ sont cotés à la Bourse de Bahrein, comparés à 20 d’un montant de 16Mds$ au Nasdaq Dubai. La Bourse de Londres a attiré, quant à elle, 17,7Mds$ de 26 titres.
« Nous sommes très confiants que nous verrons un marché secondaire très liquide de sukuk, qui n’existe encore ni à Londres ni ailleurs, » a déclaré M.Khan.
Le plus petit pays producteur de pétrole du Golfe entend établir une bourse qui permettrait aux investisseurs de répertorier des sukuk, des real-estate investment trusts, des ETFs et des options. Il créera aussi une plateforme électronique cette année qui permettra aux banques et aux entreprises d’acheter et de vendre des matières premières pour sous-tendre des transactions Mourabahah.
VTB de Russie renoue avec le projet d’émettre
23/07/2010
VTB, la banque de commerce international russe, a confirmé travailler à nouveau sur une émission éventuelle de sukuk, après avoir abandonné cette possibilité il y a quelques temps.
Stanislav Yankovets, directeur du développement stratégique pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, a expliqué durant le Moscow Islamic Finance Forum que VTB Capital, a repris son travail sur l’émission d’un sukuk qui se ferait via VTB Capital Dubai.
« Nous étions en train de travailler sur une possible émission de sukuk en 2008, mais la crise financière est survenue et tout a été mis en suspens. Mais, à présent nous avons repris le travail sur une possible émission de sukuk. Nous avons signé un accord avec Kuwait Finance House, qui aidera dans la structuration de l’émission, la génèrera et s’occupera de sa distribution », a indiqué M. Yankovets.
Une deuxième banque islamique au Kazakhstan
22/07/2010
Un accord vient d’être signé entre ArmanahRaya Malaysia, 'Development Bank of Kazakhstan' JSC et FATTAH FINANCE JSC.
Pour Asset Issekeshev, Ministre délégué de l’Industrie et des Nouvelles Technologies, cette banque, vouée au développement des PME, servira de « modérateur » entre la Malaisie et le Kazakhstan.
La première banque islamique au Kazakhstan ‘Al Hilal’ opère à Astana et Almaty depuis le 25 mars de cette année. Sa création est le résultat d’un accord entre le Kazakhstan et les Emirats pour ouvrir l’Islamic Bank of Kazakhstan.
Ithmaar Bank porte M. Bucheerei à sa direction
22/07/2010
Ithmaar Bank BSC a nommé à sa direction générale Mohammed Bucheerei, selon un communiqué du Bahrain Stock Exchange qui précise que la Banque centrale de Bahrein a approuvé cette nomination.
« Mohammed Bucheerei a été un proche et un associé depuis longtemps du groupe”,
a déclaré son président, Prince Amr Mohammed Al Faisal.
Cette nomination s’insère dans la réorganisation de la banque avec l’intégration de Shamil Bank, filiale détenue intégralement par Ithmaar Bank, dont M. Bucheerei était directeur et président du conseil d’administration.
ADCB réclame 32 M$ à Saad Group
21/07/2010
Abu Dhabi Commercial Bank (ADCB) a réclamé devant une cour britannique le 19 juillet, un impayé de 32M$ de Saad Group, un conglomérat saoudien qui connaît des difficultés.
ADCB a précisé devant la Cour que Saad Trading, Contracting and Financial Services, une division du Groupe Saad, a fait défaut sur un swap de devises 32 M$.
Le Groupe Saad et un second conglomérat saoudien, Ahmad Hamad Al Gosaibi and Brothers, ont commencé à faire défaut sur des prêts, des obligations et des dérivés l’été dernier, créant des ondes de choc qui se sont répercutées dans tout le système bancaire de la région. Les estimations des montants dus par les conglomérats aux banques de la région s’élèvent à 10 Mds$.
En plus des procès à Londres, les groupes Saad et Al Gosaibi, doivent faire face à d’autres affaires en cours à New York, à Bahreïn, aux Iles Caïman et aux Emirats.
Dans un des cas qui a fait le plus de bruit, Mashreqbank de Dubaï a poursuivi le Groupe Al Gosaibi l’année dernière à New York à propos de swaps de devises qui n’ont pas fonctionné. Pour sa défense Al Gosaibi a déclaré que ces défauts étaient le résultat d’une fraude perpétrée contre le groupe par M.Al Sanea, lequel a rejeté l’accusation.
Abu Dhabi Islamic Bank (ADIB) a aussi été poursuivie l’année dernière par Fortis Bank, qui a argué qu’ADIB n’avait pas rempli ses obligations dans une opération de financement commercial de 40M$. ADIB a mis en question l’authenticité des documents de la transaction, qui impliquait le Groupe Al Gosaibi et Awal Bank, une filiale bahreïnie du groupe Saad, qui a depuis été mise sous la tutelle de la Banque centrale de Bahreïn.
Nexus remporte le ‘Best Takaful Brokerage’
20/07/2010
Nexus, le plus important courtier d’assurance de la région des Emirats, a remporté le titre de "Best Takaful Brokerage" en reconnaissance du professionnalisme de ses services lors de l’International Takaful Summit qui s’est tenu à Londres récemment.
MasterCard signe un accord stratégique
20/07/2010
MasterCard annonce un accord exclusif avec Qatar Islamic Bank (QIB) sur une carte de retrait Premium de 5 ans, qui s’adresse à une clientèle élitiste.
La collaboration entre QIB et MasterCard a débuté en 2003, alors que la question des cartes de crédit est objet de débat dans la finance islamique.
Abu Dhabi Islamic Bank (ADIB) enregistre un profit net de 82,11M$
20/07/2010
Abu Dhabi Islamic Bank (ADIB) enregistre pour ce second trimestre de 2010 un profit net de 82,11M$, soit une croissance de 55,9% durant la même période en 2009. Il s’agit de la première fois qu’ADIB atteint un tel chiffre record.
1ère émission de Sukuk thaïlandaise annoncée
20/07/2010
L’Islamic Bank of Thailand projette de lever 155M$ dans la première émission de sukuk du pays, qui cible les investisseurs musulmans de Singapour jusqu’en Inde.
The Thai Securities & Exchange Commission prévoit de publier des lignes directrices au prochain trimestre pour les entrepises souhaitant émettre des titres sharia-compliant. Les changements font suite à la demande du Premier ministre Abhisit Vejjajiva de permettre à quatre provinces du Sud d’adopter plus de lois islamiques.
Ayudhya Fund Management Co gérant 2,3Mds$ de fonds à Bangkok, et AmInvestment Management Sdn de Malaisie se sont déjà déclarés intéressés pour acheter le sukuk.
CIMB Thai Bank Pcl participera au montage de la structure.
« La Thaïlande a déjà un marché d’obligations conventionnelles dynamique et dispose d’excellents fondamentaux macro pour développer une industrie de sukuk avantageux pour les émetteurs thaïlandais. » souligne Rohit Chawdhry, spécialiste d’investissements à Manama à Bahrain Islamic Bank, deuxième plus important prêteur islamique du pays.
Fin de l’offre islamique de Lloyds en Angleterre
19/07/2010
Après son entrée en fanfare dans le marché islamique de détail en Angleterre en 2004, la banque de premier plan qu’est Lloyds, a coupé son offre islamique. Lloyds a admis avoir arrêté son offre d’octroi de crédits immobiliers islamiques qui avait fait beaucoup de bruit à son lancement.
Lloyds n’a pas décrit précisément le montant recueilli par ses produits sharia-compliant, alors qu’HSBC a reporté une modeste croissance annuelle de 15% en termes d’ouverture de comptes, résultat très éloigné du déferlement de plusieurs milliards de livres sterling prédit par des analystes tels que ceux de Deloitte au début de la décennie.
Bercy pousse – doucement - les feux de la finance islamique
19/07/2010
Christine Lagarde a annoncé à l'occasion des rencontres financières internationales de Paris Europlace début juillet l' adoption de quatre nouvelles instructions fiscales pour encourager le développement de la finance islamique en France sur les opérations Sukuk, Istisna, Ijara et Murabaha. Ces textes devraient être publiés dans les tout prochains jours, a-t-elle précisé.
La ministre de l'économie a par ailleurs indiqué qu'elle souhaitait une taxe bancaire assise sur les actifs pondérés par les risques des établissements visés. Elle a souligné au passage la solidité des banques françaises. "Je n' ai pas d' inquiétude quant au résultat des tests de résistance pour les principaux réseaux bancaires français" , a-t-elle estimé. Elle a toutefois ajouté qu' elle avait demandé à Jean-François Lepetit de lui remettre des propositions à l'automne sur les " living wills" , les testaments que pourraient rédiger les grands groupes bancaires pour faciliter leur éventuel démantèlement en cas de difficulté.
Christine Lagarde a évoqué le projet de loi de régulation bancaire et financière, qui doit être débattu au Sénat à la fin du mois de septembre et souligné qu' il serait enrichi de nouvelles dispositions, notamment pour faciliter le rachat de leurs propres obligations par les entreprises privées.
Saudi Binladin Group émet 187 M$ de sukuk
17/07/2010
HSBC Saudi Arabia a annoncé que la compagnie de construction Saudi Binladin Group, pour étendre ses opérations, a émis un sukuk de 187M$, à travers un placement privé pour les investisseurs saoudiens.
C’est The Saudi Binladin Sukuk Co qui a émis cette obligation islamique, qui a été 2,5 fois sur-souscrite.
Le groupe investira 136M$ pour quadrupler sa capacité d’extraction dans une raffinerie au Sénégal. La première phase de développement d’un aéroport à Médine est aussi prévue.
Entre 578 M$ et 726 M$ de sukuk pour Khazanah Nasional Bhd
16/07/2010
Khazanah Nasional Bhd, l’agence d’investissements de Malaisie, pourrait vendre entre 578 M$ et 726 M$ de sukuk ce mois-ci, si elle décide d’ouvrir plus largement le capital du groupe hospitalier Parkway Holdings Ltd., indique une « source proche du dossier ».
Cagamas prévoit une importante vente de sukuk d’1,6 Mds$
15/07/2010
Cagamas, la compagnie nationale de prêts immobiliers de Malaisie, prévoit de vendre pas moins d’1,6 Mds$ de sukuk, dans le cadre d’un programme d’émission de 5 ans.
La compagnie a engagé Royal Bank of Scotland Group Plc, Al-Rajhi Bank et RHB Capital Bhd, en tant que co-chefs de file pour la vente.
Le directeur de Cagamas, Steven Choy, a souligné que sera développé, à cette occasion,
un nouveau type de sukuk acceptable pour les investisseurs du Moyen-Orient.
Abu Dhabi Islamic Bank: “pas de plans immédiats” de vente de sukuk
15/07/2010
Abu Dhabi Islamic Bank, la deuxième plus grande banque des Emirats conforme aux règles bancaires islamiques, a mis à jour son programme de sukuk, précisant qu’elle n’avait pas de plans immédiats de vente de nouvelles sukuk.
Abu Dhabi Islamic Bank, institution contrôlée par l’Etat, prévoit de lever pas moins de 5Mds$ provenant de la vente de sukuk par un ‘trust certificate programme’. HSBC Holdings Plc est le chef de file de ce programme obligataire.
Un déclin de 35% du profit de QIB
15/07/2010
Une des principales banques islamiques au monde Qatar Islamic Bank a connu une baisse significative de ses profits avec un déclin de 35% au deuxième trimestre de cette année.
La hausse de 45% de ses prêts islamiques en une année, passant de 5,4 Mds$ à 7,9 Mds$ n’a toutefois pas couvert la baisse des gains.
Un ouvrage sur le marketing en finance islamique
15/07/2010
'Brilliant Marketing for Islamic Banks’, le premier ouvrage pour les spécialistes du marketing écrit par le journaliste Paul McNamara de Yasaar Media, est publié aux éditions Business Bookclub.
Il vise à apporter une aide aux communicants du secteur de la finance islamique, alors que jusqu’à présent cet aspect là n’avait pas fait l’objet de beaucoup d’attention.
L’ouvrage est disponible au lien suivant, à la rubrique ‘new Titles’ :
http://www.businessbookclub.com/
Nomura lève 70 M$ d’une mourabaha au Moyen-Orient
15/07/2010
Le broker japonais, Nomura, est parvenu à lever 70 M$ via une opération de mourabaha, alors que l’objectif initial était de 50 M$.
ABC Islamic Bank était le chef de file mandaté pour cette mourabaha, qui a une maturité de 3 ans pour 175 points de base par an. Les autres arrangeurs étaient la BID, Samba Financial Group, Sumitomo Mitsui Banking Corp. et Ahli United Bank.
Brian Kettell intègre le SOAS en finance islamique
15/07/2010
Brian Kettell, auteur de plusieurs ouvrages sur la finance islamique, vient d’intégrer la School of Oriental and African Studies (SOAS) de l’Université de Londres. Brian Kettell a une grande expérience en finance islamique de par son activité durant plusieurs années en tant que conseiller économique auprès de la Banque centrale de Bahreïn où il a eu de nombreuses responsabilités en cette matière.
Il a enseigné la finance islamique dans un grand nombre d’institutions financières, incluant la Banque mondiale, National Commercial Bank (Arabie Saoudite), Global Investment House (Koweït), Noor Islamic Bank (EAU), le Trésor britannique, la Banque centrale de Syrie, the Securities Investment Institute, the Institute for Financial Services et Scotland Yard.
Kettell est co-éditeur du célèbre Islamic Finance Qualification Handbook et l’auteur de 6 ouvrages sur le sujet :
• Islamic Finance in a Nutshell. (John Wiley &Sons)
• Frequently Asked Questions on Islamic Finance. (John Wiley & Sons)
• Introduction to Islamic Banking and Finance. (Oxford Press)
• Islamic Capital Markets. (Oxford Press)
• Islamic Sukuk: A Definitive Guide to Islamic Structured Finance. (Oxford Press)
• Islamic Banking and Finance in the Kingdom of Bahrain (Bahrain Monetary Agency)
Expansion de Norton Rose en Asie
14/07/2010
Avec le transfert de Davide Barzilai, de Londres au bureau de Hong-Kong, le nombre d’associés du cabinet en Asie est désormais de 46.
M. Barzilai, qui a une grande pratique de la finance islamique dans toutes ses composantes, va servir la stratégie de Norton Rose d’étendre ses activités entre Londres, le Moyen-Orient et l’Asie.
M. Barzilai a précédemment travaillé à Singapour pour le cabinet entre 2005 et 2007 et entend continuer ses relations avec ses clients malaisiens et singapouriens.
Cette relocation fait suite à l’embauche de Mohammed Paracha au sein du bureau de Bahreïn.
Echec du placement du sukuk de Thomas Cook
13/07/2010
La compagnie de voyage Thomas Cook a échoué dans le placement d’un sukuk de 50 M$ auprès des investisseurs du Golfe. Sans cet échec, l’émission aurait été le premier sukuk d’une entreprise européenne.
Le placement privé était non-noté et très illiquide pour être attractif pour les trésoreries du royaume saoudien et du Golfe. En outre, cette petite émission était jugée insuffisamment rémunératrice pour les investisseurs.
Sumitomo arrange le premier deal islamique japonais
12/07/2010
Sumitomo Corp est en train de monter la première opération de financement islamique d’une entreprise au Japon, ce qui pourrait poser les jalons pour d’autres émetteurs japonais.
L’émission libellée en yen, qui sera la première provenant d’un émetteur japonais sur le territoire, se rapproche d’une structure de sukuk mais n’en est pas exactement un puisque la régulation bancaire japonaise ne le permet pas.
L’émission suivrait le récent sukuk de 100M$ sur la place financière de Kuala Lumpur, d’un des premiers brokers japonais, Nomura Holdings.
Investment Dar et le Comité de coordination discutent les nouvelles lois
12/07/2010
La direction d’Investment Dar et son Comité de coordination ainsi que des investisseurs et des conseillers se sont rencontrés le 6 juillet à Dubaï pour discuter de l’impact sur le plan de la restructuration des changements en matière de régulation pour les compagnies d’investissement koweitiennes, récemment annoncés par la Banque centrale du Koweït.
Les nouvelles réglementations de la Banque centrale, qui exige la pleine conformité à certains ratios en juin 2012, n’avait pas été envisagé durant le développement du plan de restructuration existant, pour cette compagnie islamique qui a connu les premiers défauts actuels de l’industrie.
Première campagne de communication de la BID
12/07/2010
La Banque Islamique de Développement lance une campagne de communication majeure pour attirer l’attention sur ses efforts de développements économiques et sociaux à travers le monde.
La campagne, "That's Why" (Voilà pourquoi), comprend la diffusion de vidéos d’informations, se focalisant sur d’importants défis sociaux.
C’est la première fois que la banque entreprend une campagne de communication de cette nature. Le principal objectif est de montrer aux gens comment la banque est inspirée par sa ‘Vision 2020G’ pour améliorer la condition humaine.
Les chaînes de diffusion de ces vidéos seront CNN, France 24 et Al Jazeera, coïncidant avec le 35ème sommet annuel de la BID à Bakou en Azerbaïdjan, qui s’est tenu les 23 et 24 juin.
ADIB au coeur d’une bataille judiciaire à New York entre Al Gosaibi et al Sanea
11/07/2010
Abu Dhabi Islamic Bank (ADIB) est prise dans une bataille judiciaire devant la Cour de New York pour une transaction financière de 40M$ de fret de matières premières entre Taïwan et l’Espagne.
Fortis Bank poursuit ADIB devant la juridiction new yorkaise, clamant que celle-ci n’a pas rempli ses obligations de paiement dans la transaction.
Le cas est relatif à une lettre de crédit signée en 2008 impliquant AIDB, Fortis et Awal Bank à Bahreïn. ADIB devait payer Fortis après avoir reçu la somme d’Awal Bank, qui était détenue par Maan al Sanea, le président du groupe saoudien Saad Group. Ahmad Hamad Al Gosaibi and Brothers, un autre conglomérat saoudien, était aussi impliqué dans la transaction. Il faut dire qu’Al Gosaibi est en procédure judiciaire avec M.al Sanea dans lequel il est accusé d’avoir commis une fraude de 10Mds$. M.al Sanea a nié les accusations.
Le cas Fortis est en fait une des nombreuses poursuites judiciaires à travers le monde suite à la dispute entre M. al Sanea et le groupe Al Gosaibi, qui se sont étendues à New York, à Londres, aux îles Cayman, aux Emirats et à Bahreïn.
Les rendements des sukuk bientôt similaires au reste de l’industrie
11/07/2010
Les rendements que les emprunteurs doivent accorder sur les sukuk en comparaison de ceux du reste de l’industrie devraient se resserrer puisque les compagnies ayant de hauts ratings de credit projettent de vendre au moins 1,75Md$, a estimé Salah Mohammed Jaidah, directeur de Qatar Islamic Bank. Les rendements très hauts que doivent payer d’émetteurs potentiels sont actuellement un frein à de nouvelles émissions de dettes.
En effet, la BID, notée Aaa par Moody’s, prévoit une émission d’1Md$. QIB de son côté planifie une vente de 750M$ a annoncé Jaidah pour cette institution bancaire notée A par Fitch.
Bursa Suq Al-Sila reçoit le prix de l’innovation du marché
09/07/2010
La plateforme sharia-compliant de matières premières, Bursa Suq Al-Sila', a remporté le prix de ‘l’innovation du marché’ décerné par The Asset Triple A Awards 2010 dans la catégorie finance islamique.
La Bourse de Malaisie a permis d’améliorer le trading sharia-compliant des matières premières et la gestion de liquidité pour les banques islamiques, localement et mondialement.
Kuwait International Bank (KIB) a réussi sa transformation en banque islamique
08/07/2010
Kuwait International Bank (KIB) a réussi sa transformation en banque islamique, a déclaré le directeur de KIB, Cheikh Mohammad Al-Jarah Al-Sabah, qui a ajouté que le plus important de tous les objectifs atteints a été le renforcement des statuts financiers de KIB avec des actifs atteignant 3.453.038.497,82 $.
Sheikh Mohammad Al-Jarah a déclaré, pour le quatrième anniversaire de sa transformation officielle en banque islamique, que cette conversion est le premier exemple dans toute la région du Golfe.
Il a indiqué que la stratégie générale de sa banque a été celle de la flexibilité et de l’adaptation, ce qui a amené selon lui a un accroissement des dépôts de la clientèle d’une fois et demie, augmentant le portefeuille de la banque de 60%.
Les actionnaires de Bank Muamalat d’Indonésie reprennent les droits préférentiels de souscription
08/07/2010
Bank Muamalat d’Indonésie, le deuxième plus grand prêteur sharia du pays, a annoncé que ses actionnaires avaient repris l’ensemble des droits préférentiels de souscription, détenant ainsi les 105 M$ supplémentaires de l’augmentation de capital.
L’acquisition des parts de l’augmentation de capital par ses actionnaires existants met un terme à la volonté de Bank Islam de Malaisie qui souhaitait entrer dans le capital de Bank Muamalat.
« Tous nos principaux actionnaires existants ont donné leur accord pour prendre part dans les droits préférentiels de souscription, » a déclaré le directeur financier de la banque.
Les principaux actionnaires de Muamalat sont la Banque islamique de développement avec 28%, Boubyan Bank du Koweït avec 21,28%, et Sedco Group d’Arabie Saoudite avec 21,28%. Le reste est détenu par les investisseurs institutionnels et de détail.
HSBC Amanah ouvre sa première délégation au Qatar
08/07/2010
HSBC Amanah a ouvert sa première délégation au Qatar. Pour marquer l’occasion, le Directeur du Groupe HSBC lui-même, Michael Geoghegan, et le Gouverneur de la Banque Centrale du Qatar H.E.Sheikh Abdullah bin Saoud Al Thani, ont présidé la cérémonie d’inauguration, à Doha.
Selon le communiqué d’HSBC, cette délégation est la première dédiée à la finance islamique dans la région MENA en dehors de l’Arabie Saoudite. Elle répondra aux demandes de clients particuliers et d’entreprises.
Première émission de sukuk d’une firme japonaise
07/07/2010
Nomura Holdings Inc se dispose à émettre un sukuk de deux ans d’un montant de 100M$ pour diversifier ses sources de financement. L’émission de sukuk sera la première provenant d’une compagnie japonaise.
Le sukuk de Nomura sera coté à la bourse de Kuala Lumpur.
Les Bermudes se doteraient d’une première banque islamique d’ici la fin de l’année
07/07/2010
Les Bermudes envisagent de se doter d’une première banque islamique d’ici la fin de l’année, avec l’objectif de devenir un carrefour émergent de la finance islamique dans l’hémisphère occidentale.
En marge du séminaire Bahrein-Bermudes, le Premier ministre délégué et ministre des Finances Paula A. Cox, s’est di favorable à l’établissement d’une première banque islamique ou compagnie Takaful d’ici le second semestre de l’année.
Paula Cox qui s’est entretenue avec son homologue Ministre des Finances bahreïni Cheikh Ahmed bin Mohammed Al Khalifa, a déclaré que l’accord sur la double taxation entre les deux centres financiers a aidé à créer de nouvelles synergies dans le domaine de la finance islamique.
« Dar Assafaa », première société de financement alternatif au Maroc
06/07/2010
Après que Bank Al Maghrib (BAM) eut donné son aval le 13 mai dernier pour sa création,
« Dar Assafaa », filiale à 100% du groupe Attijariwafa bank qui distribue depuis plus de deux ans des produits islamiques, vient de démarrer son activité, indique Le Matin.Ma. Dotée de 9 agences éparpillées sur 8 villes marocaines (Casablanca, Marrakech, Rabat, Tanger, Agadir, Meknès, Fès et Oujda), cette nouvelle entité indépendante, première société de financement alternatif au Maroc, dispose d'un capital de 50 millions de dirhams et repose, pour son financement, dans un premier temps, sur des fonds propres institutionnels ainsi que des instruments alternatifs de dettes.
La probabilité d'ouvrir le capital à des institutions financières spécialisées n'est, d'ailleurs, pas exclue. Une fois atteinte, la vitesse de croisière de ce nouveau concept censé réinventer le crédit, le renflouement des caisses de cet établissement de crédit devrait s'imposer. Ainsi, celui-ci commence doucement son activité. Dans un début, «Dar Assafa », dotée d'un savoir-faire spécifique dans les services financiers alternatifs, cible les particuliers et les professionnels désireux de financer leurs projets immobiliers et l'acquisition de leurs biens de consommation par le biais de produits alternatifs. Ainsi, elle met à la disposition de ses clients de nouvelles formules de financement: Safaa Immo, Safaa Auto, Safaa Conso et Safaa Tajhiz.
Une palette qui serait appelée à s'enrichir dans le futur. En tout cas, le management semblerait confiant quant au développement du marché des produits alternatifs. « Ce qu'a fait le marché dans deux mois est le double de ce qu'il a fait dans deux ans, ce qui est rassurant pour nous », a rétorqué Nour Eddine Cherkani El Hassani, président du directoire de Wafa Immobilier, qui chapeaute désormais cette nouvelle filiale du groupe dont le lancement n'est pas fortuit d'après le management. Le potentiel du marché et sa maturité, les nouvelles dispositions fiscales et les expériences réussies à l'international sont autant de facteurs qui ont appuyé cette initiative. Sur le plan fiscal, si la taxe auparavant était calculée sur la base de la totalité de la redevance, la donne a changé avec les dispositions apportées par la loi de finances 2010. Ainsi, «les tarifs ont été revus à la baisse et le produit est devenu plus compétitif. Seulement, la tarification ne sera pas le seul déterminant de l'acte d'achat. Il y'aura d'autres éléments à prendre en compte tels l'accueil et l'écoute du client », a-t-il ajouté.
Le positionnement des places financières internationales (Paris et Londres) sur cette activité ainsi que le développement d'institutions financières d'envergures au Moyen Orient (Emirates Islamic Bank,QIB, Kuweit Finance House…) et au Maghreb notamment Algérie et la Tunisie ne sont pas en reste. A titre d'illustration, ce marché a affiché au Royaume Uni une croissance de 68% entre 2000 et 2005 contre 117% au Pakistan. L'Indonésie et le Qatar ont enregistré des taux de croissance de 60% et 40% respectivement.
Reste à préciser que BAM interdit de faire référence, lors des campagnes de communication, à la connotation religieuse des produits de finance islamique. Cette obligation ne serai-elle pas contraignante du moment que le label halal est l'argument principal de vente de ces produits. Il est en effet dommageable de restreindre la publicité de ces produits financiers dans la mesure où ils pourraient contribuer de façon significative au financement de la croissance économique marocaine.
La «Moucharaka» pas prisée par les Marocains
La palette des produits islamiques est construite autour de trois principaux produits. Il s'agit d'abord de la « Moucharaka » qui correspond à une adaptation islamique du capital investissement où la banque s'engage à financer un projet, et à en partager les profits et les pertes qui en découlent en fonction d'un ratio préétabli. Ce concept n'est pas prisé au Maroc. Ensuite de la « Ijara » où la banque achète un bien et le loue à son client avec une promesse de vente à terme. Enfin de la « Mourabaha », qui est un prêt à court terme sans intérêt rémunéré par une marge prédéterminée. Une offre qu'une large frange de la population attend afin d'accéder au crédit et à de nouveaux produits d'épargne sans avoir à se soucier du dilemme de conscience posé par les produits de financement conventionnels.
En effet, conjugué à des facteurs objectifs comme la faiblesse des revenus ou la part élevée de personnes analphabètes, le facteur culturel, dominé par l'aspect religieux, explique la réticence des Marocains à utiliser les instruments modernes de financement. Résultat. Un taux de bancarisation de moins de 40%. Et depuis longtemps, l'économie marocaine souffre d'un taux d'épargne faible, ce qui ne lui permet pas de financer le niveau d'investissement qui serait nécessaire au maintien d'une croissance économique forte et stable.
La finance islamique lorgne le marché immobilier français
06/07/2010
Extraits d’un article paru dans Les Echos
Les fonds immobiliers islamiques investissent encore peu en France, lui préférant le Royaume-Uni. Une situation qui pourrait s'inverser avec les prochaines instructions fiscales de Bercy.
Quasi méconnu en France, l'essor de la finance islamique dans l'immobilier tertiaire (bureaux, murs commerciaux, entrepôts) se heurte à l'incompatibilité du système juridique avec les exigences de la charia. Ces investisseurs venus des Emirats représenteraient pourtant un marché potentiel énorme, si l'on en croit les auteurs du « Livre blanc sur la finance islamique et l'immobilier français ». Conçu par le cabinet d'avocats d'affaires international Norton Rose et le spécialiste en gestion d'actifs immobiliers DTZ Asset Management, cette étude fait le point sur un secteur en mutation.
L'entrée de la finance islamique dans l'immobilier français date des années 2000. En 2003, le fonds immobilier Gulf Atlantic France, créé par Gulf Finance House, une banque d'investissement islamique originaire de Bahreïn, rachète le siège d'Alstom Transport à Saint-Ouen et 25 000 mètres carrés de terrains à Vélizy pour quelques 150 millions d'euros. Depuis, la pratique s'est peu à peu étendue. Entre 2003 et 2008, on compte plus d'une quarantaine d'opérations réalisées dans l'immobilier tertiaire, pour un montant de près de 3 milliards d'euros, affirme DTZ Asset Management. Un chiffre modeste par rapport au Royaume-Uni : dans cet eldorado européen de la finance islamique, ce sont 30 milliards d'euros qui ont été investis dans le patrimoine immobilier.
Car malgré la volonté réaffirmée de Christine Lagarde d'attirer les investisseurs islamiques sur le sol français, ceux-ci se heurtent toujours à un cadre juridique inadapté. Faisant face à de nombreux surcoûts, ils lui préfèrent la flexibilité de la «common law» britannique. Pour éviter le crédit, prohibé par la charia, les financements islamiques impliquent par exemple des systèmes d'achat / revente sans intention spéculative, actuellement soumis à une double taxation, évidemment désavantageuse pour les investisseurs. Avec les nouvelles instructions à venir de Bercy, ces opérations devraient être simplifiées, ouvrant la voie à une nouvelle ère pour les financements de projets immobiliers. « La France est bien perçue des Emirats », souligne Patrick Genre, Directeur Général de DTZ Asset Management. « Avec un cadre juridique adapté, elle pourrait devenir le premier pays européen pour le financement islamique de l'immobilier. »
La Bank Negara favorable à une plus grande harmonisation de la finance islamique
05/07/2010
La Banque centrale de Malaisie est fermement engagée à développer des paramètres de référence sharia dans ses efforts pour parvenir à la convergence et à l’harmonisation des pratiques de la finance islamique.
« De tels efforts importants pour générer une plus grande harmonisation en finance islamique amélioreront l’efficacité du marché, et particulièrement en termes d’accélération du cycle du développement de produit et du gain de temps dans le marché, » a déclaré le Gouverneur délégué Datuk Muhammad Ibrahim.
Dr. Muhammad a indiqué que les institutions financières islamiques étaient encouragées à se réunir et à mener l’initiative pour développer codes de conduite internationaux et standards sur les pratiques de la finance islamique. Il s’est dit favorable au changement de paradigme pour que les institutions financières islamiques elles-mêmes soient motrices dans ces initiatives et que l’industrie devienne « moins dirigée par le gouvernement et plus par le marché.»
Gulf Finance House espère un accord sur l’extension de prêt de 100M$ en juillet
05/07/2010
Gulf Finance House, la banque d’investissement islamique de Bahreïn, espère obtenir ce mois-ci, auprès de ses créditeurs, un accord d’extension de maturité du prêt de 100M$ allant jusqu’à 3 ans.
GFH, qui a connu une perte de 607M$ au dernier trimestre de 2009, a annoncé en février dernier le paiement d’un prêt de 200M$ à un groupe de 32 prêteurs menés par la banque allemande West LB et le refinancement d’un autre de 100M$ à échéance de 6 mois. La banque souhaite parvenir à un accord avec ses créditeurs sur la facilité de 100M$ avant le 10 août, date de maturité.
KFH acquiert 30% dans Pacific Healthcare de Singapour
05/07/2010
Kuwait Finance House de Malaisie, à travers son troisième fonds privé Al Faiz Fund 1 Ltd, a acquis une part de 30% dans Pacific Healthcare Holdings Ltd, enregistré à Singapour, qui est un des plus grands groupes médicaux du pays.
Le directeur de la gestion de private equity de KFH Asset Management Sdn Bhd, Lew Oon Yew, se targue d’avoir déjà restructuré deux compagnies de la région du milieu médical, Hospitech et UM, précédemment, depuis le lancement de Al Fazi Fund 1. Parlant de Hospitech , « KFH est entrée dans le capital de la compagnie en 2007. Nous avons restructuré et renforcé sa gestion financière ainsi que la compagnie. »
Pour Pacific Healthcare, il entend faire de même, en la remettant sur pied d’ici la fin de l’année, et en 2011, la compagnie devrait retrouver la profitabilité, a-t-il dit.
Paramètre sharia de la Banque centrale de Malaisie sur la musharaka
04/07/2010
La Banque centrale de Malaisie vient de publier le draft de son dernier paramètre sharia intitulé "Draft of Shariah Parameter Reference 4: Musharakah contract (SPR4)".
Le but des initiatives de la Banque centrale est de fournir à l’industrie un standard de direction sur l’application des contrats de la finance islamique. Le premier ‘Paramètre sharia’ a été publié en juillet et août 2009 sur les opérations d’Ijara, de Mourabaha, puis un autre sur les contrats de Moudaraba en décembre 2009.
Gatehouse Bank dans de gros deals immobiliers
02/07/2010
Gatehouse Bank de Londres a investi 40M£ pour l’acquisition de l’ancien bureau régional du géant de la communication BT dans le Yorkshire. La Banque islamique a acheté ce bâtiment de Leeds au gérant de fonds La Salle, de la part de Royal Mail Pension Fund, faisant de cette opération une des plus importantes de la région cette année.
Jusqu’à présent, Gatehouse a acquis le bureau principal de Proctor & Gamble à Surrey en décembre 2009 et un portefeuille de logements étudiants à Liverpool et Loughborough en mars 2010. Cette dernière opération amène le total du portefeuille britannique de Gatehouse
à plus de 100M£.
Allianz Takaful en partenariat avec Standard Chartered
01/07/2010
Allianz Takaful a annoncé un partenariat exclusif de 5 ans avec Standard Chartered Bank pour promouvoir et vendre ses produits d’assurance sous l’étiquette ‘bancassurance’ du portefeuille de Standard Chartered Bank.
“La clé est le rendement”
17/06/2010
La finance islamique doit proposer des produits et des prix plus compétitifs, afin de mieux rencontrer la demande provenant de clients plus sophistiqués.
« La clé est le rendement » a déclaré le global head de la finance islamique de PwC Mohammad Faiz Azmi. « C’est avec de meilleurs rendements et des risques mieux gérés que l’on rendra les produits plus compétitifs.»
« La finance islamique doit se focaliser sur des produits innovants »
17/06/2010
Dr Zamir Iqbal, Sharia scholar renommé du Pakistan, a souligné la nécessité, pour mieux servir la demande croissante de la finance islamique dans le monde, de développer des mécanismes permettant d’améliorer la liquidité et de mettre au point des produits financiers islamiques innovants, plutôt que de répliquer les produits de finance conventionnelle, rappelant que « pas ou peu d’efforts collectifs ont été faits jusqu’à présent pour développer de tels produits ».
Parlant devant la Banque centrale du Pakistan, il a aussi mis l’accent sur le besoin de promouvoir le partage des risques à travers des instruments participatifs tels que les Musharaka et Moudaraba.
Bank Islam appelée à bancariser les milieux ruraux en Malaisie
17/06/2010
Le Premier ministre de Malaisie, Datuk Seri Najib Tun Razak, a appelé Bank Islam à atteindre la population rurale du pays via l’introduction du système de micro-crédit Ar-Rahnu qui, selon lui, a fait ses preuves en aidant les PME dans les régions urbaines.
Ce système est un prêt sur gages. « Toutes les demandes pour les prêts sont effectuées en 10 minutes dès que le demandeur a un article de valeur à déposer sur gages, » a-t-il dit à l’ouverture de la branche Ar-Rahnu de Bank Islam.
4,3 millions de Malaisiens ont bénéficié de ce système depuis son introduction en 93.
La Conférence des leaders de la Cap 21 salue la position sur la finance islamique de la réunions des Oulémas
17/06/2010
Pour la Conférence des leaders de la Cap 21, la coalition de partis de la mouvance présidentielle du Sénégal, la réunion des Oulémas à Dakar a eu un «succès éclatant», en ce sens «qu’elle ouvre des perspectives à partir de la communication du chef de l’Etat et de celles des plus grandes sommités intellectuelles du monde musulman». Dans un communiqué rendu public, les leaders de la Cap 21 approuvent la tenue de cet événement au Sénégal. Ils ont salué les propositions relatives à la finance islamique, «un moyen de redistribution des richesses».
Des fonds de garantie de dépôts islamiques au Nigeria ?
16/06/2010
The Nigeria Deposit Insurance Corporation (NDIC) envisage de mettre en place des fonds de garantie de dépôts islamiques.
Des membres de l’équipe de NDIC s’apprêtent à aller en Malaisie pour acquérir les compétences nécessaires, a annoncé son directeur général.
L’Inceif reçoit le statut de « Projet d’intérêt national »
16/06/2010
L’International Centre for Education in Islamic Finance (Inceif) mis en place par la Banque centrale de Malaisie a reçu le statut de « Projet d’intérêt national » par décision du Premier ministre Datuk Seri Najib Razak.
Ce statut a été accordé en reconnaissance du rôle de l’Inceif dans le développement des ressources humaines pour l’industrie de la finance islamique.
Les gouverneurs des banques centrales du Golfe travaillent à harmoniser les décisions des Sharia boards
16/06/2010
« Tant qu’il y a un risque qu’un contrat reconnu comme sharia-compliant par certains scholars ne le soit pas par d’autres, il existera une incertitude juridique dans l’industrie », a déclaré Rasheed Al Maraj, Gouverneur de la Banque centrale de Bahreïn, lors du WIBC asiatique.
C’est pourquoi « nous travaillons toujours à développer une documentation standard qui soit reconnue comme sharia-compliant par des scholars de différentes juridictions et de différentes écoles de jurisprudence, » a-t-il déclaré.
Pour son homologue, le Gouverneur de la Banque centrale des Emirats, Sultan bin Nasser Al Suwaidi, les avis des sharia boards des banques islamiques doivent« être mieux coordonnées et harmonisées » pour établir des standards crédibles pour les banques islamiques.
“Le temps est arrivé pour la finance islamique au Nigeria”
14/06/2010
Mallam Sanusi Lamido Sanusi, Gouverneur de la Banque centrale du Nigeria qui a suscité un vif débat au Nigeria avec ses annonces de l’implantation de la finance islamique dans ce pays, a déclaré, “le temps est arrivé pour la finance islamique au Nigeria.”
Dr.Sanusi, diplômé d’économie de l’Université de Zaira (Nigeria) et d’études islamiques et de Charia de l’African International University de Khartoum, Soudan, a poussé en ce sens. Récemment, la Banque centrale a lancé une consultation sur la régulation et la supervision des ‘banques sans intérêt’ au Nigeria.
« La finance islamique est naissante et à un stade rudimentaire au Nigeria. » Il y a un acteur principal du nom de Lotus Capital, qui opère comme gestionnaire de fonds et est régulé par la Securities and Exchange Commission (SEC).
Aussi, Habib Bank (aujourd’hui Bank PHB) a opéré comme une branche islamique depuis 96, alors que la Banque centrale a accordé en 2004 un Accord de principe à un projet de banque appelée Jaiz International.
Bruneï lance l’idée d’une Académie halal
14/06/2010
Bruneï pourrait lancer une halal business academy, qui pourrait faire du sultanat le premier pays au monde où une école offrirait des cours en finance islamique, création de produits manufacturés halal, et éco-tourisme, parmi d’autres, a déclaré Hajj Abdalhamid David Evans, MD d’Imarat Consultants.
Il a expliqué que cette idée avait été lancée lors de l’‘International Halal Market Conference.’
Al Baraka (Bahreïn) veut se développer en France
14/06/2010
Le directeur général de l'établissement de crédit de Bahreïn Al Baraka , Adnan Youssef, a déclaré à Reuters qu'il entendait développer son groupe sur le marché français, même si ce projet est suspendu aux changements attendus de la régulation française en matière de finance islamique.
Lors d'un entretien à Beyrouth, il dit espérer que les autorités françaises achèveront d'ici quelques mois l'ajustement du cadre légal et fiscal applicable aux produits bancaires islamiques.
"Nous prévoyons que (les autorités françaises) l'auront fait d'ici la fin de l'année et quant à nous, nous présenterons notre dossier à la fin de cette année ou en début d'année prochaine", a-t-il précisé.
En octobre dernier, Christine Lagarde, la ministre française de l'Economie, avait dit que la France souhaitait attirer les investisseurs islamiques et qu'elle prendrait bientôt de nouvelles mesures pour attirer les capitaux gérés selon la Charia.
Les obligations islamiques (sukuk) sont l'un des produits phares de la finance islamique et Paris cherche à concurrencer Londres en attirant des entreprises de ce marché en pleine croissance, évalué à 1.000 milliards de dollars (817 milliards d'euros).
Les autorités françaises ont pris de premières mesures afin de modifier les règles fiscales sur les transactions financières. En outre, la France a établi des régimes fiscaux particuliers aux produits de finance islamique visant entre autres à éviter l'application de la TVA sur les mourabaha, un outil d'achat-revente.
La France a également évoqué la possibilité d'émettre une sukuk d'un milliard d'euros mais ce projet ne s'est pour le moment pas concrétisé.
Adnan Youssif a par ailleurs dit espérer signer la semaine prochaine un accord portant sur la fusion de ses activités au Pakistan avec la banque Emirates Global Islamic, qui compte Emirates Investment Group (EIG) et Al Rajhi Investment Group parmi ses actionnaires.
La nouvelle entité ainsi créée serait baptisée Al Baraka Bank Pakistan et disposerait de 560 millions de dollars d'actifs.
Asian Institute of Finance en pourparlers pour son extension internationale
14/06/2010
L’ Asian Institute of Finance, dans un effort de s’étendre à l’international dans trois régions, est actuellement en discussion avec plusieurs parties pour développer et promouvoir les ressources humaines basées sur les services financiers de Malaisie.
Son directeur, Daniel Viets, a dit que les nouveaux marchés étaient la Suisse, la France, la Chine, les Etats-Unis et le Canada.
L’AIF a été créé en novembre 2008, en partenariat entre la Bank Negara et la Securities Commission pour soutenir le capital humain dans ce secteur.
Plus de 43,000 candidats participent actuellement à 2000 programmes conduits par l’AIF, concernant la finance conventionnelle, la finance islamique, l’assurance, le Takaful et les secteurs de marché des capitaux.
Singapour : ouverture du premier sommet asiatique de WIBC
14/06/2010
Le premier sommet asiatique de la Conférence de la finance islamique mondiale (World Islamique Banking Conference, WIBC) s'est ouvert lundi à Singapour.
S'adressant aux délégués à la conférence, le ministre singapourien du Commerce et de l'Industrie, Lim Hng Kiang, a indiqué qu'en renforçant les liens à tous les niveaux, le Moyen-Orient et l'Asie peuvent se compléter l'un l'autre dans leur développement et trouver les secteurs en croissance pour un bénéfice mutuel.
La crise financière n'a pas interrompu la croissance de l'Asie, qui a émergé en effet plus remarquablement avec la hausse des exportations et des investissements, a indiqué M. Lim Hng Kiang.
La perspective générale pour les finances islamiques reste positive malgré l'impact négatif dû à la crise financière mondiale, a souligné le ministre singapourien.
Singapour, en tant que centre financier offrant une série complète de services financiers, reste disposé à jouer un rôle plus important pour promouvoir les finances islamiques en réponse à la demande régionale montante pour les produits et services islamiques, a-t-il ajouté.
L’IFSB fait le point sur la finance islamique mondiale
13/06/2010
Les effets de la crise financière mondiale, le manque de standardisation et les multiples défauts de sukuk (Investment Dar, East Cameron Gas, Golden Belt issuances…), ont fait que le marché mondial s’est largement détourné des sukuk pour se réfugier dans la structure plus sûre d’Ijara (leasing), même si les structures moucharaka et wakala ont pu être utilisées pour des montages de financement de projets. Ces différents points ont été passés en revue au cours du séminaire annuel de l’Islamic Financial Services Board (IFSB) qui a eu lieu la semaine dernière à Londres.
Afrique- OCI : Ouverture à Dakar de la Conférence des Oulémas d’Afrique
11/06/2010
Des érudits musulmans, dont des oulémas venus d’Afrique, des enseignants du supérieur, des experts de la finance islamique et des représentants de l’Institut des sciences, de l’éducation et de la culture de l’Oci (Isesco), sont à Dakar, pour les besoins de travaux qui entrent dans le cadre des activités du chef de l’Etat sénégalais, en tant que président en exercice de l’OCI.
Le programme des travaux comprend une présentation sur le thème « Valeurs islamiques
et développement » par le Professeur Ibrahim Barham Diop, l’organisation de panels sur
« Valeurs islamiques et lutte contre la pauvreté », « Finance islamique et développement économique », « Le savoir dans la Oummah islamique » et « Message de l’Islam dans un monde en crise ».
A l’issue de leurs travaux, ces spécialistes de questions ayant trait à l’Islam vont fournir un Rapport Général de la Conférence et délivrer une Déclaration de Dakar.
Les pays du Golfe pourraient avoir un unique conseil de Charia d’ici 2013
10/06/2010
Un sharia scholar renommé, Hussain Hamed Hassan, a déclaré que les pays du Golfe pourraient avoir un sharia board unique pour les institutions financières islamiques d’ici 2013 pour standardiser l’industrie.
Dr Hussain est affirmatif, « cela arrivera, c’est une question de temps. » « Comment une industrie peut-elle progresser quand une banque à Sharjah ne peut pas acheter le sukuk émis par une banque à Dubaï ? ». « L’industrie a besoin de stabilité pour croître.» a-t-il conclu.
CIMB Islamic espère contribuer à 10-15% des revenus du Groupe
10/06/2010
CIMB Islamic espère contribuer à 10-15% des revenus du Groupe cette année, suite à une demande croissante et des plans d’expansion.
La banque a contribué à un peu plus de 10% des revenus du Groupe l’année dernière, selon son directeur Badlisyah Abdul Ghani.
A propos des plans d’expansion de la banque, Dr. Badlisyah a annoncé que CIMB Islamic allait accroître ses positions en Indonésie et à Singapour dans la seconde moitié de cette année.
Selon son directeur, « nous avons notre activité islamique de marché et nous sommes en train d’implanter notre activité de détail, » en parlant de Singapour.
12 Mds$ de la BID pour l’Afrique
10/06/2010
Au moment où le continent fait face à des difficultés pour l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement, malgré les réformes engagées par les Etats, la Banque islamique de développement (Bid) propose une alternative aux multiples programmes de financement des bâilleurs de fonds internationaux. Le programme spécial pour le développement de l’Afrique (Psda). Celui-ci fixe les objectifs et définit les moyens pour sa réalisation. La gouvernance en constitue la charpente principale, tandis que des opportunités de financement s’offrent au secteur privé.
Il ne suffit plus d’être éligible à un financement de la banque islamique de développement pour que les décaissements suivent. Désormais, à l’éligibilité aux financements, devra s’ajouter une diligence de la part des agences d’exécution de projets. « Engager les projets c’est une chose, mais les voir se traduire sur le terrain par des puits, des écoles, des hôpitaux et autres infrastructures c’est autre chose. Les Etats se sont donc engagés à accélérer les processus de réalisation à travers des contrats, des marchés et une exécution concrète sur le terrain ; ce qui va générer des revenus supplémentarités pour les entreprises qui vont exécuter les projets sur le terrain. Et lorsque ce sera fait, on aura des salles de classe en plus, des points d’eau et une meilleure santé pour les populations qui sont les réels bénéficiaires du Psda », explique M. Barry Saïdou, directeur Afrique centrale, australe et du sud de la Bid. D’autres points de la gouvernance seront aussi appliqués aux Etats. Les décaissements ne se feront plus justificatifs de réalisation des projets.
Gouvernance
A l’issue des assises de Yaoundé, la Bid recommande aux Etats en ce qui est de l’éligibilité aux financements du programme spécial pour le développement de l’Afrique (Psda), « d’améliorer leurs capacités à concevoir et à exécuter les projets. « Il y aura désormais un ingénieur-conseil chargé des études et de la supervision du projet, tandis que l’agence d’exécution va procéder à la sélection de l’ingénieur-conseil ; celui assiste l’agence d’exécution pour la sélection de la meilleure entreprise présentant la meilleure offre technique ; et nous nous assurons que les ressources décaissées sont effectivement allées vers la réalisation du projet en vérifiant que les factures transmises par le biais de l’ingénieur-conseil, correspondent aux caractéristiques du projet. Et nous décaisserons les fonds au profit du fournisseur via l’agence d’exécution ».
La banque, pour aider les Etats à faire face à toutes ces contraintes, allège les procédures et conditions d’accès aux financements en accordant des prêts concessionnels sans intérêts. Cette démarche consiste à limiter les effets du lourd endettement des pays subsahariens afin qu’il ne constitue pas une hypothèque pour leurs actions. «Ce ne sont pas des financements privés à court terme avec des taux d’intérêts élevés. La Bid ne prélève qu’une charge administrative pour la couverture des frais de dossiers pour les prêts qu’elle accorde aux pays africains. Ensuite ce sont des financements à long terme à taux zéro, ce qui fait que leur impact sur l’endettement est contrôlé», précise Barry Saïdou.
Secteur privé
Toutes ces mesures seront accompagnées de la promotion du secteur privé dont l’importance pour le décollage des économies d’Afrique subsaharienne a été constatée lors des débats. Son implication au processus de développement se fera à travers un forum sous-régional qui va réunir les partenaires au développement et les acteurs de ce domaine d’activités. A côté de ce cadre, des lignes de crédits seront désormais ouvertes auprès des banques locales et autres institutions de financement pour apporter un soutien aux Pme et au secteur privé. La Bid s’engage aussi à mettre toutes les informations relatives aux financements du commerce à la disposition du secteur privé. « Nous voulons que le secteur privé qui est la dynamo de la croissance, s’approprie les axes du Psda afin qu’il soit pleinement opérationnel », relève Hameed Opeloreyu, secrétaire général adjoint de l’Oci chargé des questions économiques.
« On s’est rendu compte que le secteur privé constitue le moteur du développement. En plus de la recommandation qui demande qu’on ouvre plus de lignes de crédit au profit des Pme, on a également adopté l’organisation d’un forum sous-régional à l’intention du secteur privé de la sous-région au cours du duquel investisseurs, acteurs financiers, opérateurs économiques vont se réunir. Nous apporterons une assistance technique, et des consultants viendront avec des fiches de projets prêtes ; et le jour du forum, on va assister à une foire aux projets, où les opérateurs vont présenter leurs projets afin qu’il y ait création de joint-venture entre le secteur privé régional et les investisseurs internationaux. Nous ferons en sorte que les organismes de financement sélectionnent des projets porteurs pour les soutenir », indique le directeur Afrique.
Au chapitre des résolutions, la Bid va mobiliser des cofinancements et des ressources concessionnelles pour le Psda, intensifier le concept de finance islamique et va à ce titre, apporter un appui aux autorités monétaires pour la promotion des principes de ce concept. La Bid va aussi augmenter le volume de financement concessionnel accordé aux projets publics, tout en sensibilisant le secteur privé sur les opportunités de financement dont il peut bénéficier auprès de la banque et des autres institutions financières du groupe.
L’institution financière s’engage aussi à établir et à développer des relations d’affaires entre les opérateurs privés africains et ceux du Moyen-Orient. La coopération entre la Bid, la Cemac et la Ceeac sera intensifiée notamment avec l’ouverture d’un centre d’informations de la banque à Yaoundé et d’autres capitales de la sous-région. «On soutient aussi les projets d’intégration régionale ; nous voulons conquérir le terrain et ne plus le laisser seulement aux autres partenaires au développement qui viennent d’Europe», indique Hameed Opeloreyu.
La Banque centrale des Emirats offrira ses premiers dépôts islamiques
09/06/2010
La Banque centrale des Emirats espère attirer 2,7milliards de dollars en une année en offrant le premier certificat de dépôt islamique d’une nation du Golfe.
Cet instrument devrait être prêt à la fin de l’année. L’autorité détient à l’heure actuelle 16Mds$ des banques à travers ses certificats de dépôts conventionnels.
Standard Chartered vise le marché saoudien de la finance islamique
09/06/2010
Standard Chartered projette de pénétrer le marché saoudien, le plus important marché du Golfe, pour booster ses revenus de finance islamique.
L’institution espère que ses revenus globaux pour le Moyen-Orient doubleront dans les 5 premières années après ses 4Mds$ annuels.
Le sukuk d’1,2Mds$ de Malaisie, noté A-
08/06/2010
S&P a accordé un A- à l’émission malaisienne de long terme en devise étrangère de son global sukuk trust certificate d’1,25Mds$. Le sukuk est la première introduction de la Malaisie dans le marché de la dette mondiale après son émission de 2002, et il s’agit de la deuxième émission internationale de sukuk du pays.
La Malaisie atteint son objectif de 20% ‘d’islamisation’ de son secteur bancaire en 2010
07/06/2010
L’objectif de la Malaisie dans le cadre de son Islamic Financial Services Master Plan qui visait, pour la finance islamique, une part de marché de 20% en 2010, est sur le point d’être atteint.
En effet, la part islamique dans le total du secteur bancaire représente aujourd’hui 19,6%.
La finance islamique mise sur les valeurs d’éthique, de solidarité et de transparence
07/06/2010
Abu Dhabi Islamic Bank (ADIB) vient de dévoiler sa nouvelle identité de marque en ligne avec l’objectif de devenir un des principaux groupes de services islamiques au monde et d’assurer sa mission de fournir des « solutions financières islamiques à la communauté mondiale. »
La nouvelle signature d’ADIB, ‘banking as it should be’ (‘la banque telle qu’elle devrait être’) traduit ses engagements de finance éthique.
L’ évolution de l’identité de marque d’ADIB reflétée dans le logo en 3D : http://www.adib.ae/ met en relief ses valeurs fondamentales de Simplicité, Solidarité, Transparence, Bénéfice Mutuel, Hospitalité et Tolérance, inspirés par la Charia.
Ce changement d’identité des plus grands groupes de banques islamiques correspond à un repositionnement international de cette industrie sur les valeurs d’éthique, de solidarité et de transparence.
Nouvelle database de la Banque Islamique de Développement
06/06/2010
L’Islamic Research and Training Institute (IRTI), une entité de la Banque islamique de développement (BID) vient de mettre en ligne une nouvelle base de données, disponible au lien suivant:
http://www.ibisonline.net
Valletta Fund Management à Malte
06/06/2010
Valletta Fund Management a soumis trois propositions de fonds sharia-compliant à une banque du Golfe, comme partie intégrante de sa stratégie de recherche d’opportunités en dehors de Malte.
VFM, une joint-venture entre Bank of Valletta et Insight Investment Management (Global) Ltd du Royaume-Uni, a structuré trois propositions en collaboration avec un groupe bancaire français centré sur des actions environnementales, de l’or et d’autres titres d’equities classiques.
Première compagnie d’asset management établie à Malte, gérant 780 M$, VFM vise d’autres opportunités islamiques en Italie. Il devrait s’agir d’un fonds à capital garanti fait d’une façon de white-labelling (de sous-traitance) où les investisseurs arabes et italiens pourraient labeliser le fonds comme ils le souhaitent avant de le vendre aux clients.
Stagnation des fonds islamiques en 2009
05/06/2010
The 4th annual Ernst & Young Islamic Funds & Investment Report (IFIR 2010) a été présenté lors de la World Islamic Funds and Capital Markets Conference. Le rapport indique que les actifs des fonds islamiques, estimés autour de 52,3 Mds$, ont stagné en 2009 ( 51,4Mds$ en 2008).
Il révèle également que seulement 29 nouveaux fonds islamiques ont été lancés en 2009, remplaçant à peine les 27 fonds islamiques liquidés durant la même période : une très forte régression par rapport à 2007, où le lancement de fonds islamiques a atteint son plus haut niveau avec 173 nouveaux fonds.
Un produit financier « Sharia compliant » en France en septembre 2010
03/06/2010
FRANCE SUKUK COURTAGE était présent au for’UM le jeudi 27 mai 10 à Marseille organisé par la cellule Mission Union pour la Méditerranée de l’Elysée.
Henri Guaino et Christine Lagarde avaient fait le déplacement parmi d’autres personnalités politiques tel que le ministre égyptien du commerce et de l’industrie Monsieur Rachid Mohamed Rachid et Stefania Craxi, secrétaire d’État au Ministère des affaires étrangères d’Italie
La société a pour but de la distribution de produits financiers « Sharia compliant ».
Un produit d’épargne Sharia Compatible, en cours de conception, devrait voir le jour sur le sol français en septembre 2010, a annoncé Xavier Merten, Directeur Général de FRANCE SUKUK COURTAGE.. Comptant sur 6 millions de clients potentiels dans la seule communauté musulmane, la société a de grandes ambitions et compte créer un réseau
de 6 agences sur les 3 prochaines années, a précisé son Directeur Général.
Le benchmark de pricing islamique sera prêt l’année prochaine
03/06/2010
The International Sharia Research Academy for Islamic Finance (ISRA) pense avoir terminé ses études pour un benchmark islamique de pricing d’ici 2011. Selon Mohamad Akram Laldin, directeur de l’ISRA, la définition de ce benchmark sera basée sur les retours de l’industrie et des suggestions alternatives sont envisageables.
Path Solutions mise sur son succès de longue date en remportant le prix de Cheikh Mohammed Bin Rashid Al Maktoum pour le « meilleur fournisseur de solutions informatiques à la finance islamique »
02/06/2010
Path Solutions, premier fournisseur mondial de logiciels désignés au système bancaire islamique, est heureuse d'annoncer qu'elle a reçu, pour la troisième fois, la trophée de Cheikh Mohammed Bin Rashid Al Maktoum pour le "Meilleur fournisseur de solutions informatiques au secteur de la finance islamique".
Le prix a été remis à la directrice du département des Communications d'entreprises et de Marketing auprès de Path Solutions, Rosie Kmeid, au cours de la cérémonie de remise des prix du Forum International de la Finance Islamique 2010 qui a eu lieu le 17 mai à l'hôtel Raffles à Dubaï, cérémonie au cours de laquelle Path Solutions a repoussé toute possibilité de concurrence mondiale.
Les prix du Forum International de la Finance Islamique honorent l'excellence en finances islamiques. Ils s'adressent aux personnes ayant fait preuve des meilleures pratiques dans le secteur de la finance islamique et reconnaissent les contributions des institutions et des individus au développement de ce nouveau secteur à potentiel élevé.
Path Solutions a été reconnue cette année comment étant le « premier fournisseur mondial des logiciels islamiques les plus vendus » et le « cinquième fournisseur mondial de solutions bancaires universelles » par le classement d'IBS en 2009. Elle a été également nommée le "meilleur fournisseur de technologies islamiques" à la fin du sondage de l'IFN mené par Redmoney en 2009.
"Nous sommes ravis d'avoir été sélectionnés une fois de plus comme le meilleur fournisseur de solutions informatiques dans notre catégorie, d'autant plus que cette année est marquée par une conjoncture difficile", a annoncé Mohammed Kateeb, président-directeur général de Solutions Path. «Le secteur de la finance islamique devient de plus en plus concurrentiel, chaque année. Le maintien d'un avantage concurrentiel relève d'une attention plus nette à la clientèle et de la capacité à améliorer notre gamme de produits en permanence pour répondre aux besoins spécifiques d'un marché très concurrentiel," a-t-il conclu.
Séminaire organisé à Casablanca
02/06/2010
Le bureau marocain de Fayda Finance Development, du groupe éponyme établi aux Etats-Unis, organise un séminaire aujourd’hui et demain à Casablanca sur «l’implémentation des services financiers islamiques».
Les participants débattront des sujets relatifs aux organes de régulation et aux différents types de contrats commerciaux islamiques. A ce jour, le positionnement des institutions francophones est encore faible dans un marché mondial dont les actifs sont estimés a plus 1.000 milliards de dollars.
Malaisie : récompenser une personnalité clé de l’industrie financière islamique
02/06/2010
La Malaisie, à travers le Malaysia International Islamic Financial Centre (MIFC), vient de créer un comité dont l’objectif unique sera d’identifier – et de récompenser - une personnalité ayant eu un rôle essentiel dans le déploiement de la finance islamique mondiale.
La Gouverneure de la Banque centrale de Malaisie, Tan Sri Dr Zeti Akhtar Aziz, qui est aussi présidente du comité exécutif du MIFC, a dit qu’il était temps pour la Malaisie de souligner et récompenser la contribution décisive de certaines personnalités au développement de cette industrie mondiale.
Singapour : le maxi sukuk de Khazanah
02/06/2010
Khazanah Nasional Bhd, le fonds souverain de Malaisie, pourrait lever 354M$ en devise de Singapour via le plus important sukuk du pays.
Khazanah cherche à financer sa prise de participation dans Parkway Holdings Ltd., basée à Singapour. CIMB Bank est parmi les banques qui vont débuter la vente ce mois-ci.
« L’appétit pour le titre malaisien est très fort », a déclaré Pankaj Kumar, chief investment officer de Kurnia Insurans Bhd localisée en Malaisie. « Je ne pense pas qu’ils auront un problème pour vendre celui-ci, » a-t-il ajouté.
Khazanah a offert 839M$ pour faire plus que doubler ses parts dans Parkway et prendre le contrôle du plus important opérateur hospitalier d’Asie. Le fonds souverain possèderait alors 51,5% des parts, en reprenant 25,4% de celles de Fortis Healthcare Ltd d’Inde.
Abu Dhabi : quatre firmes majeures pour fonder une compagnie Takaful
01/06/2010
Le plus grand constructeur immobilier d’Abu Dhabi, Aldar Properties, la deuxième plus importante banque du pays, National Bank of Abu Dhabi (NBAD), la compagnie d’énergie Taqa détenue majoritairement par le Gouvernement d’Abu Dhabi, et l’Abu Dhabi National Insurance Company (Adnic), une des plus importantes compagnies d’assurance du pays, sont les partenaires d’une nouvelle compagnie Takaful.
Ces dernières années, nombre de nouveaux assureurs islamiques sont apparus. Al Hilal Bank, Abu Dhabi Islamic Bank, Noor Islamic Bank et Dubai Islamic Bank, ont toutes développé des filiales islamiques.
« La finance islamique doit développer les marchés monétaires pour croître »
31/05/2010
L’industrie de la finance islamique doit élargir les titres du marché monétaire pour croître. Cela permettra d’aider les entreprises et les investisseurs à gérer le risque d’une manière plus efficace, selon un officiel de l’AAOIFI.
« Il y a un besoin urgent d’une gestion de liquidité efficace », a déclaré Mohamad Nedal Al Chaar, Secrétaire Général de l’AAOIFI. « Les opérations de gestion de liquidité interne doivent être soutenues par une large industrie et un marché international monétaire islamique qui est actif, liquide, profond et, le plus important, qui est facile d’accès. »
Dr. Al Chaar a aussi appelé à des fatwas « transparentes ».
Le Maire de la City de Londres en visite en Indonésie
30/05/2010
Le Maire de la City de Londres, Alderman Nick Anstee, est en visite en Indonésie avec une délégation de hauts responsables économiques.
Dans le cadre de la promotion des relations bilatérales entre les deux pays, il a déclaré « l’Indonésie est le plus important marché islamique au monde et a des atouts uniques à offrir à la communauté financière internationale. Londres est un leader mondial en finance islamique et nous pouvons partager une croissance future significative dans ce domaine en travaillant ensemble pour développer l’infrastructure, financière et matérielle, requise par l’Indonésie. »
KFH reçoit le ministre turc des Finances
29/05/2010
Le ministre turc des Finances Mehmet Semsic a fait l’éloge de KFH-Turkey, citant cette filiale comme un modèle de coopération entre le Koweït et la Turquie et rappelant qu’elle a connu un succès, une croissance et un développement très important dans une période pourtant très courte.
Il a ajouté que cela est une source de fierté pour le pays, car reflétant les opportunités prometteuses du marché turc. Il a salué l’habileté des hommes d’affaires du Koweït qui s’adaptent à des investissements et des développements financiers variés.
Lancement du site Indian Centre for Islamic Finance (ICIF)
29/05/2010
L’Indian Centre for Islamic Finance (ICIF) a lancé un site spécial sur la finance islamique. Cette initiative est le fruit de Dr. Fazlur Rahman Faridi, considéré comme l’un des pionniers de l’économie islamique en Inde.
Le site est disponible à cette adresse :
http://www.icif.in/
« L’islam pourrait aider l’Australie à éviter les actifs toxiques »
28/05/2010
Le Ministre délégué du Trésor, le sénateur Nick Sherry, a déclaré que la croissance de la finance islamique en Australie pourrait aider l’économie à éviter les activités spéculatives nuisibles qui ont répandu les actifs toxiques durant la crise financière mondiale.
« La prohibition par la Charia du pari et de la spéculation signifie que les banques islamiques peuvent utiliser moins de techniques hedging du risque et d’instruments que les banques conventionnelles », a-t-il dit à Sydney.
Il a ajouté, « comme le monde l’a appris à ses dépens, l’utilisation excessive d’instruments de hedging du risque a ammené la montée ‘d’actifs toxiques’ pendant la crise financière mondiale. »
« Le développement de la finance islamique pourrait retenir Gordon Brown et Christine Lagarde comme ses principaux pilotes »
27/05/2010
Une des figures charismatiques de l'industrie de la finance islamique depuis l'origine, Khaled Abdulla-Janahi, directeur d'Ithmaar Bank et du groupe Dar Al Maal Al Islami Trust (DMI Trust) a fait une déclaration singulière et d'importance, lors du World Islamic Economic Forum (WIEF) qui s’est tenu à Kuala Lumpur. « L'histoire du développement de la finance islamique future pourrait retenir deux non musulmans comme ses principaux pilotes, à la place de n'importe quelle autre personnalité musulmane. » Khaled a identifié ces deux personnalités qui sont, l'ancien premier ministre et ministre des Finances britannique Gordon Brown, et l'actuelle ministre française des Finances Christine Lagarde.
Saudi Electric émettra en 2011
26/05/2010
Saudi Electric envisage d’émettre son premier sukuk international, début 2011, a déclaré son vice-président en charge du financement,.
Ahmed Al Jogaiman a indiqué que le prochain sukuk serait vraisemblablement lancé sur le marché international, pour cette entreprise qui connaît un développement de 7% par an en raison d’une population croissante et du développement de nombreux projets, en particulier d’infrastructure, soutenus par le gouvernement.
Jordan Dubai Islamic Bank fait son entrée à la bourse d’Amman
26/05/2010
Jordan Dubai Islamic Bank a fait son entrée à la bourse d’Amman mercredi 26 mai, à peine 18 mois après que des investisseurs des Emirats ont acheté la majorité des parts dans la banque jordanienne et qu’ils ont changé son nom.
DBS, en retrait partiel du secteur finance islamique à Singapour
24/05/2010
DBS Group, le plus important fournisseur de prêts d’Asie du Sud Est, se retire partiellement de la finance islamique, conséquence des difficultés que connaît la Cité-Etat, qui fait pourtant, depuis plusieurs années, des efforts soutenus pour promouvoir la finance islamique .
Islamic Bank of Asia, dans laquelle DBS détient 50% du capital, a transféré 10 membres de son équipe de 65 personnes à DBS et a redéployé les autres dans de nouvelles attributions au sein de la banque islamique. Elle devrait se focaliser dans les secteurs de banque d’affaires et de private equity.
Islamic Bank of Asia, la seule banque islamique de Singapour, a subi une perte de 77,1M$ en 2009, pour 725 M$ d’actifs.
Une source a déclaré que la filiale islamique de DBS projetait de se retirer entièrement du secteur des prêts. La banque n’a toujours pas remplacé une partie de son staff, dont son ancien CEO Vince Cook.
Kuwait Finance House Singapore, qui planifiait de lancer des fonds, a récemment dissout son groupe de travail, invoquant une restructuration interne. Cette entité n’a géré aucun fonds depuis son lancement.
Si les autorités de Singapour ont retiré les droits de mutation pour faciliter les émissions de sukuk, peu ont vu le jour. L’année dernière 123,6M$ de sukuk ont été émis en comparaison de 8Mds$ pour la Malaisie.
Arcapita : un prêt de 200 M $ pour se refaire une santé
24/05/2010
Arcapita a annoncé s’être fait accorder un prêt de 200M$ auprès de Standard Chartered pour renforcer son bilan.
La banque d’investissement localisée à Bahrein a subi une perte de 190M$ en cette moitié d’année.
L’Afrique peut capter 112 milliards de dollars d’obligations islamiques
24/05/2010
Extraits d’un article paru dans Les Afriques
En moins de 10 ans, le marché mondial des emprunts obligataires de finance islamique (sukuks) a atteint un encours de 112 milliards de dollars.
L’Afrique tient à capter un volume important de ces importantes sommes d’argent débloquées grâce à la promotion de la finance islamique…mais qui ne peuvent l’être que par une expertise bien formée. D’où l’organisation à Saly Portudal, dans la dernière semaine de mai, de la première formation des dirigeants ouest africains de banques et de sociétés d’assurances, en partenariat avec le conseil général des banques et institutions financières islamiques basé à Bahreïn et représentant plus de 120 banques et institutions financières islamiques à travers le monde. Selon Mouhamadou Lamine Mbacké le PDG de l’Institut africain de la finance islamique qui s’est confié aux Afriques, les nouveaux détenteurs de certificats d’assureur islamique et de certificat de banquier islamique sont venus de la Mauritanie,du Mali du Burkina,de la Tunisie et du Maroc. Ils sont désormais outillés pour aider leurs pays à capter ces importants flux financiers que sont les sukuks afin de contribuer efficacement au financement de grands projets de développement.
Ces assises de Saly Portudal ont ainsi posé les jalons d’une stratégie de formation ciblée des décideurs pour rattraper le retard de l’UEMOA en matière de finance islamique, à savoir moins de 1% de part de marché sur les 0100 milliards de dollars que constitue le marché de la finance islamique dans le monde. Il s’agissait donc de réduire l’important déficit d’expertise des « decision makers » d’Afrique de l’ouest.
Le nouveau gouvernement britannique favorable à l'idée d'un sukuk souverain
23/05/2010
La nouvelle coalition gouvernementale Conservateurs-Libéraux est sur le point de se repencher sur le projet d'émettre le premeir sukuk souverain, selon un banquier britannique qui conseille l'éventuelle émission.
Humphrey Percy, le directeur de Bank of London and Middle East a estimé devant un auditoire de financiers que Mark Hoban, le nouveau secrétaire financier du Trésor, était « préparé à la regarder positivement », après la mise à l'écart de l'idée par le gouvernement travailliste.
« Le précédent gouvernement a conclu qu'ils ne souhaitaient pas la mettre en oeuvre car il demeurait des incertitudes autour des bénéfices pour le gouvernement d'émettre un sukuk », a-t-il précisé.
« La finance islamique doit s'efforcer d'attirer tous les investisseurs », Pdt d'Indonésie
21/05/2010
Le Président d'Indonésie, Susilo Bambang Yudhoyono, a déclaré lors du World Islamic Economic Forum annuel à Kuala Lumpur, que la finance islamique, en pleine expansion, doit s'efforcer d'attirer tous les investisseurs y compris les non musulmans.
« La finance islamique n'est pas compatible » Gouverneur de la Banque Centrale d'Inde
21/05/2010
Le Gouverneur de la Banque Centrale d'Inde a déclaré que la banque islamique n'était pas compatible avec le cadre légal du pays. « Nos principes bancaires sont basés sur le paiement d'intérêt aux déposants, » a-t-il affirmé. De la même manière, le partage des profits et des pertes n'est pas compatible avec la protection des déposants qui est le premier principe de la Banque Centrale.
Il a toutefois ajouté que des banques islamiques pourraient avoir leur place à condition qu'une législation séparée entre en vigueur.
Au Gouvernement de Kerala, qui avait décidé de lancer une banque islamique avec des acteurs privés, la Haute Cour a recommandé d’y renoncer.
La finance islamique « pourrait créer des opportunités d'emploi à Londres »
21/05/2010
Londres jouera un rôle central dans l'expansion future du secteur de finance islamique, a prédit le Prince Andrew.
Le représentant spécial du commerce international et de l'investissement a déclaré, « le Royaume-Uni est déjà le plus important centre pour la finance islamique du monde occidental et le 8ème mondialement. », avant de conclure que la finance islamique « pourrait créer des opportunités d'emploi à Londres »
Accord de couverture entre Barclays et Bank Islam en Malaisie
20/05/2010
Bank Islam Malaysia Bhd et Barclays Bank plc ont signé un accord de coopération pour couvrir les risques entre les deux banques. « L'accord couvre des solutions de gestion de risque sharia-compliant et formalisera la collaboration déjà établie entre les deux banques », a déclaré Datuk Seri Zukri Samat, directeur de Bank Islam.
Les deux institutions ont fait récemment un deal de finance islamique dans lequel Barclays a agit en tant que contrepartie dans la transaction sous-jacente d'un produit d'investissement, d'un montant de 100M$, que Bank Islam a offert aux clients de Barclays.
Le Premier Ministre de Malaisie veut amener la finance islamique vers de nouvelles hauteurs
20/05/2010
Les pays musulmans doivent continuer à jouer un plus grand rôle en transformant la finance islamique en un système plus répandu, ce qui est essentiel pour la stabilité économique mondiale de long terme, a souligné le Premier ministre de Malaisie Datuk Seri Mohd Najib Abdul Razak.
« Pour transformer ce secteur de niche en un système bien plus répandu, nous avons besoin d’un cadre réglementaire et d’une infrastructure et d’une architecture appropriés promouvant les marchés de capitaux islamiques, » a-t-il indiqué en discours d’ouverture lors du grand évènement du World Islamic Economic Forum (WIEF) .
Etaient présents plusieurs chefs d’Etat de pays musulmans, tels qu’Abdoulaye Wade, Président du Sénégal, le Sultan de Bruneï Hassanal Bolkia, Dr Susilo Bambang Yudhoyono, Président d’Indonésie, le Premier ministre du Bangladesh, Sheikh Hasina, le Président des Maldives, Mohamed Nasheed et le Président du Kosovo, Dr Fatmir Sejdiu.
« Le Sénégal peut être un hub sous-régional en matière de finance islamique », Mamadou Oumar Dia
20/05/2010
Article paru dans LeSoleil.sn
En prélude à l’ouverture du séminaire de Casablanca sur le thème de « l’implémentation de services financiers islamiques dans une institution financière », les 2 et 3 juin prochains, le Dr Mamadou Oumar Dia, expert et conseiller du cabinet Fayda Finance Development (Afrique) basé à Casablanca, revient ici sur les avantages de la finance islamique. Le spécialiste considère que Dakar peut constituer un « hub sous-régional » de la finance islamique. Mais il recommande plus de pragmatisme aux autorités.
La finance islamique, on en parle de plus en plus, c’est nouveau et les gens la considèrent comme une alternative à la finance classique. Qu’est-ce qui englobe ce concept de finance islamique ?
C’est une finance éthique. Il y a eu un besoin qui s’est fait sentir de par le monde à la fin des années 1980 et on a parlé de plus en plus des investissements socialement responsables. C’est un concept qui a pris de l’ampleur après l’accident de l’Union carbid à Bhopal et dans le contexte de la conférence de Rio qui a attiré l’attention du monde sur le développement durable. Donc, de plus en plus, les industriels se sont posés la question de savoir si la finalité c’était d’attendre des résultats en fin d’exercice ou est-ce qu’il ne fallait pas donner une chance aux générations futures de profiter des ressources de la nature ? Dans ce souci de durabilité des investissements, des chercheurs se sont penchés sur la question. Mais, la solution était bien là, depuis le Moyen-Age. Il faut rappeler que toutes les religions monothéistes interdisent le « riba », parce que c’est moralement inacceptable de gagner de l’argent par le simple passage du temps. Le Judaïsme l’interdit entre les Juifs, le christianisme aussi l’a interdit. Si bien qu’au Moyen-Age, c’était une activité interdite. C’est seulement en 1917 que l’Eglise catholique a levé l’interdiction absolue de faire dans le prêt à intérêt. En Islam, l’interdiction est formelle, notamment dans la sourate de la vache. Le Prophète (Psl) aussi, dans ses hadiths, l’a rappelé à plusieurs reprises. On a deux sortes de « riba », le riba Nasseya et le riba al Fadl. Le riba Nasseya, c’est celui interdit par le Coran ; et le riba al Fadl, c’est celui qui a été enseigné à l’Humanité par le Prophète. L’idée, c’est de mener des activités rentables et soutenables.
Le monde n’est pas encore sorti de la crise financière internationale dont la finance islamique semble pourtant détenir les clés. Quels sont donc les fondamentaux de la finance islamique ?
La finance islamique est basée sur le principe du partage des pertes et profits selon les enseignements du fiqh al Mouamalat. D’une manière structurelle, la finance islamique ne pouvait en aucun cas être affectée par cette crise financière. Car c’est une crise de la spéculation. Et dans la finance islamique, deux choses sont interdites. C’est la spéculation elle-même et les jeux de hasard. A chaque fois qu’on mène une opération, il faut un actif sous-jacent tangible. Or la crise a été générée par une spéculation sur les produits dérivés. En fait, les ingénieurs financiers ont beaucoup plus travaillé sur les outils et les éléments de mitigation des risques que sur le risque en lui-même. Si bien que dès qu’il y a une asymétrie d’information, il est évident que les choses flanchent. Cela va continuer tant que les règles du jeu seront les mêmes.
Cette finance islamique, quelle est sa vraie particularité par rapport à la finance classique ?
D’abord, c’est sur l’aspect éthique et le souci du développement durable. Dans la finance islamique (comme cela a été recommandé dans la Bible, le Coran et la Thora), il faut aller dans des contrats de partenariats gagnant-gagnant. Mais dans la finance classique, il y a un seul acteur qui gagne dans tous les cas de figures.
Dans la finance islamique, en quoi cette partie responsabilité sociale est aussi importante ?
Elle est essentielle, parce que du moment que le Bon Dieu nous a créés, Il a dit que l’Homme est mon lieutenant sur terre. Cela implique des droits à l’usufruit généré par cette terre, mais aussi des devoirs pour la gestion durable celle-ci. Quant vous déléguez quelqu’un, il est évident qu’il va assumer ses actes dans tous les sens. La projection des acteurs de la finance islamique dans le temps englobe les aspects sociétaux des projets dans lesquels ils s’engagent. Donc cela ne sert à rien de développer un projet qui va anéantir les chances des générations futures à réaliser elles-mêmes leurs ambitions légitimes.
Aujourd’hui, cette finance islamique, elle est appliquée par les pays musulmans ou une portion simplement de pays...
On ne peut pas dire qu’elle est appliquée dans tous les pays musulmans. Mais il est vrai qu’il y a des pays dont les banques centrales s’impliquent, c’est le cas du Pakistan, du Soudan. Mais cela se limite à des aménagements, des compromis positifs. Cela a été le cas à Londres où une banque islamique a vu le jour et qui a profité des aménagements et du pragmatisme des autorités monétaires. Signalons au passage que la première expérience occidentale de banque islamique est née au Danemark. C’est vrai que Londres est connu pour être une place qui fait beaucoup dans l’ingénierie de la finance islamique. Ils ont une démarche spécifique, c’est-à-dire que les ingénieurs financiers conçoivent un produit financier qui pourrait intéresser un marché spécifique, ils font venir des fouqaha, membres d’un charia board, je peux citer le mufti Taqi Ousmani qui est réputé dans le milieu des entreprises cotées à Wall street, et ces derniers valident, amendent ou rejettent le produit. C’est une procédure de validation de projet. L’ingénieur financier élabore le projet, ils le font valider par le Fouqaha et celui-ci dit c’est go ou no go. En fonction de cela, on le commercialise ou on l’arrête.
Quelles sont les contraintes qui empêchent la finance islamique de se développer dans des pays comme le Sénégal ?
L’une des contraintes est d’ordre fiscal. Il faut une fiscalité adaptée. Je donne le cas de la mourabaha qui est un contrat d’achat et de revente. Si une institution financière quelconque voulait monter un projet de mourabaha, il est évident qu’elle ferait face une double taxation comme un droit d’enregistrement double et, éventuellement, une Tva double. Mais ce sont des contraintes auxquelles les autorités sont en train de réfléchir. D’un autre côté, la partie à haute valeur ajoutée de la finance islamique, le sukuk, demande nécessairement la mise en œuvre de Spv (Special purpose vehicules). Ces Spv ne peuvent opérer que dans des juridictions fiscalement efficientes comme le Luxembourg. Dans cette niche, il y a une place à occuper pour le Sénégal. Et on peut parfaitement faire de ce pays un hub pour le développement des Spv ; ce qui permettrait à chaque institution financière qui émet des sukuk de se référer à la place sénégalaise. Parce que quand même, le pays a une stabilité institutionnelle, une monnaie solide et des ressources humaines de qualité. La volonté politique a été clairement exprimée, il faut du pragmatisme pour y arriver.
Mais pour le développement de la finance islamique, les choses bougent quand même au Sénégal...
Il est clair qu’il y a une vision limpide dans ce sens. J’ai vu à quel point le ministère des Finances du Sénégal s’implique pour la vulgarisation de cette nouvelle industrie. Au Sénégal, nous sommes en avance, il n’y a pas de doute, par rapport au monde francophone. Mais il faut qu’on matérialise cet avantage par des actions à même d’amener de la valeur ajoutée à notre pays, particulièrement par l’aménagement de zones franches pour permettre l’implantation des Spv à partir du Sénégal et que les opérateurs puissent y émettre des sukuk. Et pourquoi pas ouvrir un compartiment islamique au niveau de la Brvm, c’est tout à fait possible. Il y a l’Islamic index à Wall Street, il y en a aussi à la Bourse de Londres.
Certains pays rechignent toujours à développer la finance islamique. Ne pensez-vous pas que cela soit par manque de connaissance des enjeux certainement ?
Avec l’explosion du prix du pétrole et le développement des fonds souverains, il y a une manne certaine qui est à la recherche de placements charia-compatible, surtout dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures. Et la zone où la croissance est attendue à ce niveau, c’est sans nul doute l’Afrique sub-saharienne. Cela veut dire qu’il y a un besoin qui est là, une offre de l’autre côté, il faut qu’on développe l’interface, la jonction, cela est faisable. Il n’y a pas de doute que la vision est clairement définie au Sénégal. Mais il faut une mise en œuvre, un pragmatisme.
Ne pensez-vous pas que l’implantation de cette finance islamique en Afrique sub-saharienne ne soit guère facilitée par l’existence des banques classiques qui ont déjà occupé le terrain ?
En fait, une banque classique peut parfaitement développer des produits islamiques, c’est ce qu’on appelle le modèle Windows. Cela a été la démarche de Bnp Paris Bas à Bahreïn. C’est une banque française qui opérait avec des produits classiques, mais qui s’est ajustée dans le marché avec beaucoup de flexibilité, beaucoup de pragmatisme et ils ont développé au pied levé un modèle Windows qui est maintenant un cas d’école. C’est une industrie en construction, peut être même que d’autres modèles pourraient être développés à partir de la place dakaroise, pourquoi pas ?
Par rapport à la vulgarisation de la finance islamique, ne pensez-vous pas que les docteurs en science islamique ont un rôle à jouer ainsi que l’Oci ?
Concrètement, l’Oci a joué un très grand rôle depuis le début. Si les gens parlent de finance islamique de par le monde, c’est en grande partie grâce à Oci. Cette organisation a encouragé la création d’infrastructures (Ifsb, Aaofi...) pour harmoniser et normer cette nouvelle industrie. N’oubliez pas que notre religion est traversée par plusieurs courants ou écoles (Maliki, Hambali, Hanafi, Chafiite et Jaafari) et harmoniser ces courants autour de l’essentiel n’était pas chose aisée.
Aujourd’hui, les Pme peinent à trouver des financements au niveau du système bancaire classique. Est-ce que la finance islamique peut être une alternative pour surmonter cet obstacle ?
Absolument. Mais il va falloir que les Pme aillent de plus en plus sur le marché. Il est vrai que dans le système francophone, en général, on a tendance à se faire financer par le crédit bancaire, ce qui n’est plus le cas dans les pays anglophones. Mais cela va arriver. Il y a un temps de latence linguistique, c’est-à-dire entre le moment où les théories sont élaborées et les pratiques adoptées dans la langue de travail qui est l’anglais et le moment où nous, Francophones, avons l’information. Durant ce temps, les marchés arrivent en maturité. Et du coup, les tickets d’entrée deviennent plus élevés, si bien qu’on éprouve plus de difficultés à utiliser ces nouvelles méthodes de financement. J’ai parlé d’index islamique au niveau de la Brvm, beaucoup d’entreprises sont certainement éligibles à ces types d’investissements qui, au-delà du marché local des capitaux, peut parfaitement drainer d’autres flux financiers qui sont à la recherche de cette cible spécifique. Encore faut-il qu’on vulgarise ces produits. Une fois de plus la vision est claire, mais il faut que la mise en œuvre soit rapide. Il y a des systèmes lents et des systèmes rapides. Et les systèmes rapides finissent par dominer. Le monde est ainsi fait.
A Casablanca, un séminaire va s’ouvrir sur le thème de l’implémentation des services financiers islamiques. Quels sont les objectifs de ce forum ?
Ce séminaire de Casablanca a pour ambition de donner des outils opérationnels aux acteurs des banques commerciales et des institutions de micro-finance, de même qu’aux autorités de régulation. Nous mettrons l’accent sur le fiqh al mouamalat, matrice de la finance islamique. Il est important de rappeler que la charia comprend deux dimensions importantes : l’Ibadah cad, les relations de l’homme avec Dieu et la mouamalat qui organise les relations de l’homme avec son prochain incluant les activités commerciales.
Nous nous attendons, à l’issue du séminaire, de voir fleurir des modèles windows dans les banques et les Imf.
Rappelons que cette nouvelle industrie connait une croissance à deux chiffres au niveau mondial et que le taux de pénétration dans la sous-région n’est que de 1%, vous voyez bien qu’il y a des efforts à faire.
Le Prince Andrew: les instruments de finance islamique, importants instruments pour stimuler les affaires
20/05/2010
Le Prince Andrew, Duc d’York, a dit que les instruments financiers islamiques sont des outils importants pour trouver la bonne balance entre la prise de risque et la nécessité de fournir du capital pour stimuler les affaires.
« La situation actuelle est bonne, où le pire de la récession mondiale semble derrière et la finance islamique joue sa part pour ramener la finance mondiale sur les rails », a-t-il déclaré lors du déjeuner du World Islamic Economic Forum (WIEF).
Il a estimé intéressant de voir beaucoup de responsables et de directeurs non musulmans assister à des ateliers de travail à Londres et d’apprendre la finance islamique et les bénéfices qu’ils peuvent en tirer pour leurs affaires.
La Banque Centrale de Malaisie prête à lancer de nouveaux instruments pour faciliter la gestion de liquidité transnationale
20/05/2010
La Bank Negara de Malaisie est prête à lancer des instruments qui faciliteront la gestion de liquidité des institutions financières islamiques entre pays.
Son Gouverneur, Tan Sri Dr Zeti Akhtar Aziz, a insdiqué que les instruments avaient aussi pour finalité d’accroître le niveau de confiance de la finance islamique et de permettre la stabilité dans la gestion des portefeuilles financiers islamiques.
« Nous avons travaillé pendant presque deux années et nous sommes au stade final pour sortir ces instruments, » a-t-elle précisé lors d’une session du 6ème World Islamic Economic Forum.
Malaisie: Première émission d’un sukuk souverain en dollars en 8 ans
19/05/2010
Le Premier ministre de Malaisie Najib Razak a annoncé que la Malaisie émettra son premier sukuk en dollars en 8 ans, avec des analystes qui estiment qu’il atteindra jusqu’à 1Mds$.
« Je pense que la Malaisie est désormais bien positionnée pour entrer pour la deuxième fois dans le marché international des sukuk », a-t-il déclaré.
La dernière émission en devise internationale du Gouvernement malaisien est intervenue en 2002 pour un montant de 600M$.
L’Agence de Développement Industrielle d’Irlande incite à faire un hub européen
19/05/2010
IDA Ireland planifie un roadshow au Moyen-Orient dans une stratégie de faire de l’International Financial Services Centre (IFSC) un hub européen pour les banques et les fonds islamiques.
Cette année, le Finance Act a introduit un nombre de mesures fiscales spécifiques destinées à attirer ce segment croissant de la finance mondiale.
L’ancien directeur de la filiale irlandaise de Merrill Lynch, Mike Ryan, qui est devenu le directeur délégué de l’organisme de surveillance financière du Qatar, a récemment tenu des réunions à Dublin avec des firmes, pour leur parler des opportunités de la finance compatible avec la Charia.
L’International Financial Services Centre (IFSC) de Dublin compte à l’heure actuelle 5% des fonds islamiques au monde, soit 20% des fonds établis en dehors du Moyen-Orient.
L’Irlande travaille aussi à des accords sur la double taxation avec les pays du Moyen-Orient tel que le traité signé avec Bahreïn en Octobre dernier.
Aston Business School lance ses programmes en finance islamique
17/05/2010
Comme nous l'avions déjà évoqué en avant-première il y a quelques temps, Aston Business School lance des programmes à la rentrée prochaine.
Aston Business School, située au cœur de la Grande-Bretagne industrielle, entend répondre à la demande croissante d'experts en finance islamique en lançant des programmes dans ce domaine avec un Master et un Programme doctoral. Les enseignements se dérouleront au sein du nouveau centre de recherche d'1,5M£ dédié à la finance islamique. Ce centre est le fruit d'une donation d'un entrepreneur de Dubaï du secteur des instruments de chirurgie.
Le Master en finance islamique est un programme de 12 mois qui comprendra à la fois des cours en finance conventionnelle et en droit, ainsi que des modules en économie islamique, en droit commercial islamique et en comptabilité islamique.
La Banque Sarasin met en oeuvre une opération de Murabaha de 120M$ pour Noor Islamic Bank
16/05/2010
Bank Sarasin-Alpen (ME) Limited, filiale de la Banque Sarasin, une des principales banques privées de Suisse, a fait une opération de Murabaha de 120M$ pour Noor Islamic Bank afin de financer les investissements futurs et de gérer le bilan de Noor Islamic Bank. La cérémonie a eu lieu le 4mai au siège de Noor en présence des équipes dirigeantes des deux banques.
Fidelis M Goetz, chef du private banking de la Banque Sarasin, a rappelé que l'activité de gestion de fortune islamique de la Banque Sarasin avait commencé en novembre 2009.
Centuria Capital sponsorise le Forum pour l'investissement en Méditerranée
16/05/2010
Centuria Capital, spécialiste notamment de la finance islamique, sponsorise le Forum pour l'investissement en Méditerranée, organisé à Marseille le 27 mai
Standard Chartered prévoit de mettre en place 4 Mds $ de sukuk cette année
16/05/2010
Standard Chartered prévoit de mettre en place 4 Mds $ de sukuk au plan mondial cette année, dépassant ainsi les chiffres de l'année dernière, avec la confiance et le retour de la liquidité dans les marchés de crédit, a affirmé l’un de ses dirigeants, Ahsan Ali, head of Islamic origination.
Inde : « Rien de mal à ce que les musulmans aient une assurance »
15/05/2010
The Darul Uloom Deoband, un courant sunnite du sous-continent indien, a déclaré qu'il n'était pas permis aux musulmans de travailler dans des banques ou de souscrire des polices d'assurance. Le Ministre des Affaires des Minorités Salman Khurshid s’est inscrit en faux contre de telles affirmations.
« Je suis Ministre des Affaires des Minorités et musulman moi-même. J'ai à la fois un compte bancaire et une assurance. Nous souhaitons développer la communauté et par conséquent ouvrir plus de banques dans les régions avec des minorités, » a-t-il déclaré en réponse.
Interrogé sur la demande de banque islamique dans le pays, Khurshid a dit qu'il revenait à la Reserve Bank of India de prendre position.
Il a ajouté que les pays comme les Etats-Unis ont démarré dans le domaine de la finance islamique et qu'ils ont d'importants dépôts bancaires islamiques, mais cela n'est pas le cas en Inde en raison des contraintes du système bancaire ici.
Les Bermudes scellent un accord de non-double taxation dans le marché off shore islamiques avec Bahreïn
14/05/2010
Les Bermudes entendent se positionner en tant que place financière islamique off shore de premier plan suite à l'accord avec Bahrein visant à éviter la double taxation.
Cet accord représente un arrangement réciproque entre Bahrein et les Bermudes pour ne pas taxer les revenus rapatriés qu'un individu ou une firme d'un deux deux pays a gagné dans l'autre pays où il a été auparavant taxé.
Algérie : interrogations persistantes sur la finance islamique
12/05/2010
Paru dans l'Expression (Algérie)
Des banques offrant des produits conformes à la charia veulent s’installer en Algérie.
L’annonce de Abderrahmane Benkhalfa, délégué général de l’Association des banques et des établissements financiers (Abef), concernant l’adoption des principes islamiques dans les pratiques bancaires, vise, entre autres, à attirer de nouveaux capitaux. A l’heure actuelle, près de la moitié de la masse monétaire circule en dehors du circuit officiel contribuant, de la sorte, à alimenter le marché parallèle. Mais le fait que ce soient des banques du Golfe qui inspirent ce changement est de nature à s’interroger sur d’autres visées de ces entités ayant pour objectif de pousser plus loin l’islamisation de la société. Cet empressement à adapter la législation intervient à un moment où rien n’indique encore clairement ce qui est exactement contenu dans le vocable de «finance islamique». C’est, en tout cas, ce qui ressort d’une rencontre organisée récemment à Alger par Salam Bank. Ce n’est pas la première fois que ce dossier est évoqué en Algérie. C’était déjà le cas, il y a un an, à l’occasion du Forum international des finances. A l’époque, c’était la bonne tenue des banques islamiques d’Orient face à la crise financière qui était utilisée comme argument pour plaider en faveur de l’installation des banques arabes en Algérie.
L’un des problèmes qui se pose à la finance islamique est de définir la notion de crédit usuraire. Pour certains, il s’agit aussi de savoir si l’usure est le seul critère disqualifiant la finance du qualificatif d’islamique ou s’il y a d’autres indicateurs à prendre en compte. Ce seraient les gains générés par des mouvement exclusivement financiers, donc excluant le travail, qui seraient illicites. Si le critère est l’usure, la banque serait gagnante car rien ne l’empêche de fructifier l’argent du client qui ne demande rien en retour. En Algérie, même la Cnep a tenté d’instaurer des carnets d’épargne islamiques destinés aux candidats au pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam. Mais l’expérience a tourné court. En tout cas, ce ne sont pas des opérations purement mercantiles qui vont satisfaire les tenants de l’islamisme financier. Pour eux, il faudrait d’abord une volonté de se conformer à l’Islam avant de penser à la nécessité de gagner de l’argent.
C’est ce qu’avait expliqué, lors du Forum international des finances, le responsable du secteur lié à la charia auprès de la banque Abu Dhabi Islamic Bank, qui est en même temps son directeur exécutif, Osaïd Mohamed Adib Kailani. Malgré cette réserve, il s’était montré très optimiste sur les opportunités qui s’offrent à cette institution dans le domaine de la finance islamique. La demande d’installation de cette banque date de décembre 2007. Raïf Moketar Karroubi, son directeur chargé de la stratégie et de la planification avait assuré que cette banque base ses investissements sur le développement de créneaux rentables. Des experts algériens sont aussi des adeptes de la finance islamique à l’instar de Lachemi Siagh, responsable du cabinet d’études Stratégica. Selon lui, c’est le rôle du manager qui est déterminant, car il doit trouver un équilibre entre le business et les croyances.
D’autres pas sont déjà franchis dans l’utilisation de la rhétorique religieuse dans l’économie avec l’introduction de la zakat pour financer la création d’emplois même si rien n’autorise cette pratique puisque les destinataires de cette aumône légale sont clairement définis depuis 15 siècles et que les chauffeurs de taxi n’y figurent pas. Des banques arabes continuent d’utiliser cette rhétorique.
Implantation de la finance islamique en Tanzanie
10/05/2010
Deux banques commerciales de Tanzanie ont introduit des produits de finance islamique. Les deux banques pionnières dans ce domaine sont Stanbic Bank et the National Bank of Commerce.
Le ministre des Finances et des affaires économiques Mustafa Mkulo qui a lancé ce mode de financement la semaine dernière, a dit apprécier ce système. Il a toutefois appelé les banques à éduquer leurs clients pour leur permettre de bénéficier des avantages de cette finance en pleine connaissance de cause.
Le ministre a évoqué la satisfaction du Gouvernement pour l'introduction de tels produits et a révélé que d'autres banques avaient demandé l'obtention de l'autorisation pour développer de tels produits.
Gulf Finance House (GFH) accuse une perte de 7,5M$ au premier trimestre, mais bien moindre que l'année passée
10/05/2010
Gulf Finance House (GFH), qui a reporté une perte nette de 607M$ en 2009, a fait part dimanche d'une perte nette de 7,5M$ pour le premier trimestre 2010, comparé à une perte de 37,7M$ en mars 2009.
« Les coûts d'opération ont été réduits de 45% ce semestre » est-il indiqué dans le communiqué. Les revenus sont passés de 49,5M$ en 2009 à 18,5M$ cette année.
Le programme de finance islamique d'Edcomm Banker’s Academy révisé
10/05/2010
Edcomm Banker’s Academy a révisé son programme de formation en finance islamique. Il s'agit d'un programme de formation à distance via l'informatique qui apprend aux participants les préceptes de la finance islamique. Edcomm Banker's Academy est une entreprise de conseil qui fournit des solutions à distance en matière d'éducation depuis New York.
Fermeture du frontierAlt Oasis Canada Fund
10/05/2010
À partir de vendredi 7 mai, plus aucune part du frontierAlt Oasis Canada Fund ne pourra être distribuée. Son gestionnaire, frontierAlt Oasis Funds souhaite fermer le fonds dès le 30 juin prochain. Le fonds était un des rares produits à suivre les principes de la gestion islamique au Canada.
Le directeur de Saudi Home Loans devient CEO de Bank of Queensland
10/05/2010
Le fournisseur régional de prêts en Australie, Bank of Queensland, vient de nommer Ewan Cameron comme directeur financier, après que celui-ci a été directeur de Saudi Home Loans.
Cette dernière est une compagnie spécialisée dans les prêts hypothécaires islamiques en Arabie Saoudite.
A.M. Best lance une nouvelle publication en Takaful
06/05/2010
L'agence de notation, A.M. Best, a lancé une nouvelle revue spécialisée en Takaful, lors de la World Takaful Conference tenue à Dubaï récemment. Cette publication inclut des détails de la méthodologie de notation d'AM Best appliquée aux compagnies de Takaful, des risques-pays, et des commentaires des marchés Takaful notamment.
Liverpool Hope University lance le premier MA en études islamiques contemporaines
06/05/2010
Liverpool Hope University s'apprête à lancer le premier master de recherche (MA) en études islamiques contemporaines du Royaume-Uni.
« Le nouveau master consistera en 6 modules incluant, l'islam et l'Occident, la finance islamique, l'économie islamique, le management islamique et les structures d'organisation, les femmes dans l'islam et le discours musulman et les medias avec des cours optionnels incluant l'arabe » a dit le Professeur Greaves.
Les cours de finance islamique seront assurés par l'équipe enseignante de Hope Business School.
Premier fonds d'investissement islamique en Corée du Sud
06/05/2010
The Financial Supervisory Service de Corée a approuvé le premier fonds d'investissement islamique qui opère en stricte conformité avec les préceptes de la charia.
The Yurie Shariah Compliance Korea Index développé par Yuri Asset Management a investi dans 78 entreprises conformes à la Charia.
Perte de profit de 46% pour DIB
05/05/2010
Dubai Islamic Bank (DIB) a déclaré que ses profits avait diminué de moitié (46%) ce trimestre. Pour la même période, elle est passé de 100M$ en 2009 à 55M$ en 2010.
La BID favorable à une plus grande coopération avec l'Inde
05/05/2010
La Banque islamique de développement a annoncé des plans d'étendre sa coopération et d'approfondir sa relation bilatérale avec l'Inde en matière d'éducation et de formation.
Ces projets interviennent dans le cadre d'un programme d'assistance spéciale de la BID dans lequel les institutions musulmanes indiennes ont été les principaux bénéficiaires.
D'avantage de non musulmans enthousiastes par la finance islamique
04/05/2010
Dr Zeti, Gouverneur de la Banque Centrale de Malaisie, a déclaré lors d'un dîner du 7th Islamic Financial Services Board Summit que la finance islamique n'était plus restreinte aux musulmans mais qu'elle s'étendait de plus en plus aux non musulmans
« Les banques islamiques doivent jouer un rôle dans l'industrialisation des nations musulmanes », Dr Mahathir
04/05/2010
Les banques et institutions financières islamiques doivent jouer un rôle dans l'industrialisation des nations musulmanes pour être capables de faire face aux futurs défis du système financier mondial. Cette déclaration est issue de Tun Dr Mahathir Mohamad, ancien premier ministre de Malaisie, lors d'une cérémonie à Bahrein.
« Les banques islamiques doivent jouer un rôle encore plus agressif et important que les banques conventionnelles » alors qu'il n'existe pas un seul pays musulman pleinement industrialisé a-t-il dit.
Le Luxembourg assure la promotion de sa place financière au sommet annuel de l'IFSB
02/05/2010
Le Luxembourg, premier pays européen à être devenu membre de l'Islamic Financial Services Board (IFSB) à Bahrein, tient un stand d'exposition visant à promouvoir sa place financière en matière de finance islamique.
Ce showcase intervient en parallèle au 7ème sommet annuel de l'IFSB qui a pour thème « l'architecture financière globale: les défis pour la finance islamique » sous l'égide de la Banque Centrale de Bahreïn.
Yves Mersch, gouverneur de la Banque centrale du Luxembourg, participe à ce sommet.
Koweït: érosion des bénéfices de la première banque islamique
02/05/2010
Kuwait Finance House, la première banque islamique de l'émirat, a annoncé dimanche dans un communiqué un bénéfice pour le premier trimestre 2010 en recul de 21,3% après avoir effectué des provisions pour faire face à des créances douteuses.
KFH a dégagé 107,3 millions de dollars de bénéfices entre janvier et mars contre 136,5 millions de dollars pour la même période de 2009. Pour l'ensemble de l'année dernière, les bénéfices de la banque ont reculé de 24% à 412,7 millions de dollars.
Le président et directeur exécutif de la KFH Bader al-Mukhaizeem a indiqué que sa banque continuera à constituer des provisions pour se prémunir contre les conséquences de la crise financière internationale.
Les avoirs de la KFH ont atteint le 31 mars 40,5 milliards de dollars contre 37 milliards de dollars à la même date de 2009, soit une augmentation de 11%.
Les dépôts ont augmenté de 7% à 25 milliards de dollars.
Malaisie et Angleterre : ensemble pour promouvoir les opérations islamiques
30/04/2010
Les banques islamiques de Malaisie et d'Angleterre sont tombées d'accord pour accentuer la collaboration en matière de liquidités islamiques entre les deux pays, rapporte Association of Islamic Banking Institutions Malaysia (AIBIM).
Cette décision intervient suite à l'atelier de travail de deux jours réunissant des trésoriers malaisiens et britanniques qui s'est déroulé le 12 avril à Londres. Cet événement a regroupé 40 trésoriers des deux pays, avec le soutien de la Bank Negara de Malaisie.
Les sukuk bloqués au parlement coréen
29/04/2010
Lee Yul-hee, le responsable de l'équipe de finance islamique de la Korea Investment & Securities, se montre embarrassé, lorsque des investisseurs musulmans lui demandent quand les changements fiscaux promis entreront en vigueur. En effet, le Gouvernement coréen a promis l'année dernière que les blocages empêchant les émissions de sukuk seraient levés.
La raison de l'embarras de Lee est que les modifications législatives et fiscales proposées sont bloquées à l'Assemblée nationale par les activistes coréens qui prétendent que les sukuk sont utilisés à des fins de financement du terrorisme.
Plusieurs églises protestantes ont notamment fait du lobbying contre ce projet de loi, qui avait été présenté par le ministre des finances coréen, arguant que 5% des montants des ventes de sukuk était utilisé dans du financement de terrorisme. La commission des Finances du parlement n'a donc pas pu étudier ce projet de loi qui a été ainsi bloqué en amont.
La Banque Zitouna va créer une compagnie islamique d’assurances
25/02/2010
La Banque Zitouna, première banque tunisienne spécialisée dans la finance islamique, a obtenu à la fin du mois de janvier 2010 un agrément pour la création d’une compagnie d’assurances islamiques (Takaful). Le nouvel assureur sera baptisé « Zitouna Takaful ».
La banque avait déposé une demande d’agrément d’une société d’assurances au début du mois de décembre 2009.
La création de cette compagnie vient confirmer, à nouveau, les orientations de la Tunisie en matière de consolidation du dispositif bancaire et financier en vue d’appuyer et soutenir les entreprises et investisseurs tunisiens et internationaux ayant choisi la Tunisie pour le développement de leurs activités
Nouveau ‘head of’ en finance islamique chez PwC
25/02/2010
PricewaterhouseCoopers LLP (PwC) a nommé Mohammad Khan en tant que nouveau responsable de la finance islamique au Royaume-Uni. Il succède ainsi à Mohammed Amin, réputé dans le domaine fiscal islamique, qui a pris la tête de l’Economic comittee au sein du Muslim Council of Britain ainsi que des activités politiques au sein du parti conservateur.
Mohammed Khan était précédemment chef des opérations Takaful au sein de PwC.
Kuala Lumpur et Luxembourg, l'alliance logique
25/02/2010
Ce n'est plus un secret, le Luxembourg a l'ambition de se positionner comme leader européen en matière de finance islamique. La preuve en est, le ministre des Finances, Luc Frieden, a récemment demandé à l'administration fiscale de préciser dans quel contexte les produits islamiques sont soumis aux taxations.
Ainsi, si le pays a fait figure de pionnier en matière de finance islamique en étant notamment, au travers de la Bourse de Luxembourg, la première Bourse européenne présente sur le marché des sukuk en cotant des obligations islamiques dès 2002, il a besoin d'une certaine expertise pour développer ce type de produits. Lors d'un séminaire, organisé par Luxembourg for Finance et l'Université, le pays a invité de hauts représentants du Malaysia International Islamic Financial Centre (MIFC) à venir discuter du sujet.
En effet, en institutionnalisant dès les années 1960 la finance islamique, la Malaisie s'est positionnée comme pionnier et leader mondial dans le domaine. Aujourd'hui, Kuala Lumpur cherche des relais à l'international pour développer et vendre son expertise.
Entre Kuala Lumpur et Luxembourg, il existe un point commun, le haut niveau d'expertise et de réglementations dans le domaine financier. Les deux pays se sont donc apparemment bien trouvés pour travailler sur le sujet ensemble. Avec le Luxembourg, la Malaisie a trouvé une bonne porte d'entrée sur le territoire européen. Quant au Grand-Duché, il compte se former auprès de Kuala Lumpur et s'enrichir de son expérience pour devenir le numéro un de la finance islamique en Europe.
Les produits Takaful en France
25/02/2010
En France, certains assureurs se calquent dorénavant sur ce modèle afin de proposer des produits d’assurance « Sharia Compliant ». L’année dernière, Allianz par l’intermédiaire d’AGF, lançait une assurance-vie conforme à ce que dit le Coran sur l’île de la Réunion. Le produit a été validé par l’ACERFI (Audit conformité éthique et recherche en finance Islamique) et le CFCI (Cellule de fiqh du centre Islamique) au niveau local et un Sharia Board au niveau national pour obtenir un label de conformité aux lois islamiques.
La société SG Obsèques propose, elle, une assurance obsèques qui prend en charge l’organisation complète des funérailles, ainsi que le rapatriement au pays lors du décès d’un souscripteur. La compagnie organise aussi des inhumations locales dans le respect le plus total des prescriptions religieuses. En 2008, l’assureur français Axa avait déjà mis en place une plate-forme de conception de produits Takaful pour les pays du golfe et en Malaisie. L’assurance Hillenmeyer propose de son côté le Pack Santé Al Maghrib qui prend notamment en charge les frais de pharmacie, de maternité, de vaccination, ou encore de circoncision pour une souscription annuelle allant de 75 à 100 euros selon la formule. Elle comprend aussi une assistance voyage spécial pèlerinage à La Mecque, avec rapatriement du corps en cas de décès, selon les coutumes musulmanes.
[Extraits: Assurance News]
Laroussi Bayouth continue ses fonctions de directeur général d'Al Baraka Tunisia
25/02/2010
Le premier ministre vient de décider que Monsieur Laroussi Bayoudh, directeur général de la banque centrale de Tunisie chargé des fonctions de vice-président et directeur général d’Al Baraka Bank Tunisia, est maintenu à son poste pour une période d’un an, à compter du 1er avril 2010.
Ancien Président Directeur Général de la Banque du Sud et du Groupe STB, M. Laroussi Bayoudh, dirige, depuis septembre 2008, Al Baraka Bank Tunisia (ex : Best Bank). Il a pu améliorer la valeur ajoutée du pionnier de la finance islamique en Tunisie pour une contribution encore plus substantielle au développement de l’économie tunisienne.
Al Baraka Bank Tunisia dispose de toute une panoplie de techniques de financement solidaires pour aider les plus démunis à créer leurs propres activités. Son originalité réside dans l’application du principe de partage des profits et des pertes qui implique une responsabilisation et une mutualisation des risques entre les bailleurs et les bénéficiaires des fonds.
Créée le 15 juin 1983, Al Baraka Bank Tunisia est une société anonyme, régie par la législation tunisienne et notamment les lois régissant les organismes financiers et bancaires non résidents. Al Baraka Bank Tunisia noue ses rapports avec ses clients sur une base participative excluant le « RIBA ».
Un manque de ‘Sharia Registered Financial Planners (RFP)’
24/02/2010
Alors que l’industrie de la finance islamique connaît une croissance rapide, il manque des ‘Sharia Registered Financial Planners (RFP)’, qualification reconnue par le Malaysian Financial Planning Council (MFPC).
Kee Wah Soong, président du MFPC, a affirmé l’importance de développer du capital humain pour l’industrie dans la ligne de l’agenda national qui prévoit d’accroître le secteur de la finance islamique. En 2009, l’organisation indépendante a formé 59 membres sharia RFP.
Faibles émissions de sukuk en 2010
24/02/2010
L’émission de dette islamique restera « faible » en 2010, dans la mesure où les investisseurs refusent de prendre des risques excessifs, même pour des placements à haut rendement et où l’attention est portée sur les difficultés ou les très fortes réticences des gouvernements pour repayer la dette, a déclaré Hussein Hassan, head of structuring for Middle East and Africa au sein de Deutsche Bank.
« A moins de voir l’aversion au risque changer mondialement, il est difficile de penser que le marché du sukuk soit aussi dynamique qu’il l’a été, » a-t-il dit.
Critiquant l’échec de l’industrie de prouver au monde qu’elle pouvait être plus solide que la finance conventionnelle, il a regretté « qu’alors que la finance islamique était sous les yeux du public, nous avons été incapables de trouver des solutions. »
Total et Aramco viseraient un milliard de dollars de sukuk pour Djoubaïl
22/02/2010
Les deux partenaires auraient d’ores et déjà mandaté trois banques pour cette opération devant financer en partie leur raffinerie commune
Selon Bloomberg, Total et Aramco auraient mandaté Deutsche Bank, Samba Financial Group et CA CIB, pour organiser un placement prochain d’obligations islamiques (sukuk), pour financer la raffinerie saoudienne de Djoubaïl.
Total n’a pas souhaité commenter ces informations. Mais à en croire l’agence de presse, les présentations aux investisseurs devraient débuter fin mars ou début avril. Concrètement, ce n’est pas Total qui émettrait, ni Aramco, mais leur coentreprise, la Satorp.
Sur le principe, note L’Agefi , l’émission de sukuk n’est pas une surprise, puisqu’à l’automne, un porte-parole de Total avait indiqué à qu’elle faisait «partie des options possibles» pour le financement de ce projet de 12 milliards de dollars, dont 9,6 milliards d’ingénierie et de construction.
En revanche, le montant avancé semble plus important que prévu : selon des propos attribués par Reuters à Daniel Lacombe, le responsable du projet, le montant préalablement envisagé était de 500 millions de dollars. A en croire les sources bancaires de Bloomberg, l’émission pourrait finalement avoisiner le milliard de dollars.
Peut-être faut-il y voir, relève L’Agefi, la conséquence des changements récents intervenus dans le financement global de ce projet. Le mois dernier, le Middle East Economic Digest (MEED) rapportait que Total et Aramco venaient d’obtenir un financement de leurs banques internationales partenaires à hauteur de 1 milliard de dollars (avec une marge de 150 à 200 points de base). Soit un peu moins que le chiffre de 1,4 milliard prévu à l’origine.
Le solde du financement (qui devrait compter 65% de dette et 35% de fonds propres) sera apporté par des banques saoudiennes qui auraient accordé selon le MEED une marge de 100 pb au-dessus du taux de référence local (Saibor), puis de 150 pb après trois ans.
Selon Bloomberg, les deux groupes discuteraient d’ailleurs en parallèle de la possibilité de réduire leur exposition aux financements bancaires via l’émission d’une obligation internationale classique une fois le placement de sukuk effectué.
Enfin, côté fonds propres, les marchés actions seront aussi sollicités. Total et Aramco envisagent de mettre 25% du projet en Bourse pour en conserver 37,5% chacun. Aujourd’hui, Total en a 37,5% et Aramco 62,5%.
La finance islamique en Inde passe… par l’Arabie
22/02/2010
Un grand séminaire aura lieu le 27 février prochain à Jeddah en Arabie Saoudite, organisé par l’Indian Forum for Interest-Free Banking (IFIB), dans le but de favoriser les aménagements propices au développement de la finance islamique en Inde.
Omar Abubacker, président du Indian Forum for Interest-Free Banking (IFIB), a appelé le Gouvernement indien à faire les amendements nécessaires dans la loi bancaire pour permettre d’introduire un système bancaire ne pratiquant pas l’intérêt, qui pourrait entraîner des flux massifs de capitaux dans l’économie nationale et favoriser un plus grand développement du pays.
Dr. Abubacker a indiqué que, durant ce séminaire qui a pour but de mobiliser un soutien populaire en faveur du système, un protocole d’accord, demandant des services sans l’intérêt en Inde, sera formulé et présenté au Premier ministre Manmohan Singh pendant sa visite à Ryad
La finance islamique « est similaire au système adopté par l’île à la fin de la guerre napoléonienne »
22/02/2010
Un expert de l’investissement à Guernesey, Toby Birch, pense que l’île peut bénéficier de l’adoption d’un système financier islamique.
Ce système financier qui, fondé sur des actifs réels, évite les investissements et les emprunts spéculatifs, et où la banque et les investisseurs engagés dans la transaction partagent les risques et les profits, est similaire, selon M. Birch, au système adopté par l’île à la fin de la guerre napoléonienne.
Un système qui a alors connu un plein succès et a amené l’île à des taux de fiscalité extrêmement bas…. Et qui pourrait fonctionner à nouveau pour le plus grand bonheur de l’île.
« Si vous vous tenez au milieu du port St Peter, que vous regardez le marché de la ville, les quais, et l’Elizabeth College, pas un penny d’intérêt n’a été payé pour construire ces lieux, » a-t-il attesté.
Dramé Lassina : “ Les institutions financières islamiques sont ouvertes à tous, au-delà des clivages religieux ”
22/02/2010
Le secrétaire du Comité national de la finance islamique dévoile, dans cet entretien à Abidjan.net, comment les institutions financières islamiques parviennent à faire des profits tout en prohibant les activités basées sur l’intérêt.
La clé de répartition des bénéfices est-elle définie selon le Coran?
Non. Elle n’est pas définie selon le Coran. Elle est simplement contractuelle. Quand une personne vient voir une banque islamique, il y a une convention qui est signée. Cette convention définit dès le départ la somme qui revient à chaque partie. Il ne faut pas oublier que ce n’est pas à tout moment que l’entreprise réalise des bénéfices. En cas de pertes, celles-ci sont aussi supportées à la hauteur de chaque participation au capital.
C’est donc un investissement à risques… Effectivement. Les banques islamiques font une finance à risques. Elles acceptent de perdre contrairement aux autres banques. Cependant, nous prenons le maximum de précautions pour ne pas en arriver là.
Quelles sont ces précautions?
Nous assistons notre partenaire dans la gestion de son activité contrairement aux banques classiques qui ne se préoccupent pas de l’utilisation des prêts qu’elles accordent à leurs partenaires. Ce n’est pas de la coercition que nous faisons.
Nous n’intervenons pas ou n’influençons pas la gestion des entreprises. Mais, nous faisons du coaching. Nous donnons le maximum de conseils à nos partenaires pour que les affaires marchent. Il y va de l’intérêt de tous.
Les profits générés par la moucharaka suffisent-ils pour faire face à vos charges ?
Si les fondamentaux de gestion sont suivis, les banques islamiques font plus de profits que les banques classiques. Les banques islamiques peuvent, en effet, avoir près de 50% de marges bénéficiaires en lieu et place des 18% de taux d’intérêt. C’est plus rentable.
Peut-on dire dans ce cas que les institutions financières islamiques sont crédibles?
Oui. D’ailleurs, à la faveur de la crise financière mondiale, on a constaté que les banques islamiques n’ont pas été directement touchées du fait qu’elles ne fonctionnent pas avec les intérêts. Elles ne font pas de spéculations. Elles n’investissent pas non plus dans des secteurs dits à risque. Il s’agit des secteurs tels que le commerce d’alcool, de drogue ou de viande de porc qui sont illicites au regard de la loi islamique. Nous ne finançons pas ce genre de projet.
Cela veut-il dire que les non musulmans ne peuvent pas avoir accès à la finance islamique?
Non, pas du tout. La Côte d’Ivoire est aujourd’hui bénéficiaire des prêts de la Banque islamique de développement (Bid). Les institutions financières islamiques sont ouvertes à tous, au-delà des clivages religieux. Un chrétien, un juif ou toute autre personne peut bénéficier de prêts. A preuve, dans notre structure qui est en phase de constitution, nous avons des non musulmans. Nous leur octroyons des prêts à condition qu’ils adhèrent aux statuts et règlements. Dans le contrat que nous signons, nous leur faisons savoir que nous ne pouvons pas financer, par exemple, une ferme d’élevage de porc ou un débit de boisson alcoolisée.
De quels moyens dispose une structure comme la vôtre pour contrôler l’utilisation des prêts octroyés ?
C’est à ce niveau que la finance islamique se démarque des autres. Nous intervenons tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des entreprises que nous finançons. Raouda Finance dispose d’un cabinet d’étude et d’expertise qui va sur le terrain pour cela. Il va à la rencontre de nos partenaires. Il suit leur gestion et leurs états. C’est ce qui nous permet d’avoir un droit de regard sur ce qui est fait avec notre argent.
La finance islamique peut-elle être une solution à la récession qui a secoué le monde en 2008?
Au regard des informations dont nous disposons sur la crise financière mondiale, on peut dire aujourd’hui que la finance islamique est la solution inéluctable à la crise financière mondiale. Depuis la crise financière de 1929 jusqu’à celle de 2008, les institutions financières ont toujours proposé les mêmes solutions qui produisent les mêmes conséquences.
Avec la finance islamique, on pourrait proposer des solutions viables. Tony Blair, l’ancien Premier ministre britannique, avait d’ailleurs souhaité l’année dernière que la Grande-Bretagne soit la plaque tournante de la finance islamique. Et ce pays est en train de le devenir. Ils sont en train de mettre en place des institutions académiques pour former des experts à la finance islamique. Ce n’est pas fortuit. C’est un Etat organisé. Les Etats- Unis et la France suivent le pas même si celle-ci est un peu hésitante.
Est-ce le cas en Côte d’Ivoire?
Les autorités actuelles sont aujourd’hui plus favorables à l’implantation de la finance islamique. La Bid a commencé à s’implanter en Côte d’Ivoire en débloquant un important fonds pour la restructuration de l’autoroute du Nord.
Des perspectives positives pour la finance islamique en Afrique
22/02/2010
Mohamed Damak, co-directeur du Groupe de travail sur la finance islamique de Standard & Poor’s, interrogé par le Journal Les Afriques, évalue le potentiel de la finance islamique sur le continent africain.
Comment la finance islamique s’est-elle comportée pendant la crise financière ?
Les banques islamiques ont résisté à la première onde de choc de la crise (la crise financière) du fait de leur non-exposition aux produits d’investissement structurés basés sur l’intérêt, formellement interdits par la charia. Cependant, la baisse de la liquidité sur les marchés internationaux (notamment pour les banques d’investissement islamiques comme Arcapita ou Gulf Finance House) et la transformation de la crise financière en crise économique ont impacté la qualité des actifs des banques islamiques ainsi que leur rentabilité. Ces impacts ne sont toutefois pas liés à la nature islamique des banques, puisque les banques conventionnelles ont aussi été impactées.
Quelles sont les perspectives pour 2010 et les années à venir pour la finance islamique ?
La finance islamique a continué à croître très rapidement en 2009 en dépit de la crise. Le total des actifs du top 500 des banques islamiques dans le monde est passé de 639 milliards de dollars en 2008 à 822 milliards en 2009, soit une augmentation de 28.6%. Le marché des sukuk a aussi connu une reprise avec un total d’émissions de 23,3 milliards de dollars en 2009, contre 14,9 milliards en 2008. A fin 2009, le total cumulé des émissions de sukuk atteignait 100 milliards de dollars.
Les perspectives restent positives pour la finance islamique. Il y a beaucoup d’intérêt dans certains pays musulmans (en Afrique et en Asie) et non musulmans (notamment en Europe) de créer des banques islamiques ou d’émettre des sukuk.
En Afrique, comment la finance islamique a-t-elle évolué ? Y a-t-elle un rôle spécifique ? Se distingue-t-elle des autres modes de financement ?
En Afrique, la finance islamique a connu quelques développements au cours des dernières années dans certains pays. Le Maroc a autorisé certains produits islamiques en 2007. En 2009, des ajustements fiscaux ont été proposés pour rendre ces produits aussi compétitifs que les produits conventionnels. En Tunisie, la Banque centrale a accordé une licence de banque universelle à une banque islamique à capitaux privés. Cette banque (Banque Zitouna) commencera son activité au cours du premier semestre 2010. La Gambie a émis une série de sukuk via sa banque centrale, bien que pour des petits montants. Le Nigeria a mis en place un cadre réglementaire régissant les banques islamiques, et il semblerait qu’il y ait un projet de création de banque islamique ou de conversion de banque conventionnelle. Au Kenya et au Soudan, des banques islamiques ont été créées.
Certains pays africains ont organisé des conférences pour attirer les experts en finance islamique et explorer les opportunités qui s’offrent à eux. En Afrique, la finance islamique pourrait jouer le rôle d’un pont entre les pays à forte capacité de financement et les pays à fort besoin d’investissement, notamment en infrastructure ou en immobilier. Certaines transactions ont été effectuées par des banques islamiques du Golfe dans ce sens.
A quelles conditions la finance islamique peut-elle jouer un rôle à la mesure de son potentiel ?
Plusieurs conditions doivent être remplies. La quantification de la demande : déterminer s’il existe actuellement une réelle demande pour la finance islamique en Afrique. Cela dépend certainement des pays et de l’intérêt que des clients naturels (les musulmans) ou clients non musulmans (qui pourraient être séduits par les principes de la finance islamique) pourront manifester pour la finance islamique.
Le soutien politique : la finance islamique ne peut se développer sans soutien politique. Ce soutien est manifeste dans certains pays, comme par exemple ceux qui ont autorisé la création de banques islamiques.
Le soutien de la communauté des affaires : l’expérience anglaise en la matière a démontré l’importance de ce soutien. Les banquiers conventionnels peuvent voir dans la finance islamique une opportunité de différenciation stratégique, dans des marchés sur-bancarisés par exemple.
Les ajustements fiscaux et réglementaires : pour permettre aux banques islamiques d’opérer dans un cadre plus comparable avec les banques conventionnelles (fiscalité, réglementation bancaire, etc.).
La mise en place d’actions correctives pour réduire les faiblesses structurelles de la finance islamique, notamment les différences d’interprétation de la charia. Au Maroc, par exemple, c’est la Banque centrale qui a mis en place les différents types de produits et structures admissibles.
Une main-d’œuvre qualifiée plus abondante. Certaines écoles ou universités européennes ont lancé des formations pour pallier cette insuffisance.
S’agissant du potentiel, nous pensons que la finance islamique pourrait aider les économies africaines à atteindre un double objectif : offrir à la clientèle des produits conformes à ses besoins et attentes, et attirer des investissements directs étrangers ou accéder au marché des sukuk en s’adressant à des investisseurs qui ne voudraient pas investir dans des produits conventionnels.
La méga-banque islamique sur pied dans six à douze mois
22/02/2010
La création de la méga banque islamique annoncée depuis plusieurs mois mais retardée en raison de l’environnement international, est « en phase très avancée », a déclaré Sameer Abdi, conseiller du projet, et Head of Islamic Finance chez Ernst & Young.
Le lancement du plus grand organisme de prêts islamiques au monde, promu par le Président d’AlBaraka Banking Group, Sheikh Saleh Abdulla Kamel, est prévu depuis plusieurs années.
« Les principaux actionnaires sont réunis et nous nous attendons à un lancement imminent, dans les 6à 12 prochains mois ». 10 actionnaires seraient déjà impliqués dans le projet, avait déclaré Sheikh Saleh en avril, incluant la BID, Saudi Investment bank et the Kuwait Real Estate Bank.
Selon Dr. Abdi, les « aspirations de capital » sont de l’ordre de 3Mds à 4Mds $.
Création d’une firme islamique en Ecosse
21/02/2010
Saftar Sarwar, précédemment banquier au sein de Barclays Wealth, a quitté la banque pour démarrer sa propre firme d’investissement dans les produits financiers sharia-compliant en Ecosse.
Sarwar a pour objectif de lancer une entreprise disposant de 50M£ d’actifs sous gestion à partir de l’année prochaine, pour fournir des services de gestion de fortune ainsi que des conseils pour les entreprises ou les gouvernements.
Il cible les investisseurs privés à haut potentiel entre 10M£ et 50M£.
Sarwar est membre du UK’s Islamic Finance Council, entité en charge de la promotion des produits sharia. Il est un des plus influents représentants de la communauté asiatique d’Ecosse.
Al Rajhi Capital et Arcapita annoncent le lancement d’un fonds real estate de 500M$
21/02/2010
Al Rajhi Capital, filiale de la banque d’investissement Al Rahji d’Arabie Saoudite, et Arcapita Bank, société d’investissement basée à Bahrein, ont annoncé le lancement d’un fonds de 500 M $, the ARC Real Estate Income Fund.
Seconde mission de la délégation de Dubaï en Australie
20/02/2010
L’Islamic Financial Services Mission, organisée par la Dubai Export Development Corporation, a pris fin sur le constat d’avancement significatif des pourparlers en cours avec les régulateurs fédéraux pour préciser les changements législatifs appropriés pour faciliter l’essor de la finance islamique en Australie.
Le Ministre du commerce, Simon Crean, a applaudi l’initiative de l’Export Development Corporation de Dubaï et de l’Australian Trade Commission pour promouvoir la finance islamique en Australie.
L’imitation des obligations conventionnelles mise en lumière par l’effondrement du marché des sukuk
18/02/2010
La forte baisse du marché des sukuk, avec la saga de Dubai World, est l’occasion, pour les investisseurs et les émetteurs, de clarifier les risques et la structure de ces titres, selon Toby Birch qui est gestionnaire d’importants actifs.
Les sukuk n’offrent pas les mêmes garanties que les obligations conventionnelles, et il peut être risqué et trompeur de les adapter de manière conventionnelle, a expliqué M.Birch.
« L’aspect positif du crash dans le marché des sukuk est que cela montre qu’une partie du marché a imité les obligations islamiques avec des taux garantis de revenus fixes, mais sans la protection des obligations. » En effet, selon lui, les détenteurs d’un sukuk en défaut n’ont pas les mêmes droits qu’un détenteur d’une obligation, puisqu’il n’y a pas de recours sur l’actif. Donc, si les cash flows et les valeurs diminuent brutalement, les investisseurs peuvent être laissés sans rien.
Mais, il n’en reste pas moins que dans une transaction « purement sharia-compliant », l’investisseur ne sera pas exposé à moins de risques, puisqu’il n’existe pas de retours sur investissement fixes.
La France risque de perdre son crédit avec les délais d’émission de sukuk
18/02/2010
La France doit accueillir une émission de sukuk cette année pour montrer son sérieux à propos de la finance islamique et surmonter les incertitudes légales qui sont la cause du retard pris par l’émission, plusieurs fois annoncée, d’un sukuk d’1Md€, a déclaré Gilles Saint Marc, Président du Comité Paris-Europlace de finance islamique, lors du Reuters Islamic Banking and Finance Summit.
« En 2010 nous devons avoir au moins une émission de sukuk si nous voulons réellement aller de l’avant et que la France joue un rôle majeur dans le développement de la finance islamique en Europe, » a-t-il déclaré.
Les modifications fiscales sont attendues pour la fin mars. « Nous devons être créatifs. L’idée est de proposer des structures qui soient applicables avec les outils légaux existants, sans nécessairement requérir des amendements, et déterminer si ces structures sont acceptables pour les scholars français et ceux de l’AAOIFI, » a-t-il dit.
Lancement « imminent » des standards de swaps islamiques
18/02/2010
La standardisation des contrats de swaps islamiques de gré à gré est « imminente » et encouragera plus de compagnies à hedger leurs risques, a déclaré Simon Eedle, MD of Islamic Banking chez Calyon.
La filiale BFI du Crédit Agricole, tout comme l’IIFM, une entité de l’industrie soutenue par les banques centrales de plusieurs musulmans, a travaillé avec l’ International Swaps and Derivatives Association (ISDA) sur le contrat.
Ce contrat, connu comme Ta'Hawwut ou hedging créerait un standard légal pour les dérivés de gré à gré dans le marché islamique, tandis que les contrats sont actuellement établis sur une base ad hoc.
“Cela fera gagner du temps”, a ajouté M. Eedle. Etablir un contrat de dérivés entre deux parties pouvait auparavant prendre 6 à 9 mois,et ce délai sera ainsi considérablement réduit.
Les sharia scholars sont très divisés sur la légitimité des dérivés. Certains les voient comme des instruments permis pour gérer les risques tandis que d’autres les voient comme des transactions spéculatives que l’Islam prohibe.
Certains opérateurs islamiques ont utilisé des contrats comme l’Aroun pour répliquer des options call
L’avenir du private equity sharia-compliant
18/02/2010
Harris Irfan, directeur des produits islamiques à Barclays Capital, décrit le secteur du capital-investissement comme appelé à connaître, dans les années à venir, un « big boom ».
« Les capacités de produire des fonds de private equity sharia-compliant sont en fait très limitées malgré le fait que les gens parlent du private equity et de la finance islamique comme allant naturellement ensemble », a-t-il dit.
L’entité publique Abu Dhabi Invest AD a déclaré en octobre lancer un fonds islamique de private equity.
« Nous devons imiter ce qui est bon…et en même temps pousser à l’innovation »
18/02/2010
La finance islamique doit dépasser le simple financement de maisons et de voitures et s’inscrire dans l’économie réelle, a asséné un scholar influent, Mohd Daud Bakar, notant un potentiel pour le financement de l’aviation, du fret, de l’agriculture, de l’éducation et des infrastructures parmi d’autres.
« La finance islamique a été lancée au début des années 70, 80, pour aider les musulmans à acheter des maisons et des voitures. Elle s’est juste arrêtée là, » a-t-il dit.
« Il est besoin de dire que les banques doivent diversifier leur portefeuille de financement… alors seulement nous pourrons voir réellement la finance islamique à sa place dans la société. » Aussi, a-t-il ajouté, « l’imitation n’est pas mauvaise. Nous devons imiter ce qui est bon…et en même temps nous devons pousser à l’innovation. Pas besoin de réinventer la roue. »
GFH rencontre le Gouverneur de la Banque Centrale
17/02/2010
Esam Janahi, président de Gulf Finance House (GFH), accompagné par l’ensemble du Conseil d’administration de la banque, a rencontré le Gouverneur de la Banque Centrale de Bahrain, le 15 février, pour évoquer les graves difficultés financières que connaît la banque d’investissement islamique, en ce moment.
Esam Janahi démissionne du conseil de d’administration de Khaleeji Commercial Bank
16/02/2010
Esam Janahi, président de Gulf Finance House (GFH) de Bahreïn, a démissionné du conseil d’administration de la banque Khaleeji Commercial Bank. Cette démission est effective à partir du mois de février, selon un communiqué de la Bourse de Bahreïn.
En plus des 37% du capital de Khaleeji Commercial Bank détenus par GFH, M. Janahi détient personnellement une autre part de 10%.
La démission intervient alors que GFH, qui est fortement impliqué dans des projets immobiliers à travers le Moyen-Orient, cherche à vendre les actifs "non essentiels" en liaison avec les lourdes pertes subies l'année dernière. La banque d'investissement islamique a fait état, cette semaine, de pertes de l’ordre de 728 millions de dollars au titre de l'année dernière, dont 607 millions de dollars pour le seul quatrième trimestre.
"Nous avons attentivement examiné l'ensemble de nos actifs, pris des dispositions, le cas échéant, et nous avons également commencé à nous débarrasser des actifs non essentiels, a déclaré Esam Janahi dans un communiqué annonçant les résultats. "Nous avons demandé à la direction de revoir notre structure de coûts et également de veiller à ce que nous ayons une stratégie visant à accroître les revenus."
GFH a effectué de nombreux investissements dans des méga-projets, comme celui de la Cité de l'énergie au Qatar, mais aussi en Libye au Kazakhstan et en Inde, ainsi que dans des « ports financiers » à Bahreïn et en Tunisie.
Khaleeji Commercial Bank a été créée en 2004 par GFH en tant qu’outil de financement de projets immobiliers.
Barclays lance des produits financiers islamiques au Kenya
15/02/2010
Barclays Bank of Kenya Ltd lance des produits financiers pour sa clientèle de particuliers -La-Riba Personal Finance et La-Riba Vehicle Finance.
Ces produits sont basés sur une structure mourabaha, a annoncé le directeur régional Afrique de l'Est et de l'Ouest de Barclays, Adan Mohamed.
Avis de Laurent Wauquiez sur la finance islamique
15/02/2010
Le secrétaire d’Etat à l’emploi a accordé une interview au Bondy Blog et répondu à une question sur la finance islamique
Parlons finance islamique. La France a du retard dans ce domaine alors que le Royaume-Uni utilise cette finance depuis plus de dix ans. Le fond du problème, n’est ce pas, en France, le rapport à l’Islam ?
Aujourd’hui, il y a une vraie volonté gouvernementale. Que Christine Lagarde assume le fait de vouloir développer la finance islamique, c’est une avancée. On a des règles juridiques très contraignantes, donc à l’heure actuelle, il s’agit surtout de modalités juridiques pour rendre la finance islamique compatible avec notre droit. Au-delà de la finance islamique, c’est surtout un problème de fond. Notre droit est fondé sur une vision très universelle avec un citoyen abstrait. Il faut garder ce qu’il y a de mieux dans nos valeurs démocratiques en sachant un tout petit peu les dépoussiérer.
La liquidité des banques du Koweït est « très satisfaisante »
14/02/2010
Le Gouverneur de la Banque centrale du Koweït a déclaré que la liquidité des banques locales était « très satisfaisante » et a exprimé sa confiance qu'elles puissent financer les méga-projets du Golfe.
Le Gouverneur a aussi dit que les activités des banques islamiques étaient pleinement gérées et régulées par la Banque Centrale, en plus de leur propre supervision de conformité à la Charia.
Première Conférence à Columbia
14/02/2010
The Muslim Student Association a organisé la première conférence en finance islamique à l'Université de Columbia, jeudi 11 février 2010.
L'évènement a été sponsorisé par Barnard Office of Career Development, et a accueilli l'intervention d'Umar Moghul, professeur en droit islamique de l'Université du Connecticut, et Taha Abdul-Basser, ancien chercheur du Harvard Islamic Finance Information Program
Selon Dr. Moghul, « la finance islamique défie l’idée reçue qui veut que l'éthique et la moralité n'aient pas leur place dans le système économique et la croissance. »
Création d'une association d'experts en Russie
12/02/2010
Madina Kalimoullina, chef du département des programmes économiques du Conseil des muftis de Russie, a annoncé la création de L'Association russe d'experts en finances islamiques.
"L'Association est le résultat du travail d'un groupe pour les institutions et produits financiers alternatifs. Il y a beaucoup de personnes intéressées à promouvoir les banques islamiques en Russie. Nous avons décidé de former une association d'experts dans ce domaine", a indiqué la représentante du Conseil des muftis.
La nouvelle association d'experts étudiera l'utilisation des instruments financiers islamiques en Russie et donnera des conseils aux sociétés privées.
"Beaucoup de musulmans russes refusent de souscrire un crédit bancaire ou de toucher des intérêts accumulés (sur leur compte). Mais quand il s'agit de finances islamiques, ces gens ne savent pas comment s'y prendre", a expliqué Mme Kalimoullina.
Premier cours certifié en finance islamique au Canada
12/02/2010
Centennial College en Ontario, un des plus grands campus du pays est devenu le premier à être certifié en finance islamique par le Chartered Institute for Securities and Investment de Londres pour délivrer l'Islamic Finance Qualification.
Ce cours sera offert en ligne à partir du printemps prochain aux étudiants à travers l'Ontario pour 500$.
Bruneï : premiers cours en ligne pour financiers islamiques d’Asie
12/02/2010
Crescent Sdn Bhd, une entreprise de Bruneï, va offrir le premier programme de Master en finance islamique. Le programme doit « saisir l'opportunité du marché encore inexploité des études en finance islamique, spécialement dans les pays tels que la Chine, le Japon, la Corée du Sud et l'Australie .»
Atelier à Tripoli sur le système bancaire islamique
12/02/2010
L’Union des banques arabes organise du 14 au 18 février à Tripoli un atelier sur le thème de « la finance islamique », destiné à former les cadres des banques islamiques sur les produits et opérations bancaires islamiques.
Cet atelier traitera également de plusieurs sujets, notamment les fondements de la finance islamique, les critères légaux, les produits et le contrôle juridique des prestations et services des banques islamiques.
La rencontre cible les agents des banques islamiques, les responsables supervisant les prestations des finances islamiques, le personnel des départements juridiques, d’investissement et de financement des opérations bancaires.
La finance islamique, rappellent les organisateurs, connu un grand succès dans beaucoup de pays arabes et du monde musulman, mais aussi en Occident, depuis l’avènement de la crise financière mondiale qui a frappé le système bancaire capitaliste avec la faillite de centaines de banques aux Etats-Unis et dans le monde.
Traité de double taxation sharia-compliant en immobilier entre l'Angleterre et l'Arabie
11/02/2010
Suite à l'appétit des investisseurs du Moyen-Orient pour les investissements dans le secteur immobilier en Europe et paticulièrement en Angleterre, un traité a été signé entre l'Arabie Saoudite et l'Angleterre couvrant la double taxation des opérations sharia-compliant pour les structures Ijara.
Le traité signé le 31 octobre 2007, est entré en vigueur le 1er janvier 2010 en Arabie Saoudite et le 1er janvier 2009 en Angleterre, et sera effectif en avril prochain pour ce qui concerne les impôts sur les sociétés et ceux sur les revenus et les plus values.
« La finance islamique est essentielle pour faire de l'Australie un hub financier dans la région Asie Pacifique »
11/02/2010
Simon Crean, Ministre australien du commerce, a annoncé une nouvelle offre de produit financier islamique, soulignant l'implication du Gouvernement en la matière. Westpac Banking Corp. Lance, en effet, un produit de placement interbancaire de matières premières pour les institutions islamiques.
En recevant un rapport spécial sur ce secteur par l'Australian Trade Commission (Austrade) du Gouvernement, M. Crean a affirmé que « la finance islamique est essentielle dans la stratégie du Gouvernement de faire de l'Australie un hub financier dans la région Asie Pacifique »
Indonésie: 850M$ de bons islamiques
08/02/2010
L'Indonésie, plus grand pays musulman au monde, a levé plus de 850 millions de dollars avec une émission d'obligations islamiques (sukuk), qui a été sur-souscrite près de trois fois, a annoncé une source gouvernementale.
"Le gouvernement avait fixé un objectif de 3.000 milliards de roupies (318 millions de dollars). Mais nous avons réussi à vendre pour 8.030 milliards", a indiqué Rahmat Waluyanto, un responsable du ministère des Finances. L'émission offre un rendement de 8,7% pour une maturité sur trois ans. Elle a été souscrite par plus de 17.000 investisseurs nationaux, a-t-il ajouté, cité par Dow Jones.
L'Indonésie avait lancé en 2009 sa première émission de sukuk afin de permettre à l'Etat de "financer ses besoins budgétaires, de diversifier ses sources de financement et de renforcer les sukuk sur le marché international". La finance islamique y était jusqu'alors moins développée que dans d'autres pays d'Asie, comme la Malaisie.
Le PDG de HSBC Amanah doit prononcer le discours d'ouverture de la conférence Euromoney sur la finance islamique
08/02/2010
C’est Mukhtar Hussain, PDG de HSBC Amanah, qui prononcera le discours d'ouverture de la conférence Euromoney sur la finance islamique le 23 février 2010 au Landmark de Londres.
M.Hussain devrait axer son propos sur les incidences, positives et négatives de la crise pour l'industrie de la finance islamique, et la nécessité d’inscrire le management du risque comme point clé de l'agenda 2010 pour assurer une croissance durable du secteur.
Deloitte lance l'Islamic Finance Knowledge Centre (IFKC)
08/02/2010
Deloitte a annoncé le lancement du nouveau Islamic Finance Knowledge Centre (IFKC) à Bahreïn
Si la « stratégie de visibilité » dans cette région est mise en avant par le cabinet, celui-ci ne précise pas, toutefois, quel rôle doit jouer ce centre, ni les recherches qu’il pourrait développer.
Des modifications fiscales dans le projet de loi des Finances en Irlande
08/02/2010
Cherchant à prendre part à l’industrie « de 1000Mds $ dans la finance islamique en ce moment », le gouvernement irlandais a présenté dans son projet de loi des Finances des solutions pour permettre les transactions sharia-compliant. Cette mesure est introduite dans un arsenal de modifications qui « représente une des plus grandes avancées pour l’IFSC [International Financial Services Center] cette dernière décennie », a déclaré le directeur du lobby Financial Services Ireland (FSI) Brendan Kelly. L’ensemble de ces changements vise à attirer davantage des capitaux étrangers en Irlande.
Le ministre des Finances Brian Lenihan a proposé d’amender les lois fiscales pour permettre les opérations islamiques.
Des modifications fiscales dans le projet de loi des Finances en Irlande
08/02/2010
Cherchant à prendre part à l’industrie « de 1000Mds $ dans la finance islamique en ce moment », le gouvernement irlandais a présenté dans son projet de loi des Finances des solutions pour permettre les transactions sharia-compliant. Cette mesure est introduite dans un arsenal de modifications qui « représente une des plus grandes avancées pour l’IFSC [International Financial Services Center] cette dernière décennie », a déclaré le directeur du lobby Financial Services Ireland (FSI) Brendan Kelly. L’ensemble de ces changements vise à attirer davantage des capitaux étrangers en Irlande.
Le ministre des Finances Brian Lenihan a proposé d’amender les lois fiscales pour permettre les opérations islamiques.
La future banque islamique de Ningxia en Chine attirera les investissements de 6 pays du Golfe
08/02/2010
Selon une étude de la Commission économique du Gouvernement régional autonome Hui de Ningxia en Chine, son projet pilote en finance islamique attirera activement des investissements de 6 pays du Golfe, établissant un modèle de coopération financière international, mettant ainsi en place une réelle banque islamique ‘internationale’.
Wang Yongyao, directeur de la Commission économique du Gouvernement régional autonome de Ningxia, a dit qu’en tant que seule région Hui (islamique) en Chine, Ningxia possède d’excellentes fondations économiques et culturelles nécessaires pour la finance islamique, en plus d’un grand nombre de scholars et d’experts économiques et culturels.
Ningxia a conduit de plus en plus d’échanges culturels, économiques et commerciaux avec les pays arabes ces récentes années et a commencé un projet pilote de finance islamique l’année dernière.
La Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz se voit accorder un prêt de la BID
06/02/2010
Un accord de garanti et un prêt garanti par la Banque islamique de développement (BID) pour la Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz (STEG) ont été signés vendredi à Tunis en présence de Mohamed Nouri Jouini, Ministre du développement et de la coopération internationale, Othman Ben Arfa, Président et directeur de la STEG et Birama Boubaker Sidebé, Vice-président de la BID.
D’un montant de 33,4M€, ce prêt contribuera à financer un projet de gaz naturel à Gafsa.
Vers la création d’une mutuelle islamique dans la commune de Tambacounda au Sénégal
05/02/2010
Le Rassemblement islamique du Sénégal (RIS-Alwahda) compte implanter une mutuelle d’épargne et de crédit islamique dans la commune de Tambacounda, a annoncé son secrétaire général Mansour Ndiaye.
M. Ndiaye a précisé que le choix de Tambacounda en tant que chef lieu de région est "stratégique" et qu’il permettra de se déployer dans les zones rurales.
La création dans le chef-lieu de région d’une mutuelle respectant les principes de la charia qui prohibe l’intérêt, pourrait ne pas prendre du temps, suivant l’acceptation des populations, a-t-il laissé entendre. Après son implantation, "les autres pourraient être des guichets", a-t-il ajouté.
"Le marché existe", a-t- il a souligné, évoquant, entre autres, la possibilité de développer certains produits par rapport aux salaires des enseignants.
Le RIS est le responsable moral de la Mutuelle d’épargne et de crédit islamique du Sénégal (MECIS) créée en 2004 et déjà présente dans six régions du pays, dont à Tambacounda, plus particulièrement à Koussanar. Créée depuis 2008, cette mutuelle compte quelque 300 adhérents, a dit M. Ndiaye par ailleurs président de l’Association des élèves et étudiants du Sénégal (AEEMS) depuis 10 ans.
Ces mutuelles constituent une "alternative dans la lutte contre la pauvreté, par rapport à l’utilisation de l’intérêt", a indiqué M. Ndiaye, qui a noté que la MECIS a été lancée avant cette "effervescence" à travers le monde autour de la finance islamique au lendemain de la crise financière.
"Le Sénégal a un secteur financier extraverti", a fait constater Mansour Ndiaye, relevant que même certaines mutuelles appartenant en apparence à des Sénégalais sont dirigées en réalité de l’extérieur.
La réunion devait également servir d’occasion pour mobiliser autour du RIS qui se veut un cadre fédérateur des associations islamiques et des musulmans pris individuellement, afin d’harmoniser et de donner plus d’envergure à leurs actions dans des domaines aussi divers que la santé, l’économie, l’éducation.
"C’est un travail de regroupement des intelligences" que le RIS est en train de mener depuis plus d’un an, a dit son secrétaire général. "Dans tous les domaines, il y a des musulmans qui ont des compétences, mais il manque une dynamique unitaire", a-t-il ajouté. "Ce qui importe, c’est de servir l’homme", a encore indiqué Mansour Ndiaye, précisant que des non-musulmans adhèrent aux mutuelles de la MECIS.
Financier et consultant international certifié du Groupe consultatif d’assistance aux pauvres (CGAP) de la Banque mondiale, M. Ndiaye a travaillé pendant 15 ans dans la finance classique. Il dirige un réseau de 20 mutuelles qui travaillent avec 22 organisations paysannes dans la région de Louga.
Une Université Islamique pour filles au Niger financée par la BID
05/02/2010
Le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du gouvernement, SEM. Mamadou Tandja, a procédé, hier matin à Niamey, à la pose de la première pierre pour la construction d’une Faculté des filles de l’Université islamique au Niger.
Financé par la Banque Islamique de Développement (BID) et d’un coût de plus d’ 1 milliard 500.000.000 francs CFA, ce complexe devrait contribuer au développement intellectuel de la femme. Il sera composé de quelques 6 facultés, des dortoirs et d’autres infrastructures annexes.
Echanges entre la Russie et la Malaisie
04/02/2010
Une délégation de dirigeants de Linova-Trade (entreprise spécialisée dans l’import-export halal), IFC Linova et d’une organisation à but non-lucratif pour l’ ‘Islamic Business and Finance Development’ (IBFD), s’est rendue en Malaisie.
Les discussions ont porté sur la seconde édition de l’International Islamic Business and Finance, ainsi que sur les préparations de l’émission de sukuk à la Bourse de Malaisie.
GFH confirme la négociation de sa dette de 300M$
04/02/2010
Gulf Finance House (GFH) de Bahreïn a confirmé sa recherche de refinancement de sa dette d’un montant de 300M$ dû à la date du 10 février 2010. Cette confirmation intervient après la suspension des actions de GFH à la Bourse de Bahreïn mardi après un rapport sur le refinancement de la dette des compagnies d’investissements islamiques.
GFH est actuellement en discussion avec West LB, le chef de file de la syndication. GFH indique qu’elle annoncerait immédiatement les résultats de celle-ci pour être dans le droit fil des exigences de la Banque centrale de Bahreïn et de la Bourse de Bahreïn. Ses activités ont été impactées par la fin du boom immobilier du Golfe.
Au vu de la crise par laquelle il passe, GFH respectera-t-il son calendrier tunisien ?
03/02/2010
Apparemment, les temps deviennent trop durs pour Gulf Finance House (GFH). L’agence internationale de notation de crédit Standard & Poor’s (S&P) vient d’annoncer avoir dégradé la note de la banque et avoir placé sa situation de liquidités sous surveillance négative, au moment où les inquiétudes grandissent sur la capacité de GFH à honorer ses dettes.
S&P a précisé, dans un communiqué, avoir baissé la notation de GFH à CC/C contre B + avec surveillance négative de la situation des ses liquidités. C’est la troisième dégradation après celles des mois de novembre et Janvier. S&P a précisé que les perspectives futures de la banque s’annoncent incertaines puisque la banque sera contrainte de rembourser sa dette, d'une valeur de 300 millions de dollars, venant à échéance dans un délai très court.
Karthik Sankaran, analyste de Merrill Lynch /Bank of America a déclaré: "C'est une surprise doublement négative à la fois pour nous et les créanciers, étant donné que la banque sera dans la contrainte de céder une partie de ses actifs pour rembourser sa dette". Une opinion largement partagée par une source proche de GFH qui s’est interrogé sur le prix que devrait payer la banque de ses actifs pour honorer à ses engagements.
Un autre coup reçu par Gulf Finance House, leader des banques d’investissement islamiques au Moyen-Orient. Ses actions ont chuté de 4,7% sur la bourse de Kuwait, de 1,8% sur la bourse de Dubaï, tandis que la place de Bahreïn, vient d’annoncer mardi 2 février 2010, qu’elle a suspendu les transactions des cours de GFH.
D’après le site d’information économique émirati "7 Days", GFH croule sous la sécheresse qui a frappé ses liquidités. Cette chute intervient au milieu des spéculations à propos de la capacité de la Banque à honorer, à temps, une partie d’un emprunt (Murabaha) d'une valeur de 300 millions de dollars et si elle serait en mesure de demander aux créanciers de surseoir au paiement d’une partie de sa dette arrivée à maturité, le 10 février 2010. Des sources proches de GFH ont indiqué que la banque avait entamé des pourparlers avec ses créanciers mais également avec des investisseurs privés au cours de ces derniers jours, pour souscrire des emprunts, contre des garanties immobilières.
Ted Pretty, directeur général GFH, a rassuré les opérateurs sur la situation financière de la banque, dans une déclaration à Reuters, tout en s’abstenant de préciser si la banque devait rembourser ou refinancer sa dette. Pretty a, également, ajouté que la compagnie est en négociations sur un autre emprunt, sous forme d’un " Sukuk", un instrument de finance islamique, de 50 millions de dollars venant à échéance en juillet 2012.
Ces mauvaises nouvelles cèdent la place à une question plus que brûlante. Quel impact aurait donc la situation inquiétante que vit actuellement GFH sur ses projets tunisiens ? Bon à rappeler, Issam Youssef Jinahi, président du Conseil d’administration du Gulf Financial, annonçait, le 13 juin 2009, le jour même où le Président de la République avait posé la première pierre du mégaprojet Tunis Financial Harbor, promu par la « Gulf Financial House », à El Hassiène du côté de Raoued, le démarrage des travaux d’aménagement et d’infrastructure pour le dernier trimestre de l’année en cours. La société bahreïnie s’est engagée aussi de démarrer des travaux effectifs d’aménagement et d’infrastructure de tout le projet, autrement dit portant sur les 523 hectares, au courant du mois de janvier 2010. En décembre dernier, M. Jenahi a annoncé, au cours d'une conférence de presse à Tunis, le maintien du projet et la sélection d'entreprises tunisiennes pour entamer les travaux et ce suite à des appels d'offres internationaux. Au vu de la crise actuelle par laquelle il passe, arrivera-t-il à respecter son calendrier initial ?
[Business News]
La BID convoite les opérateurs marocains
03/02/2010
Même si le Maroc est un des pays fondateurs de la Banque islamique de développement, sa coopération avec cette institution n'est pas au niveau. C'est en substance ce qu'a déclaré Ahmed Mohamed Ali, président du groupe de la Banque islamique de développement, lors de la journée d'information organisée hier à Casablanca. Une des explications qu'il a avancées est le déficit de la communication, notamment vis-à-vis du secteur privé marocain de ce que lui offre cette banque de développement. En effet, il se trouve que «malgré le fait que le Maroc est le principal fournisseur d'expertise dans le cadre du programme de coopération technique de la banque, il y a peu d'entreprises marocaines dans l'exécution de projets financés par la banque comparer aux autres pays membres», a fait savoir le président de la BID.
La coopération dans le domaine de l'investissement est aussi un des axes qu'il faut développer dans les prochaines années estime-t-il. Et pour cause, le Royaume abrite de grandes entreprises pouvant intervenir dans d'autres pays islamiques. Dans le même sens, A. Mohamed Ali a appelé les opérateurs aussi bien des secteurs public que du privé marocain à faire prévaloir la position géostratégique du Royaume pour servir de «pont entre les pays arabes et africains». En attendant de tirer profit de toutes ces potentialités, le bilan de la coopération entre la banque et le Royaume se solde actuellement par le financement de 73 projets, pour un montant de 1686 M $, dont l'essentiel concerne le secteur public (52%). Quant au financement du commerce, il a accaparé 1,83 MM $ des prêts accordés par la Banque, pour 90 opérations. Les plus grands bénéficiaires sont le ministère de l'Economie et des Finances, l'Office national d'électricité et la société Samir.
Quant aux opérations financées par l'Institution internationale islamique de financement du commerce (ITFC), lancée par la BID il y a plus d'une année, elles se sont élevées à 3 pour un montant global de 370 M $. Toujours en matière du développement du commerce, le président de la BID a indiqué que le Maroc est un des pays les plus actifs, via Maroc export. En effet ce dernier «a pris part à toutes les manifestations organisées par la Banque dans ce sens, comme les conférences, les réunions annuelles, les ateliers de formations… ». En matière d'assurance des investissements et de crédit à l'exportation, l'institution islamique dédiée à cette activité (ICIEC), elle aussi faisant partie de cette institution, n'a émis que trois polices d'assurance au profit d'exportateurs et banques marocaines pour un montant global de 86 M $.
Elle a assuré également la couverture des importations de certaines sociétés marocaines pour une valeur de 33,8 $ et a signé un accord de réassurance avec la Société marocaine d'assurance à l'exportation (SMAEX).
La finance islamique fait partie des éléments clés pour la compétitivité de la Place financière de Paris pour Jean-Pierre Jouyet
03/02/2010
Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), a rappelé les trois priorités d'action qu'il se fixait pour l' année 2010, celle de faire de la Place de Paris une place de référence dans la compétition internationale, objectif auquel l' AMF doit contribuer.
Dans ce but, il appelé à préparer l'avenir en tenant compte de l' émergence des nouveaux marchés (CO2, énergie électrique), de l' essor prévisible de la gestion des investissements " socialement responsable " et du développement de la finance islamique.
La finance islamique progresse (S&P)
02/02/2010
La finance islamique, conforme aux principes de la loi islamique (Charia), devrait poursuivre sa forte croissance en 2010 après avoir bien résisté à la crise financière, selon une étude de l'agence de notation Standard and Poor's (S&P) publiée lundi.
"Nombre d'institutions financières islamiques semblent avoir été préservées de la crise financière mondiale, ce qui est probablement attribuable, selon nous, au fait que les principes de la loi islamique interdisent les intérêts", estiment les analystes de S&P.
Ces principes les auraient ainsi dissuadés d'investir dans des produits financiers complexes qui ont agi comme courroie de transmission de la crise financière.
De ce fait, mais aussi grâce à une diversification géographique renforcée, la finance islamique devrait poursuivre sa croissance soutenue en 2010, selon l'agence, qui évalue à environ mille milliards de dollars l'ensemble des actifs gérés selon les principes de la Charia.
Koweït: bénéfices nets en baisse de 24% pour la banque islamique KFH
02/02/2010
La banque islamique Kuwait Finance House (KFH) a annoncé mardi des bénéfices nets en baisse de 24% en 2009 par rapport à l'année précédente, en raison de l'impact de la crise financière mondiale.
Dans un communiqué, la banque précise avoir réalisé l'an dernier des bénéfices de 118,7 millions de dinars (412,7 millions de dollars), contre 157 millions de dinars (545 millions USD) en 2008.
En 2008, ses bénéfices avaient déjà baissé de 43%.
Le président de la KFH, Bader al-Mukhaizeem, a souligné que 2009 avait été une année très difficile « en raison de la crise financière qui a frappé les marchés financiers ».
Les avoirs de la banque ont augmenté de 7% en 2009, à 39,2 milliards de dollars, contre 36,6 milliards de dollars en 2008, selon le communiqué.
La BID finance des infrastructures d’eau marocaines
02/02/2010
La Banque islamique de développement (BID) a accordé au Maroc un prêt de 50 M USD destiné à améliorer ses infrastructures d'eau dans les régions de Taza et de Fès, a-t-on appris lundi de source officielle à Rabat.
L'accord de prêt -accordé à des conditions avantageuses- a été signé par le ministre marocain des Finances Salaheddine Mezouar et le président du groupe de la BID Ahmed Mohamed Ali.
ISR et finance islamique
01/02/2010
Une étude menée par DinarStandard et Dar Al Istithmar et disposant du soutien de l’AAOIFI, intitulée ‘Social Responsibility Trends at Islamic Financial Institutions’, évoque les aspects socialement responsables au sein des institutions financières islamiques.
76% des personnes interrogées indiquent qu’elles ont des politiques en faveur des activités caritatives, montrant la grande priorité pour les institutions de ce secteur. 55% ont répondu qu’ils privilégient des investissements responsables socialement ou en faveur de l’environnement.
Seulement 10% déclarent avoir une politique de gestion de Waqf, et 33% de gestion de Zakat au nom de leurs clients.
Premiers pas dans le marché pour la Zambie
01/02/2010
La Zambie fait ses premiers pas dans l’industrie émergente de la finance islamique avec l’introduction de lignes directrices par la Banque centrale.
« Ces lignes directrices ont pour objectif de fournir un cadre pour permettre des services de finance islamique dans le pays,» a déclaré son Gouverneur Caleb Fundanga.
La Banque Centrale de Zambie a finalisé un cadre réglementaire pour les banques qui souhaiteraient offrir de tels services en finance islamique. « En Zambie, les musulmans sont exclus du système bancaire puisque la Charia prohibe l’intérêt. »
Mais il reconnaît que la cause principale est « d’injecter de la liquidité dans les marchés financiers ».
Par ailleurs, le problème qui semble se poser en Zambie est le manque de sharia scholars.
ICD crée une joint venture avec une firme américaine
31/01/2010
The Islamic Corporation for the Development of the Private Sector (ICD) , branche de la BID, est entrée dans une joint venture avec Capitas Group, LLC, une firme américaine spécialisée dans le développement et la gestion d’entreprise en finance islamique. La nouvelle compagnie formée, Capitas Group International, sera basée à Jeddah, et sera dédiée au développement mondial de l’industrie sharia-compliant.
La firme aura pour objectif d’être un incubateur et accompagnera le développement d’entreprises de prêts hypothécaires islamiques en Arabie Saoudite et dans les pays membres de l’OCI
“Une finance islamique plus sûre que sa contrepartie conventionnelle est un mythe”
27/01/2010
« C’est un mythe d’assurer que les produits de la finance islamique sont plus sûrs que les produits conventionnels, et les risques sous-jacents doivent être étudiés avec plus d’attention », a déclaré à Davos, Philip Thorpe, directeur de la Qatar Financial Center Regulatory Authority.
« Quand beaucoup d’instruments islamiques sont désormais en train d’imiter l’effet des produits conventionnels, vous devez examiner s’ils sont soumis au même profil de risque », a-t-il dit.
Selon M. Thorpe, « si vous allez dans quelque forme d’investissement que ce soit sans poser les questions basiques légitimes, vous portez la responsabilité des conséquences quand les choses vont mal. Il y avait une grande excitation sur les produits financiers islamiques, mais pas beaucoup de recherche… Vous devez regarder les risques sous-jacents. »
Lobby en Inde pour permettre de développer la finance islamique
27/01/2010
The Indo-Arab Economic Co-Operation Forum a adressé une demande au Premier ministre Manmohan Singh pour institutionnaliser la finance islamique en Inde.
Initialement, le système pourrait être utilisé pour des opérations de financement d’institutions Waqf qui gèrent de manière philanthropique des dons de musulmans, et qui s’occupent du pèlerinage à La Mecque, selon un responsable. Dans un deuxième temps, cela pourrait être ouvert au public.
Des parlementaires confirment l’engagement britannique
27/01/2010
Un séminaire au sein de Norton Rose, intitulé ‘New Year - New Opportunities in Islamic Finance’ qui s’est déroulé le 20 janvier, a vu la confirmation de l’engagement britannique en ce domaine par deux personnalités politiques.
Sarah McCarthy-Fry, Secrétaire d’Etat au Trésor, a réaffirmé l’implication du Gouvernement, démontrée par les changements législatifs du Finance Act 2009. Elle a toutefois dit que le Gouvernement n’avait pas l’intention de lancer un sukuk souverain pour le moment.
Le discours du parlementaire Mark Hoban a marqué la première déclaration au nom du parti conservateur, soulignant que son parti a soutenu toutes les étapes visant à la création d’un cadre favorable à cette finance et qu’il continuerait à avoir la même approche.
Marché de détail islamique concurrentiel en Thaïlande
25/01/2010
The Islamic Bank of Thailand évoque un bon bilan 2009 avec un modeste profit annuel de 9.1M$, qui représente une première pour cette banque depuis sa fondation en 2003.
En mars dernier, cette banque, qui compte parmi ses principaux actionnaires le ministère des Finances, a changé son nom pour ‘I Bank’, avec pour objectif une expansion mondiale et le service de clients de toutes religions.
Ces changements semblent pertinents, puisque la concurrence émerge avec l’acquisition de BankThai par CIMB de Malaisie. La nouvelle banque CIMB en Thaïlande a déjà annoncé ses projets d’ouvrir une fenêtre islamique à travers ses 125 agences couvrant l’ensemble du territoire. Le Groupe CIMB défierait ainsi directement I Bank jusqu’alors seul acteur du marché de détail islamique.
Le marché mondial de la finance islamique a crû de 25% en 2008 (étude)
25/01/2010
Le marché mondial de la finance dite islamique a marqué une pause l'an dernier, après avoir grimpé de 25% en 2008, selon un rapport publié lundi par l'association International Financial Services London (IFSL), qui promeut l'industrie financière britannique à l'étranger.
Selon ce rapport, les actifs cumulés des établissements financiers respectant les principes de l'Islam ont grimpé à 951 milliards de dollars fin 2008, contre 758 milliards fin 2007. L'IFSL ajoute ne pas disposer de chiffres pour 2009, mais estime que le marché "a pu connaître une pause" l'an dernier, après cette forte croissance.
Les principaux centres de la finance "compatible avec la Charia", la loi islamique, restent les pays du Proche-Orient (à commencer par l'Iran et l'Arabie Souadite), la Malaisie se classant troisième.
Le Royaume-Uni reste en tête parmi les pays occidentaux, avec 19 milliards de dollars d'actifs fin juin 2009, soit +8% sur un an, ajoute le rapport. L'IFSL souligne que le pays compte désormais 22 banques actives dans la finance islamique, dont 5 établissement qui sont y purement dédiés, les 17 autres étant des filiales de banques "classiques".
Le système banquier islamique de Malaisie reçoit massivement des investissements étrangers
24/01/2010
Datuk Dr Awang Adek Hussin, le ministre des Finances délégué, a indiqué que 60-70% des investissements islamiques en Malaisie provenaient de l’étranger.
Pour lui, cette participation élevée prouve la confiance dans le système bancaire islamique du pays et sa reconnaissance internationale.
« Après les pays du Moyen-Orient, la Malaisie émerge comme la nation leader du système bancaire islamique, » a-t-il dit.
Dr Awang Adek a affirmé que le pays a dépassé l’objectif que la finance islamique atteigne les 20% du système financier en Malaisie. « Ce haut accomplissement est très révélateur, en comparaison des 5% ciblés initialement quand le système a été introduit en 80 ».Il a dit que cela prouvait aussi la capacité du gouvernement à mettre en pratique un système économique islamique répondant ainsi aux critiques de certains partis d’opposition.
Selon Dr Awang Adek, la Malaisie a reçu une demande des Etats-Unis de mettre en place un système de finance islamique en Afghanistan, mais en raison de certains problèmes, la Malaisie peut seulement offrir des conseils et des directions.
Protocole d'entente entre Bursa Malaysia et Bahreïn Financial Exchange
24/01/2010
Bursa Malaysia et Bahreïn Financial Exchange (BFX) ont signé un protocole d'entente (MoU) pour élaborer un accord commercial entre les deux Bourses afin de fournir des produits financiers islamiques aux acteurs du marché et de renforcer les relations bilatérales entre les deux organisations.
Entre autres, le protocole d'accord comportera une étude de faisabilité visant à identifier les produits et segments de marché en vue de mieux cerner ses besoins.
Le CEO de Bursa Malaysia, M. Dato 'Yusli Mohamed Yusoff, qui a signé le protocole d'accord a déclaré que « c'est une étape importante vers la consolidation de la finance islamique dans le monde. Comme la Malaisie et le Moyen-Orient sont les principaux centres de la finance islamique, et comme les deux bourses se réunissent en une seule plateforme, cela va ajouter à la force de cette industrie. Cette initiative ira loin en abordant les questions de la standardisation, l'innovation et la transparence en fournissant ainsi une nouvelle dimension au marché de la finance islamique. »
Un cabinet d’avocats malaisien souhaite promouvoir la finance islamique en Australie
23/01/2010
Zaid Ibrahim & Co, cabinet d’avocats d’affaires s’est vu accorder une licence par les autorités australiennes pour opérer à Sydney et à Melbourne en vue de développer la finance islamique dans le pays.
Cette expansion du cabinet Zaid Ibrahim & Co arrive à un moment approprié puisque le Australian Financial Centre Forum a recommandé au Gouvernement de retirer certaines barrières pour favoriser la finance islamique.
Path Solutions élargit sa présence mondiale avec des nouveaux bureaux au Kenya
22/01/2010
En ligne avec son plan d'expansion, Path Solutions, 1er fournisseur de solutions logicielles bancaires certifiées AAOIFI, a nommé Mohamed Attar directeur de sa succursale pour son nouveau bureau à Nairobi, au Kenya. Cette nomination, avec d'autres rôles qui seront bientôt annoncés, consolide la position de Path Solutions 'comme le premier fournisseur de solutions bancaires islamiques au Kenya.
Naji Moukadam, président de la firme a évoqué le fort taux de croissance du Kenya dans le secteur bancaire, et que ce pays représentait le sixième emplacement offshore de Path Solutions.
Path Solutions a augmenté son champ d'activité de façon significative ces dernières années. Aujourd'hui, les solutions Path occupe la première place en termes de nouveaux contrats de licences atteint. «Nous sommes ravis de notre performance à l'approche du dernier trimestre de notre exercice. Nous avons été en mesure de remporter des contrats avec certaines des banques les plus prestigieuses au monde pour fonctionner avec iMAL, qui est la preuve de la supériorité de notre produit et de notre leadership incontesté du marché ", Drew Mitchell conclu, Premier vice-président des ventes.
Début de la procédure de vote au Parlement britannique pour faciliter l’émission de sukuk
21/01/2010
Le Trésor britannique s’apprête à ouvrir la voie à la possibilité d’émettre des sukuk au Royaume-Uni cette année. En vertu du projet de loi présenté au Parlement aujourd'hui, les sukuk seraient de ce fait traités de manière similaire aux obligations conventionnelles.
Selon la législation britannique actuelle, les sukuk sont traités comme des organismes de placement collectif, ce qui a découragé les émissions de sukuk par les entreprises. Mais dans le projet de loi présenté au Parlement cette semaine, les sukuk et autres produits financiers alternatifs ne seraient plus considérés comme des fonds de placement. En cas de vote positif, la loi entrerait en vigueur le 24 février, et pourrait conduire à la première émission de sukuk au Royaume-Uni.
"Nous nous félicitons de cette évolution et les efforts continus du Trésor pour créer des conditions égales", explique Omar Shaikh, un membre du UK Islamic Finance Council basé à Glasgow et un spécialiste de la finance islamique au sein d'Ernst & Young. "Tous les obstacles principaux qui subsistent seraient ainsi surmontés pour émettre un sukuk corporate au Royaume-Uni." Il a estimé que le 1er sukuk britannique pourrait être émis au premier semestre de cette année.
Le Royaume-Uni est déjà un marché pour les produits islamiques, avec un marché secondaire de sukuk d’une valeur de 5 milliards de dollars, mais aucune entreprise britannique n’a encore émis son propre sukuk.
L’AAOIFI publie ses nouveaux standards
20/01/2010
L’Accounting and Auditing Organisation for Islamic Financial Institutions (AAOIFI), l’organisme de standardisation de la finance islamique, a publié ses nouveaux standards intitulés ‘Shari'a Standards 2010’ et ‘Accounting, Auditing, and Governance Standards 2010’.
Les ‘Shari'a Standards 2010’ représentent un total de 41 standards, dont 11 nouveaux qui ont été ajouté cette année 2010.
Les ‘Accounting, Auditing and Governance Standards 2010’ contiennent quant à eux un total de 40 normes couvrant les domaines de la comptabilité, l’audit, l’éthique et la gouvernance des institutions financières islamiques.
La Malaisie, toujours bien positionnée comme leader de la finance islamique, dit Najib
19/01/2010
La Malaisie est toujours bien positionnée pour continuer à jouer le rôle d'un chef de file mondial de la finance islamique, le Premier ministre Datuk Seri Najib Tun Razak a déclaré à Gulf News à Abou Dhabi.
Parmi les projets du pays dans sa phase de libéralisation financière actuelle, il y a la délivrance de deux permis pour deux méga-banques islamiques en Malaisie avec un capital de plus de 1 milliard $ US chacune, a-t-il dit.
«Nous recevons un intérêt très encourageant de désir de participer aux nouvelles banques islamiques que nous avons annoncées », a-t-il dit dans l'interview exclusive réalisée en marge du World Future Energy Summit.
Le Premier ministre qui était en visite officielle aux Emirats arabes unis du 17 janvier au 19 janvier, a également déclaré que la Malaisie était en train de travailler au développement d’un « centre physique de référence» où seraient logées toutes les institutions qui font de la finance islamique.
King & Spalding conseille un refinancement immobilier de 16,3 millions d'euros en Hongrie
19/01/2010
King & Spalding a annoncé aujourd'hui avoir représenté un real estate fund sharia-compliant basé au Luxembourg conseillé par les investisseurs de Pramerica Real Estate dans le cadre d’un refinancement islamique de 16,3 millions d'euros d’un centre commercial et de divertissement hongrois.
Cette transaction représente la première qui soit charia compliant (Ijara-wa-iqtina) mise en œuvre en Hongrie.
L’élaboration des paramètres de charia par la Bank Negara
18/01/2010
La Bank Negara Malaysia (BNM), la banque centrale, est en train d'élaborer une série de paramètres de la charia, qu’elle considère comme cruciale, qui fournirait une norme d'orientation sur l'application des contrats respectifs de la charia dans la finance islamique.
En fait, la Bank Negara en décembre 2009 a publié son dernier projet de document conceptuel appelé ‘Shariah Parameter Reference 3 (SPRC 3)’ sur le contrat Mudarabah. Le document a été transmis aux différents acteurs du marché de la finance islamique pour consultation. Cela fait suite à la publication en octobre 2009 du ‘Concept Paper -- Guidelines on Takaful Operational Framework’ qui décrit les paramètres régissant le processus opérationnels de l'industrie Takaful.
Les dernières lignes directrices serviront de guide pour les opérateurs Takaful dans la conduite de leurs opérations pour s'assurer que les activités commerciales et les innovations sont conformes à leur capacité de gestion des risques et ne pas compromettre ainsi la viabilité à long terme de l'entreprise.
Dans le cas des deux paramètres de Mudarabah et de Takaful, la période de consultation de la banque centrale se terminera à la fin de janvier 2010.
La Bank Negara a déjà publié des consultations de ‘concept papers’ pour les opérations d’Ijarah (SPRC 2) et de Murabahah (SPRC 1) en juillet et août 2009 respectivement, et est sur le point de finaliser les travaux sur le lancement des autres paramètres de la charia sur des opérations de Moucharaka (partenariats), d’Istisna (construction ) et de Wadiah (comptes courants), dont l'objectif principal est de promouvoir l'harmonisation de la pratique du marché de la finance islamique en Malaisie.
La Malaisie a de loin l'approche la plus systémique de la réglementation des services financiers et du contrôle. L'élaboration des paramètres de la charia ou des références d'orientation est la dernière manifestation de ce processus crucial. Celle-ci est fondée sur la nécessité d'exposer les caractéristiques essentielles des produits financiers islamiques basés sur les contrats sous-jacents de la charia qui sont approuvées par les conseils de la charia et adopté par les financiers islamiques institutions financières internationales (IFI).
Toutefois, la Bank Negara Malaysia reconnaît qu'il y a des défis auxquels fait face la mise en œuvre des décisions de la charia dans l'industrie mondiale de la finance islamique. Une approche équivoque dans la formulation de jugements de la charia pour un produit particulier qui a une implication large dans l’ensemble de l'industrie appelle à une formulation plus systématique du processus de formulation des édits religieux, est-il indiqué dans le document de consultation.
Maroc: La circulaire de la Direction Générale des Impôts contrat de Mourabaha
18/01/2010
La circulaire de la Direction Générale des Impôts relative à l’application de la Loi de Finances 2010 consacre la déductibilité, au niveau du revenu global imposable, de la rémunération convenue d’avance dans le cadre d’un contrat Mourabaha pour l’acquisition d’un logement destiné à l’habitation principale. La rémunération de la banque au titre du contrat de Mourabaha sera soumise à l'application de la TVA au taux de 10% avec droit à déduction.
Dispositions relatives à l’impôt sur le revenu
A compter du 1er Janvier 2010, les contribuables ayant conclu un contrat par voie de Mourabaha, en vue d’acquérir un logement destiné à leur habitation principale peuvent bénéficier :
· de la déduction de la rémunération convenue d’avance avec sa banque, dans la limite de 10%, de son revenu global imposable ;
· de la déduction de son revenu salarial, du coût d’acquisition et de la rémunération convenue d’avance pour l’acquisition d’un logement social destiné à son habitation principale, dans les conditions prévues à l’article 59- V du C.G.I.
Par contrat Mourabaha, on entend un contrat par lequel un établissement de crédit acquiert, à la demande d’un client, un bien meuble ou immeuble en vue de le lui revendre à son coût d’acquisition plus une rémunération convenue d’avance.
Il est à préciser que cette déduction ne peut se cumuler avec :
- la déduction des remboursements en principal et intérêts des prêts contractés pour l’acquisition d’un logement social destiné à l’habitation principale, prévue à l’article 59- V du C.G.I ;
- la déduction des intérêts payés par le cédant en rémunération des prêts accordés par des organismes de crédit agréés lors de la détermination du profit foncier imposable en cas de cession dudit logement.
Par ailleurs, il convient de préciser que pour les logements acquis en indivision, la déductibilité du montant de la rémunération convenue d’avance dans la limite de 10% précitée est admise, pour chaque co-indivisaire, à concurrence de sa quote-part dans l’habitation principale.
Les pièces à fournir pour pouvoir bénéficier de la déduction précitée sont les suivantes :
· un certificat de résidence annuel à l’adresse figurant sur la carte nationale d’identité accompagné d’une photocopie de ladite carte nationale ;
· une attestation sur l’honneur légalisée, certifiant que le contribuable occupe lui même son logement à titre d’habitation principale, et dans laquelle il s’engage à informer l’administration fiscale de tout changement intervenu dans l’affectation dudit logement, en totalité ou en partie, avant le 31 janvier de l’année suivant celle du changement;
· une copie certifiée conforme du contrat Mourabaha et des quittances de versement ou des avis de débit établis par les établissements bancaires;
· le tableau faisant ressortir annuellement le coût d’acquisition dudit bien et la rémunération convenue d’avance.
Cette déduction est subordonnée :
- en ce qui concerne les titulaires de revenus salariaux et assimilés, imposés par voie de retenue à la source, à ce que les montants des remboursements en principal et intérêts des prêts, ou du coût d’acquisition et de la rémunération convenue d’avance versée au titre du contrat Mourabaha soient retenus et versés mensuellement par l’employeur ou le débirentier aux organismes prêteurs ;
-en ce qui concerne les autres contribuables, à la production de la copie certifiée conforme du contrat de Mourabaha et des quittances de versement ou des avis de débit établis par les établissements de crédit et organismes assimilés.
Ces documents doivent être joints à la déclaration annuelle du revenu global.
Dispositions relatives à la TVA
Par ailleurs, l’alignement du produit financier alternatif Mourabaha sur le crédit classique implique l’application du taux de 10% avec droit à déduction audit produit, à compter du 1er janvier 2010.
Herbert Smith transfert un associé clé pour le lancement des activités en Arabie Saoudite
16/01/2010
Herbert Smith est sur le point de lancer ses activités en finance en Arabie Saoudite avec le transfert depuis le bureau de Dubaï de Dr.Adil Hussain.
Dr. Hussain, qui a rejoint Herbert Smith après avoir été conseiller de la banque islamique londonienne, Gatehouse Bank. travaillera en liaison étroite avec le responsable de la finance islamique au sein du cabinet,Me. Nadim Khan, basé à Dubaï.
Celui-ci a déclaré: «Le Royaume est le plus grand marché au monde pour les produits conformes à la Charia. Avoir un avocat, comme Adil basé dans la capitale est une perspective passionnante et apportera une nouvelle dimension à notre pratique de la finance islamique. »
Dr. Hussain a ajouté: «Herbert Smith est l'une des plus grandes entreprises du Moyen-Orient pour la finance islamique et je suis impatient de l'aider l'entreprise à poursuivre sa croissance dans ce domaine. »
Kuwait News Agency décrit l’approche française de la finance islamique
16/01/2010
La France, fer de lance de la laïcité en Europe, cherche à adopter le système financier islamique comme un prélable pour devenir un centre européen pour l'économie islamique.
Bien qu’aucun pas tangible n’ait encore été réalisé à cet égard, le gouvernement français est déterminé à adopter des lois permettant le développement de la finance islamique. Cela a déjà été confirmé par plusieurs hauts fonctionnaires français.
Interrogés par la Kuwait News Agency, plusieurs économistes ont indiqué que la France est aujourd’hui à la recherche de toutes les pistes politiques, médiatiques, juridiques, législatives et bancaires qui pourraient conduire à des changements pratiques pertinents.
Ce projet stratégique s'inscrit dans l’objectif français de trouver des solutions alternatives et complémentaires au financement capitaliste classique, qui permettent de redéployer les politiques financières officielles du pays en cas de pénurie de liquidités mondiales.
Dès le début, la France a eu un problème méthodologique qui réside dans la manière de gérer le système financier islamique, ce qui a laissé deux options : soit trouver des articles juridiques et législatifs français qui soient compatibles avec les dispositions islamiques, soit promulguer de nouvelles législations à cet égard.
Après des délibérations sérieuses avec toutes les parties concernées, la première option a finalement été privilégiée.
Selon des études récentes, les investissements financiers islamiques en France sont estimés à environ 120 milliards USD.
Bien qu'un projet de loi en ce sens ait été rejeté par le Conseil constitutionnel en raison de la procédure parlementaire choisie par le gouvernement, sa forme, et non de son contenu, la ministre française de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, Christine Lagrade a réaffirmé que le gouvernement ne ferait pas marche arrière sur son plan visant à intégrer le système financier islamique.
Le conseiller de la ministre français, M. Thierry Dissaux, a déclaré à l’agence koweitienne, que le gouvernement allait introduire des amendements aux régimes juridique et fiscal qui permettent aux différents produits financiers islamiques d’être en conformité avec les principes du droit français.
Le secrétaire général de la Chambre de commerce franco-arabe, Dr. Saleh al-Tayar, s'exprimant également à KUNA, a souligné que plusieurs banques françaises opèrent actuellement dans les pays arabes du Golfe, en conformité avec la Charia.
Les défis de l'industrie financière islamique pour 2010
15/01/2010
Amjad Hussain, responsable de la banque et de la finance islamique pour le Moyen-Orient au sein du cabinet de droit international Eversheds, présente les défis que devra affronter l’industrie financière islamique
"2009 a été à bien des égards une année très difficile pour le secteur bancaire et la finance islamiques dans la région du Golfe: nous avons vu tous les effets du resserrement du crédit se déplacer vers l’est jusqu’à éclipser les économies du Golfe ; la confiance des investisseurs du Golfe a été gravement affectée par leurs propres expositions dans les économies occidentales et un certain nombre d'entités régionales de haut profil ont connu de grandes difficultés.
"Il y a plusieurs défis auxquels devra faire face l'industrie de la finance islamique dans l'année à venir. L'un des plus important est comment les sharia scholars et les juges vont interpréter les questions d'insolvabilité des entreprises et des particuliers. Si la Charia prévoit une protection claire pour les personnes qui ont sont en situation d’endettement, il n'en est de même pour les entreprises. L’interprétation et l’application de certains principes fondamentaux de la Charia ont également rendu plus difficile, pour les praticiens, de se forger une approche claire et consensuelle des produits et de leur conformité. "
Nigeria : « le fonctionnement de la BID n’a rien à voir avec la religion »
14/01/2010
Après les débats polémiques sur l’introduction de la finance islamique au Nigéria, annoncée par le Gouverneur de la Banque Centrale, Dr. Sanussi – (cf notre base « archives »), un haut responsable de la BID souligne auprès d’officiels nigerians que « le fonctionnement de la BID n’a rien à voir avec la religion ».
La Banque islamique de développement (BID) tiendra son premier forum de l'investissement au Nigéria le mois prochain, a déclaré Kiliaki Abdallah, économiste principal, en charge de la Planification des opérations de Services et de la Banque. Il a tenu ces propos à Abuja où il a conduit certains responsables de la banque lors d'une visite à la Commission nigériane de promotion des investissements (Nigerian Investment Promotion Commission : NIPC).
dr. Abdallah a indiqué que le forum prévu pour le 23 et 24 février permettra à la Banque d'interagir avec les parties concernées dans les secteurs public et privé du Nigéria. Il a déclaré: « Notre arrivée à NIPC est essentiellement destinée à discuter avec l'autorité de notre intention d'organiser un forum des affaires au Nigeria, d'introduire le groupe de la Banque islamique de développement pour les intervenants au Nigeria dans le secteur public ainsi que le secteur privé. »
Il a également souligné que, si la banque reflète l'islam par son nom, son fonctionnement n'a rien à voir avec la religion, ajoutant que la Banque ne finance pas les activités de mosquées ou de groupes religieux, qu’elle ne se donne d’autre mission que la réduction de la pauvreté et le développement économique, que l'adhésion est ouverte à la fois aux musulmans et aux nations chrétiennes, sans attache politique d’aucune sorte, à l’instar de la Banque mondiale et du FMI.
Il a enfin indiqué que la banque avait investi, depuis l’adhésion du pays en 2005,
200 millions en Nigeria pour le financement de plusieurs projets qui touchant, entre autres, à la sécurité alimentaire, l'éducation, la santé, le commerce et l’investissement.
L'Australie devrait modifier les lois fiscales pour concourir dans la compétition des places financières
14/01/2010
Un rapport commandé par le gouvernement australien fait des recommandations importantes, y compris une série de modifications du droit fiscal, que le gouvernement doit suivre s’il veut veiller à ce que l'Australie puisse rivaliser en tant que centre mondial de services financiers.
Le rôle de l'Australie en tant que centre financier international a sérieusement été atteint au cours de la crise du crédit puisque les banques étrangères basées à Sydney soit ont fermé, soit se sont entièrement retirées dans les centres régionaux rivaux.
Une des recommandations phares de ce rapport, est que la finance islamique doit être prioritaire et que le régime fiscal qui s’applique aux transactions financières islamiques doit être mis sur un pied d’égalité avec celui des produits de financement classiques.
3 nouvelles banques à commencer leurs opérations en Jordanie
14/01/2010
3 banques enregistrées auprès de la Banque centrale de Jordanie l'année dernière vont commencer leurs opérations dans le Royaume rapidement, ajoutant de nouveaux services au secteur, un officiel du gouvernement a indiqué. Jordan Dubai Islamic Bank, National Bank of Abu Dhabi (offrant des services de finance islamique entre autres) et Al Rajhi Bank (banque islamique) accroitront ainsi le nombre de banques à opérer dans le pays à 26, a dit anonymement cet officiel.
Une réflexion de Wade sur la finance islamique dans un prochain livre
13/01/2010
”La Ummah islamique : une chance pour l’Afrique” : ce sera très certainement le titre du prochain ouvrage de Maître Abdoulaye Wade. Le Président de la République, qui présidait hier le premier forum international sur la finance islamique dans l’Union économique et monétaire ouest africain (Uemoa), l’a annoncé. Cet ouvrage va traiter de la finance islamique et plus généralement des activités de la Ummah islamique. L’auteur est économiste est par ailleurs Président en exercice de l’Organisation de la conférence islamique. « J’ai placé mon magistère sur le développement de l’économie », a-t-il dit, précisant que ce sera une contribution. Toutefois, il estime que la finance islamique doit avoir comme premier objectif le développement des pays de la Ummah islamique.
La finance islamique comme moteur de l'UEMOA
13/01/2010
Extrait de Le Quotidien, Sénégal
Le Président Wade, qui présidait hier l’ouverture du premier forum des finances islamiques au Sénégal, estime que la finance islamique a tourné le dos aux pays africains. Ainsi demande-t-il à tous les experts financiers, banquiers et chefs d’établissement financier présents à ce forum, «de démarginaliser l’espace monétaire en l’intégrant totalement dans l’univers de la finance islamique. Et aux investisseurs et institutions financières islamiques à s’intéresser davantage à l’Uemoa qui constitue un marché attractif faiblement bancarisé».
De l’avis de Me Wade, la bancarisation des Etats de l’Afrique de l’Ouest devrait se faire avec des banques islamiques. Car explique-t-il, «il n’y a pas de banque islamique à qui les acteurs des Petites et moyennes entreprises (Pme) pourraient s’adresser pour des financements. Il y a un grand vide à combler. La finance islamique est très faible par rapport au volume mondial. Donc, l’Afrique a intérêt à attirer la finance islamique, laquelle devrait pouvoir remédier aux carences du système conventionnel. Par exemple, s’il y avait des banques islamiques au Sénégal, le problème de commercialisation de l’arachide n’allait pas
se poser».
Me Wade assure que le Sénégal, en partenariat avec les pays de l’Uemoa, a engagé depuis quelques temps, une réflexion pour définir un cadre réglementaire favorable. Et par rapport à cette ambition de faire de l’Uemoa l’un des espaces les plus actifs, la Bceao ne devrait pas être un obstacle aux institutions et banques islamiques. Il invite à cet effet, le gouverneur de la Bceao à envisager la coexistence, parce que les pays de l’Union ont besoin de la finance islamique pour financer leur développement économique.
Face à ceux qui comparent la Banque islamique de développement (Bid) à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), le président de la République trouve que «c’est faire preuve de beaucoup d’audace». Il argumente : «La motivation essentielle de la Bid, c’est la solidarité. Alors que celle de la Bceao, c’est de créer des profits. Malgré cette différence, on peut concevoir une complémentarité. C’est sous cet angle qu’il faut voir les choses.»
Premier sukuk à entrer en compensation au Dubai Nasdaq
13/01/2010
Citi Global Transaction Services Business a annoncé aujourd'hui que Citi Issuer Services a été désigné comme agent émetteur et payeur pour le premier sukuk à être autorisé à travers le dépositaire central de titres (CSD) de Dubai NASDAQ, la bourse internationale desservant le Moyen-Orient, pour les 100 millions de dollars Sukuk, émis par la International Finance Corporation (IFC), listés le 4 Novembre, 2009.
NASDAQ Dubaï a maintenant 22 Sukuk cotés pour une valeur nominale de 17,2 milliards de dollars. Le sukuk émis par la IFC qui fait partie du Groupe de la Banque mondiale, est le premier qui utilise le NASDAQ Dubaï CSD à détenir ses titres. Citi aura le rôle de Paying Agency and Delegate Trustee sur le Sukuk pour la durée du deal .
Steve Donovan, Chef de Global Transaction Services, Citi, Moyen-Orient et Pakistan a déclaré: « En tant qu'émetteur et agent payeur majeur au monde, Citi est enthousiaste d'étendre ses services pour la première fois à travers le NASDAQ Dubai CSD dans cette transaction pionnière. La cotation et la compensation du sukuk IFC est un pas de plus dans plus de développements de Dubai et du Moyen-Orient comme un centre d'excellence pour la compensation, le règlement-livraison et la conservation des titres de dettes. »
Aston Business School lance le premier centre de recherche en finance islamique en Europe
13/01/2010
Aston Business School, basée à Birmingham, lance le premier centre de recherche en finance islamique en Europe en ayant réussi le coup de force de récolter 1,5M£ d'une entreprise de Dubai, Surgi-Tech.
Aston Business School s'apprête à développer des enseignements pour 2010 de la première année de licence jusqu'aux doctorats en finance islamique.
Wade veut capter les 500 milliards de « riba » des banques islamiques
12/01/2010
Extraits de Sud
Le marché international de la finance islamique est estimé à plus 1000 milliards de dollars. Si cette manne qui compte également le « riba » rejetée par les banques islamiques aiguise beaucoup l’appétit du monde des affaires, le président en exercice de l’Organisation de la conférence islamique (Oci), Me Abdoulaye Wade, veut qu’elles soit utilisée pour financer la lutte contre la pauvreté dans les pays de la oummah islamique.
L’industrie de la finance islamique est estimée à presque 1000 milliards de dollars Us dont 822 milliards d’actifs portés par les banques et les reste par les sociétés d’assurance et autres structures financières. Président le premier forum international de la finance islamique en Afrique de l’Ouest que l’Institut africain de la finance islamique (Iafi) et le Ministère de l’Economie et des Finances ont ouvert depuis hier, lundi 11 janvier à Dakar, le président de la République, Me Abdoulaye Wade estime que le développement du volume des actifs financiers islamiques est caractérisé par une forte innovation de l’offre.
Sur ce registre, il a tenu à rappeler que la motivation essentielle de la Banque islamique de développement (Bid) qui s’investit à fond dans la promotion de la finance islamique, c’est la solidarité. Me Wade estime que « la Bid n’a jamais cessé de jouer un rôle important dans la promotion de la finance islamique, de l’assurance islamique mais aussi de la finance de solidarité ». Sur ce point, il souligne que « le Sénégal a, en particulier, bénéficié très largement des ressources de la Bid ». Mais c’est pour se désoler par ailleurs : « je regrette simplement en tant que président en exercice de l’Oci que la Bid n’ait pas d’avantage de ressources.J’aurais souhaité que ses ressources soient multipliées ».
Il fait ainsi savoir : « notre vocation, ici au Sénégal, en tant que pays laïc mais largement musulman, est de bénéficier de ressources non seulement islamiques mais du monde ». Avant de relever que : « Aujourd’hui, l’industrie financière islamique est caractérisée par une tendance à la globalisation de l’offre et de la demande de produits avec l’émergence de nouveaux produits adaptés aux besoins du secteur à forte valeur ajoutée. Elle offre de nombreuses opportunités justifiant le positionnement des places financières européennes, asiatiques notamment l’Angleterre, la France, le Japon et Hong Kong ».
Malgré l’engouement que suscite la finance islamique dans le monde, le président Wade a souligné que : « En vérité, tout se passe comme si la finance islamique tournait le dos aux musulmans et à l’Afrique ». Devant cet état de fait, il fait remarquer que « la Bid a un système à part qui est fondé sur la solidarité dont les opérations sont basées sur la charia ». Mais, a-t-il relevé, la finance islamique est une finance de banques privées du moment qu’à travers l’Europe, il y a 300 grandes banques islamiques qui travaillent sur 800 milliards de dollars Us. Par contre, en Afrique, la part des pays sur l’activité de la finance islamique représente moins d’un pour cent.
Le président en exercice de l’Oci n’a pas caché sa désapprobation face la lutte idéologique entre ceux qui pensent que la finance islamique peut s’adresser à tout le monde. « Je pense que la finance islamique devrait avoir comme première préoccupation de faire des opérations dans les pays islamiques ou en majorité de musulmans ». Selon le président Abdoulaye Wade : « Aujourd’hui, les banques islamiques qui exercent en Europe, désireuses de respecter la charia mettent de côté tout ce qu’elles considèrent comme usure et elles sont évaluées à 500 milliards de dollars ». A son avis, « l’intérêt c’est de mettre la main sur cet argent. Je souhaite que cet argent qui correspondait à la « riba » que ne veulent pas toucher les banques islamiques soit investi dans la lutte contre la pauvreté dans la communauté islamique ». Pour lui, « au lieu de les laisser dans les banques qui vont tirer des profits ne serait ce qu’en les réinvestissant, on peut les investir dans les pays pauvres de la oummah islamique ».
Parmi les défis auxquels la finance islamique doit faire face, le président Wade a cité la standardisation et l’harmonisation des pratiques, la création des conditions d’une gestion optimale, la transparence et la disponibilité de statistiques, la gestion du risque et de la formation.
Sur ce registre, le directeur général de l’Institut africain de la finance islamique (Iafi), Mouhamadou Lamine Mbacké, a déroulé la feuille de route de la structure qu’il dirige dans sa démarche de promotion de la finance islamique. Un cheminement qui ambitionne d’organiser annuellement ce forum international sur la finance islamique, la promotion de l’activité et la construction à Dakar d’un centre de formation sur la finance islamique qui sera destiné à tous les pays de l’Uemoa.
Finalisation de sa transition pour BKME
11/01/2010
The Bank of Kuwait and the Middle East (BKME) finalise sa transition de banque conventionnelle en banque islamique et change son nom pour Al Ahli United. La banque commencera ses transactions selon le nouveau système en début de la seconde moitié de 2010, a-t-il été décidé durant l'assemblée générale tenue u siège de BKME.
La décision est historique pour Bank of Kuwait and the Middle East, qui en 1941, était la première banque établie au Koweït. « Nos actionnaires ont exprimé leur désir et volonté pour la conversion des activités de la banque à être appliqué en conformité avec la charia », a déclaré Hamad Al-Marzouq, président et directeur général.
BKME est un grand concurrent selon la banque sur le marché local. « Il y a trois banques islamiques dans le marché plus une autre qui arrive. Nous avons toujours la chance d'exceller, je ne pense pas que les nouvelles banques pourront nous faire concurrence car nous avons déjà une base de clients nombreuse et que nous offrons des services spéciaux en plus », a ajouté son directeur.
Un accord de traduction de toutes les fatwas de KFH en anglais par l'ISRA
11/01/2010
Un accord significatif qui est passé inaperçu est l'accord signé il y a quelques temps entre l'ISRA et KFH-Malaisie par Mohammed Akram Laldin et le Professeur Mohammad Abdul Razaq Al-Tabtabae, président de la commission de la charia à KFH-Malaisie. Selon l'accord, l'ISRA devrait traduire en anglais toutes les résolutions chariatiques des réunions du 'Fatwa and Shariah Supervisory Board' de KFH de 1977 à 2009.
Al-Tabtabae a expliqué que c'est la première fois que des résolutions de la charia en arabe émis par une banque islamique étrangère sont traduites en anglais en Malaisie. "En tant que leader dans la finance islamique et la première banque étrangère islamique dans le pays, KFH-Malaisie s'est engagée à créer une sensibilisation continue sur la charia fondée sur des pratiques bancaires. Actuellement, il y a une source limitée de référence en anglais disponibles sur les cas en finance islamique, les questions soulevées et décisions. Nous sommes honorés de prendre cette initiative avec l'ISRA à reproduire les résolutions de la charia et de diffuser les connaissances spécifiques liées au secteur bancaire et financier de la charia pour le public ", at-il ajouté. Le projet de traduction est entièrement financé par KFH-Malaisie et devrait être achevée d'ici un à deux ans.
La montée de l'ISRA comme acteur incontournable dans les années à venir
11/01/2010
Que ce soit lors du Sommet de la finance islamique tenue au Cercle de l'Union Interalliée à Paris, en France, ou d'une session ouverte animée de fatwa lors de l'Islamic Retail Banking Conference (IRBC) 2009 qui s'est tenue à Dubaï ou à la 1ère euro-arabe Real Estate Conférence qui s'est tenue à Barcelone, tous trois tenues au cours des deux ou trois derniers mois, il est certain qu'un nouvel acteur de poids sera un participant clé.
The International Sharia Research Academy for Islamic Finance (ISRA), l'entité de recherche de la charia de Bank Negara Malaysia, la banque centrale, armé d'un fonds de 100 millions$ et dirigé par le spécialiste de la charia et directeur général, Mohammed Akram Laldin, a fait rapidement sa marque dans un secteur d'activité qui n'est pas réputée pour sa convergence ou l'objectif de l'unité. L'ISRA, en vertu de son mandat, se consacre à promouvoir la recherche appliquée dans le domaine de la charia et de la finance islamique.
En Novembre, l'ISRA, qui a été établi à Kuala Lumpur il y a environ quatre ans comme une organisation sœur de l'INCEIF, a tenu sa quatrième édition annuelle de l'International Shariah Scholars' Conference on Islamic Finance (ISSC), qui a été officiellement ouverte par la sénatrice Mashitah Ibrahim, ministre adjoint au Département du Premier ministre malaisien, qui est elle-même un sharia scholar de formation. Des sharia scholars de partout dans le monde, emmenés par Abd Al-Salam Dawud Al-Abadi, secrétaire général de l'International Islamic Fiqh Academy, qui est basée à La Mecque, a participé à l'événement qui se déroule entièrement en arabe.
Un sharia scholar du Golfe qui a souhaité rester anonyme a souligné que l'ISSC a le potentiel de devenir l'autorité de la charia de dernier recours pour l'industrie mondiale de la finance islamique, parce qu'elle est administrée par l'ISRA, une organisation professionnelle bien établie et bien-dotée. Dans le même temps à la fois l'ISRA et l'ISSC sont situés dans un pays dont le gouvernement est pleinement favorable à la finance islamique et où il y a de la transparence et du débat ouvert sur les questions relatives à la charia, au Fiqh Al-Muamalat (loi islamique relative à des transactions financières) une situation qui ne se retrouve pas nécessairement dans la plupart des pays musulmans pour diverses raisons.
Signature cet après-midi d’un accord de financement entre la mairie de Dakar et la BIS
11/01/2010
Le maire de la ville de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, et le Directeur général de la Banque islamique du Sénégal (BIS) procèdent, cet après-midi à 13 heures, à la signature d’un accord cadre de financement, indique un communiqué dont copie est parvenue à l’APS.
Bursa Malaysia, première bourse au monde de cotation de sukuk
11/01/2010
Bursa Malaysia est la première bourse au monde en termes de valeur des introductions de sukuk de l'année dernière avec 17,6 milliards$.
Dans une déclaration lundi, son directeur général, Datuk Yusli Mohamed Yusoff, a dit que depuis la cotation de son sukuk inaugural en août 2009, la Bourse a enregistré 12 sukuk jusqu'à fin Décembre 2009.
Il a ajouté que malgré le ralentissement dans les activités de trading et dans les émissions en 2009, Bursa Malaysia a marqué une nouvelle ère pour les cotations de sukuk.
«Notre réussite est le reflet de l'importance de la Malaisie dans le monde des marchés de capitaux islamique », dit-il.
«L'engagement positif manifesté par les participants du marché est un reflet de leur confiance dans le marché des capitaux islamiques soulignée par un niveau élevé de gouvernance et de transparence, où les émetteurs ont accès à une plus grand tracé des opportunités à Bursa Malaysia », dit-il.
CIMB Islamic, Meilleure banque islamique toutes catégories confondues
08/01/2010
CIMB Islamic Bank Bhd a été élu comme la "Best Overall Islamic Bank" lors de la cinquième édition annuelle de Islamic Finance News (IFN) Poll Awards 2009.
Dans le même sondage, la banque a également été à la première place dans d'autres catégories, à savoir le prix de la « Banque islamique la plus innovante » et «Meilleure banque islamique en Malaisie".
Elle a également enregistré une première quand elle a été nommée "Meilleur fournisseur de gestion de patrimoine islamique", alors que CIMB-principal Islamic Asset Management a été élu "Best Islamic Fund Manager".
«Nous sommes honorés d'avoir été reconnu au niveau international. Malgré un environnement économique difficile, l'année 2009 a été enrichissante pour nous comme nous avons vu une forte croissance de nos activités de finance islamique dans tous les segments du marché régional», a déclaré le CEO de CIMB Islamic Bank Group, Badlisyah Abdul Ghani dans un communiqué vendredi.
L'IFN Awards Poll reflète les marchés de capitaux islamiques mondiaux et reconnaît les meilleurs fournisseurs de services financiers islamiques à travers une série de marchés et de secteurs, à la suite d'un vote par les lecteurs de l'IFN, qui comprennent les sociétés émettrices, les investisseurs, non bancaire, les intermédiaires financiers de finance islamique et les organismes gouvernementaux à travers le monde.
Moodys, élue 'Best Islamic Ratings Agency'
07/01/2010
L'agence de notation Moodys est élue 'Meilleure agence de notation islamique' par le media de référence de l'industrie, Islamic Finance News, suite au vote de l'industrie elle-même.
Cette désignation de l'agence en tant que meilleure agence de notation islamique intervient pour la deuxième année consécutive, soit depuis la venue d'Anouar Hassoune, Vice-président de Moodys en charge de la notation islamique, et secrétaire général adjoint de l’Institut Français de Finance Islamique.
« Le changement de Bank of Sharjah en banque islamique montre le chemin pour les autres »
06/01/2010
Pour le président et directeur de Koweit Finance House (KFH), Bader Al-Mukhazeem, la transition de Bank of Sharjah en banque islamique, aidée en cela par KFH, montre le chemin pour d'autres changements similaires.
KFH détient 20% des parts de la banque émiratie dans sa stratégie de renforcer sa présence dans la région du Golfe.
L'inauguration du nouveau siège de Sharjah Islamic Bank (SIB) a fait l'objet d'un rassemblement officiel de haut vol avec Sheikh Sultan Bin Mohammed Bin Sultan Al Qassimi, prince héritier et Gouverneur délégué de l'Emirat de Sharjah et président de SIB, Sultan Bin Nasser Al Suwaidi, Gouverneur de la Banque Centrale des Emirats Arabes Unis, Ahmed Humaid Al Tayer, Gouverneur du Dubai International Financial Centre (DIFC), Abdul Rahman Mohammad Al Owais, ministre de la culture et Bader Al-Mukhaizeem, président de KFH.
7ème Sommet IFSB: « L'Architecture financière mondiale: Défis pour la finance islamique »
06/01/2010
L'Islamic Financial Services Board (IFSB) organise son 7ème Sommet les 4 et 5 Mai prochains à Manama, Bahreïn. La Banque Centrale de Bahrein accueille le sommet qui a pour thème: « L'Architecture financière mondiale: Défis pour la finance islamique »
Seront présents beaucoup de gouverneurs de banques centrales de divers pays, au rang desquels le Qatar, le Koweït, Bahreïn, l'Arabie Saoudite, Maurice, le Nigeria et d'autres pays tels que la Suède. Les intervenants comprendront des personnalités représentants la BRI ou la Banque mondiale, ainsi que le Professeur Simon Archer, Visiting Professor, Université de Reading, UK, le Dr.H. Charafeddine, Premier Vice Gouverneur de la Banque du Liban, qui comptaient parmi les intervenants-vedettes du dernier Forum Français de la Finance Islamique organisé par Secure Finance, et M. Anouar Hassoune, Vice President/ Senior Credit Officer, Moody's Investors Service et secrétaire général adjoint de l’Institut Français de Finance Islamique.
Une sérieuse éventualité pour Chypre
06/01/2010
La partie membre de l'Union européenne de Chypre souhaite prioritairement attirer les investissements étrangers l'année prochaine et considère que l'établissement d'un cadre pour attirer la finance islamique est un argument puissant.
Pour Sotiris Sotiriou, directeur-général de Cyprus Investment Promotion Agency (CIPA), « la banque et la finance restent notre priorité de développement. Il y a des sous-secteurs comme la finance islamique et les fonds d'investissements qui nous semblent particulièrement porteurs et nous sommes en train de formuler notre stratégie autour de ces concepts ».
FrontierAlt Investment Management Corp, première firme de finance islamique au Canada
06/01/2010
FrontierAlt Investment Management Corp, basée à Toronto a été la première firme de finance islamique à se lancer au Canada en 2006. La vocation de cette firme qui a, aujourd’hui, 220M$ sous gestion est d'être, selon son directeur, M.Asif Khan, un pont pour les capitaux du Golfe désirant s'investir au Canada.
Les autorités réglementaires thaïlandaises œuvrent à l'émission de sukuk
06/01/2010
Selon le quotidien anglophone local Bangkok Post, Thaïland Securities and Exchange Commission va finaliser les règles pour l’émission de sukuk, au cours des prochains mois.
Les autorités espèrent que les obligations islamiques aideront à attirer des capitaux de la trésorerie du Moyen-Orient et d'autres marchés.
Dheerasak Suwannayos, président de la Islamic Bank of Thailand, a déclaré que la finance islamique connaît une croissance énorme ces dernières années, et joue maintenant un rôle clé au sein du système financier mondial.
« Une porte d’entrée au Sénégal et dans l’espace Uemoa », l’Institut africain de la finance islamique
05/01/2010
Entretien avec le président de l’Institut africain de la finance islamique, (Aiif), Mouhamadou Lamine Mbacké dans Le Soleil (Sénégal)
L’Institut africain de la finance islamique, en partenariat avec le Ministère de l’Economie et des Finances, organise un forum international sur la finance islamique les 11 et 12 janvier prochains. Peut-on savoir les objectifs ?
La finance islamique est une forme de finance alternative et éthique qui fait appel à des techniques spécifiques de structuration financière. Elle est de l’ordre de 800 milliards de dollars de capitaux qui échappent à notre pays et, bien au-delà des frontières, notre sous-région. L’Institut africain de la finance islamique, en partenariat avec le Ministère de l’Economie et des Finances, en effet, organise un forum les 11 et 12 janvier prochains pour expliquer les piliers fondamentaux de la finance islamique, créer un cadre de rencontre entre décideurs pour jeter les bases d’une grande opportunité d’investissements directs vers notre pays et dans l’espace Uemoa.
Quelles sont les retombées pour le Sénégal ?
Ce forum pose aussi les jalons d’une formation des professionnels et d’experts dans ce domaine à travers l’Aiif (African institute of islamic finance) qui positionnera nos pays pour faciliter l’implantation de grandes institutions financières islamiques. Le forum permettra, entre autres, une meilleure connaissance des produits financiers islamiques par l’ensemble des participants. Ce Forum devrait donner un vrai coup d’accélérateur aux réformes entreprises par les institutions régulatrices de l’économie (Bceao et Ministère des Finances) pour rendre notre environnement juridique favorable à la finance islamique, à l’image de la France et de l’Angleterre. Les décideurs publics et privés de l’Uemoa dont le chef de l’Etat Me Abdoulaye Wade et le gouverneur de la Bceao au premier chef feront face aux institutions internationales de la finance islamique. Il s’agira d’allier la volonté politique au pragmatisme des technocrates de la finance afin de faire bénéficier nos populations de ces nouvelles sources d’investissements directs. Ceci permettra une adhésion des acteurs du service financier au projet de développement de la finance islamique. Elle sera certainement une porte d’entrée pour les grandes institutions financières islamiques comme Dubaï islamic bank ou Kuwait finance house qui étudient sérieusement l’option de s’implanter dans les pays de l’Uemoa.
Quelle place la finance islamique doit-elle occuper dans l’espace Uemoa ?
L’espace Uemoa, qui est un exemple d’intégration économique remarquable, est un réceptacle naturel pour la finance islamique car intégrant des pays comme le Sénégal, avec une population de plus de 95% musulmane. La demande en produits financiers islamiques y est donc importante. Parallèlement à cela, elle constitue, par sa stabilité, un ensemble de pays émergents prêts à accueillir les investissements directs avec des taux de rentabilité intéressants pour les investisseurs. Même si le chemin est balisé (environnement juridique encore quelque peu inadapté), l’Uemoa devrait se positionner à l’image de l’Angleterre et de la France comme réceptacle des surplus pétroliers du Golfe en quête de potentiels d’investissements rentables. A l’image des différents programmes de développement et de réduction de la pauvreté, la finance islamique devrait être en droite ligne avec les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd). L’Uemoa, avec huit pays disposant d’une monnaie unique, fait figure de destination porteuse pour les investisseurs vers les pays émergents. La finance islamique, par ailleurs, aide les populations à sortir de la pauvreté. Elle a une particularité qui repose sur des principes de partage des profits, donc s’insère naturellement à nos traditions de solidarité et d’entraide. Elle bannit l’incertitude, la spéculation, l’intérêt, l’usure ou les revenus issus de secteurs illicites. Elle semble très adaptée aux besoins de croissance des pays en développement. Enfin, à travers les Sukuks ou obligations islamiques, une nouvelle opportunité de financement des infrastructures dont nos pays ont infiniment besoin reste ouverte. L’Uemoa devrait la capter.
Stéphane Attali : « Les masters financiers de l’ESA évoluent avec la réalité et les besoins des entreprises »
03/01/2010
Le lancement en février des masters financiers que propose l’ESA est l’occasion de faire le point avec Stéphane Attali sur les nouveaux enseignements proposés dans ce cadre. Selon le Directeur général de l’Ecole supérieure des affaires, ces nouveaux programmes présentent un intérêt crucial, à l’heure où le Liban a l’occasion de se repositionner comme acteur majeur de la formation dans la région, et à l’international.
« Nos programmes évoluent avec la réalité à laquelle doivent faire face les entreprises », annonce Stéphane Attali à la veille du début des deux masters financiers proposés par l’Ecole supérieure des affaires. Ces masters réunissent chacun entre 15 et 20 étudiants. Ils s’ouvrent cette année aux problématiques des banques, avec de nouveaux modules, concernant par exemple la gestion du risque, particulièrement d’actualité en ces temps de crise financière mondiale.
Vous proposez deux masters financiers à l’ESA, l’un en marketing, l’autre en finance islamique. Vous avez lancé ce dernier en 2008. Comment évolue-t-il ?
Ce master de Finance islamique est le seul au monde de ce niveau pour des professionnels déjà en activité dans le milieu de la finance. Il propose à la fois une approche européenne et celle liée au Proche Orient. Les candidats viennent de l’international pour suivre ce master, dont l’enseignement est réalisé en anglais. Parmi eux, beaucoup d’Européens, de Français notamment : le marché français s’ouvre à la finance islamique, car les pouvoirs publics ont bien compris que les détenteurs des capitaux dans le monde arabo-musulman peuvent d’autant plus facilement venir investir en France s’ils peuvent le faire selon leurs critères religieux.
L’environnement proposé aux étudiants est donc multinational…
Tout à fait. Cette présence d’étudiants venant de différents pays suivre ce master correspond d’ailleurs bien à notre mission de redonner au Liban son rôle de pionnier dans la formation et l’éducation. Il donne aussi aux étudiants la possibilité de faire six modules en deux mois, à l’ESCP Londres (au cœur de la City). On génère ainsi une atmosphère d’échange d’étudiants, entre partenaires égaux, qui ont des choses à s’apporter mutuellement : l’intérêt de l’ESCP est aussi de bénéficier de la venue d’étudiants du monde arabe sur ses campus occidentaux. Tout ceci est rendu possible par le fait que les programmes ici sont de même niveau qu’ailleurs. On peut mélanger les étudiants étrangers et libanais. Nos diplômés doivent demain aller sur n’importe quel terrain.
De même pour notre master en marketing : nos étudiants pourront suivre un séminaire international à Londres et à Bruxelles, en se mêlant aux étudiants de l’ESCP là-bas. D’ailleurs, parmi nos perspectives, il y a le développement de programmes à l’étranger, notamment en France, avec un module obligatoire à Beyrouth.
L’ESA aussi aux entreprises un accompagnement global, entre autre dans le secteur des Ressources Humaines. Quelle évolution des RH percevez-vous au Liban ?
Les entreprises bloquent sur la création de vrais départements RH. Ce qui va retenir les salariés c’est plutôt l’attachement à la famille, la sécurité… Et c’est dommage de ne pas trouver d’autres sources de motivations. Pas de motivation : pas de performance. Si certaines entreprises ici stagnent, c’est notamment parce qu’elles ne savent pas utiliser leur capital humain. Pour une entreprise familiale, il est essentiel de comprendre que son capital majeur, ce sont ses ressources humaines. En fait, les RH sont ici encore souvent considérées comme une charge et pas un investissement. C’est avec un travail effectué auprès des dirigeants qu’on obtiendra une volonté de changement sur le terrain. Notre méthode implique les Directeurs généraux, les Présidents et les Directeurs des Ressources humaines. Je note aujourd’hui du côté des décideurs de l’entreprise, une prise de conscience actuellement que les Ressources humaines peuvent jouer un rôle décisif au moment où l’on attaque de nouveaux marchés, avec de nouvelles opportunités à saisir dans cette phase de crise.
Comment évaluez-vous la santé économique de la région, précisément dans cette période de tumulte financier mondial?
La région, et surtout le Liban, est aujourd’hui identifié comme une zone de fort investissement. Quelques soient les crises, et je ne parle pas de la crise financière, que le pays a pu traverser, son secteur privé a montré qu’il pouvait continuer à fonctionner. Quant à la crise financière mondiale, même si Liban en subit forcément les conséquences, il en a été protégé grâce à la politique du gouverneur de la banque centrale du Liban, Riad Salamé, comme l’ont d’ailleurs répété l’ensemble des médias internationaux. Sa politique a été encore plus stricte que les plus strictes politiques pratiquées en occident. C’est aussi cela qui a protégé le pays de la crise. Les directives qu’il donne aux établissements bancaires sont saines. Par exemple, il permet aujourd’hui aux banques de prêter à 3% (un taux très bas pour le Liban), pour financer les études des jeunes. On ne peut que saluer cette nouvelle possibilité, qui va sans aucun doute encore davantage motiver les étudiants à se former.
Une délégation de l’Université du Colorado rend visite à KFH
30/12/2009
Kuwait Finance House (KFH) a reçu une délégation de l’Université du Colorado afin de montrer le succès de la finance islamique.
Le responsable des relations publiques de KFH, Fahad Al-Mukhaizeem, a indiqué durant la rencontre que certains produits, comme les sukuk, pouvaient jouer un rôle en résolvant les problèmes financiers que les compagnies rencontrent actuellement, spécialement du fait qu'ils n’alourdissent pas les budgets des compagnies, et peuvent être rapidement liquéfiés, faisant ainsi d’eux un instrument d’épargne de monnaie.
Finance islamique : « Certaines clarifications sont nécessaires quant aux mécanismes de partage des risques »
30/12/2009
Shamshad Akhtar, vice-présidente de la Banque Mondiale pour la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, répond à une question sur la finance islamique dans un entretien
La crise de Dubaï a montré que les obligations conformes aux normes islamiques (sukuk) ne sont pas aussi sûres que l’on croit. Même la Banque mondiale a émis des sukuk il y a quelques mois. Le sort de la finance islamique est-il désormais menacé ?
Le modèle de la finance islamique n’est pas à risque, car la demande sur ces instruments continue. C’est un moyen de financer des besoins d’infrastructures encore primordiaux de la région. Certaines clarifications sont cependant nécessaires quant aux mécanismes de partage des risques dans les situations d’endettement, conformément à l’ensemble des lois islamiques (la charia). L’exemple des sukuk de Nakheel sera en fin de compte réglé. Toutefois, l’exemple servira à lancer la réflexion sur la conception de ces instruments. La Banque mondiale, y compris la Société financière internationale (IFC), (qui a émis des sokouk à la hauteur de quelque 120 millions de dollars), suivra bien sûr de près ces développements.
Demandes d'audience publique sur la FI au Canada
26/12/2009
Le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) étudie actuellement deux demandes de sociétés qui souhaitent créer une banque islamique au Canada. Seule l'une d'elles, Al Salam House-Canada, une société de Calgary qui a des racines en Arabie Saoudite, a signalé son intention dans la Gazette du Canada. À la suite de cette annonce, trois personnes ou groupes de personnes ont écrit au gouvernement fédéral pour faire connaître leur opposition et demander des audiences publiques sur la question de la finance islamique au pays. Pour des raisons de «confidentialité», le BSIF a refusé de dévoiler l'identité et les motifs de ces antagonistes. Mais un porte-parole a déclaré que le BSIF avait décidé de passer outre à ces demandes, puisque des « audiences publiques n'auraient rien apporté de nouveau ».
Ahmed Fahour, quitte GFH pour la poste australienne
23/12/2009
Ahmed Fahour, anciennement directeur des opérations locales de National Australia Bank, va quitter la direction de Gulf Finance House le 1er février après seulement quelques mois à la tête de cette banque islamique phare. En effet, il s’est vu proposer le poste de directeur de la Poste nationale australienne.
M. Fahour a annoncé qu’après avoir accompli la ‘première phase’ de ses 18 mois de contratsavec GFH, incluant une restructuration organisationnelle et une augmentation de capital de 450M$, l’opportunité d’Australia Post faisait sens.
Generali pense Takaful
23/12/2009
L'assureur italien Generali a lancé une étude de faisabilité avec la banque islamique du Qatar (QIB) et Beema, la compagnie d'assurance de cette dernière, pour se développer sur le segment des polices "Takaful".
L'objectif est de créer une société commune, alliant l'apport technique de Generali et les connaissances du marché et la capacité distributive de QIB avec la spécialisation de Beema en matière d'assurance islamique, indique le groupe.
Le secteur "Takaful", qui obéit aux préceptes tirés du Coran, a un grand potentiel de croissance, estimé pour 2015 à un volume de primes sur le marché mondial de près de 14 G EUR, dont 30% devrait être souscrit dans les marchés du Golfe, indique l'assureur.
Le responsable des projets de développement de finance islamique à l'ESA estime que « la finance islamique est encore embryonnaire au Liban »
21/12/2009
Le 4 décembre, l’ESA organisait une conférence sur le thème de la finance islamique en Malaisie, animée par le Dr Zaha Rina Zahari. L’occasion de faire le point sur le concept de finance islamique et son développement au Liban avec Abdel Maoula Chaar, responsable des projets de développement de finance islamique à l’Ecole supérieure des affaires.
iloubnan.info : Qu’appelle t-on "finance islamique" ?
Abdel Maoula Chaar: C’est une finance qui s’appuie sur la charia, la loi islamique. Elle s’appuie sur plusieurs principes fondamentaux : l’interdiction de l’intérêt (riba), le partage des risques et des profits entre les différents acteurs d’une transaction financière et l’interdiction d’opérations financières qui ne sont pas liées à un actif réel. La finance islamique interdit la spéculation (mayssir), car elle est liée à la notion de gharar, qui désigne l’ambigüité ou l’incertitude. La finance islamique seveut donc complètement transparente. Certains secteurs d’investissement sont jugés illicites, comme l’industrie du jeu, de l’alcool ou de l’armement.
Quels sont les principaux instruments financiers de la finance islamique ?
Les instruments les plus originaux sont la mucharaka et la moudarabah. La première désigne en fait une association : on partage les profits d’une opération financière mais aussi les pertes au prorata du capital investi. La moudarabah est une opération qui rappelle beaucoup la commandite : un financier confie de l’argent à un expert, qui va utiliser son expertise pour investir cet argent. Les deux parties vont se partager le profit selon une répartition prévue à l’avance, par contre en cas de perte, c’est uniquement le financier qui en assume la responsabilité, tandis que l’expert ne perd que sa rémunération. La finance islamique a aussi recours à des instruments financiers plus traditionnels. C’est le cas par exemple de la mourabaha : un client qui souhaite acquérir un bien laisse cette banque acheter ce bien, qu’il lui rembourse de manière échelonnée, en lui versant une commission qui correspond au service rendu. On peut aussi mentionner l’ijara, qui est très proche du crédit-bail : la banque achète des biens qu’elle loue à un client, qui peut les racheter au terme du contrat.
Quel est le potentiel de la finance islamique ?
Les clients des banques islamiques sont de plus en plus nombreux, car les performances des banques islamiques sont meilleures que celles des banques traditionnelles. Le marché pourrait atteindre 1000 milliards de dollars dans un horizon proche et connaissait avant la crise une croissance de 20 à 25% par an, selon le magazine The Banker, contre 11% pour la finance traditionnelle (chiffres du cabinet de conseil McKinsey). Dans les pays du Golfe, ce sont les clients musulmans qui sont les principaux utilisateurs, mais en Asie du Sud-est, notamment en Malaisie, marché en plein boom, les clients non musulmans constituent une part importante du marché. Les banques traditionnelles se lancent aussi dans la finance islamique : la City bank a créé la City islamic, HSBC dispose de HSBC Amanah et la Société générale a récemment émis des obligations islamiques à la destination de l’île Maurice. Les marchés européens s’intéressent de plus en plus à la finance islamique, non seulement pour les musulmans en Europe, mais surtout pour capter les gros capitaux en provenance du Golfe. Le marché semble avoir le plus d’avenir en Asie du Sud-est, du moins en volume, à cause des populations qui ne cessent de croître.
Les banques islamiques ont-elles été moins touchées par la crise ?
Les banques islamiques sont passées au travers de la crise, car elles ne sont pas engagées dans les opérations à la base de la crise, la spéculation étant notamment prohibée. Bien sûr, la finance islamique a été touchée par ricochet, car elle est intégrée dans la finance mondiale, mais aucune banque islamique n’a fait faillite. On a parlé de crise du modèle de la finance islamique à Dubaï. En fait, il s’agit surtout d’une crise du modèle économique de Dubaï, basé sur la spéculation, plus que d’une crise de la finance islamique. La bulle immobilière qui vient d’éclater dans cet émirat a commencé à se mettre en place il y a quelques années.
Quelles sont les limites de la finance islamique ?
Elle ne doit pas se restreindre à des marchés de niche si elle veut se développer. Toutes les spécificités de la finance islamique n’ont pas encore été exploitées et on l’utilise souvent de manière trop conventionnelle. Il existe aussi un décalage entre les principes moraux que les banques islamiques doivent respecter (optimisation des résultats pour les parties prenantes) et l’objectif qu’elles gardent tout de même de maximiser les profits pour les actionnaires. Cela entraîne la mise en place de dispositifs lourds et complexes, qui se traduisent par une perte d’efficience. On peut aussi mentionner le problème de l’absence d’unification des règles de la finance islamique dans le monde. Mais l’action des membres du Conseil de charia, qui travaillent dans plusieurs banques islamiques, fait évoluer la situation. D’une certaine manière, la diversité permet aussi à la finance islamique d’évoluer.
La finance islamique se développe t-elle au Liban ?
Au Liban, la finance islamique est encore embryonnaire et se développe seulement depuis quelques années. La première banque islamique au Liban, Al Baraka, remonte cependant aux années 70, mais ne disposait pas d’un dispositif légal qui lui permette de se développer. Il existe aujourd’hui plusieurs banques islamiques, la dernière née est la Blom development, filiale de la Blom bank. La finance islamique devrait évoluer très lentement au Liban, car les clients qui sont le mieux à même d’utiliser les banques islamiques disposent de peu de ressources, et ceux qui disposent des ressources à Beyrouth ont une propension à se tourner vers les banques traditionnelles.
Pourquoi avoir créé un master en finance islamique à l’ESA en 2008?
Nous sommes partis du constat que la finance islamique manque de cadres supérieurs. Au cours des prochaines années, environ 40 000 postes devraient être crées dans la finance islamique mondiale. Au delà de la maîtrise des instruments de la finance islamique, nous apprenons nos étudiants à diriger, à manager le risque. Dans ce sens, nous avons créé le premier master en management de la finance islamique au monde. Le master s’adresse à des cadres chevronnés, et son coût de 25 000 dollars est supérieur aux autres masters. Il attire de plus en plus d’étudiants du Golfe. Nous allons d’ailleurs commencer dès janvier des cours préparatoires en Arabie saoudite, en partenariat avec l’université d’Effat.
Sukuk : 50 Mds$ d’émissions
20/12/2009
Plusieurs compagnies, spécialement du Moyen-Orient, sont en cours de discussion avec des banques d’investissement pour émettre des sukuk dans un futur proche à hauteur de 50Mds$, selon le DIFC Sukuk Guidebook (à consulter sur notre site).
Au Moyen-Orient, the Saudi Electric Company a émis un sukuk de 1.86Mds$ qui a été trois fois sursouscrit ; l’émission du sukuk de la Banque centrale de Bahrein l’a été 8 fois ; et le sukuk d’1.25Mds$ par Tourism Development and Investment Company d’Abu Dhabi l’a été 6 fois.
Le portail de finance islamique de Reuters prévu pour début 2010
20/12/2009
Le portail de finance islamique en cours de réalisation par Thomson Reuters pour fournir des données et indices en temps réel, devrait être lancé d’ici début 2010.
Nouvelle division d’investissement pour GFH
20/12/2009
Gulf Finance House (GFH), banque d’investissement islamique majeure au Moyen-Orient, a annoncé que son conseil d’administration a nommé Ted Pretty comme CEO délégué du groupe.
Après avoir dirigé Macquarie Capital, du grand groupe australien Macquarie, Ted Pretty, prendra la direction de GFH Capital.
Officialisation d’Al Baraka Bank Syria
20/12/2009
L’Assemblée générale constituante d’Al Baraka Bank Syria s’est tenue à Damas le 16 décembre 2009 en présence des actionnaires fondateurs et tous les officiels du secteur bancaires et politiques de Syrie. Ce pays se dote ainsi d’une banque islamique d’un capital de 100M$.
Maurice, pleinement membre de l’IFSB
17/12/2009
Depuis que Maurice est devenu le deuxième pays non-musulman à être pleinement membre de l’Islamic Financial Services Board (IFSB) le 17 septembre dernier (la banque centrale du Luxembourg a rejoint l’organisation quelques semaines plus tard, ndlr), le Gouverneur de la Banque centrale, Rundheersing Bheenick, ne tarit pas d’éloges. « Ici à Maurice, il n’y a pas de crise de crédit, pas de crise du logement, pas d’effondrement de banques, et la régulation est appropriée, juste, et respectée. »
De plus Maurice, prend des réelles mesures pour établir une offre complète de produits sharia-compliant, et cette approche pro-active a joué un rôle majeur dans la décision de l’IFSB d’accorder le statut de plein membre, après que le pays a été un simple associé à cette organisation dans un premier temps. Maurice suit les pas de Singapour qui a été le premier pays non-musulman à avoir été accepté, et qui semble tirer un plein bénéfice de son appartenance à l’IFSB.
ITS, nommé meilleur fournisseur de technologie
17/12/2009
International Turnkey Systems Group (ITS), un acteur majeur en solutions informatiques sharia-compliant a été nommé meilleur fournisseur de technologie lors de la cérémonie des remises de récompenses organisée par Islamic Business and Finance Magazine.
Dubai pourrait rembourser les prochains sukuk de Nakheel
17/12/2009
Le gouvernement de Dubaï pourrait rembourser les sukuk 2010 et 2011 émises par la société immobilière Nakheel et envisager un apport de liquidités pour Dubai World, la société mère de la précédente, révèle le Financial Times.
« Les produits financiers islamiques peuvent engendrer un système bancaire ukrainien plus stable »
17/12/2009
En novembre 2009, Fortuna Bank a observé la fête de l’Aïd pour la première fois. Le 16 décembre 2009, 100 banquiers ukrainiens ont envoyé des messages de congratulations à leurs homologues du Moyen-Orient. Ces gestes font partie de la stratégie de Fortuna Bank pour attirer la finance islamique en Ukraine. La banque est, en effet, en train d’introduire quatre types de services financiers sharia-compliant dans le pays.
Fortuna Bank n’est pas le seul fournisseur de ces services en Ukraine. BTA Bank est actuellement en train de consulter des experts en finance islamique et pourrait introduire des produits d’ici 2010. Sa banque-mère, Bank Turan Alem, basée au Kazakhstan, offre des prêts islamiques de tout type.
Le président de l’Association des banques ukrainiennes, Alexander Sugonyako, est confiant que « les produits financiers islamiques peuvent engendrer un système bancaire ukrainien plus stable. »
Le développeur immobilier UDC Holding entend émettre un sukuk en début janvier 2010. La compagnie ambitionne de lever 100M$ dans un premier temps, en provenance de la région du Golfe. La compagnie a déjà un sharia board en train de l’aider à déterminer les détails de l’émission potentielle.
ICD de la Banque islamique de développement lance une nouvelle firme au Tatarstan
16/12/2009
Islamic Corporation for the Development of the Private Sector (ICD), bras privé de la Banque islamique de développement (BID), a décidé de lancé une compagnie d’investissement sharia-compliant au Tatarstan. Cette décision est intervenue durant la World Islamic Banking Conference 2009 (WIBC) qui a été co-dirigée par Khaled Al-Aboodi, CEO d’ICD, et Rustam Minnikhanov, Premier ministre du Tatarstan.
Selon Dr. Al Aboodi, la compagnie, qui sera appelée Tatarstan International Investment Company, investira dans des secteurs sélectionnés, incluant l’infrastructure, les télécommunications, l’agriculture, la finance, des logements abordables, des secteurs énergétiques et des industries de manufacture.
L’Inde « a besoin de la finance islamique pour construire des aéroports et des trains à haute vitesse.»
16/12/2009
L’Inde, par le biais de son Etat fédéré, Kerala, prévoit d’émettre le premier bon islamique d’un Etat Indien d’ici 2010.
Son ministre des Finances, Thomas Isaac, a déclaré que « la façon dont on la [la finance islamique] voit est une autre forme de capital-venture. » Aussi a-t-il ajouté, « Nous avons besoin de capitaux de longue maturité pour construire des aéroports et des trains à haute vitesse. La finance islamique promet un potentiel encore inexploré dans ce contexte.»
L’Etat de Kerala, qui compte beaucoup sur les fonds du Moyen-Orient, est en train d’aider l’implantation d’Al-Barakah Financial Services Ltd. pour placer les sukuk.
HSBC Amanah lance le premier service premium islamique au monde
16/12/2009
HSBC Amanah, la branche islamique d’HSBC, propose désormais à ses clients les services d’HSBC Premier à ses clients de façon sharia-compliant.
HSBC Amanah Premier est valable en Malaisie, en Arabie Saoudite, aux Emirats, en Indonésie, au Qatar et à Bahreïn.
Création d'un tribunal spécial pour les litiges de Dubai World
14/12/2009
L'émirat de Dubaï a annoncé lundi la création d'un tribunal spécial chargé de trancher les litiges entre le conglomérat public endetté Dubai World et ses créanciers.
Selon un décret du souverain de Dubaï, cheikh Mohammad ben Rached Al-Maktoum, le tribunal sera basé dans la zone franche du centre financier international de Dubaï (DIFC). Il sera présidé par un juge britannique, Sir Anthony Evans, qui est déjà en charge des affaires juridiques du DIFC.
"Par cette mesure, le gouvernement de Dubaï exprime son souci de préserver les droits des créanciers de Dubai World et de ses filiales", a affirmé un communiqué officiel.
"Le tribunal aura l'autorité, si nécessaire, de superviser la réorganisation financière de Dubai World et ses filiales, et sera autorisé à arbitrer les disputes relatives à la restructuration de la dette de Dubai World et ses filiales", a-t-il ajouté.
La création du tribunal est également destinée à "garantir que les institutions financières recouvreront leurs pleins droits", selon le communiqué.
Cette mesure fait suite à l'annonce par les autorités de l'émirat qu'elles allaient payer la dette de 4,1 milliards de dollars du géant immobilier Nakheel, filiale de Dubai World, parvenant à maturité lundi, après avoir obtenu une aide de 10 milliards USD d'Abou Dhabi, le riche émirat pétrolier voisin.
L'annonce d'aide est intervenue le jour même de l'arrivée à maturité des obligations islamiques du géant immobilier de Dubaï, Nakheel, filiale de Dubai World, alors que les milieux financiers craignaient un défaut de paiement.
Dubai World a annoncé le 30 novembre qu'il allait restructurer certaines des 10 compagnies composant le groupe et renégocier avec les créanciers leur dette d'une valeur de 26 milliards de dollars, dont celle de Nakheel.
Dubaï: S&P juge positif, mais avec des réserves, le paiement de la dette
14/12/2009
L'agence de notation financière Standard and Poor's a estimé lundi que le paiement par Dubaï de la dette du géant immobilier Nakheel était positive mais s'est interrogée sur la volonté de la ville-émirat de soutenir ses sociétés publiques.
L'émirat de Dubaï, en difficulté financière, a été sauvé in extremis lundi par son riche voisin pétrolier Abou Dhabi qui lui a octroyé une aide de 10 milliards de dollars dont une partie va payer la dette de Nakheel, filiale du conglomérat public Dubai World.
"Cette annonce est un pas vers le rétablissement de la confiance", a indiqué l'agence dans un communiqué.
"Nous estimons que l'intervention d'Abou Dhabi est une indication qu'il se tient prêt à sauvegarder la stabilité et l'économie des Emirats arabes unis et son système financier", a-t-elle ajouté.
"Cependant, nous pensons que l'incertitude demeure au sujet de la volonté et de la capacité du gouvernement de Dubaï de soutenir les firmes publiques", a poursuivi l'agence, rappelant que Dubai World et Nakheel ont toujours "des obligations financières d'environ 22 milliards de dollars".
Le 25 novembre, les autorités de Dubaï avaient demandé un moratoire de six mois sur la dette de son fleuron, Dubai World, semant la panique sur les marchés financiers, soucieux de la solvabilité du conglomérat dont la dette est évaluée à 59 milliards de dollars au total.
Cinq jours plus tard, Dubai World annonçait son intention de restructurer certaines des 10 compagnies le composant et renégocier avec les créanciers une dette de 26 milliards USD, dont celle de Nakheel, promoteur de certains des projets les plus audacieux de Dubaï dont une île artificielle en forme de palmier.
Pour sa part, Dubai World a affirmé dans un communiqué que le conglomérat allait "continuer à travailler avec les créanciers pour négocier un moratoire d'une manière méthodique".
"Tant qu'un moratoire est négocié avec succès, Dubai World a des assurances que le gouvernement de Dubai continuera à fournir un soutien financier" au conglomérat, a ajouté Standard and Poor's.
Première conférence en Afrique de l’Ouest
14/12/2009
Le Président de la République, Maitre Abdoulaye Wade, par ailleurs président en exercice de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), accorde un intérêt particulier à la réussite de cet événement majeur prévu les 11 et 12 janvier 2010 au Méridien Président.
L’AIIF (African Institute of Islamic Finance) démarre ses activités avec ce forum international en partenariat avec le Ministère de l’Economie et des Finances qui travaille sur le projet depuis 2007 à travers son Secrétariat Général et sa Direction de la Monnaie et du Crédit.
Un Institut spécialisé sur le conseil et la formation et un Forum international sont deux jalons importants pour la promotion et l’essor d’une spécialité qui peut drainer d’énormes flux de capitaux vers le Sénégal et l’UEMOA. Dans le cercle restreint des pays africains dotés d’une expertise et d’une pratique en finance islamique, le Sénégal cherche à occuper une position de « HUB ».
Point focal du vaste travail à faire au sortir du forum, l’AIIF a vocation d’être le creuset de formation pour aider les institutions financières, écoles supérieures de formation, société civile et populations qui le désirent à bénéficier ainsi d’une alternative éthique. L’objectif, visé à travers la formation en finance islamique, c’est d’aider les pays de l’UEMOA à disposer d’outils pour capter ces nouvelles sources d’investissements. Un immeuble faisant office de service administratif et de centre de formation est fonctionnel à Ngor Virage. Les promoteurs sont deux financiers, M. Mouhamadou Lamine Mbacké et Cheikh Mansour Diouf, titulaires respectivement d’un MBA en Finance et Marketing et d’un 3ème cycle en Ingénierie Financière. Après une carrière professionnelle aux Usa, en Europe et au Sénégal, ils ont décidé de s’engager dans la voie de la recherche-développement. Il s’agit d’outiller davantage les professionnels de la finance aux concepts, méthodes et techniques de la finance islamique afin qu’ils comprennent mieux les mécanismes de cette spécialité et qu’ils développent un véritable savoir-faire pour un meilleur positionnement sur ce marché émergent.
Un marché qui draine de volumineux capitaux, de l’ordre de 800 milliards $US et qui est appelé à se développer et atteindre quelque 1300 à 1400 milliards $US d’ici dix ans. Les pays en développement, africains en particulier, pour ne pas dire ceux de l’UEMOA, ont toutes les raisons de chercher à profiter de cette gigantesque manne financière pour leurs nombreux projets de développement économique et social afin de réduire drastiquement la pauvreté. D’où l’intérêt de ce forum international sur la finance islamique pour promouvoir et générer des investissements directs.
Ce Forum devrait permettre de donner un vrai coup d’accélérateur aux réformes entreprises par les institutions régulatrices de l’économie (BCEAO et Ministère des Finances) pour rendre notre environnement juridique favorable à la Finance Islamique, à l’image de la France et de l’Angleterre.
La Banque Islamique de Développement et ses organismes rattachés comme l’IFSB (Islamic Finance Service Board), la Bank Negara Malaysia, les premières institutions de finance islamique du monde comme KFH (Kuwait Finance House), CIMB, DIB (Dubai Islamic Bank), GFH etc… seront présents au Forum. C’est l’occasion aussi pour la BID de déployer sa stratégie de croissance accélérée de la finance islamique dans l’UEMOA avec notre pays comme rampe de lancement. Les décideurs publics et privées de l’UEMOA, dont le chef de l’Etat Maitre Abdoulaye Wade et le gouverneur de la BCEAO au premier chef, feront face aux institutions internationales de la finance islamique pour allier la volonté politique au pragmatisme des technocrates de la finance afin de faire bénéficier nos populations de ces nouvelles sources d’investissements directs.
Les investisseurs soulagés de l'intervention d'Abou Dhabi
14/12/2009
En annonçant qu'il renflouerait de 10 milliards de dollars Dubai World, le conglomérat public en difficulté, le riche émirat d'Abou Dhabi a soulagé les investisseurs inquiets de faillite possible de son infortuné voisin, l'émirat de Dubaï. Lundi, la Bourse de Dubaï a gagné 10,4% tandis que le marché d'Abou Dhabi s'est adjugé 7,9%. En Europe, la Bourse de Paris a ouvert en hausse de 0,90% avant de réduire progressivement ses gains.
Le prêt de 10 milliards de dollars d'Abou Dhabi devrait permettre à Dubaï World de rembourser les quelque 4,1 milliards de dollars d'obligations islamiques (sukuks), souscrites par sa filiale, le géant immobilier Nakheel, qui arrivaient à échéance aujourd'hui.
Le 30 novembre, Dubai World avait annoncé qu'il allait restructurer certaines des 10 compagnies composant le groupe et renégocier avec les créanciers leur dette d'une valeur totale de 26 milliards de dollars, dont celle de Nakheel. Les 5,9 milliards de dollars restants permettront au conglomérat de faire face à ses besoins financiers jusqu'à fin avril, ont précisé les autorités de Dubaï dans un communiqué.
Le 25 novembre, l'émirat avait semé la panique sur marchés financiers mondiaux en annonçant qu'il allait demander un moratoire d'au moins six mois sur la dette de Dubai World. Les investisseurs s'inquiétaient de la possible faillite de l'Etat causée par la dette totale de 59 milliards de dollars du conglomérat.
Pour les observateurs, l'intervention d'Abou Dhabi est bénéfique pour l'émirat, mais aussi pour la finance islamique. La mise en défaut des sukuks aurait jeté le discrédit sur ce placement jugé peu risqué. En outre, elle aurait mis en doute la fiabilité des investissements dans l'ensemble des émirats.
Pour autant, des analystes soulignent que les difficultés de l'émirat ne sont pas terminées. Il reste en effet encore 35 milliards de dollars d'obligations, de prêts et de remboursement à honorer sur les deux prochaines années.
Les investisseurs soulagés de l'intervention d'Abou Dhabi
14/12/2009
En annonçant qu'il renflouerait de 10 milliards de dollars Dubai World, le conglomérat public en difficulté, le riche émirat d'Abou Dhabi a soulagé les investisseurs inquiets de faillite possible de son infortuné voisin, l'émirat de Dubaï. Lundi, la Bourse de Dubaï a gagné 10,4% tandis que le marché d'Abou Dhabi s'est adjugé 7,9%. En Europe, la Bourse de Paris a ouvert en hausse de 0,90% avant de réduire progressivement ses gains.
Le prêt de 10 milliards de dollars d'Abou Dhabi devrait permettre à Dubaï World de rembourser les quelque 4,1 milliards de dollars d'obligations islamiques (sukuks), souscrites par sa filiale, le géant immobilier Nakheel, qui arrivaient à échéance aujourd'hui.
Le 30 novembre, Dubai World avait annoncé qu'il allait restructurer certaines des 10 compagnies composant le groupe et renégocier avec les créanciers leur dette d'une valeur totale de 26 milliards de dollars, dont celle de Nakheel. Les 5,9 milliards de dollars restants permettront au conglomérat de faire face à ses besoins financiers jusqu'à fin avril, ont précisé les autorités de Dubaï dans un communiqué.
Le 25 novembre, l'émirat avait semé la panique sur marchés financiers mondiaux en annonçant qu'il allait demander un moratoire d'au moins six mois sur la dette de Dubai World. Les investisseurs s'inquiétaient de la possible faillite de l'Etat causée par la dette totale de 59 milliards de dollars du conglomérat.
Pour les observateurs, l'intervention d'Abou Dhabi est bénéfique pour l'émirat, mais aussi pour la finance islamique. La mise en défaut des sukuks aurait jeté le discrédit sur ce placement jugé peu risqué. En outre, elle aurait mis en doute la fiabilité des investissements dans l'ensemble des émirats.
Pour autant, des analystes soulignent que les difficultés de l'émirat ne sont pas terminées. Il reste en effet encore 35 milliards de dollars d'obligations, de prêts et de remboursement à honorer sur les deux prochaines années.
Un koweïtien devient membre de l’Institut Français de la Finance islamique, titre l’agence de presse koweïtienne
14/12/2009
Mohammad Al-Kandiri, actuellement doctorant en droit à la faculté de Strasbourg est devenu membre de l’Institut Français de la Finance islamique (IFFI)
Al Kandiri, qui est vice-président de l’Union Nationale des étudiants koweitiens en France a exprimé sa reconnaissance de devenir membre.
Cet Institut dirigé par Jean-Paul Laramée, ajoute la Kuweit News Agency, conduit des études et tient des conférences sur l’économie islamique d’un point de vue légal, économique et même des aspects sociaux, a-t-il ajouté.
Westlaw Business signe un accord avec l’IFSB
14/12/2009
Westlaw Business du groupe Thomson Reuters et the Islamic Financial Services Board (IFSB) annoncent leur accord pour fournir aux professionnels du droit la plateforme Westlaw Business Islamic Finance Centre.
Westlaw Business, fournisseur de contenu juridique en répertoriant les transactions en finance islamique de par le monde, introduit désormais les standards et autres documents de l’IFSB.
Cinq banques islamiques au Koweït en cinq ans
14/12/2009
Alors que le Koweït ne disposait que d’une banque islamique il y a cinq ans, le pays en aura désormais cinq, a annoncé la Banque centrale du Koweït, soit autant que de banques conventionnelles dans le pays. En effet, la Banque centrale vient de donner son feu vert à the Bank of Kuwait and the Middle East (BKME) pour sa pleine conversion, en plus de Warba Bank qui est en court d’établissement.
Le total du capital des cinq banques islamiques est de 2, 262Mds$ (645MKD), représentant ainsi 42% du total du capital du secteur bancaire au Koweït.
France et finance islamique : un mariage de raison IIIe Forum français de la finance islamique
14/12/2009
gi] La City devrait bientôt trembler face à la place de Paris en matière de finance islamique. C’est ce qu’espèrent en tout cas un grand nombre d’acteurs financiers présents au IIIe Forum de la finance islamique, à Paris. Cette nouvelle édition, qui a vu la participation de la Banque islamique du développement (BID), vient une nouvelle fois confirmer l’intérêt suscité par ce système, qui prône l’éthique et l’investissement socialement responsable, conclue Saphir News, dans une longue analyse que nous reproduisons ci-dessous.
Malgré l'engouement de la France pour la finance islamique, Hervé de Charette, président du nouvel Institut français de la finance islamique (IFFI), estime que les avancées sont trop lentes.
Alors que les musulmans se voient de plus en plus pointés du doigt par le débat sur l’identité nationale, la finance islamique fait l'objet d'une attention sans cesse croissante. Preuve en est la tenue du IIIe Forum de la finance islamique, ce mercredi 9 décembre, à Paris, qui a lancé l'Institut français de la finance islamique (IFFI).
Présidé par Hervé de Charette, ancien ministre des Affaires étrangères et président de la Chambre de commerce franco-arabe, l’IFFI a été créé « parce qu'il nous semble nécessaire (d'avoir) dans l'espace politique, économique et financier français un lieu, si possible reconnu pour assurer la promotion de la finance islamique, en défendre l'utilité, assurer la formation dont les sujets ont besoin et apporter notre contribution à la recherche pour faire en sorte qu'elle soit opportune, utile au développement de notre pays ».
L’évènement a été également marqué par la venue, très attendue, d’Ahmad Mohammad Ali, président de la Banque islamique de développement (BID). Temps fort de ce Forum : la signature d’un accord de partenariat entre l’institution financière et l’IFFI, qui fait de ce dernier le partenaire privilégié de la BID pour la promotion de la finance islamique en France.
La tenue d’un tel forum à Paris « démontre l’engagement du gouvernement pour voir la France devenir l’un des principaux acteurs de la finance islamique » dans le monde, a déclaré M. Mohammed Ali, saluant au passage « les efforts de Nicolas Sarkozy dans sa volonté à trouver des solutions » face à la crise mondiale.
Pour Thierry Dissaux, le conseiller de Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances, en charge du dossier au sein de Bercy, « il y a un véritable engagement des pouvoirs publics. Nous avons la conviction que la France constitue une excellente plateforme en euros pour le développement de la finance islamique et que le droit français est globalement compatible avec le droit coranique » en la matière.
Afin de permettre l’émission des sukuk (obligations islamiques) prochainement sur le territoire, « nous avons abandonné l'idée que nécessairement il fallait passer par un texte de loi. En l'occurrence, il n'est pas évident qu'il nous faille un texte de loi », a-t-il affirmé lors de son discours au Forum.
« Impressionné par la multiplication de forums, de colloques (…) à Paris sur la finance islamique » durant ces trois dernières années, M. de Charette estime que le dossier avance encore lentement quand, dans le même temps, les attentes des acteurs financiers islamiques tout comme celles des musulmans en France sont très fortes. « On peut considérer que les autorités françaises abordent la finance islamique avec pas assez d’acharnement », a-t-il indiqué pour justifier l’existence même de l’IFFI.
Malgré les craintes de députés socialistes qui ont freiné l’avancée du dossier en octobre dernier, la détermination reste entière. Nul doute que la finance islamique a de beaux jours devant elle.
Source: Saphir News
Hanan Ben Rhouma
La Malaisie, volontaire pour aider la Thaïlande à mettre en place une banque islamique
12/12/2009
La Malaisie s’apprête à envoyer des experts financiers pour aider la Thaïlande à mettre en place une banque islamique dans le Sud du pays.
Le ministre délégué des finances de Malaisie, Datuk Dr Awang Adek Hussein, a indiqué que les experts peuvent être envoyés à tout instant dès que le Gouvernement Thaï en aura fait la requête. Il a dit que cette proposition émanait du Premier ministre lui-même, Datuk Seri Najib Tun Razak, lors de sa dernière visite à son homologue thaïlandais.
Philipp Wackerbeck: «Un retrait des fonds islamiques n’est pas à craindre»
10/12/2009
A l’heure où la Suisse va interdire la construction de nouveaux minarets, la finance islamique y a-t-elle encore un avenir? Pour Philipp Wackerbeck, expert en la matière au sein du cabinet de conseil Booz & Company, à Zurich, les banques suisses se sont profilées sur ce créneau alternatif, dès le milieu des années 90.
UBS, Credit Suisse, Julius Bär, Pictet, LODH, Sarasin, voire plus récemment Zurich Financial Services ou Swiss Re… La plupart des acteurs suisses de la gestion de fortune disposent d’un éventail de produits «charia compatibles». Selon les estimations de Philipp Wackerbeck, la masse sous gestion en Suisse de fonds issus de pays de confession musulmane représenterait quelque 450 milliards de francs.
Quant aux investissements dits islamiques, leur potentiel à moyen terme serait de 170 à 200 milliards de francs pour la place financière suisse. Or, estime-t-il, un retrait massif des avoirs des Etats du Golfe, du Moyen-Orient ou du Sud-Est asiatique dû au vote anti-minarets n’est pas à redouter, et les fortunes gérées selon les prescriptions du Coran ne vont pas disparaître des coffres des banques suisses, estime Philipp Wackerbeck. Mieux: selon lui, plus active encore, la Suisse pourrait attirer quelque 200 milliards de fonds du Golfe.
Un avis partagé par Andrin Waldburger, de la société de conseil Deloitte, et Khaldoun Dia-Eddine, professeur d’économie islamique à la HES Zürich (ZHAW, School of Management and Law). Pour ces spécialistes, l’argent n’a pas de religion et une fois les écueils émotionnels surmontés, la gestion rationnelle reprend rapidement le dessus!
D’autant qu’à l’échelon international, la finance islamique est elle-même soumise à l’épreuve du feu. La crise de Dubaï met à mal la crédibilité d’un secteur jusqu’ici considéré comme un refuge antibulle spéculative puisqu’il s’appuie sur le financement de biens ou d’actifs tangibles.
«La finance islamique n’est pas encore arrivée à son stade de maturité, explique Khaldoun Dia-Eddine. Manque de transparence dans les investissements, rôle de l’Etat à clarifier, principes de gouvernance à compléter… Cette crise permettra de voir comment la branche va surmonter ces problèmes tout en ne perdant pas son âme.» De son côté, Philipp Wackerbeck relève que la crise de Dubaï comprend bien des similitudes avec celle des subprime, lorsque se posera la question des responsabilités légales le cas échéant – notamment en cas de non-remboursement de la dette – les sukuk de Dubaï étant structurés à Londres…
Enfin, alors que des pays comme la France veulent adapter leur législation à la finance islamique afin de mieux capter cette manne, la place financière suisse, et en particulier celle de Genève, est frappée depuis quelques années par une certaine apathie, sous-exploitant les potentiels offerts par une clientèle musulmane soucieuse d’une finance halal, critique John Sandwick, expert de la finance islamique interrogé récemment dans L’Agefi. «Outre la gestion de fortune, les banques suisses pourraient également lancer des services de banque de détail dédiés à une clientèle musulmane pratiquante, une niche inédite», avance Khaldoun Dia-Eddine, qui prépare une étude sur cette question.
DIB étend sa présence au Pakistan
10/12/2009
Dans sa stratégie de renforcer ses opérations internationales et de capitaliser sur les opportunités au Pakistan, la filière entièrement détenue par Dubai Islamic Bank au Pakistan, a ouvert 10 nouvelles branches dans le pays.
Cette annonce a été faite par Dubai Islamic Bank Pakistan Ltd., lors d’une cérémonie spéciale tenue à Karachi, en présence du Gouverneur de la Banque Centrale du Pakistan, Salim Raza. Avec ces 10 branches supplémentaires, DIBPL a accru son réseau avec un total de 35 branches à travers 15 cités majeures au Pakistan.
Pour le Gouverneur de la Banque Centrale, « Dubai Islamic Bank Pakistan Ltd. a joué un rôle pionnier dans l’industrie depuis ses débuts en 2006. La banque a montré une impressionnante performance et a atteint une position de leader en introduisant plusieurs produits innovants dans le marché.»
La France se dote d’un Institut de finance islamique. Le nouvel institut a signé, ce mercredi, un accord avec la Banque islamique de développement.
10/12/2009
Article paru dans Le Figaro
La crise à Dubaï ne détourne pas la France de la finance islamique. Bien au contraire. Ce mercredi, à l'occasion du IIIe Forum français de la Finance islamique, devant 300 professionnels français et étrangers, Hervé de Charette a annoncé la création de l’Institut français de finance islamique, dont il assurera la présidence. Jean-Paul Laramée, directeur général de Secure Finance, sera son secrétaire général, Eric Helard, conseiller de Paris et Anouar Hassoune, Vice President, Senior Credit Officer (Moody’s), seront ses deux secrétaires généraux adjoints.
À peine né, l’institut a signé un accord de partenariat avec la Banque islamique de développement (BID), qui est à la finance islamique ce que la Banque mondiale est à la finance traditionnelle. Basée à Djeddah, la BID s’aventure rarement hors de ses terres de prédilection, les pays membres de la Ligue islamique et les pays africains. À ce titre, la ¬venue, ce mercredi, à Paris, du Dr Mohamed Ali, président de la BID, était exceptionnelle. «J’appuie les efforts des autorités françaises pour développer la finance islamique», a affirmé ce mercredi le Dr Ali. «Je fais confiance à la France, qui a fait de la régulation financière sa priorité, dans le cadre du G20, pour contribuer aux progrès de la finance islamique.»
La BID ne réserve pas ses prêts aux musulmans. Rien ne lui interdirait, par exemple, de financer des projets comme le Grand Paris susceptibles de profiter aux musulmans de France. Encore faut-il que la France dispose des instruments de finance islamique adéquats. Ce qui n’est pas encore le cas, au grand dam de Bercy qui rêve de faire de la place de Paris une concurrente de Londres.
Très en retard sur la Grande-Bretagne, l’Allemagne ou les États-Unis, la France se heurte à des obstacles techniques, légaux, mais aussi politiques. La Commission bancaire n’a encore donné aucun agrément à une banque islamique pour venir s’installer dans l’Hexagone. Les banques françaises ne peuvent encore proposer aucun produit de finance islamique à leurs clients en France.
«J’ai identifié trois freins en France», indique Hervé de ¬Charette. «L’inertie française face à tout changement ; le risque de concurrence pour les banques françaises ; les craintes de la société française».
"Sukuk": le gouvernement pourrait abandonner la voie législative
09/12/2009
Le gouvernement pourrait finalement décider de ne pas passer par une modification législative pour permettre à des émissions obligataires conformes à la loi islamique ("sukuk") de voir le jour en France, a affirmé mercredi Thierry Dissaux, en charge du dossier à Bercy, à l'occasion du IIIe Forum français de la Finance islamique, organisé par Secure Finance.
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"S'agissant des sukuk (...) nous avons abandonné l'idée que nécessairement il fallait passer par un texte de loi. En l'occurrence il n'est pas évident qu'il nous faille un texte de loi", a déclaré le conseiller de la ministre de l'Economie Christine Lagarde.
"Ce que Christine Lagarde m'a dit c'est: il faut travailler rapidement de manière à construire un schéma qui fonctionne. S'il faut un texte de loi nous ferons ce qu'il faut pour que ce texte soit fait et passe devant le Parlement", a-t-il ajouté.
Un amendement au régime de la fiducie (transfert de propriété limité dans son usage et dans le temps) a été adopté par l'Assemblée en septembre, mais il a été censuré par le Conseil d'Etat, saisi par le Parti socialiste, au motif qu'il était dépourvu de tout lien avec l'objet du texte.
M. Dissaux a par ailleurs annoncé qu'un nouveau chantier allait s'ouvrir, visant à "faire accéder les outils de finance islamique aux champs de la réglementation et de la régulation bancaire".
Il viendra compléter celui, déjà entamé, d'adaptation de la fiscalité destinée à effacer les disparités qui pénalisent les instruments de finance islamique par rapport aux instruments conventionnels.
"Ce que nous avons commencé à faire sur le plan fiscal, c'est un alignement des conditions fiscales pour les opérations de finance islamique avec celles des opérations de finance conventionnelle, et nous allons le réaliser également dans le champs de la réglementation et de la régulation bancaire", a-t-il dit.
Le DIFC publie son livre blanc 'Islamic Financing for Infrastructure Projects'
08/12/2009
Pour the Dubai International Financial Centre, qui l’indique dans son nouveau livre blanc sur les projets de financements islamiques d’infrastructure, le potentiel pour les financements sharia-compliant des projets d’infrastructure dans le Golfe et dans le monde est colossal.
Le DIFC note qu’accroître les parts islamiques de tels projets pourrait aider à rencontrer la demande de financements d’infrastructure qui est estimé dans les 535Mds$ la prochaine décennie et à plus de 2Trillions$ en 2020.
Grande conférence AAOIFI/Banque Mondiale
08/12/2009
‘The World Bank Annual conference on Islamic Banking & Finance’ est organisée les 14 et 15 décembre à Bahreïn par the Accounting and Auditing Organization for Islamic financial institutions (AAOIFI) sous les auspices de la Banque Centrale de Bahrein et en coopération avec la Banque Mondiale.
Une réaction de l’industrie face à la crise financière mondiale : "l’Islamic Finance and Global Financial Stability Forum"
07/12/2009
La conférence inaugurale "Islamic Finance and Global Financial Stability," qui se tiendra à Khartoum en avril 2010, explorera les possibilités de développer un cadre de coopération parmi les institutions financières islamiques pour affronter les défis posés par la crise financière mondiale.
Cette conférence devrait être un jalon important dans la réaction de l’industrie face à la crise financière mondiale puisque Dr. Zeti Akhtar Aziz, gouverneure de la Banque Centrale de Malaisie, a pris elle-même la tête d’un groupe de travail pour préparer l’agenda de ce forum international.
Zawya lance un rapport sukuk collectif
07/12/2009
Zawya a annoncé le lancement d’un rapport collectif sur les sukuk dont le but est d’étudier les barrières rencontrées par l’industrie mondiale des sukuk.
Ce rapport regroupe des contributions telles que celle de Nasser Al Saidi, l’économiste en chef du DIFC, tout comme une analyse des tendances de l’industrie des sukuk due à Ernst & Young.
Hervé de Charrette à OummaTV : la finance islamique permet de bâtir des passerelles entre l’Occident
07/12/2009
Au-delà des tumultes identitaires du moment, qui creusent d’inconséquentes fractures préjudiciables à tous, la finance islamique continue, contre vents et marées, de tracer son sillon dans le paysage économique français, sous l’égide de la Chambre de Commerce Franco-Arabe, présidée depuis juin 2008 par l’ancien ministre des Affaires Etrangères Hervé de Charette.
Depuis la naissance en 2007 du Forum Français de la Finance Islamique, dont le père fondateur n’est autre que Jean-Paul Laramée, Directeur Général de Secure Finance, secrétaire général de l’Institut Français de Finance Islamique et intervenant d’OummaTV,
les vertus de ce modèle de financement, héritage des préceptes coraniques, ont fait une percée notable dans le microcosme politico-économique national, suscitant l’intérêt accru de ses principales forces vives.
A l’heure du multiculturalisme qui bouscule les schémas de pensée européens traditionnels, et au moment où les états du Golfe, véritables pays de cocagne, sont en proie à une crise qui interpelle, nul doute que la troisième édition du Forum Français de la Finance Islamique qui se tiendra à Paris, le 9 décembre, aura un retentissement particulier.
Sur sa rampe de lancement, la finance Shariah compatible représente une manne providentielle pour la France, susceptible de créer des synergies avec la finance conventionnelle des plus porteuses, dont Paris pourrait devenir une place forte, ainsi que l’appelle de ses vœux son premier ambassadeur, Hervé de Charette.
Ainsi, trois événements majeurs rythmeront cette rencontre de très haute tenue qui, sous les auspices de Christine Lagarde, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, scellera officiellement les grands partenariats établis avec le monde musulman :
La participation hautement symbolique du Dr Ahmad Mohamed Ali Al Madani, président de la Banque Islamique de Développement (BID), équivalent de la Banque Mondiale, lequel aura les honneurs de l’Elysée ;
L’annonce de la création de l’Institut Français de la Finance Islamique, dont la vocation essentielle sera de promouvoir et d’accompagner l’essor de la finance islamique en France et dans le monde, en mobilisant son potentiel financier en faveur des PME et des collectivités territoriales ;
Enfin, la signature de deux accords avec la BID, l’un entérinant les liens durables avec son interlocuteur privilégié, l’Institut Français de la Finance Islamique, l’autre relevant d’un aspect plus technique.
Selon Jean-Paul Laramée, la France doit pour une large part au pragmatisme du fait juridique la collaboration avec la Banque Islamique de Développement : « la BID a choisi d’investir en France à travers l’Institut Français de la Finance Islamique, car la souplesse du droit français est de nature à favoriser les synergies en la matière, contrairement au droit anglais plus contraignant » a-t-il déclaré en conférence de presse.
Si le temps est venu de bâtir des passerelles entre l’Occident et le monde arabo-musulman à la faveur d’un système financier aux influences grecques, qui a traversé 14 siècles, l’irruption de la finance islamique sur le devant de la scène publique survient néanmoins au paroxysme d’un climat anxiogène, où la peur de l’altérité nuit gravement à la cohésion sociale.
Une réalité qui n’entame pas l’enthousiasme et la détermination d’Hervé de Charette, lequel se dit prêt à « prendre la tête du débat sur la question », mû par un seul objectif : " promouvoir les bienfaits de la finance islamique ".
Gatehouse et DDCAP Limited lancent un fonds structuré de trade finance sharia-compliant
07/12/2009
Gatehouse Bank, banque islamique d’investissement basée en Angleterre, lancera un fonds structuré de trade finance sharia-compliant en début d’année 2010, avec l’intermédiaire de marché des capitaux islamiques, DDCAP Limited pour investir du capital dans des transactions structurées de trade finance.
Actuellement, comme résultat de la crise de crédit, beaucoup de banques occidentales opérant dans ce secteur sont restreintes dans leurs activités de financement du commerce et la création de ce fonds islamique permettra de fournir de la liquidité a un marché qui a été sérieusement diminué.
« Ce qui prévaut pour Dubaï, prévaudra à partir de 2010 pour un certain nombre d'Etats »
07/12/2009
Anouar Hassoune, Analyste crédit en charge de la coordination internationale pour la finance islamique au sein de Moody's et secrétaire général adjoint de l’Institut Français de Finance Islamique, répond à une interview sur Easybourse
(Easybourse.com) Quel regard portez-vous sur l'affaire Dubaï World et l'attitude du gouvernement de Dubaï à cet égard?
On estime à 100 milliards de dollars la dette en liquidité de Dubai World, et entre 60 et 70 milliards de dollars la dette contingente, autrement dit la dette potentielle.
Si Dubaï venait à soutenir ses activités financières, banques et assurances, nous nous situerions dans des passifs de bilan et de hors-bilan d'environ 160 milliards.
Les actifs de l'émirat de Dubaï ne sont pas connus mais quelques estimations nous laisseraient penser que l'ordre de grandeur serait de 60-80 milliards. Ces actifs sont illiquides. En matière de gestion de bilan, Dubaï souffre d'une accumulation de dette qui en contrepartie n'est pas couverte par des actifs suffisamment rentables, ni suffisamment liquides.
Ainsi, Dubaï n'a pas eu d'autres choix, comme n'importe quel émetteur de dette, que de gérer de manière plus rationnelle et équitable les actifs qu'il porte en tant qu'entité économique. Son attitude consistant à se concentrer en grande partie sur les activités viables et de laisser les activités en difficultés structurelles soient s'éteindre progressivement, soit prendre une place plus réduite dans l'activité économique de l'émirat fait sens.
Et la première entité qui ne faisait plus sens à l'intérieur de Dubaï World est Nakheel, qui s'est essentiellement concentré sur de l'immobilier de luxe et qui n'apportait pas grand-chose en matière de création de valeur ajoutée.
Pensez-vous que le cas de Dubai World soit isolé ?
Dépourvue de ressources pétrolières et de base fiscale pour lever suffisamment de rendements, la flexibilité financière du budget de Dubaï résidait dans les dividendes remontés de ses entreprises. Cette flexibilité s'est considérablement affaiblie en raison de la dégradation de la conjoncture économique, qui a provoqué une baisse de la valeur des actifs.
Ainsi, la question ne se pose pas de savoir si d'autres entreprises connaîtront des difficultés. Ce sera vraisemblablement le cas. L'interrogation porte davantage sur le fait de savoir si le gouvernement pourra soutenir ces entreprises.
Comment expliquez-vous que typiquement il n'y ait pas d'impôts à Dubaï ?
Comme n'importe quelle entité souveraine, Dubaï s'est posé la question il y a plus de dix ans de l'équilibre de son budget face à l'accumulation de sa dette. Cette préoccupation a gagné en importance avant la crise des subprimes fin 2006-début 2007.
Dubaï avait alors lancé le débat en coordination avec ses partenaires de la Fédération, mais aussi en consultation avec certaines organisations internationales, sur la nécessité et l'opportunité d'introduire la TVA dans son arsenal fiscal.
Si l'effet à court terme est une hausse brutale mais temporaire de l'inflation, la TVA est l'impôt le plus efficace, le plus optimal et le moins douloureux, et autorise une stabilité de base des ressources fiscales essentiellement indexées sur la consommation. Or Dubaï est une société de consommation par excellence.
A l'époque, il n'y avait pas d'urgence pour entamer les réformes nécessaires. La liquidité étant disponible, le taux de croissance était de l'ordre de 10%.
Puis la crise a éclaté, et le choix d'instaurer la TVA n'a plus paru judicieux en particulier pour les émirats voisins. Ce qui est particulièrement malheureux, car cela aurait permis à Dubaï d'absorber une partie du choc de nature exogène.
La crise que connaît Dubaï actuellement pourrait accélérer une réforme dans ce domaine ?
Absolument, à Dubaï et dans tous les Etats pétroliers d'ailleurs. D'une part, l'exploitation des ressources naturelles doit également servir à protéger les générations futures en mettant à contribution les générations d'aujourd'hui au budget.
En outre l'impôt a une vertu disciplinante, en incitant à être davantage copropriétaire des actifs publics, et à adopter un comportement économique plus sain, autrement dit, moins dilapidant.
La stratégie de sortie ne sera pas l'apanage de Dubai seul…
Ce qui prévaut pour Dubaï, prévaudra à partir de 2010 pour un certain nombre d'Etats. L'équation macroéconomique est telle que ces Etats ne pourront plus soutenir à bras le corps un certain nombre d'entreprises du secteur public et du secteur privé, qui à termes constituent des passifs davantage que des actifs.
Quelle pourrait être de votre avis l'ampleur du choc pour le pays ?
En termes de tourisme, l'impact ne va pas être si important. Les capacités et les infrastructures existent. La variable d'ajustement sera le prix. Dubaï deviendra une destination meilleure marché. Quand on sait qu'une nuit dans un cinq étoiles à Dubaï représentait parfois le double d'un équivalent européen, cela n'est pas plus mal.
Sur le plan financier, Dubaï va perdre de son lustre.
L'émirat avait vocation à devenir un centre financier mondial. D'ailleurs, dans le classement des centres financiers globaux, Dubaï gagnait des places chaque année et était considérée jusqu'à présent dans le top 15.
Le risque désormais est de voir l'émirat ne redevenir qu'un centre régional. Beaucoup d'institutions financières étrangères ont mis la clé sous la perte, certains ont rapatrié leurs ressources humaines sur place. Un marché aussi volatil ne peut pas continuer à attirer les grands de ce monde.
Pour ce qui est du secteur de l'immobilier qui est essentiellement exotique, la partie est perdue. Il y a eu beaucoup trop de constructions, pour un marché incapable de tout absorber, une demande tributaire du contexte mondial. Dubaï qui est en concurrence avec Marbella, Paris, New York, Shanghai, Singapour, Hong Kong paie le prix de sa globalisation. Le secteur de l'immobilier à Dubaï devrait souffrir pendant longtemps.
De quelle manière interprétez-vous la réaction du marché dans cette histoire ?
Le jour où Dubaï a sombré dans la crise, le marché a sur réagi. C'est une très mauvaise nouvelle.
Les investisseurs ont donné en cela le signal suivant : ils sanctionneraient tout mauvais calibrage des politiques économiques.
Pour le moment Dubaï ne connaît pas une crise de la dette souveraine, mais cela pourrait se transformer en une crise de la dette publique. La politique monétaire a été beaucoup trop laxiste, la politique budgétaire très mal dessinée (pas suffisamment de ressources et pas suffisamment de diversification de ces ressources). Qui plus est, le gouvernement n'a mis en œuvre aucune politique structurelle (équipements et capital humain).
Résultat, le budget a servi à renflouer pendant un an et demi des entreprises très fragilisées.
Comment envisagez-vous les répercussions de la restructuration de Dubai World sur les banques européennes ?
L'exposition directe des banques européennes sur les entreprises emprunteuses à Dubaï est relativement limitée. Les premiers chiffres que l'on reçoit en témoignent.
La dette de Dubaï s'élève à 100 milliards, la dette à risque est d'environ 26 milliards, la dette qui est à même de faire défaut à court terme est de 12,5 milliards : 8 milliards chez Nakheel et 5,5 milliards chez Dubai World. Pour une banque comme RBS, Barclays, HSBC, c'est peu, quoique pas insignifiant, d'autant plus que les banques étrangères ne sont pas les plus exposées au groupe.
Si on fait le scénario qu'il y aura une contagion tout azimut, qu'Abou Dhabi ne va pas soutenir ni de manière conditionnelle, ni de manière inconditionnelle, et que la croissance de Dubaï sera négative, alors on se situera dans une zone extrême. Mais justement, il existe de nombreuses variables d'ajustement, au premier rand desquels la proximité avec son riche voisin Abou Dhabien, capable d'un revers de main d'éponger toute la dette. Reste à savoir quand et à quelles conditions ce scénario se produira…
Bahreïn prévoit des standards de liquidité en finance islamique
05/12/2009
Bahreïn est en train d’étudier des propositions de nouveaux standards de liquidité pour les institutions financières islamiques.
Le Gouverneur de la Banque Centrale, Rasheed Al Maraj a déclaré lors d’une conférence à Bahreïn « La Banque centrale de Bahreïn a récemment publié un draft pour une consultation publique pour les banques conventionnelles et nous sommes actuellement en train de considérer des propositions similaires pour la finance islamique ».
« Nous reconnaissons qu’il y a un manque relatif d’instruments liquides de haute qualité sharia-compliant », a-t-il ajouté. Ces standards qui pourraient être prêts d’ici l’année prochaine pourraient correspondre à cette volonté du Royaume de Bahrein « que les banques possèdent un certain niveau d’actifs liquides dans leurs bilans.»
Une tournée malaisienne en Australie
03/12/2009
Les régulateurs et spécialistes de la finance islamique seront embarqués dans un roadshow en Australie pour développer la coopération entre ces deux pays, annonce un communiqué de la Bank Negara (Banque centrale de Malaisie).
La Banque centrale voit ce roadshow, à Sydney et à Melbourne, comme permettant de faire connaître aux institutions australiennes les opportunités de développement de cette finance.
L’initiative sous l’égide de l’organisation Malaysia International Islamic Financial Center (MIFC) permettra à une délégation de 20 personnes de Malaisie comprenant des officiels seniors de la Bank Negara, de la Securities Commission, de la Bursa Malaysia, des banques islamiques et gérants de fonds ainsi que des firmes d’avocats et de conseil, de rencontrer leurs homologues australiens.
Hervé de Charette défend l'essor de la finance islamique en France
02/12/2009
L'ancien ministre des Affaires étrangères et président de la Chambre de commerce franco-arabe, Hervé de Charette, défend l'essor de la finance islamique en France, affirmant que la laïcité, au nom de laquelle certains s'y opposent, n'a "pas de place" dans le débat.
"La laïcité n'a pas sa place dans le débat", a fait valoir M. de Charrette, lors d'une conférence de presse annonçant la création de l'Institut Français de Finance Islamique (IFFI, institutfrancaisdefinanceislamique.fr).
"Nous ne pouvons pas tomber dans une polémique de seconde zone", a-t-il ajouté. "C'est le mot islamique qui pose question auprès d'une partie de l'opinion qui ne connaît pas le sujet", a encore estimé M. de Charette.
Pourle président de l’IFFI,, la finance islamique "est une question qui intéresse le développement économique mondial et notre développement". Elle pourrait servir à financer en France des PME ou des projets des collectivités locales, a-t-il soutenu.
Le développement en France d'une finance conforme aux principes de la "charia" (loi islamique), défendu par la ministre de l'Economie Christine Lagarde, suscite des oppositions à gauche au nom du principe de la laïcité.
Le député PCF André Gerin, qui préside une commission sur la burqa, avait critiqué début octobre l'introduction de principes de la finance islamique dans le droit français, idée qui braque aussi des députés socialistes.
Un amendement à la loi sur les PME visant à permettre en France des émissions obligataires islamiques (sukuk) a été adopté le 17 septembre par l'Assemblée, mais il a été censuré par le Conseil d'Etat, saisi par le parti socialiste, au motif qu'il était dépourvu de tout lien avec l'objet du texte.
La finance islamique, qui interdit le recours aux intérêts, la spéculation, et les investissements considérés comme impurs (jeu, alcool, armement, pornographie, tabac...), est encore embryonnaire en France.
Paris accueillera mercredi prochain le IIIe Forum français de la finance islamique. Le programme prévoit que la ministre de l'Economie Christine Lagarde en prononce le discours inaugural.
Attijari Bank évoque ses ambitions en Tunisie
02/12/2009
Hassan Bertal, DG d’Attijari Bank, ne cache pas les ambitions du groupe : «Nous espérons devenir l’une des premières banques privées de la Tunisie».
Avec l’introduction des produits bancaires islamiques sur le marché tunisien, la concurrence ne sera que plus vive. Les produits islamiques s’attaquent à une nouvelle niche du marché et un nouveau segment de clientèle, il est probable que des personnes qui n’étaient pas bancarisées auparavant le deviennent. «Nous espérons que, grâce à l’introduction de la finance islamique, le marché sera plus dynamisé, ce qui implique qu’en tant que banques conventionnelles, nous devrions être plus vigilantes, plus réactives et consolider nos positions au niveau de nos propres segments du marché», explique Hassan Bertal.
Ceci passe évidemment par l’amélioration de la qualité de service qui «progresse de plus en plus, en réponse à des clientèles de plus en plus exigeantes».
Malgré la crise de Dubaï, Paris croit à la finance islamique
02/12/2009
Article paru dans Le Monde
La crise de Dubaï aura-t-elle raison du bel engouement de l'Occident pour la finance islamique ? Depuis plus d'un an, suivant la voie ouverte par le Royaume-Uni, plusieurs pays européens, dont la France et l'Allemagne, s'emploient à développer, sur leur territoire, un marché financier "halal".
Ils adaptent leurs lois aux produits financiers islamiques, financent des formations universitaires, pour doter leur pays d'experts de cette activité.
Sans faire mystère de leur objectif commun - attirer les capitaux des pays du Golfe, au sortir d'une crise financière qui laisse le Nord exsangue -, les pouvoirs publics ont assis leur communication sur les vertus de la finance islamique.
Ainsi, parce qu'elle finance des biens ou des actifs identifiés et n'a pas vocation à prêter de l'argent pour spéculer sur les marchés financiers, celle-ci serait plus saine, plus éthique, mais surtout, plus stable. Elle serait une sorte de "bouclier" anti-bulle financière et anti-crise.
Or, les déboires financiers de l'émirat de Dubaï montrent que la finance islamique peut, elle aussi, être en difficulté.
Les économistes et les connaisseurs de cette finance d'un genre nouveau mettent en garde contre les amalgames et les jugements hâtifs. "La crise actuelle de Dubaï n'est pas la crise de la finance islamique, souligne Gilles Saint Marc, avocat associé chez Gide Loyrette Nouel. C'est l'explosion d'une bulle spéculative née d'un surendettement de l'émirat et d'un surdimensionnement des infrastructures, dans une conjoncture mondiale déprimée."
Pratiquement dépourvu de ressources naturelles, Dubaï doit, effectivement, emprunter de manière structurelle sur les marchés afin de financer ses projets d'infrastructures, conduits par le conglomérat Dubaï World. "L'intérêt de la finance islamique pour la France n'a pas de raison d'être affecté par cette crise, poursuit M. Saint Marc. La France a, plus que jamais, besoin de capitaux pour financer sa croissance et préserver ses emplois." Selon l'avocat, les principes qui sous-tendent la finance islamique, même s'ils n'en sont pas l'apanage, restent pertinents : adossement à l'économie réelle, rémunération fonction des flux de trésorerie générés par l'actif financé, transparence, etc.
De leur côté, les économistes relativisent "l'effet Dubaï" et rappellent que l'émirat n'est pas un prêteur potentiel pour les économies européennes, mais un emprunteur sur les marchés financiers.
Autrement dit : oui, le marché des "sukuk", ces « obligations islamiques » émises par l'émirat, peut être ébranlé si Dubaï ne rembourse pas sa dette. Et ce, même si la solvabilité de son "garant", l'émirat d'Abou Dhabi ne fait aucun doute. Mais la vision de la finance islamique comme relais de croissance n'est pas remise en cause.
Cet avis est partagé par de nombreux élus locaux français, en quête de fonds pour financer leurs projets d'infrastructure. Ainsi, Christian Sautter, adjoint au développement économique, à l'emploi et à l'attractivité internationale à la mairie de Paris, assure sans ambage : "La finance islamique achemine l'épargne de pays disposant d'importantes ressources qui cherchent à faire des placements pour l'après-pétrole. Nous avons des investissements à leur proposer dans le cadre de notre plan Paris 2020 !" Pour M. Sautter, qui suit en cela la ministre de l'économie Christine Lagarde, le développement de la finance islamique à Paris est "un enjeu de compétitivité entre places financières".
Pour Elyès Jouini, professeur en finance islamique à Paris-Dauphine, cette crise démontre que "le principe du partage des pertes et des profits entre le prêteur et l'emprunteur n'est pas vain mot". Ainsi, les banques qui ont financé Dubaï sont fragilisées. Mais M. Jouini se dit convaincu que la finance islamique, qui finance l'économie réelle et qui exige une "traçabilité totale" des risques, "permet d'éviter les dérives qui ont conduit à la crise financière de 2008".
Pour Laurent Weill - lui aussi enseignant en finance islamique à l'école de management de Strasbourg, la première formation ouverte en France, il y a un an - cette affaire révèle que "cette forme de finance, plus vertueuse et éthique, comporte aussi du risque et ne doit pas être prise pour un remède miracle".
Bursa Malaysia : une nouvelle première avec la première cotation d’un sukuk étranger
30/11/2009
Bursa Malaysia, la bourse de Malaisie, a annoncé l’inauguration de la première cotation de sukuk étranger, émis par GE Capital pour 500M$. Il s’agit d’un sukuk Ijara de 5 ans.
Le directeur de Bursa Malaysia, Datuk Yusli Mohamed Yusoff, a souligné que cette offre de sukuk de GE Capital était en pleine ligne avec les efforts pour internationaliser Bursa Malaysia comme un centre d’investissement islamique.
L’échappée belle du Gouverneur de la Banque Centrale de Maurice
30/11/2009
Alors que les exécutifs de la Banque Centrale de Maurice protestaient dans la rue contre leur Gouverneur, Rundheersing Bheenic, pour demander à ce dernier de démissionner, celui-ci participait à la 15e réunion du Council of the Islamic Financial Services Board (IFSB) à Kuala Lumpur, avec à l’agenda, entre autres, la stabilité financière globale et les finances islamiques.
La Banque centrale du Luxembourg, première banque centrale d’un pays de l’UE membre de l’IFSB
30/11/2009
La Banque centrale du Luxembourg devient la première banque centrale en Union européenne à devenir membre de l’IFSB, dont le mandat est de créer des règles prudentielles et de régulation pour le secteur de la finance islamique mondiale.
Relocalisation du siège d’HSBC Amanah de Dubaï à Kuala Lumpur
30/11/2009
Déménagement historique d’HSBC Amanah de Dubaï pour sa relocalisation à Kuala Lumpur, décidé par Mukhtar Hussain. Toutefois, il est très difficile de dire si cette relocalisation serait liée à d’éventuelles expositions du Groupe HSBC aux activités des entreprises du Gouvernement de Dubaï.
Selon certaines sources, Hussain serait le CEO d’HSBC Malaysia Berhad en plus d’être le directeur mondial d’HSBC Amanah et le président d’HSBC Amanah Malaysia.
Dubaï à l'abri d'une faillite grâce à son "grand frère" Abou Dhabi
30/11/2009
Dubaï, qui a demandé un moratoire pour le remboursement d'une partie de sa dette, devrait éviter la faillite grâce au soutien de son riche voisin, l'Emirat pétrolier d'Abou Dhabi, mais il sortira durablement affaibli de l'épreuve, d'après les analystes.
"Dubaï en tant qu'Etat souverain n'est pas exposé à une faillite, car il jouit du soutien d'Abou Dhabi", capitale de la Fédération des Emirats arabes unis, estime Pascal Devaux, économiste de BNP Paribas spécialiste des risques au Moyen-Orient.
Mais, il estime que la révélation de sa fragilité financière pourrait donner à Abou Dhabi "l'occasion de reprendre la main sur les émirats à la faveur de cette crise".
Capitale économique des Emirats, Dubai fait de l'ombre à Abou Dhabi, qui produit plus de 90% du pétrole des Emirats, alors que les réserves d'or noir de Dubaï sont quasiment à sec.
C'est Abou Dhabi qui est venu à la rescousse de l'émirat, lequel s'est lancé depuis quelques années dans des projets pharaoniques, se retrouvant lourdement endetté. "Jamais Abou Dhabi ne laissera tomber le fils prodigue même s'il ne cesse d'en critiquer l'exhubérance et les excès", indique à l'AFP un spécialiste de la finance islamique à Paris, sous couvert d'anonymat.
Mercredi, le gouvernement de Dubaï a annoncé avoir levé cinq milliards de dollars au titre de son programme de 20 milliards de dollars de bons du trésor lancé en début d'année pour faire face à ses engagements financiers.
Les cinq milliards ont été souscrits à parité par deux banques basées à Abou Dhabi: la National Bank of Abu Dhabi et Al Hilal Bank, une grande banque islamique. Ces deux banques relèvent de l'Abu Dhabi Investment Council, un organisme du gouvernement de l'émirat d'Abou Dhabi, le plus riche des sept membres de la Fédération.
Une première tranche de 10 milliards de dollars avait été souscrite en février par la Banque centrale des Emirats arabes unis contrôlée par Abou Dhabi.
"Abou Dhabi ne peut se permettre l'effondrement de Dubaï. Il peut permettre l'affaiblissement de l'émirat, dans le cadre de la concurrence entre eux, mais un effondrement de Dubaï affecterait Abou Dhabi", souligne Ibrahim Khayat, un analyste basé à Dubaï.
Il estime que Dubaï "va regagner sa solvabilité financière en échange d'une solution qui le forcera à renoncer à une partie de ses avoirs en faveur d'Abou Dhabi". "Dubai pourra sortir de la crise d'ici deux ans, cependant le contrôle de ses ressources sera partiellement partagé avec Abou Dhabi", ajoute-t-il.
Le souverain de Dubaï, cheikh Mohammad Ben Rached Al-Maktoum, également Premier ministre des Emirats, avait assuré début novembre que l'émirat allait poursuivre ses ambitieux projets de développement et qu'il honorerait ses dettes dans un proche avenir.
La dette totale de Dubaï était estimée à 80 mds USD en 2008, Dubai World représentant à lui seul 59 mds USD de ce montant.
Dubaï devrait régler 13 mds USD de dettes en 2010 et 19,5 mds en 2011.
Des questions entourent cependant l'enveloppe de 5 mds débloquée par Abou Dhabi, puisque Dubaï a affirmé qu'elle ne serait pas utilisée pour soutenir Dubai World.
"On peut penser qu'Abou Dhabi savait ce qui allait arriver à Dubaï World", juge un autre économiste sous couvert de l'anonymat, notant que la grande inconnue est de savoir jusqu'où Abou Dhabi est prêt à aller pour aider son voisin.
Les conditions de l’aide d’Abou Dhabi à Dubaï
30/11/2009
Eric Delannoy, vice-président du cabinet de conseil Weave, spécialiste du secteur financier.
La question qui se pose aujourd'hui n'est pas de savoir si les banques d'Abou Dhabi vont venir en aide à Dubaï, mais quand et comment. Je pense qu'Abou Dhabi veut mettre Dubaï au pied du mur pour reprendre les rênes sur son économie. Mais jamais Abou Dhabi ne laissera son petit frère faire faillite. Ne serait-ce que parce la crédibilité de la finance islamique qui avait particulièrement bien résisté à la crise et qui cherche aujourd'hui à étendre sa présence dans le monde, en serait ébranlée.
Le discours du Gouverneur de la Banque centrale d’Arabie mal accueilli en Malaisie
30/11/2009
Lors de la "Bank Negara Malaysia High Level Conference on Financial Stability"/ la Conférence de Haut Niveau de la Banque centrale de Malaisie sur la stabilité financière, le Gouverneur de la Banque Centrale d’Arabie, Al Jasser a parlé avec passion de « L’amélioration de la résilience et de la stabilité du système financier islamique : Promouvoir l’intégration mondiale de la finance islamique –Renforcer les cadres de supervision locale et d’accueil. »
Les remarques du gouverneur sur la finance islamique ont d’autant plus retenu l'attention qu’il est rare qu’un régulateur ou un ministre d'Arabie Saoudite se prononce ouvertement sur la finance islamique à une plate-forme internationale, et notamment sur le système financier mondial et non seulement sur le marché spécifique en Arabie Saoudite.
Néanmoins, l’intervention de M. Jasser a donné des indications précieuses sur la pensée de l'organisme de réglementation d’Arabie, sans doute l'organisme de réglementation le plus influent de la finance islamique, étant donné que la plus grande réserve de fonds sur le marché de la finance islamique, estimée à 1,2 trillions, provient du Royaume.
«En tant que musulman», a souligné Al Jasser, "il est offensant pour moi de parler de« nous contre eux ». Nous avons une richesse dans la diversité. L'essence de l'islam est la licéité. La genèse des choses est la licéité. Tout est permis sauf s'il est démontré que cela contrevient aux préceptes islamiques. Quelqu'un doit me dire si et comment elle contrevient de manière explicite. En fait, la plupart des produits financiers conventionnels sont bons tant qu'ils ne contreviennent pas aux préceptes islamiques. Les régulateurs et les superviseurs ne sont pas des érudits religieux. Ils sont en charge de la stabilité financière. La sécurité de l'institution est primordiale ».
Al-Jasser, à juste titre,a mis en garde que la conformité à la charia d’elle-même ne peut pas être une barrière contre les risques. «Si une banque Shariah-compliant a une forte exposition sur le marché de l'immobilier par exemple, elle peut se prendre le mur », a-t-il ajouté.
Toutefois, les remarques d’Al Jasser ont suscité la controverse en Malaisie, certains exécutifs malaisiens et acteurs du marché ayant, en privé, exprimé leur déception sur ses propos.
Un nouvel acteur en logiciel de gestion de risque sur le marché
30/11/2009
Grâce à sa mise en œuvre de la solution de SunGard Ambit Ambit Risk and Performance Management par Kuwait Finance House (KFH) pour gérer toutes les formes de gestion des risques dans tout le Groupe KFH, SunGard s’est introduit chez un acteur clé sur le marché de la finance islamique.
L'offensive de la finance islamique en France
26/11/2009
Article paru dans Le Point
Mercredi 18 novembre, Palais Brongniart. Paris-Dauphine, une des 10 meilleures universités européennes, inaugure son master de finance islamique, six mois après la fermeture de sa formation-vedette pour futurs traders. Dans quelques mois, la Qatar Islamic Bank, établissement islamique, pourrait ouvrir une succursale dans l'Hexagone. Une première alors que les grandes banques françaises ont déjà investi ce segment dans le Golfe, à Bahreïn notamment, par le biais d'une marque de BNP Paribas et Calyon.
Dans un contexte de crise financière, la finance islamique séduit. Ses règles basées sur la loi islamique - la charia - se sont révélées un atout de taille. Non seulement elle interdit les placements dans les secteurs considérés "illicites", comme l'alcool, le porc, la prostitution et le jeu, mais elle prohibe également le versement d'intérêts et la spéculation. Seuls les investissements sur les actifs tangibles sont autorisés. Résultat, le secteur est resté à l'écart de la titrisation des crédits "subprimes" américains et les actifs gérés de façon "charia compatible" à travers le monde ont atteint le montant record de 840 milliards d'euros d'actifs dans le monde, selon Moody's. En France, dans le secteur immobilier, "3 à 5 milliards de stocks d'actifs sont financés de manière charia compatible", relève Anouar Hassoune, spécialiste risque crédit chez Moody's et professeur à Paris-Dauphine.
Lagarde multiplie les initiatives
Une manne financière qui irrigue toutefois davantage la City de Londres et la place de Genève que celle de Paris. Faute d'une réglementation financière suffisamment adaptée aux instruments financiers islamiques, la France peine à attirer les liquidités venues des pays du Golfe. Selon un rapport publié pour Europlace fin 2008, Paris pourrait pourtant, au prix de quelques réformes simples, "acquérir le leadership mondial compte tenu de la proximité culturelle de la France avec les pays musulmans" et de l'importance de la communauté musulmane. Un sondage Ifop pour l'Association d'innovation pour le développement économique et de l'immobilier, réalisé au printemps 2008 sur un échantillon représentatif de la population, montre que 55 % des musulmans français, soit plus de 2,5 millions de personnes, sont intéressés par une "offre bancaire compatible avec leurs convictions religieuses ou éthiques".
Ce potentiel d'expansion de la finance islamique n'échappe pas à Bercy. Depuis sa prise de fonction, en juin 2007, la ministre de l'Économie, Christine Lagarde, a régulièrement évoqué la nécessité de développer cette branche financière. Lentement, mais sûrement, elle a adapté la législation, notamment par des dispositions fiscales permettant de "mieux accueillir" les investisseurs immobiliers respectant les règles de l'éthique musulmane. La locataire de Bercy a même rencontré des présidents de banques islamiques. En novembre dernier, elle les invitait au ministère en présence d'élus et de dirigeants d'entreprises. Parmi les convives : Carlos Ghosn. Le président de Renault-Nissan y a souligné l'intérêt pour les entreprises françaises de diversifier leurs sources de financement. Mais, pour l'heure, les montages conformes à la charia pour lever des fonds sont "coûteux", avec des "aspects légaux très complexes", relevait-il. Les obstacles à l'émission de "sukuks", ces obligations islamiques pour lesquelles le souscripteur reçoit une partie des profits de son investissement et qui constituent un des produits les plus dynamiques de la finance islamique, freinent l'intérêt des investisseurs, selon les spécialistes.
Des réticences au nom de la laïcité
Les ajustements législatifs nécessaires ne vont pas sans résistance, à droite comme à gauche. En octobre, des députés socialistes ont fait bloquer une modification du Code civil permettant à un détenteur de sukuks de "pouvoir se prévaloir d'un droit de propriété des actifs-supports" au nom du principe de laïcité. "Il ne faut introduire ni les principes de la charia, ni l'éthique du Coran, ni le droit canon, pas plus que le Talmud ou la Torah. C'est inacceptable", justifie Henri Emmanuelli, député PS des Landes.
Anouar Hassoune tempère et souligne que ces réticences "ne sont pas l'apanage de la France". "Tous les nouveaux marchés de la finance islamique ont au départ eu une réaction de méfiance, voire de rejet." Selon lui, "la finance islamique n'est pas là pour islamiser la France, elle est là pour moraliser les transactions financières. Elle n'appartient pas aux musulmans, c'est un compartiment supplémentaire de la finance socialement responsable". Un constat qui sonne aussi comme un argument marketing sur lequel pourraient rebondir les établissements français pour séduire le plus grand nombre, à une époque où le "socialement responsable" a le vent en poupe, et où la crise a écorné l'image des banques.
L'incapacité de Dubaï à honorer sa dette fait trembler les marchés islamiques
26/11/2009
Dubaï a fait trembler jeudi plusieurs marchés financiers internationaux et provoqué une chute des obligations islamiques au lendemain de l'annonce de son incapacité d'honorer à temps une partie de sa dette. L'annonce a affecté les marchés financiers en Asie, où les obligations islamiques (soukouks) ont reculé de 15 %, et en partie la Bourse de Paris.
L'émirat, touché de plein fouet par la crise financière après des années de boom, avait annoncé la veille son intention de demander aux créanciers de son conglomérat Dubai World, le plus large et le plus endetté, qui contrôle le géant de l'immobilier Nakheel, de surseoir de six mois au paiement de la dette arrivée à maturité. "Dubai World a l'intention de demander à ceux qui participent à ses créanciers et à ceux de Nakheel de repousser au 30 mai 2010 au moins le règlement des dettes arrivées à maturité", a indiqué dans un communiqué le Fonds de soutien financier de Dubaï, organisme chargé de gérer les retombées de la crise sur l'économie de l'émirat. Nakheel se devait de régler en décembre quelque 3,5 milliards de dettes, sous forme d'obligations islamiques.
L'annonce gouvernementale est intervenue après la fermeture de la Bourse de Dubaï pour la fête musulmane de l'Aïd al-Adha. La valeur des obligations émises par Nakheel en 2009 a toutefois plongé de 27 %, selon la banque d'investissement EFG-Hermes. "La dernière chose qu'on souhaiterait voir est un effet domino" avec le report de paiement de dettes d'autres firmes, a souligné la banque dans un communiqué.
La dette totale de Dubaï était estimée à 80 milliards de dollars en 2008, dont 70 milliards de dollars à la charge des compagnies publiques. Dubai World accapare à lui seul 59 milliards de dollars de ce montant. "Le marché s'était habitué à l'idée de la dette de Dubaï et s'attendait à un règlement de la dette de Nakheel en décembre 2009", a déclaré Monica Malik, économiste de la banque EFG-Hermes. "Les obligations de Dubaï pour 2010-2011 sont déjà importantes", a-t-elle souligné. Dubaï devrait régler 13 milliards de dollars de dettes en 2010 et 19,5 milliards en 2011.
Paradoxalement, l'annonce de Dubaï suit celle du lancement réussi d'une tranche de 5 milliards de dollars de bons de trésor au profit de l'émirat qui a été totalement souscrite par deux banques d'Abou Dhabi. La tranche fait partie d'une enveloppe de 20 milliards de dollars, dont la moitié a été souscrite il y a quelques mois par la banque centrale des Emirats arabes unis, ce qui a été interprété comme un signe de soutien d'Abou Dhabi. Dubaï a précisé que la nouvelle tranche ne serait pas utilisée pour soutenir Dubai World qui doit faire l'objet d'une restructuration confiée à la firme britannique Deloitte.
Faut-il avoir peur de la finance islamique?
25/11/2009
Article original paru sur le site du reporter Georges Malbrunnot
« Pas du tout », répond Rodolphe Cazavant. Ce jeune cadre de 32 ans a quitté en début d’année sa banque londonienne pour rejoindre un établissement du Qatar, spécialisé dans la finance islamique. Et il ne s’en plaint pas. « J’ai beaucoup plus de responsabilités et une qualité de vie bien meilleure qu’à la City », ajoute ce père de deux jeunes enfants, qui a découvert les charmes du désert.
A Doha, Abou Dhabi ou Bahreïn, de nombreux cadres français travaillent désormais dans les départements « Finance islamique » des banques locales. Fondée sur la « charia », la finance islamique interdit le recours aux intérêts, la spéculation, et les investissements considérés comme impurs (jeu, alcool, armement…).
La plupart des banquiers français, rencontrés lors d’un récent séjour à Doha, dédramatisent l’arrivée prochaine dans l’Hexagone des « sukuks », ces obligations conformes à la loi islamique.
« Même au Moyen-Orient, la finance islamique reste un phénomène marginal, puisqu’elle ne concerne que 17% de l’activité financière de la région », explique Rodolphe Cazavant. « Mais, c'est vrai qu'elle est en net développement ».
Au Qatar, même si la finance islamique ne représente que 20% de l’activité bancaire, le financement des grands projets gaziers fait désormais appel aux « sukuks ». Et la majorité des licences accordées aux nouvelles banques bénéficient aux établissements pratiquant la finance islamique. « Et puis, la finance islamique elle aussi se modernise, selon R. Cazavant, elle essaie de copier la finance traditionnelle ».
Au Qatar, une cinquantaine d’experts en science islamique se partage les postes dans les « charia board » des banques qui pratiquent la finance islamique. Ce sont eux qui doivent dire si tel projet à financer est « charia compatible ». Mais de la théorie à la pratique, il y a parfois un fossé. « Regardez la finance islamique en Extrême-Orient, elle est très différente de celle que nous pratiquons dans le Golfe », assure André Gilles, un autre banquier.
La plupart regrette que les mentalités françaises ne soient pas encore prêtes pour les "sukuks". « Ca fait peur, nous sommes un pays foncièrement laïc », constate A. Gilles. Pourtant, à entendre tous ces banquiers, la finance islamique n’a rien d’inquiétant.
Depuis quelques années, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, plaide fermement pour son arrivée dans l’Hexagone. Pourquoi un tel engouement, se demandent nombre de banquiers français à Doha. Pour attirer les fonds souverains du Golfe ? « Mais ceux-ci concernent majoritairement des activités conventionnelles », rétorquent-ils.
La plupart, en revanche, s’accorde à reconnaître que « l’activité vente au détail d’une banque islamique peut intéresser une petite frange de la population française de confession musulmane », selon Arnaud Depierrefeu, avocat d’affaires installé à Doha.
Finalement beaucoup en conviennent : la finance islamique est surtout un moyen pour les responsables politiques occidentaux de renvoyer l’ascenseur vers ceux qui les ont aidés à affronter la crise financière. « Nous sommes plus dans le politique que dans l’économie pure », soutient A. Depierrefeu.
Le Qatar, par exemple, a pris une partie du capital de Crédit Suisse, de Barclays Bank ainsi que 9% de Lagardère. « Les grosses entreprises françaises avaient du mal à se refinancer durant la crise, elles se sont dits pourquoi pas recourir à la finance islamique », note un expert économique. Et dernièrement, des assureurs français sont venus au Qatar, afin d'y examiner les possibilités de développer à leur tour une activité finance islamique.
Les banques islamiques se répandent au Liban
24/11/2009
Les banques islamiques prospèrent au Liban après avoir prouvé leur efficacité face à la crise financière mondiale, a déclaré le directeur général d’AlBaraka, Mutasim Mihmisani.
Une loi concernant la finance islamique a été votée au Liban en 2004, et la Banque Centrale du Liban et le ministère des Finances sont « sérieusement » en train d’étudier la possibilité d’amender des lois et la régulation, a-t-il ajouté.
Les banques islamiques au Liban représentent 200M$ d’actifs, avec une base croissante de clients de 6000 clients à l’heure actuelle, a-t-il noté. Jusqu’à présent 5 banques islamiques ont reçu une licence au Liban.
KFH-Turkey reçoit une licence bancaire à Dubaï
24/11/2009
Kuwait Finance House - Turkey (KFH-Turkey) a démarré ses opérations au Dubai International Financial Centre (DIFC) dans la région du Golfe, après avoir obtenu une licence bancaire sous une nouvelle franchise, "the Kuwait Turkish Participation Bank (Dubai) Ltd."
KFH-Turkey a reçu l’accord du Dubai Financial Services Authority (DFSA), après avoir acquis une licence en Allemagne et l’établissement du Bureau de représentation au Kazakhstan, où KFH-Turkey a inscrit un nouvel accomplissement à sa stratégie de devenir une banque mondiale.
La Bank Negara autorise deux banques étrangères islamiques
23/11/2009
La Bank Negara, Banque centrale de Malaisie, a accordé deux licences bancaires islamiques à deux banques étrangères a déclaré Awang Adek Hussin, ministre des Finances délégué.
En avril, le gouvernement de Malaisie avait annoncé que la Banque centrale de Malaisie accorderait deux nouvelles licences bancaires islamiques à des acteurs étrangers importants pour établir de nouvelles banques islamiques dans le pays avec un capital minimum de 1Md$.
Première Conférence Takaful organisée par l'IFPASS
23/11/2009
La première Conférence Takaful organisée par l'IFPASS s'est tenue en France à l'hôtel Concorde Lafayette de Paris le 20 novembre 2009. Etaient réunis les plus grands spécialistes mondiaux du Takaful qui durant toute cette journée ont expliqué à l'assemblée l'ensemble des enjeux et opportunités de développement du Takaful. Aujourd'hui près de 114 sociétés proposent des produits Takaful dans le monde. C'est-à-dire des produits d'assurance qui reposent sur la loi coranique.
Dans un Article du monde publié le 3 mars dernier, Jean-Paul Fitoussi parlant des scandales financiers, disait que « jamais l'amour de l'argent, comme disait Keynes, n'avait conduit le capitalisme à de telles extrémités : rémunérations extravagantes des plus aisés, rendements chimériques, obscénité de la misère, explosion des inégalités, dégradation de l'environnement. L'émergence de l'éthique est-elle une réaction au spectacle affligeant des conséquences morales et sociales d'un monde économique déserté par l'éthique ? »
Si une réelle émergence de l'éthique s'imposait comme une possible réaction à la crise, alors l'une des réponses est peut-être à trouver du côté du Takaful. Rappelons que le Takaful est un concept islamique d'assurance, basé sur les mou'amalat islamiques (transactions bancaires), respectant les normes et règles de la loi islamique. Ce concept a été pratiqué sous différentes formes depuis plus de 1400 ans. Il provient du mot arabe Kafala, qui signifie "se garantir l'un l'autre" ou "garantie conjointe".
En principe, le système de Takaful est basé sur la coopération mutuelle, la responsabilité, l'assurance, la protection et l'assistance entre des groupes ou des participants. C'est une forme d'assurance mutuelle.
Cette finance alternative, éthique et socialement responsable qui fait son apparition en Europe pourrait être l'une des pistes du développement économique de la France qui depuis quelques années fait tout pour attirer ces capitaux étrangers épargnés par la crise grâce justement aux 5 piliers fondamentaux de la finance islamique sur lesquels elle s'appuie : interdiction de l'intérêt et de l'usure (Riba) ; interdiction de l'incertitude (Gharar) et de la spéculation (Maysir) ; interdiction des secteurs illicites (Haram) ; obligation de Partager les Pertes et les Profits (« les 3P ») et enfin l'obligation d'adosser toute opération financière à un actif tangible.
Cette jeune industrie qui ne fait parler d'elle que depuis une trentaine d'années seulement attirent les grandes banques et assureurs français sensibles à ce marché estimé à 840 milliards de dollars (Moody's, Avril 2009) avec un taux de croissance de 10 à 30% selon la classe d'actifs. Les grandes enseignes françaises, BNP Paribas, Crédit Agricole S.A, AGF-ALLIANZ, AXA, commencent à s'implanter sur les marchés émergents et offrent des produits Takaful. AXA par exemple, n'a débuté ses activités qu'en juillet dernier en Arabie Saoudite, où les régulateurs ont accordé le premier appel d'offre à AXA Cooperative.
Les enjeux économiques sont donc très clairs et la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avait annoncé, à l'occasion d'une conférence sur la finance islamique, organisée à Bercy le 3 novembre dernier, que la détermination de la France à mener à bien des réformes susceptibles de favoriser le développement de la finance islamique dans l'Hexagone était "intacte’’.
La volonté de la part du gouvernement français de promouvoir le partenariat avec les institutions financières du Moyen Orient est forte, confirme Monsieur Sohail JAFFER, Associé de FWU Group et spécialiste de la finance islamique.
Al Baraka Banking Group a annoncé récemment son intention de s’implanter en France. L'environnement fiscal a été modifié et l'environnement réglementaire est également en phase d'être modifié actuellement pour permettre l'émergence de la finance islamique en France. Paris Europlace a annoncé que la France octroierait la première licence de finance islamique d'ici fin juin (Projet Omega), le capital de lancement est estimé à 40 millions d'Euro. Il est aussi prévu qu'une grande institution financière française émette son premier Sukuk (obligation islamique) d'une valeur d'1 milliard d'Euro d'ici la fin de l'année.
La France avec ses 5 millions de musulmans est bien positionnée pour devenir le noyau de la Finance islamique en Europe continentale. L'Afrique du Nord considère la France comme une force motrice et innovatrice en matière de finance islamique.
Les institutions financières françaises possèdent déjà une expérience significative dans ce domaine au moyen orient et en Malaisie. La finance islamique parle d'une banque de communauté basée sur la transparence, l'équité et des principes éthiques.
Ces éléments sont très importants et plus particulièrement dans le contexte de crise actuel.
Les facteurs de développement comme le souligne Samir Kouradine, CEO de Global Secure Finance sont de trois ordres : envolée du prix du pétrole (afflux de « pétrodollars »), rapatriement de capitaux suite au 11 septembre 2001 et il faut le dire un réveil de la conscience des pays musulmans sur la nécessité de développer un système financier alternatif au système conventionnel.
Pourquoi s'intéresser à la finance islamique ? Gilles Saint marc, Avocat associé chez Gide Loyrette Nouel, est clair sur le sujet : il s'agit de mobiliser les capitaux du golfe pour financer l'économie française.
La question posée à l'actuel gouvernement est de taille : à côté du grand emprunt de 35 milliards d'euros il faudrait imaginer un « sukuk » (obligation compatible avec le Coran) pour financer les dépenses d'investissement sans aggraver la dette de l'état français. Alors pourquoi pas imaginer un « sukuk souverain ? »
Par ailleurs n'oublions pas que c'est aussi un facteur d'intégration d'un islam moderne et modéré qui fait revenir la question de la laïcité comprise comme la neutralité de l'état à l'égard des religions pratiquées en France.
La chance des assureurs français rappelle Jean Paul Laramee, réside dans leur capacité à innover. Aujourd'hui le développement de l'assurance et de la banque sur internet est un excellent vecteur de développement de la France avec une population musulmane offrant une double culture.
Cela représente une richesse sociale et culturelle unique, point d'ancrage pour le développement de la finance islamique.
Le succès de cette journée est à mettre au compte de l'ensemble des orateurs qui n'auront pas eu assez de temps pour expliquer à l'assemblée toute la richesse et la complexité de ce sujet. Retenons que l'ensemble des règles de conduite à adopter pour un musulman, la Sharia qui désigne littéralement la voie droite que l'on prend pour rejoindre une source d'eau sera peut-être source d'inspiration et de création de « Nouvelles » valeurs pour la société française.
Moody's a prédit que la valeur globale des souscriptions en assurance Takaful s'élèvera à environ 5 milliards d'Euros d'ici 2015. La croissance du Takaful sera de 20% par an contre 2,5% pour l'assurance conventionnelles. Les produits Takaful sont éthiques, ils partagent quelques principes avec les investissements socialement responsables (par exemple, Banque Populaire).
L’introduction du Takaful sur le marché français sera facilitée par un environnement favorable. Les alliances stratégiques entre les institutions françaises et du Moyen Orient/d’Asie sont une avenue à exploiter pour faciliter l’implantation de la finance islamique en France.
Cependant, il reste des défis à surmonter tels que les canaux de distribution, le positionnement du produit et des prix compétitifs.
Pourquoi ils ont décidé d'étudier la finance islamique?
23/11/2009
C'est la question que Rue 89 a posée à trois étudiants de la première promotion du master de finance islamique que vient d'ouvrir l'université de Paris Dauphine.
Mouhamed, 38 ans
« Je suis financier de formation, je travaillais dans la banque. Mon but, c'est de créer une institution financière conforme avec les pratiques de la finance islamique.
Pour moi, la finance islamique, c'est fondamentalement une finance d'investissement.
De façon classique, vous allez voir une banque pour faire un prêt, elle vous impose un intérêt que ça marche ou
pas. En finance islamique, ce que vous payez est en relation directe avec le profit généré.
Je suis ivoirien. Lorsque les institutions internationales font des prêts aux pays africains, ce sont des prêts avec des intérêts, en général des intérêts composés, ce qui fait que les pays africains ne sortiront jamais de l'endettement.
En finance islamique, les Sukuk sont des obligations adossées à des actifs tangibles. Si les pays africains se tournent vers ce genre de produits, cela permettra d'arrêter l'endettement et de financer des infrastructures.
Tous les pays d'Afrique de l'Ouest sont membres de la Conférence islamique et membres de la Banque islamique de développement. Ces pays sont déjà sensibilisés à cette question. Il nous appartiendra de retourner dans nos pays et de favoriser l'émergence de cette finance. »
Constance, 23 ans
« Je suis spécialiste de gestion d'actifs. J'apprends le chinois, je m'intéresse au côté très culturel du droit musulman, à la géopolitique, à l'histoire des religions. J'aimerais partir dans des pays à dominante musulmane comme la Malaisie et faire de la gestion de fonds islamiques.
On va étudier tous les outils spécifiques de la finance islamique. Il y a des principes à connaître, les secteurs d'exclusion [alcool, jeux…, ndlr] comme le fait que l'usure n'est pas permis : les banquiers doivent prendre leurs commissions autrement.
Les transactions sont adossées à tout ce qui est tangible. Beaucoup disent que si on avait adopté ces principes, la crise des subprimes n'aurait pas existé. »
Naïma, 24 ans
« Chef de projet d'une banque française, j'ai entendu parler de finance islamique dans des voyages professionnels et j'ai voulu l'étudier pour faire du développement de projets. Je la conçois comme un compartiment éthique de la finance.
En terme de législation, c'est pas gagné en France. Le droit français ne permet pas d'avoir recours à tous les instruments de finance islamique. Il faut faire en sorte que cette finance ne soit pas pénalisée par le droit français, éviter des situations de double imposition.
La finance islamique, c'est peut-être une discipline qui fait peur par méconnaissance. Finance islamique, on pense tout de suite financement du terrorisme. Il faut éviter les amalgames islamique-islamiste.
Il existe déjà des certificats de finance islamique mais pas reconnus de la même manière. Dauphine, c'est un gage d'enseignement de qualité. On est pionniers. »
Les entreprises occidentales s’intéressent au marché des « sukuk »
23/11/2009
Selon une étude récente de Moody’s, le rebond de 40% des émissions de sukuk (obligations islamiques) au cours des dix premiers mois de 2009 est essentiellement attribuable à des émetteurs souverains qui ont bénéficié de la remontée des prix du pétrole. Le gouvernement de Dubaï a ainsi levé le mois dernier «près de 2 milliards de dollars via la plus importante émission de sukuk réalisée cette année dans la région du Golfe». Cette prépondérance des acteurs publics pourrait toutefois évoluer après l’émission finalisée jeudi dernier par GE Capital, la branche financière de General Electric, de 500 millions de dollars à travers des sukuk à maturité de 5 ans. Cette opération destinée aux investisseurs du Moyen-Orient, d’Asie et d’Europe est emblématique car elle constitue la première émission de ce genre réalisée par une entreprise privée américaine.
L’opération, qui servira au financement général de l’entreprise, vise également «à compléter et à solidifier sa présence grandissante au Moyen-Orient et en Asie», selon Aris Kekedjian, directeur général de GE Strategic Development. Elle permet aussi au groupe américain de diversifier ses sources de financement, estime Kathy Cassidy, trésorier de General Electric en soulignant que le conglomérat «a désormais l’intention de faire régulièrement appel à ce segment de marché après l’accueil favorable rencontré par cette première opération». L’émission, qui prévoit le versement d’un coupon fixe de 3,87%, s’est en effet réalisée avec un spread supérieur de 175 points de base (pb) au taux des obligations d’Etat américaines d’échéance comparable, ou seulement 20 pb de plus que l’émission traditionnelle à 5 ans de 1,5 milliard de dollars réalisée le 10 novembre par GE Capital.
D’autres entreprises occidentales songent également à recourir aux sukuk dans le domaine des financements de projet, comme Total qui pourrait y consacrer une tranche de 500 millions de dollars sur une enveloppe de crédit d’au moins 6,5 milliards nécessaire pour financer la raffinerie de Djoubaïl. Sans utiliser de sukuk, Suez avait déjà en 2007 intégré une tranche de 600 millions de dollars de crédit islamique (facilité ijara) dans son projet d’unité de production électrique de Marafiq, également en Arabie saoudite.
[Agefi]
2 nouveaux palaces à Fès pour Guidance Financial Group
20/11/2009
La nouvelle chaîne hôtelière Shaza Hotels, lancée en partenariat en 2006 entre l’opérateur suisse d’hôtellerie de luxe Kempinski et Guidance Financial Group (groupe américain de finance islamique détenu par le qatari Barwa), avance ses pions au Maroc. Après Marrakech, elle s’apprête à défaire également son baluchon à Fès pour gérer deux anciens palais transformés en palaces haut de gamme. C’est le partenaire marocain, Cèdre Finances, qui a fait l’acquisition de ces deux unités dans l’optique d’en confier la gestion, dès fin 2010, à Shaza Hotels après plusieurs mois de restauration. Cèdre Finances, qui est contrôlé par l’homme d’affaires français Jean-Pierre Lamic, a également accompagné Shaza Hotels dans l’acquisition en 2008 de l’Imperial Borj Marrakech. Ce fleuron de l’hôtellerie de la ville ocre, aujourd’hui propriété de Ghic Maroc (filiale de Guidance Financial Group), devra arborer la marque Shaza dès l’année prochaine. Et avant même le démarrage des unités déjà acquises, le tandem Shaza-Cèdre Finances est d’ores et déjà en train de prospecter au nord du Maroc et plus particulièrement Tanger. Sur les 30 hôtels que compte atteindre la chaîne Shaza à l’horizon 2016, le Maroc sera ainsi bien représenté aux cotés d’autres destinations telles l’Egypte, l’Arabie Saoudite, la Turquie ou le Qatar.
"Nous sommes plus armés pour servir la finance islamique à Paris qu’à Londres"
19/11/2009
Mercredi 18 novembre, l’université de Paris Dauphine organisait une conférence inaugurale de son diplôme sur les principes et pratiques de la finance islamique. A l’honneur, de multiples experts nationaux et internationaux sur le sujet, parmi lesquels Olivier Pastré, Professeur d'économie à l'Université de Paris VIII, membre du Cercle des économistes et coauteur du rapport Jouini-Pastré sur la finance islamique remis à Paris Europlace.
La crise renforce l’intérêt de la finance islamique. Cette finance est basée sur un principe qui est le partage des risques. Or c’est le non partage de risque qui est à l’origine de la crise financière.
La finance islamique est par ailleurs fondamentalement mutualiste. Or la banque mutualiste a montré une meilleure résistance face aux perturbations de ces deux dernières années que la banque capitaliste.
Il y a un boulevard pour la finance islamique.
Aujourd’hui, le marché représente environ 700 milliards de dollars. C’est presque le marché des subprimes. Cela mérite que l’on s’y intéresse. Le marché devrait représenter 1300 milliards à l’horizon 2020.
Un intérêt mutuel
Il est intéressant pour la France d'encourager le développement de la finance islamique à plusieurs titres. Cela peut contribuer à faciliter le financement à long terme de l’économie, peut permettre de créer des emplois qualifiés, favoriser l’exposition du pays dans la zone du Moyen Orient, ou encore en Asie du Sud est.
La France est intéressante pour la finance islamique. Ce pour trois raisons. Cela permet à la finance islamique massivement opérée à partir de Londres de diversifier ses risques. Le développement en France autorise également la diversification de l’expertise. Nous avons une communauté de recherche en matière de finance de qualité unique dans le monde.
Enfin, l’essor de la finance islamique en France l’amène à un meilleur positionnement par rapport à l’euro, une monnaie qui structurera le système monétaire international à l’avenir.
Paris contre Londres, la bataille fait rage
Je vois au moins cinq arguments en faveur de Paris. Tout d’abord l’existence d’un droit romain plus proche du droit islamique que ne l’est a priori le droit anglo-saxon. Ensuite, une expérience ancienne et confirmée de partenariat avec des opérateurs travaillant dans les régions où la finance islamique se développe. La population musulmane est trois fois plus nombreuse en France qu’en Grande Bretagne. Nous avons qui plus est, selon la Banque des règlements internationaux, un système bancaire plus solide qu’outre Manche. Enfin, nous disposons d’une plateforme technologique, NYSE Euronext, plus internationalisée que celle de Londres.
Il y a donc un potentiel majeur de développement de la finance islamique en France.
Un article est paru dans le journal La Tribune intitulé «La finance islamique peine en France». Je trouve ce titre véritablement non pertinent.
Les autorités publiques se sont saisies du dossier. Sur les dix réformes proposées, cinq ont soit été faites soit sont très avancées. Le gouvernement a clairement décidé de mettre en place les moyens juridiques de développer la finance islamique sans avoir un désavantage concurrentiel par rapport à d’autres places.
Au demeurant, le droit avance moins rapidement que les salles de marché.
Les banques françaises doivent être plus dynamiques
Il manque selon moi deux éléments importants. En premier lieu, la communication. Il faut expliquer, convaincre que la place de Paris est bien positionnée pour devenir un hub de la finance islamique en Europe. En outre, il faut que les banques françaises soient plus dynamiques. Elles sont très opérationnelles sur la finance islamique mais à l’extérieur de nos frontières. Il faudrait que les pouvoirs publics les incitent à développer la finance islamique intra muros.
Elyes Jouini : "Face à la crise, la finance islamique permet d'ajouter une corde à son arc"
19/11/2009
Le responsable du diplôme "Principes et pratiques de la finance islamique" de Paris-Dauphine détaille le contenu et les enjeux de cette formation pour Lesechos.fr.
Les Echos : Comment est née l'idée d'un diplôme universitaire spécialisé dans la finance islamique ?
Elyes Jouini : Il y a deux ans, j'ai été chargé par Paris Europlace de conduire avec Olivier Pastré une étude sur le potentiel de la finance islamique en France. Nous avons alors pris conscience du manque de formations spécialisées, et ce à l'échelle internationale. Jusque-là, il y avait d'un côté ceux que l'on appelle les "Charia scholars", des spécialistes du droit musulman qui découvraient le monde de la finance, et, de l'autre, des spécialistes de la finance qui se penchaient sur la finance islamique. Mais aucune formation intégrée globale n'existait pour former de véritable spécialiste.
L'Université de Strasbourg a été pionnière en France en lançant il y a un an un diplôme universitaire (DU) Finance islamique. J'ai à mon tour proposé, en avril 2009 à Dauphine, de créer une formation spécialisée en la matière. Tout s'est ensuite enchaîné très vite puisqu'en juin, nous avions tous les feux verts et que vendredi 20 novembre seront donnés les premiers cours de ce DU Principes et pratiques de la finance islamique.
Quel est le profil des étudiants engagés dans cette formation ?
La trentaine de personnes retenues, âgés de 22 à 40 ans environ, ont été sélectionnés sur dossier en fonction de leur parcours. La moitié d'entre eux sont en formation continue : ce sont des cadres de banques, assurances et autorités de marchés, qui veulent avoir une formation pointue dans la finance islamique. Les autres, qui sont inscrits en formation initiale, ont une formation de gestion spécialisée en finance ou de juriste.
Ces étudiants sont de toutes cultures et de toutes origines, et nous insistons d'ailleurs sur le fait que la finance islamique n'est pas réservée aux musulmans ! De grandes banques comme Calyon sont ainsi présentes dans les pays du Golfe, sans s'appuyer nécessairement sur un personnel originaire de la zone. La finance islamique est surtout une question de savoir-faire.
Visiblement, le message est passé et nous avons même été surpris par le nombre de candidatures déposées pour cette formation. En dépit du fait que Dauphine n'a communiqué sur le lancement du diplôme qu'en juin 2009, 200 candidatures ont été reçues pour une trentaine de places seulement. C'est autant que pour certains des masters les plus sélectifs. On peut penser que face à la crise, un certain nombre de personnes se sont dit que la finance islamique permettait d'ajouter une corde à son arc.
Quel est le contenu de cette formation sur un an ?
Les étudiants doivent d'abord maîtriser les bases de la finance classique, auxquelles nous ajoutons les essentiels, juridiques et techniques, de la finance islamique. Dans un deuxième temps, ils toucheront aussi à "l'approche métier", plus concrète : qu'est-ce que la banque islamique, la gestions d'actifs islamiques... A cela, nous avons tenu à ajouter une couche supplémentaire de culture générale concernant la géopolitique du monde musulman, les relations des religions avec l'argent, l'histoire de celles-ci et du capitalisme financier...
Des débouchés se dessinent-ils déjà pour les étudiants ?
Les cours n'ont pas encore commencé et la moitié des étudiants sont déjà en stage. La France est prête pour accueillir la finance islamique, comme l'évoquait récemment Christine Lagarde. On évalue à 120 milliards d'euros les fonds que la France peut attirer, en matière de finance islamique, à l'horizon 2020... une somme consistante. Et Paris est en mesure de proposer les mêmes avantages que Londres, voire davantage, grâce à la présence d'une population musulmane plus importante et mieux préparée. Former dès aujourd'hui des spécialistes de la finance islamique ne peut que donner des atouts supplémentaires à la France.
Finance islamique : la ruée vers l'or noir !
18/11/2009
Finance Islamique France poursuit, dans sa veille quotidienne, sa revue des articles parus suite à la conférence inaugurale au Palais Brongniart de l’Executive Master de finance islamique de Paris-Dauphine en présence de personnalités clés de l’industrie et du monde politique telles qu’Hervé de Charrette, ancien ministre et Président de l’Institut Français de la Finance Islamique.
Ci-dessous, le » papier » de Marianne.
Feignant de louer l'éthique de la finance chariah-compatible , les pontes des marchés regardent avec gourmandise les juteux pétrodollars à même de solder leur dette sans vexer Bruxelles. Exemple au raout de la finance islamique organisé par l'université Paris Dauphine.
Sous la haute voûte empire de la Bourse de Paris, où se prélassent des Grâces de stuc portant le code des Marchés, les élèves attentifs et financiers fixent un écran sur lequel est projeté un diaporama sobre. Son titre : «Paris, le nouveau centre de la finance islamique en Europe.» Pour cette conférence inaugurale du nouveau diplôme de Finance islamique de l'université Paris-Dauphine, consultants, professeurs et politiques sont venus louer l'économie compatible avec la chariah.
Une filière plus que prometteuse en ces temps de crise car, en plus de revendiquer une posture éthique du plus bel effet auprès du grand public, elle donne accès aux réserves cyclopéennes de pétrodollars des pays du Golfe !
La panacée du lendemain de crise ? Loin de là...
Et du cabinet Baker and McKenzie à Paris Europlace, les gens sérieux se pressaient à la tribune. Entre experts, il est de bon ton de commencer son intervention par : «la finance islamique est-elle la panacée ?» Contrairement aux exposés dithyrambiques qui l'on élevée en 2008 en solution absolue aux déboires du capitalisme occidental, il se trouve que non !
«La finance islamique court les mêmes risques que la finance traditionnelle, assurait Patrick Rochette, cadre de la Bank of London and the Middle East, spécialisé dans ce type de gestion. Avec la crise, elle a également été frappée : du fait de son manque de diversification, du fait de la crise de liquidité... Son vrai atout, ce sont les outils de contrôle qui permettent d'anticiper les risques.» Une qualité, certes, à laquelle s'ajoutent l'interdiction de l'usure et le refus de financer certains secteurs, entre autres. Mais ce ne sont pas ces qualités qui font vibrer les financiers.
Des montagnes d'or noir inodores au nez de Bruxelles
Gilles Saint Marc, président de la Commission pour la finance islamique de Paris Europlace n'y va pas par quatre chemin : «la première raison de choisir la finance islamique est pragmatique : elle permet de mobiliser les fonds massifs du Golfe.» Au moment de la crise de 2008, contraint à l'endettement massif par l'effondrement de l'économie par contagion de la crise financière, les financiers du globe ont découvert un mot arabe magique : «sukuk».
Sur le principe, les Etats du Golfe peuvent émettre des sukuks pour entériner l'injection d'argent frais et «prendre participation» dans n'importe quelle affaire compatible avec les principes de la chariah : construction d'infrastructure, renflouement d'une entreprise... Mais là où l'émission de bonds du trésor fait froncer les yeux à Bruxelles qui les ajoutent à la dette, les sukuks, assimilés à des «titres de propriétés», ne tombent pas sous le coup des critères de Maastricht : de la dette mais sans la dette !
Dès 2008, l'AMF a donc émis une notice pour ce type de produit financier dont Christine Lagarde est devenue fan du jour au lendemain. «Financement immobilier, relance du private equity... les sukuks seront vraiment l'avenir de la finance !», s'enthousiasme Marc Mariani, partenaire chez Baker and McKenzie.
De General electric au Grand Paris : tout le monde en veut !
Si ce type de financement n'a pas dépassé les 2 milliards de dollars en Europe depuis 2004, Elyes Jouini, responsable du nouveau diplôme de Dauphine en la matière, évaluait le potentiel à 120 milliards d'euros juste pour la France à l'horizon 2020... «La finance islamique est bienvenue à Paris,» est venu clamer Christian Sautter, maire adjoint en charge du développement économique de la capitale, énumérant les projets de logements à l'horizon 2012. Impressionné par l'exposé d'un banquier venu de Dubaï, l'ancien ministre des Finances lui avait amicalement tapé sur l'épaule en l'invitant : «venez donc financer le Grand Paris !»
Mais dans toutes les bouches, la prophétie venait des Amériques : annoncé fin octobre, le premier sukuk américain de plus de 500 millions de dollars contracté par General electric faisait rêver les experts réunis au Palais Brongniart. «Il faut que nous puissions monter au delà des 500 millions de dollars pour atteindre une taille critique», soutenait l'un d'eux fièvreusement.
Les observateurs apprécieront la diversification : après avoir financé le terrorisme international, les théocraties pétrolières du Golfe vont désormais solder les errements de la finance occidentale. Des millions, des milliards de pétrodollars retombant en pluie fine sans affoler Bruxelles... Pragmatique, un étudiant applaudit la fin de la conférence : «malgré tous les discours sur l'éthique, s'il n'y avait pas eu l'argent du Golfe, personne ne se serait intéressé à la finance islamique !»
Quand l'université Paris-Dauphine inaugure un master de finance islamique
18/11/2009
Article paru dans Le Point
C'est au palais Brongniart, la place financière de Paris, que la prestigieuse université de Paris-Dauphine a inauguré, mercredi 18 novembre, son nouveau master spécialisé en finance islamique. Pour l'occasion, l'institution a invité des professionnels et des universitaires renommés, mais aussi l'ancien ministre des Affaires étrangères Hervé de Charette, président du nouvel Institut français de finance islamique, ou encore l'ambassadeur de France à Bahreïn, un centre de la finance islamique.
Une inauguration en grande pompe qui contraste avec la fermeture surprise, annoncée il y a quelques mois, du master star de l'université, spécialisé dans les marchés financiers. Il faut dire qu'il existe un réel engouement pour la finance islamique, qui respecte la Charia en rejetant notamment la pratique des taux d'intérêt et la spéculation purement financière. Lors de la sélection des étudiants, le master a attiré plus de 200 candidats, pour seulement 35 admis, dont 20 en formation initiale et 15 en formation continue, selon l'université.
Kaouther Jouaber, coresponsable de la formation, souligne l'existence d'un "besoin de marché parmi les professionnels de la banque", essentiellement à l'étranger. Mais l'Hexagone devrait bientôt se mettre au diapason : le gouvernement a récemment affiché son ambition de développer la finance islamique. Un des objectifs : attirer encore plus de capitaux étrangers en France.
Tunisie : Best Bank s’appellera Banque Al Baraka Tunisie dès 2010
18/11/2009
A partir du 1er janvier 2010, Beit Ettamouil Saoudi Tounsi, plus connue sous le nom BEST Bank deviendra la Banque Al Baraka Tunisie.
La nouvelle dénomination s’inscrit dans le cadre de la décision d’Al Baraka Banking Group (ABG) d’unifier l’identité commerciale de son réseau bancaire international implanté dans 11 pays (Algérie, Bahreïn, Egypte, Jordanie, Liban, Pakistan, Afrique du Sud, Syrie, Soudan, Tunisie et Turquie).
Créée en 1983, la Banque Al Baraka Tounes est filiale à près de 80% d’Al Baraka Banking Group (ABG) basé au Bahreïn et fondé par le milliardaire saoudien Sheikh Salah Abdullah Kamel, l’un des pères de la finance islamique moderne. Les 20% restants du capital de la banque sont détenus par l’Etat tunisien.
La banque dispose actuellement d’un réseau de 8 agences dans les villes de Tunis, Ben Arous, Manouba, Sousse, et Sfax. Outre le financement de l’investissement, la banque offre une variété de services bancaires courants comme les comptes de dépôts, virements locaux et internationaux, payements électroniques, opérations liées aux commerce extérieur, e- banking, etc, destinés à la clientèle privée et corporate à l’image des autres banques de la place, en plus de l’activité de banque Off shore pour les comptes en devises.
Pour les particuliers, l’activité se limite aux services de dépôt, ainsi qu’à l’épargne rémunérée par un profit halal, généré par les activités de la banque qui, du fait de son statut de banque islamique, ne finance que des projets conformes à l’éthique de l’Islam. Un contrôle religieux des dossiers est pratiqué avant l’approbation des projets pour s’assurer de leur conformité avec la Charia.
Les entreprises clientes de la banque appartiennent principalement au secteur industriel, ainsi qu’à celui des services, du commerce et des activités agro-industrielles.
Les émissions de sukuk repartent à la hausse
18/11/2009
Les émissions de sukuk ont fait un bond de plus de 40% sur les dix premiers mois de l'année par rapport à la période correspondante de l'an dernier, selon un "special report" de Moody's ("Global Sukuk issuance Surges as Effects of Credit Crisis recede : Overview and Trend Analysis").
Au deuxième trimestre 2009, les émissions de sukuk sont reparties à la hausse et au troisième trimestre, le rebond a été particulièrement marqué. Ce sont plutôt les émetteurs souverains ou liés aux gouvernements qui occupent le devant de la scène, les entreprises étant moins susceptibles de revenir sur le marché dans l'environnement économique actuel. "Pour l'ensemble de l'année, la croissance des émissions de sukuk dans le monde pourrait tutoyer les 50%, compensant le recul de 55% enregistré en 2008", estime l'auteur du rapport Faisal Hijazi, Business Development Manager chez Moody's pour les services de notation et la finance islamique.
Sous l'impact de la remontée des prix du pétrole, les Etats du Golfe ont été nombreux à dégager des excédents budgétaires pour la première fois depuis près de cinq ans. Et l'Arabie saoudite, le Qatar, Abu Dhabi ont de nombreux projets stratégiques (infrastructures, éducation, tourisme) dans les tiroirs ou déjà engagés.
Pour Moody's, cette évolution depuis longtemps attendue, à savoir la plus grande implication des pouvoirs publics sur le marché des sukuk, est une bonne nouvelle, car elle devrait contribuer à créer et/ou asseoir un marché des obligations islamiques plus efficace et plus solide. Cet engagement des Etats pourrait aussi permettre de développer une courbe des taux plus détaillée et par conséquent une grille des risques plus précise. Ce qui pourrait favoriser le retour des entreprises sur ce marché.
SABIC crée une chaire en finance islamique à l’Université Al Imam
17/11/2009
A la Imam Mohammed bin Saud Islamic University en Arabie Saoudite, a été créée une chaire sous le nom de"SABIC Chair for Islamic Finance Market Studies" dont le but est de promouvoir la recherche et les études en finance islamique.
Luxembourg : une plus grande implication dans la finance islamique
16/11/2009
Le bureau luxembourgeois de PricewaterhouseCoopers (PWC) dans un rapport sur la finance islamique, préconise une plus grande implication dans la finance islamique et invite le gouvernement luxembourgeois et les régulateurs, à ériger le Duché comme le hub européen de la finance islamique, spécialement pour les fonds islamiques et les sukuk.
Le rapport de PwC indique que la finance islamique est déjà une importante niche pour Luxembourg. 16 sukuk sont déjà cotés à la Bourse de Luxembourg. Par exemple, l’émission du sukuk Petronas EMAS de 1,5Mds$ en août 2009 a été enregistrée à Luxembourg, le groupe ayant préféré cette place au London Stock Exchange.
De plus, 31 fonds d’investissements islamiques sont domiciliés à Luxembourg.
Lors d’une tribune à l’ Islamic Financial Services Board (IFSB), le Gouverneur de la Banque Centrale de Luxembourg, Yves Mersch, a dit « malgré les turbulences actuelles, les praticiens du marché de la finance islamique au Luxembourg restent optimistes sur le fait que la finance islamique a des chances de croître fortement ces prochaines années en raison de l’appétit des investisseurs pour les produits financiers basés sur les principes éthiques. »
Deutsche Bank et GFH signent un accord de 100 M$
16/11/2009
Gulf Finance House (GFH) a annoncé avoir signé un accord avec Deutsche Bank pour le placement de sa seconde transaction de mourabaha convertible de 100M$.
Cette transaction entre dans le cadre de la recherche de liquidité de GFH,
avec l’augmentation de ses droits de souscription de 300M$, la vente partielle de QInvest
à Qatar Islamic Bank pour approximativement 51M$ et un premier placement de 100M$ d’un mourabaha convertible avec Macquarie Group.
Investment Dar : restructuration de 3,5 mds $
16/11/2009
Investment Dar de Koweït présentera aux créanciers et aux investisseurs ce mois-ci une proposition de restructuration d'environ 1 milliard de dinars (3,5 milliards $) de sa dette. L'entreprise d'investissement islamique, en défaut de 100 millions de dollars sur de la dette islamique en mai dernier [une première dans la région,ndlr] dit vouloir vendre certains actifs afin de satisfaire à ses obligations.
"Les engagements financiers de Dar sont un peu courts de 1 milliard de dinars", a déclaré à Reuters un porte-parole, qui a requis l'anonymat.
Dar, qui détient la moitié de Aston Martin, le constructeur automobile britannique de luxe, a déclaré qu'elle avait signé un accord avec les créanciers et les investisseurs pour geler les revendications temporairement.
La BID accorde 1Md $ en soutien pour les fermiers
16/11/2009
La BID a annoncé un extra 1Md$ pour soutenir les fermiers dans les pays en développement dans un projet avec l’agence de nutrition de l’ONU, Food and Agriculture Organisation (FAO).
Les fonds seront distribués au cours des trois prochaines années pour financer les projets dans les pays membres de la BID et l’agence de l’ONU fournira le soutien technique.
Quel avenir pour la finance islamique en Algérie?
16/11/2009
Si, dans certains pays occidentaux, les législateurs cherchent actuellement à créer les conditions réglementaires afin de permettre à leurs banques de capter les capitaux «halal», la législation algérienne a déjà autorisé ce genre d’opérations depuis 1991, lors de l’agrément de la première banque privée spécialisée dans ce financement, à savoir El Baraka Bank. Mais pour les spécialistes en la matière, ce marché, qui s’est développé dans le pays depuis 18 ans, demeure, cependant, en phase de démarrage. Il représente, selon les derniers chiffres connus, seulement 1% du système financier national et près de 15% des banques privées.
Et le nombre de banques et établissements agréés depuis se comptent sur les doigts d’une seule main : trois banques (El Baraka, Essalem et AGB) ainsi qu’une compagnie d’assurances (Salama) opèrent actuellement en Algérie selon les préceptes de la Charia.
Ce qui a fait dire d’ailleurs à certains spécialistes que la finance islamique en Algérie en est encore à un «stade embryonnaire». Motif ? La loi sur la monnaie et le crédit autorise, certes, les opérations d’investissement et de commerce conformes aux préceptes de la loi islamique (charia), mais ne les a pas clairement définies en tant que catégorie spécifique de financement.
«La finance islamique opère selon des règles différentes de la finance classique. Par conséquent, il faudrait avoir un système adapté au code de commerce, au niveau de la législation fiscale, parce que les transactions sont structurées d’une manière particulière par rapport aux banques classiques qui utilisent des intérêts. Dans le cas de la finance islamique, on utilise des opérations commerciales mais qui sont de nature financière», indique un expert. Ce manque de précisions serait à l’origine du timide développement de ce segment de la finance après deux décennies d’activité marquées par la présence seulement de quatre opérateurs financiers, dont trois n’ont qu’une année d’existence, qui offrent des produits financiers islamiques.
Certains experts, à l’image du directeur central d’El Baraka Bank, M. Nasser Hideur, ont vivement suggéré d’introduire certaines règles pouvant faciliter l’application ainsi que la réussite de ce type de financement en Algérie. En d’autres termes, ce banquier a indiqué que les lois bancaires, commerciales et fiscales gagneraient à être revues afin d’intégrer des dispositions particulières permettant d’assurer des opérations bancaires régies par les règles de la finance islamique. Existe-t-il une volonté politique de la part des autorités monétaires du pays pour la réussite d’une telle entreprise ? Affirmatif, répondent certains participants. En effet, ces derniers nous ont fait savoir que le ministère des Finances avait récemment affirmé que l’activité des banques islamiques en Algérie est codifiée de manière cohérente, en ce sens que la loi sur la monnaie et le crédit et les textes d’application de la Banque d’Algérie contient des textes législatifs visant à réguler les produits bancaires proposés par ces banques islamiques. Pour rappel, le premier argentier du pays avait annoncé également qu’un groupe de travail, formé de responsables de banques et établissements concernés, membres de l’Association des institutions financières et des banques, mène une étude exhaustive afin de formuler de nouvelles propositions pour le développement et le soutien de l’activité des banques islamiques en Algérie.
Selon un banquier exerçant dans une banque privée, sa banque ne peut pas aller à Ghardaïa pour ouvrir des agences, car ce ne sont pas des produits islamiques. Et c’est là un moyen pour nous de bancariser les gens dans ce sens. Donc, l’aspect culturel et religieux est déterminant, car en se référant aux principes de la religion, ils ont décidé de ne pas déposer leur argent dans les banques classiques». L’explication de ce spécialiste renseigne à quel degré la finance islamique peut avoir de beaux jours devant elle en Algérie.
Le Groupe Sarasin crée un nouveau benchmark en gestion de fortune islamique
12/11/2009
Le Groupe Sarasin, une banque privée majeure de Suisse disposant d’un grand réseau international, a lancé une nouvelle offre sharia-compliant de services et de produits de banque privée.
Pour Fidelis M. Goetz, membre du conseil de direction et directeur du secteur banque privée de la Banque Sarasin, « le lancement de notre offre de gestion de fortune islamique reflète notre engagement de servir les besoins divers de nos clients, basé sur une approche responsable, de long-terme, ainsi que sur nos capacités uniques au regard de notre considérable expertise au Moyen-Orient et notre grande expérience en tant que gestionnaire d’actifs spécialisé. » M.Goetz a fait cette déclaration lors d’une conférence de presse à Doha, en présence de Sheikh Mohammed Bin Ahmed Al Thani, ancien ministre du commerce et de l’économie du Qatar.
“Une approche éthique à la finance est cruciale pour la reprise économique”
12/11/2009
La finance islamique joue un rôle important dans la reprise économique en raison de son adhésion à des principes éthiques de la finance, a déclaré Hussain Al Qemzi, directeur général du groupe de Noor Islamic Bank et de Noor Investment Group.
Les pratiques financières éthiques, comme celles suivies par les banques islamiques, pourraient contribuer au cadre financier mondial, a déclaré ce haut responsable.
« Quand le système faillit, les personnes commencent à regarder des alternatives et la finance islamique avec son approche éthique peut combler ce manque, » a-t-il dit. Son commentaire reflète un changement dans la façon dont la finance islamique est en train de se positionner dans un système financier mondial post-récession. « Pour le développement d’une nouvelle structure financière, où un revirement vers l’éthique peut amener une touche humaniste, nous ne devons pas avoir besoin que la finance islamique et la finance conventionnelle coexistent, mais bien plutôt nous avons besoin d’un seul modèle éthique financier, » a-t-il ajouté.
Le développement des liens économiques entre la Malaisie et l’Indonésie passe par la finance islamique
12/11/2009
La Malaisie et l’Indonésie ont signé un accord pour développer les liens économiques et commerciaux entre les deux pays, a déclaré le ministre des finances de Malaisie, M. Najib. Une partie des orientations se focalise spécifiquement sur la finance islamique.
Finance islamique et placements ISR
12/11/2009
Philippe Zaouati, directeur du développement chez Natixis asset management répond à une question sur la finance islamique dans Le Figaro du 12/11
Comment expliquez-vous que la finance islamique soit plus médiatique que les placements ISR, alors que leurs positionnements sont proches ?
Les placements responsables dans le monde anglo-saxon sont conçus comme des fonds d'exclusion : les entreprises dont les produits ou les pratiques ne respectent pas les convictions morales défendues par le fonds sont exclues du portefeuille. C'est classiquement le cas des industries de l'armement, du tabac, des vins et spiritueux, sans oublier les sociétés dans la pornographie et les jeux. La philosophie de ces fonds est très proche des fonds éthiques, comme par exemple les fonds islamiques. Mais il existe d'autres types de placements ISR, notamment ceux qui défendent une approche de «meilleur élève», qui sont les plus répandus en France par exemple. Dans ces fonds, les gérants investissent dans chaque secteur sur les sociétés qui fournissent le plus d'efforts en matière de limitation de l'impact de leur activité sur l'environnement, qui veillent à améliorer leur politique sociale et leur gouvernance. Le grand public peine cependant à comprendre la logique de tels fonds, qui consistent à encourager les bonnes pratiques, mais dont le message n'est pas très clair. Ceci explique sans doute pourquoi ces fonds sont moins connus, et aussi moins médiatisés, que des fonds thématiques sur l'environnement ou les énergies renouvelables, par exemple.
Le développement de la finance islamique en Algérie
12/11/2009
Selon M. Hideur, directeur central de la banque El-Baraka, qui s’exprimait à Alger, à l’occasion de la seconde édition du Forum algérien de la finance islamique, «les lois bancaire, commerciale et fiscale gagneraient à être revues en vue d’intégrer des dispositions particulières permettant de conférer aux opérations bancaires régies par les règles de la chari’a l’ancrage légal dont elles sont dépourvues à l’heure actuelle», a-t-il dit.
Dans ce cadre, M. Hideur préconise de prévoir dans la loi bancaire une troisième catégorie d’établissements autorisés à effectuer des opérations de commerce et d’investissement spécifiques tels que l’achat-vente de biens à crédit, la réalisation d’ouvrages à crédit et le financement participatif de projets ou d’opérations avec ou sans prise de participation dans le capital social. Il propose, aussi, de prévoir, dans le code de commerce, des dispositions intégrant dans les valeurs mobilières les titres d’investissement représentatifs de droit de propriété sur des actifs réels ou d’une part indivise de projets financés en participation. Pour lui, il est, également, important de consacrer dans une loi de finances le principe d’égalité fiscale vis-à-vis de ces produits, c’est-à-dire ni faveur, ni pénalisation.
Ces propositions ont été faites par M. Hideur, après avoir abordé la situation de la finance islamique en Algérie. A ce propos, le même responsable a affirmé qu’«il existe en Algérie un marché qui tente de résoudre la problématique de l’intérêt et d’offrir des produits financiers alternatifs à une large couche de la population».
Ce marché, qui s’est développé dans le pays depuis 18 ans d’existence avec l’arrivée de plusieurs banques et une compagnie d’assurance islamiques, demeure, cependant, «en phase de démarrage et représente seulement 1% du système financier national», a reconnu M. Hideur, qui a rappelé que trois banques, en l’occurrence El-Baraka, Essalam et AGB, ainsi que la compagnie d’assurance Salama opèrent actuellement en Algérie selon les préceptes de la chari’a. M. Hideur n’a pas manqué de souligner la réflexion de certaines banques étrangères activant en Algérie, portant sur l’introduction de produits bancaires islamiques.
BID et Banque Mondiale vont coopérer
10/11/2009
Le Président de la Banque islamique de développement (BID) Dr. Ahmad Mohammed Ali, a reçu Dr. Ngozi Okonjo-Iweala, directrice exécutif de la Banque Mondiale. Les discussions ont porté sur une coopération entre ces deux institutions internationales.
QNB lance des services de private banking à Genève
10/11/2009
Qatar National Bank (QNB) annonce le lancement de QNB Banque Privée (Suisse) à Genève.
Cette banque nationale leader au Qatar, qui a une activité de finance islamique, ciblera les riches fortunes dans ce pays où la banque privée est très développée.
Le roadshow des autorités de Malaisie pour “construire la finance islamique ensemble”
09/11/2009
Les autorités de Malaisie ont opéré une tournée au Qatar et à Bahreïn pendant 6 jours, avec une délégation de 80 personnes, emmenée par le Vice-gouverneur de la Banque Centrale.
Depuis ces cinq dernières années, l’intérêt est croissant parmi les investisseurs du Moyen-Orient, pour le marché asiatique, spécialement la Malaisie, Singapour, l’Indonésie, la Chine et la Corée. Beaucoup d’institutions du Golfe ont pénétré le marché de Malaisie avec, en tête de file, Qatar Islamic Bank Group, qui a établi Asian Finance House, une banque islamique pleinement autorisée en tant que telle. Al-Rajhi Bank et Kuwait Finance House ont aussi lancé des banques islamiques en Malaisie. Unicorn Investment Bank et the Solidarity Group ont mis en place respectivement une banque islamique et une compagnie de Takaful.
A l’inverse, Maybank de Malaisie opère depuis 2001 à Bahreïn et CIMB est partenaire de Kanoo Group de Bahreïn depuis 2006 et a lancé CIMB Islamic Investment Bank à Manama.
L’Institut Africain de Finance Islamique organise une grande conférence en Afrique
09/11/2009
« L’UEMOA, un marché attractif pour les banques et institutions financières islamiques : enjeux et perspectives pour les investisseurs et clients potentiels »
L’Institut Africain de Finance Islamique, en partenariat avec le Ministère de l’Economie et des Finances et avec l’appui de la Banque Islamique de Développement (BID), organise un Forum Internati
