Vous êtes ici : Accueil Veille Archives

 

 Cette section vous est apportée par

secure-finance-image

 

 

Archives

La finance islamique en bande dessinée

03/07/2011

La société easi 570, créée par l’ancien président de l’association Aidimm, Anass Patel, a décidé de mener un travail de vulgarisation au moyen d’une bande dessinée compréhensible de tous.

La série, intitulée « Les question de M. Easi* », se déclinera en dix planches, qui porteront chacune sur une question précise. Réalisée par Noredine Allam (édition BDouin), cette série sera publiée une fois par semaine sur le site d’Al Kanz.

Pour commencer, le premier épisode porte sur l’idée reçue selon laquelle le principe de la murabaha correspond à un crédit usuraire déguisé.

Le lien est le suivant :

http://al-kanz.org/wp-content/uploads/2011/07/570-idee-recue-1.jpg

La troisième émission souveraine de Malaisie envoie un message clair aux Etats membres de la BID

03/07/2011

Le 1er juillet a été un grand jour pour le marché des sukuk. La conclusion de l’opération de la double tranche de 2 Mds $ du sukuk Wakala a relancé ce marché des obligations islamiques qui était encore à la peine dans la phase récente de récession économique.

Ce troisième sukuk souverain de Malaisie lance un message clair aux autres membres de la Banque islamique de développement (BID), puisque ce pays est réellement en train de créer une masse critique dans le marché des capitaux islamiques. Et, contrairement aux Etats du Moyen-Orient, la Malaisie injecte de l’argent dans sa propre économie.

Pour sa troisième émission internationale, la Malaisie a fait un grand roadshow dans les principaux centres financiers que sont Kuala Lumpur, Hong Kong, Singapour, Abu Dhabi, Dubai, Riyadh, Londres et New York. Celle-ci est cotée à la bourse de Hong-Kong, et à celles de Labuan et de Kuala Lumpur pour ce qui est de la Malaisie.

Une nouvelle fois, la place de Paris est totalement absente d'une grande émission internationale de sukuk! Dommage!

Les investisseurs de la tranche d’1,2Mds$ de 5 ans ont passé 175 ordres d’achat de plus de 5mds$. Le Moyen-Orient surpasse les autres souscripteurs, représentant 43%, suivis de 26% d’investisseurs de Malaisie, 18% d’Asie, 9% d’Europe et 4% provenant des Etats-Unis. La répartition en termes de type d’investisseur est la suivante: 56% sont des banques,24% pour les fonds souverains et les entreprises publiques ou para-étatiques, 17% pour les fonds d’investissement, 2% de compagnies d’assurance et 1% pour des banques privées.

A l’inverse, si la demande pour l’investissement de long terme de la tranche de 800M$ de 10 ans a résulté en 154 ordres totalisant 4Mds$, les investisseurs du Moyen-Orient ont largement favorisé l’exposition de moyen terme puisque seulement 7% d’entre eux ont sollicité la souscription. Les investisseurs d’Asie comptent pour 29%, l’Europe pour 21% et les Etats-Unis pour 15%. Les fonds d’investissement sont les plus nombreux avec 45%, suivis des banques avec 26%, puis les fonds souverains et entreprises liées au gouvernement avec 19% et enfin les compagnies d’assurance avec 8% et 2% de banques privées.

L’Egypte préfère la BID au FMI

03/07/2011

Les prêts Charia-compatibles répondent mieux aux besoins de notre pays, ont précisé plusieurs analystes, après le rejet par l'Egypte de la proposition du FMI.

Le Ministre des finances Samir Radwan a indiqué que l’Egypte n’avait pas besoin “pour l’instant” de la facilité financière de 3Mds $ proposée par le FMI pour diminuer son déficit.

A l’inverse, la Banque islamique de développement (BID) a récemment signé un accord pour fournir un prêt de trois ans pour financer des projets de développement, et pour octroyer l’assurance nécessaire à l’import-export.

En raison de sa longue tradition d’imposition des restrictions économiques, le FMI est souvent perçu négativement dans les pays du Moyen-Orient.

Arcapita convoite le marché chinois

03/07/2011

Arcapita, banque islamique d’investissement localisée à Bahreïn, cherche à refinancer une partie de sa murabaha d’1,1 Mds$ venant à échéance en avril 2012 par la vente d’1 Md$ d’actifs ces 12 prochains mois.

Une de ses cibles est la Chine avec une nouvelle acquisition à Shanghaï même si le montant n’a pas été communiqué.

Son directeur, Atif Abdulmalik, a souligné que la banque continuerait à “soutenir ce que nous faisons aux Etats-Unis et en Europe, mais nous commencerons à accélérer en Asie”.

Arcapita prévoit un résultat de 50 M$ nets au terme de son exercice fiscal, fin juin.

Tunisie : deux nouvelles agences Zitouna Banque

30/06/2011

En ligne avec le plan de développement et de consolidation de son réseau, la banque Zitouna a ouvert à fin juin 2011 deux nouvelles agences, portant ainsi le nombre de ses succursales à 26.

Emission record de sukuk en Malaisie

30/06/2011

La Malaisie est parvenue à vendre 2 tranches de sukuk totalisant 2Mds$ d’obligations islamiques wakala. Elle a atteint au cours de cette vente un taux élevé de souscription, en pleine période de doute sur le marché du crédit.

Les deux tranches, respectivement d’1,2Mds$ à maturité de 5 ans et de 800M$ à maturité de 10 ans, ont été près de 5 fois sursouscrites.

Pour les analystes, la tranche de 10 ans a un revenu qui constituera une nouvelle référence pour les émissions de long terme, souveraines ou d’entreprises.

La tranche de 5 ans distribue un coupon à un taux de 2.991%, tandis que celle de 10 ans est à hauteur de 4.646%.

Avec le bel appétit qu’a connu l’émission auprès des investisseurs, le sukuk a été vendu à 15 points de moins que la précédente émission de mai dernier. Pour un montant d’1,25Mds$ le mois dernier du sukuk Ijara, le taux était de 3.928%.

La Thaïlande veut attirer la liquidité du Golfe

29/06/2011

Un pays qui pourrait tirer son épingle du jeu en finançant des projets d’infrastructure, notamment en matière de transport, est la Thaïlande, a annoncé le président de l’institution publique Islamic Bank of Thailand Dheerasak Suwannayos.

Selon lui, « beaucoup d’argent a été tiré de la montée des prix du pétrole et celui-ci a besoin d’être réinvesti. Peu de sukuk ont été récemment émis : il y a donc une opportunité pour attirer cette liquidité, » a-t-il dit.

Des entreprises qui cherchent à diversifier leurs sources de revenus telles qu’une des plus importantes du pays comme PTT dans le domaine de l’énergie pourraient être intéressées.

La Thaïlande a prévu depuis quelque temps déjà d’émettre un sukuk souverain de 161M$, mais le marché devrait rapidement décoller d’après Suwannayos avec la récente législation fiscale de mai dernier.

Le meilleur fournisseur islamique de financement est chypriote

28/06/2011

La société de courtage de devises Tadawul FX, agréée par la Cyprus Securities and Exchange Commission (la Commission de surveillance financière de Chypre), annonce fièrement qu'elle a remporté le titre de Meilleur fournisseur islamique de financement lors du World Finance Foreign Exchange Awards 2011.

Thomas Papantoniou, Directeur des opérations et Partenaire de Tadawul FX a déclaré : " Nous avons toujours été un leader dans le marché des changes islamique grâce à nos comptes compétitifs sans intérêt (swap-free) et sans commission, frais ou écart de négociation dissimulés. Nos clients islamiques bénéficient d'un écart fixe aussi faible que les autres mais négocient selon leurs croyances. "

Nos clients islamiques ne risquent aucune charge d'intérêt au jour le jour et ont la possibilité de distribuer leurs bénéfices grâce à des initiatives telles que l'" hibah ". Tadawul FX offre ces services, facilitant ainsi le commerce islamique.

Stavros Yiannakou, PDG et Partenaire de Tadawul FX, a déclaré : " Chez Tadawul, nos priorités restent l'innovation et un solide service clientèle. Cette récompense le reconnaît et nous sommes ravis de l'ajouter au nombre de nos distinctions. "

Le courtier a également annoncé le lancement de son site Internet en Arabe, offrant un service plus localisé répondant aux besoins de ses clients basés au Moyen-Orient, en plus de son assistance en arabe. Tadawul FX a réussi à s'établir sur ce marché habituellement difficile à pénétrer et s'est démarqué en tant que courtier qui comprend les défis du commerce islamique.

Thomas Papantoniou pense que cet aspect est important. " Le Moyen-Orient est une région essentielle pour nous, non seulement il y a un grand intérêt pour le marché des changes, mais nous avons aussi la réputation d'être le principal courtier islamique, et nous disposons d'une clientèle fidèle. Cette région abrite de nombreux courtiers sérieux qui recherchent un bon soutien et des conditions compétitives, et qui restent fidèles lorsqu'ils sont satisfaits des services fournis. Cela nous a aidé à nous développer considérablement dans cette région. "

Après avoir gagné 3 prix en quelques mois, dont deux Prix d'excellence dans les catégories Courtier en devises islamique et Courtier en devises du Moyen-Orient lors des IBTimes Trading Awards 2011, Tadawul FX est idéalement placée pour continuer à étendre sa clientèle dans cette région et au-delà.

L’Organisation de la Conférence Islamique se renomme elle-même

28/06/2011

L’Organisation de la Conférence Islamique dont le siège est à Jeddah a décidé aujourd’hui de changer son nom. Elle devient désormais l’Organisation de la Coopération Islamique (‘Organisation of Islamic Cooperation’).

La plus grande institution financière du monde musulman a indiqué dans un communiqué que le changement de nom avait été approuvé par ses 57 membres à Astana au Kazakhstan.

“Bahreïn continuera à être un des plus grands centres financiers de la région”

28/06/2011

Le directeur de Capinnova Investment Bank Jamal Hijres estime que Bahreïn continuera à être un des principaux centres financiers de la région en raison de l' efficacité de son système de régulation .

Pour lui, « Bahreïn reste une destination privilégiée pour les investisseurs étrangers du fait de son environnement réglementaire, de sa transparence et son adhésion aux standards internationaux. Nous sommes parvenus à surmonter avec succès les précédents épisodes d’instabilité dus à la récession économique. »

Et cette bonne gestion dans des temps particulièrement difficiles est un acquis des plus importants pour l’industrie bancaire de Bahreïn, ajoute M.Hijres.

Le Tatarstan regarde de près l’industrie financière islamique

27/06/2011

Linar Yakupov, directeur général de la Tatarstan Investment Development Agency, a annoncé que le Gouvernement de la République du Tatarstan, qui fait partie de la fédération de Russie, lui avait confié une mission pour attirer les capitaux islamiques.

Yakupov est, suivant ses propres termes, « peut-être le premier russe avec une expertise certifiée sur la question », ayant été diplômé en finance islamique de l’Université internationale islamique de Malaisie.

2 nouveaux présidents de banques à Dubaï

27/06/2011

Le souverain de Dubaï, Cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, Vice-Président et Premier ministre des Emirats, a nommé Cheikh Ahmed bin Saeed Al Maktoum et Cheikh Ahmed bin Mohammed bin Rashid Al Maktoum, respectivement présidents d’Emirates NBD et de Noor Islamic Bank.

Cheikh Ahmed bin Mohammed bin Rashid Al Maktoum, le nouveau president de Noor Islamic Bank, remplace Cheikh Ahmed bin Saeed Al Maktoum qui prend la tête d’Emirates NBD, la plus grande banque du pays en termes d’actifs.

Les ventes de sukuk “malhonnêtes”

26/06/2011

Le sharia scholar Hussain Hamed Hassan relance avec virulence le débat sur les obligations islamiques. Le président du sharia board de l’institution historique de l’industrie, la Dubai Islamic Bank, a affirmé sans nuance que la pratique de la vente des sukuk par l’industrie était « malhonnête. »

Selon lui, les actifs vendus à travers la vente des obligations islamiques restent dans le bilan des entreprises même après que l’émetteur a reçu les fonds tirés de la vente. Aussi conclut-il : « Si je vends des actifs et je mets l’argent dans ma poche, pourquoi les actifs sont-ils toujours dans mon bilan ? »

Vicary prend la tête de l’INCEIF

26/06/2011

David Vicary (Daud Abdullah) est sur le point de quitter le département de finance islamique qu’il a monté et dirigé pour prendre les reines de l’INCEIF, l’organisme publique malaisien de promotion de cette industrie à travers le monde.

M. Vicary est un acteur important de ce secteur, après avoir été aussi le directeur général de Hong Leong Islamic Bank basée à Kuala Lumpur.

Priorités de l’ICD: financement des PME, sécurité alimentaire et logement

26/06/2011

Le bras privé de la Banque islamique de développement (BID), the Islamic Corporation for the Development of the Private Sector (ICD), oriente ses objectifs vers le financement des PME, la sécurité alimentaire et le logement, a indiqué son directeur Khaled Al-Aboodi.

« Certains de nos pays membres ont le potentiel de fournir la sécurité alimentaire de telle sorte que ceux qui n’ont pas un tel potentiel puissent néanmoins en bénéficier, » a-t-il dit.

Selon Dr.Aboodi, les pays qui ont ce potentiel sont le Kazakhstan, le Soudan et l’Indonésie.

Le financement de l’ICD se fait aussi à travers des projets qui n’ont pas de réelle teneur de développement comme la Ewaan Global Residential Company qui concerne la création de quartiers modernes à Jeddah et à Riyadh.

ADIB, meilleure banque islamique pour la deuxième année consécutive

26/06/2011

Abu Dhabi Islamic Bank (ADIB), banque islamique très profitable, a été élue « meilleure banque islamique pour la deuxième année consécutive » par la revue the Banker. Elle a aussi reçu le titre de « banque à plus forte croissance des Emirats».

Les votants pour cette remise des prix ont été les milliers d’abonnés de the Banker.

Cotation d’un fonds au sein de la Bourse de Lahore

23/06/2011

La Bourse de Lahore au Pakistan a approuvé l’application de l’enregistrement formel et de la cotation de l’Islamic Income Fund de the Units of Muslim Commercial Bank (MCB).

Ce fonds d’investissement à capital variable géré par la MCB Asset Management Company.

Le portefeuille cumulé des prêts de la BID atteint les 70 Mds$

23/06/2011

Le Président du groupe de la Banque islamique de développement Ahmad Mohammed Ali a indiqué que l’institution avait cumulé un portefeuille de prêts de plus de 70 Mds$ en décembre 2010.

Il a aussi déclaré : « en 2010 les financements du groupe ont atteint 7Mds$ couvrant 363 opérations. »

La participation de la banque a été faite selon la répartition suivante : 40% de ses fonds ont couvert des prêts sans intérêt ainsi que des programmes de financements abordables ; 58,8% d’entre eux ont visé des activités entrepreneuriales ; et enfin 1,2% a concerné des bourses aux communautés musulmanes dans les pays non membres pour soutenir des programmes en matière de santé et d’éducation.

Accord entre Dar Al Sharia et German Islamic Institute of Islamic Banking and Finance

22/06/2011

Dar al Sharia, firme de conseil en Shariah, a signé un accord avec l’Islamic Institute of Islamic Banking and Finance d’Allemagne (IFIBAF).

Cet accord est le fruit d’une mission en Europe consacrée à la finance islamique et conduite par Dubai Exports, une agence du département du développement économique de Dubai.

IFIBAF est une entreprise de conseil sur la finance islamique basée en Allemagne qui a pour vocation de promouvoir ce marché en Europe.

Instrument de repo islamique lancé par la Banque centrale des Emirats

22/06/2011

La Banque centrale des Emirats Arabes Unis lance un instrument de repo pour les certificats de dépôts islamiques pour fournir un nouveau moyen de liquidité pour les banques.

Le manque d’instruments de gestion de liquidité est l'un des plus grands défis pour cette industrie.

Dans un communiqué, le régulateur indique que « l’instrument sharia-compliant basé sur les certificats de dépôt islamiques comme collatéral est lancé pour fournir une source de liquidité aux banques. »

Le contrat sous-jacent à ce nouvel instrument est la murabaha.

Suite au lancement du certificat de dépôt islamique seulement en novembre dernier, ce sont plus de 3,3Mds$ de tels outils qui ont été mis sur le marché jusqu’à maintenant.

Nigeria : Première licence – provisoire - accordée à une banque islamique

21/06/2011

La Banque centrale du Nigeria annonce avoir donné son accord de principe à Jaiz Bank International pour opérer sur son territoire en tant que banque islamique.

Jaiz devient ainsi la première banque islamique dans ce pays, après les nombreux débats soulevés par Lamido Sanusi, son Gouverneur, qui a beaucoup œuvré à la promotion de cette industrie et suscité tout autant la controverse pour cette même raison.

Il s’agit toutefois d’une période probatoire puisque six mois ont été donnés à l’équipe de la banque pour faire ses preuves avant la délivrance de la licence finale.

Angleterre : Récompense royale pour l’excellence en finance islamique

20/06/2011

Il était inédit que la Couronne britannique reconnût les services rendus par l’industrie de la finance islamique. Or, le directeur de Gatehouse Bank, Richard Thomas, a reçu l’Ordre de l’Empire britannique à l'occasion de l’anniversaire de la Reine Elizabeth, II de la part du Gouvernement

Il s’agit de la première gratification royale pour l’excellence civique d’un acteur ayant contribué au développement de la finance islamique.

« La finance islamique déconnectée de l’économie »

20/06/2011

Raja Nazrin Shah, l’ambassadeur financier du Malaysian International Islamic Financial Centre (MIFC) a déclaré au cours d’une conférence que la finance islamique est de plus en plus déconnectée de l’économie réelle.

M. Shah a identifié trois domaines nécessitant des améliorations qui ramèneraient l’industrie au plus près de ses idéaux premiers de justice et d’équité : un accroissement du niveau d’inclusion financière dans les pays musulmans ; un plus grand lien entre les dépôts et les investissements en vue de la création d’emplois dans le secteur des PME en particulier ; et enfin une intensification de la R&D concernant les structures financières qui ont le plus d’impact positif sur l’amélioration des conditions socio-économiques.

Il a déploré le manque de recours aux principes fondateurs tels que la Zakat, la Sadaqah et le Qard Hassan, pour amener les fonds nécessaires au financement de long terme des PME.

20 juin 2011 : date du lancement en France du premier compte compatible avec la charia

20/06/2011

Chaabi Bank, filiale de la Banque populaire du Maroc, a annoncé le lancement du premier compte courant en France compatible avec les principes de la charia et prévoit de proposer dès la fin de l'année un prêt immobilier répondant aux mêmes principes.

Concrètement, la banque s'engage à ne pas verser d'intérêt sur les dépôts, ce qui est le cas dans la plupart des banques françaises.

Elle séparera également ces dépôts du reste des fonds de la banque pour ne les utiliser que dans des produits et financements compatibles avec les principes de la finance islamique.

L'établissement se soumettra, par ailleurs, à des contrôles et audits réalisés par "un comité de savants musulmans indépendants" pour garantir la conformité du compte courant aux préceptes islamiques.

Chaabi Bank s'est fixé pour objectif de convertir 10% de ses 300.000 clients résidents français, pour beaucoup d'origine marocaine, à ce nouveau compte, mais vise également les clients d'autres établissements.

Des ouvertures de compte ont été réalisées dès l'ouverture par des particuliers qui n'étaient pas clients de Chaabi Bank jusqu'ici, a indiqué Amine Alami, directeur du développement de l'établissement.Les marques d'intérêt et les premières ouvertures concernent essentiellement des clients aux revenus plus élevés que la moyenne, a-t-il précisé, utilisant le terme de "CSP+".

Les tarifs pratiqués se situent dans la moyenne du marché, avec une cotisation annuelle de 78 euros avec l'ensemble des services de base liés à un compte courant ainsi qu'une carte Visa internationale.

"On a tout fait pour être le plus compétitif possible", explique M. Alami.

Chaabi Bank compte 17 agences en France, dont 7 en région parisienne, et prévoit d'en ouvrir prochainement 3 nouvelles.

Outre le compte courant, Chaabi entend lancer en fin d'année une offre de crédit immobilier à court terme (4 ou 5 ans) fidèle aux principes de la charia, avant de proposer, au second semestre 2012, un prêt de maturité plus longue.

Compte conventionnel ou compte conforme au droit musulman ?

17/06/2011

Mouhammad Patel, jurisconsulte, répond à une question d’un internaute sur son site http://www.finance-muslim.com

Question : J’ai le choix entre l’ouverture d’un compte courant non rémunéré dans une banque conventionnelle et un compte courant dans une autre banque qui a été contrôlé et déclaré conforme aux règles du droit musulman. Puis-je quand même opter pour la première solution, étant donné que le compte concerné ne produit pas de ribâ ?

Réponse : Nous avons indiqué dans une précédente réponse que bon nombre de savants contemporains sont d’avis que, en principe, le fait de placer ou garder son argent dans un établissement bancaire conventionnel est condamné étant donné que, même si le dépôt n’est pas rémunéré et qu’il ne produit donc directement pas de ribâ (intérêt), il n’en reste pas moins que les sommes qui y sont placées peuvent être employées (du moins partiellement) dans des opérations illicites réalisées par ledit établissement (placement au jour le jour sur le marché monétaire ou investissement dans d’autres actifs financiers non conformes au droit musulman par exemple).

A ce premier constat, on peut rajouter que les conventions de compte courant proposées dans les banques conventionnelles contiennent systématiquement des clauses problématiques : à titre d’exemple, les pénalités appliquées en cas d’incident de paiement peuvent dans certains cas être assimilées à du ribâ.

Par ailleurs, le mode de tarification (proportionnelle) de certaines prestations, telle qu’elle est appliquée habituellement pour les comptes courants conventionnels, peut aussi poser problème.

En considérant ces différents éléments, il s’avère que, à partir du moment où il existe un produit bancaire alternatif qui permet au musulman de protéger et gérer efficacement son argent sans pour autant être affecté par les problèmes évoqués (contribution indirecte à des opérations illicites et participation à un contrat comprenant des dispositions illicites), il est important de faire le choix d’un tel compte et d’éviter d’ouvrir/de conserver les comptes courants conventionnels non rémunérés.

Par ailleurs, il est essentiel d’exprimer à son conseiller bancaire habituel sa volonté de pouvoir bénéficier de produits qui sont conformes à ses exigences religieuses et éthiques : une telle démarche répliquée à grande échelle contribuera probablement à une prise de conscience, de la part des acteurs bancaires de la place, de la nécessité d’agir pour proposer eux aussi des produits de ce genre et pour lesquels il existe une demande réelle…

Nouvelle émission en Malaisie

17/06/2011

Lion Industries Corporation Bhd a obtenu l’accord de la Securities Commission de Malaisie pour son sukuk de 300M de ringgit au sein de son Islamic Securities Programme qui sera émis par Antara Steel Mills Sdn Bhd.

Dans un communiqué à la Bourse de Malaisie, l’entreprise a indiqué que ce programme devait être prêt pour la fin du mois.

Programme d’intéressement à l’or pour BRI Syariah en Indonésie

16/06/2011

BRI Syariah, filiale de l’entité publique Bank Rakyat Indonesia, a lancé un nouveau produit qui permet à ses clients d’acheter de l’or en plusieurs versements, afin d’attirer une plus grande partie de la population à la finance islamique.

La banque prévoit de fournir 46,4M$ de financements sur l’or pour des clients, a dit Ventje Rahardjo, son directeur.

Cette offre est à destination de la population jeune de la classe moyenne en raison de l’investissement de long terme sur lequel elle se base.

« Imaginez qu’en 1998 l’or était aux alentours de 78.000RP par gramme, et maintenant il est à plus de 400.000Rp par gramme, » a dit M.Ventje. Et d’ajouter : « combien ont regretté de ne pas en avoir acheté à cette période ?»

Pour exister, conclut M.Ventje, la finance islamique ne doit pas prétendre s’écarter de ce qui se fait mondialement. Le seul moyen pour qu’elle élargisse sa diffusion, est qu’« elle se voit elle-même comme partie de la finance générale, et non pas comme une alternative. »

Investment Dar sur le point de repayer 298 M$ à ses créanciers

16/06/2011

Investment Dar, compagnie d’investissement du Koweït qui détient la moitié d’Aston Martin, payera 298,7M$ aux particuliers et aux petites institutions non financières la première année de son plan de restructuration de dette.

L’entreprise a reçu l’accord du tribunal pour mettre en œuvre sa restructuration étalée sur une période de 8 ans et demi. Elle devra, à la fin de celle-ci, avoir remboursé plus de 3,5Mds$ aux créanciers sous le régime de la Loi de stabilité financière.

Dar devra opérer désormais de manière restreinte dans ses transactions commerciales puisque la Cour a gelé les dividendes aux actionnaires sur de nouveaux investissements ainsi que toute nouvelle possibilité d’endettement.

Ceylan dans la finance islamique

15/06/2011

La Sri Lanka Commercial Bank de Ceylan a indiqué commencer à proposer des services sharia-compliant avec un sharia board composé de trois membres.

« En tant qu’une des plus grandes banques privées du pays, il est de notre devoir d’assurer que les services fournis par ce département sont parfaitement en conformité avec la Shariah,» a dit sa directrice Amitha Gooneratne.

Les produits de dépôt proposés par la banque seront sur la base de Mudaraba. Les produits de la partie de l’actif du bilan seront du leasing et du financement d’import sous toute leurs formes islamiques (Murabaha,’ ‘Musharaka,’ ‘Diminishing Musharaka,’ et ‘Ijara).

Tunisie : le Parti Ennahdha et la finance islamique

15/06/2011

Samedi 11 juin, le parti Ennahdha, ex-mouvement Ennahdha des années 80, a organisé un colloque sur l’économe du pays: «l’économie tunisienne, défis et perspectives».

Le colloque ne manquait pas d’enjeux dans la mesure où Ennahdha, alors mouvement non reconnu, s’était distingué, durant les années 80, par des discours traumatisants pour les Tunisiens laïcs. Ces discours prêchaient moult interdictions et privations: fermeture des bars et des hôtels, arrachage des vignobles, interdiction du port des maillots…

Tout le monde attendait avec grande curiosité soit tout remake des années 80, soit toute nouveauté, soit toute évolution des dirigeants d’Ennahdha sur ce dossier.

A la surprise générale, les communications faites au cours de ce forum, tout autant que le débat qui s’en est suivi, ont plaidé pour la préservation des acquis économiques et pour leur renforcement.

Mention spéciale pour la communication de Mohamed Nouri, universitaire basé à Paris et président du Conseil français de la finance islamique (COFFIS). Il propose une diversification du partenariat public-privé en lui ajoutant le volet social (mis en veilleuse jusque-là), la diversification des partenaires commerciaux de la Tunisie en accordant plus d’intérêt aux marchés émergents (Chine, Inde, Brésil…) et la diversification des sources de financement recommandant le recours aux Sukuks».

HSBC : De meilleures prévisions pour les émissions

14/06/2011

HSBC a reçu plus de mandats pour les sukuk en 2011 que dans la période pré-crise où les niveaux étaient estimés élevés.

Le marché de la dette a connu une résurgence ces mois-ci avec les coûts d’emprunts qui ont diminué et les niveaux de liquidité des sukuk qui ont atteint leurs plus hauts depuis 4 à 5 ans, a affirmé Mohammed Dawood, directeur pour le financement mondial à HSBC.

M. Dawood a refusé de commenter le chiffre exact de transactions, mais a évoqué une nouvelle émission d’ici la mi-juillet.

Sharjah Islamic Bank qui a lancé une émission de 400M$ en mai, et HSBC, qui en a proposé une de 500M$, ont marqué le marché d’une note positive avec une grande sur-souscription pour les deux.

Al Baraka paie les conséquences de la révolution en Egypte

14/06/2011

Au pays des Pharaons, les conséquences économiques de trois semaines de révolution se font déjà ressentir. Al Baraka Bank, l’un des principaux établissements islamiques du pays, a ainsi vu son profit du premier trimestre 2011 dégringoler de 43% par rapport à la même période de 2010. Dans le même temps, la National Bank for Development a affiché une perte nette de 20millions d’euros, soit un déficit deux fois plus important que celui enregistré au premier trimestre de l’année dernière.

Le secteur du Takaful toujours à 25% de croissance

14/06/2011

L’industrie assurantielle islamique représente désormais 11Mds$ avec un taux de croissance estimé entre 20 et 25%.

Certaines entreprises ont une part importante du marché comme le cas de Takaful International qui a atteint 557M$, soit 52% du marché de Bahreïn sharia-compliant et 11% du marché de l’assurance dans son ensemble dans ce pays.

Cette firme s’est même associée avec le Bahrain Institute of Banking and Finance (BIBF), sorte de syndicat regroupant toutes les banques du Royaume. Elle prépare désormais des personnes des postes seniors à la qualification du diplôme appelé the Advanced Chartered Insurance Institute délivré par the Chartered Insurance Institute.

Les sharia scholars étrangers font leur place dans le marché des capitaux islamiques de Malaisie

13/06/2011

La dernière liste des conseillers en matière de conformité à l’Islam de la Securities Commission of Malaysia (SC) confirme que 12 d’entre eux sont issus de l’étranger.

La liste récemment publiée indique que la Malaisie compte 45 conseillers islamiques et 10 entreprises de conseil Shariah sont enregistrées au sein de la commission. Ils sont ainsi autorisés à fournir de tels services aux acteurs du marché local des capitaux islamiques, qui comprend les fonds d’investissement, la gestion d’actifs, les unit trusts, les sukuk, les titres privés de dette et d’autres instruments à revenu fixe.

Il semble qu’un ou deux enregistrements en tant que conseiller de la SC ont posé problème. Les plus influents conseillers étrangers sont : Dr Muhammed Elgari d’Arabie Saoudite; Sheikh Nizam Yaquby de Bahrain; Dr. Abdul Sattar Abdul Karim Mohamed Abu Ghuddah de Syrie; Dr. Muhammad Humayon Abbas Dar du Royaume-Uni et Dr. Abdulazeem Abozaid des Emirats.

Cette ouverture correspond à la politique de libéralisation du Gouvernement, ce qui ne signifie pas pour autant une harmonisation des interprétations de la Shariah malgré le nombre d’internationaux de divers pays du monde. L’inverse où l’on verrait des sharia scholars de Malaisie aller conseiller dans le Golfe n’est pas vrai. La rare exception est Daud Bakar qui est aussi le président du board de la Bank Negara. Certains conseillers malaisiens peuvent servir au Kazakhstan, au Royaume-Uni, en Afrique du Sud ou dans d’autres pays, mais pas dans le Golfe.

Une des anomalies sérieuses de cet enregistrement au sein de la SC est que certains d’entre eux siègent dans plusieurs conseils de conformité de plusieurs sociétés de conseil de ce secteur.

C’est ainsi que Dr Abdul Sattar Abu Ghuddah et Daud Bakar, par exemple, sont enregistrés dans l’activité de conseil de 4 firmes en matière d’avis sur la conformité islamique de la liste de la SC.

Dr Hussein Hamed Sayed Hassan siège dans le conseil de trois entreprises, tandis que Dr Elgari, Dr. Ali Muhyealdin Al-Quradaghi du Qatar et Abdulaziz Fawzan Saleh Al-Fawzan sont simultanément dans deux compagnies. Seuls Sheikh Nizam Yaquby et Dr. Abdulazeem Abozaid sont dans un seul sharia board au sein d’un unique entreprise de conseil Shariah.

Real Economy Partners (REP) développera le leasing Ijara wa Iqtina en France

13/06/2011

REAL ECONOMY PARTNERS (REP) cabinet français de conseil en investissement en finance éthique et alternative, jouissant d’une expertise particulièrement dense en matière de structuration de produits financiers Charia compatibles, annonce qu’il proposera des solutions de leasing alternatif (Ijâra wa Iqtinâ) en France.

Agréé par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) et entièrement dédié à la finance islamique, REP a signé à cet effet un partenariat exclusif avec Ijara Management Compagny (IMC). Créée fin 2010 et basée à Bahrain IMC est une filiale de la branche privée (ICD) de la Banque Islamique de développement, et dont la mission est de développer le leasing alternatif au niveau mondial.

Cette avancée importante est l’aboutissement d’efforts continus pour créer une industrie de financement éthique compatible avec le droit musulman au niveau de la France.

Le Sharia Board français CIFIE sera le partenaire de REP dans le déploiement de cette offre pour financer les PME françaises et servir l’économie réelle.

Pour mémoire, REP est à l’origine du premier fond islamique mondial dédié aux énergies renouvelables « Al Hayat » d’une taille de plus de 250 Millions $ en partenariat avec l’entreprise française AKUO Energy et ICD la branche privée de la Banque Islamique de Développement (BID).

Deux ETC chez Source viennent d'être certifiés halal

13/06/2011

Le britannique Source (8,7 milliards de dollars d'encours) a annoncé avoir obtenu d'Amanie le certificat de conformité de ses ETC Source Physical Gold P- ETC (SGLD LN) et Source Physical Silver P- ETC (SSLV LN) à la loi islamique (charia).

Ce certificat a été délivré par un conseil d'oulémas constitué par Amanie Islamic Finance Consultancy and Education LLC. L' ETC sur l'or physique (1,2 milliard de dollars) est chargé à 0,29 % et celui sur l'argent physique à 0,39 %.

Débat pour introduire du Riba au sein du système au Soudan

12/06/2011

Alors que la plupart des pays est-africains tentent d’introduire la finance islamique grâce à des modifications de la régulation, au Soudan la situation est inversée. Le système bancaire est entièrement islamique et cherche désormais à permettre le riba en son sein.

Le débat a récemment été lancé par un groupe au parlement pour autoriser le pays à procéder à des emprunts à intérêt. L’argument répond à la préoccupation financière face à un indéniable déficit budgétaire.

Toutefois, le débat n’a pas pu avoir lieu à l’Assemblée puisque son président, Ahmed Ibrahim al-Tahir, a dit que le Gouvernement était en train de proposer un processus de consultation avec les corps concernés incluant les imams, les sharia scholars et les économistes islamiques, pour étudier la réintroduction du riba dans le système.

La première série d’emprunts conventionnels pourrait être le fruit du Kuwaiti Fund for Arab Economic Development et du Arab Fund for Socio-Economic Development que le Gouvernement vise pour financer un projet d’irrigation le long du Nil, la construction d’un nouvel aéroport à Khartoum et refaire la route reliant Halfa à Khartoum.

Le Soudan a été interdit d’emprunter par la Banque mondiale en 1993 suite à son non-remboursement de 30Mds$. Jusqu’à présent le Gouvernement a été tributaire de ses ressources minérales et de son programme actif national de sukuk. Mais cette source vient aussi de se tarir. Le pays a tenté de vendre des sukuk souverains internationaux, mais les investisseurs n’ont pas répondu présents avec la guerre du Darfour et la partition du sud-Soudan.

Le United Sharia Board, un embryon de sharia board unifié pour le Golfe

12/06/2011

Alors que le Golfe discute depuis quelques temps de la création d’un sharia board unique sur le modèle de ce qui se passe en Malaisie où il est intégré au sein de la banque centrale, le United Sharia Board œuvre déjà à cette idée.

L’industrie de la finance islamique s’oriente vers la centralisation d’un sharia board avec le regroupement des jurisconsultes de la région en une seule entité commune aux Emirats Arabes Unis, a affirmé un des plus influents d’entre eux.

Le United Sharia Board dont les premiers pas ont été effectués il y a deux ans, a désormais deux membres d’Arabie Saoudite, un du Koweït et un du Qatar, a indiqué le sharia scholar Hussein Hamid Hassan.

« Nous avons presque un sharia board unifié pour le Golfe », a-t-il dit. « Je pense que dans 5 à 10 ans, nous aurons un sharia board pour tout le monde. »

Oman pourrait accueillir 6Mds d’actifs islamiques ces prochaines années

09/06/2011

Selon une estimation de l’Islamic Financial Services Group (IFSG) d’Ernst & Young, Oman pourrait, grâce à son tout nouvel engagement dans le monde de la finance islamique, engranger 6 Mds$ d’actifs islamiques ces prochaines années.

A l’heure actuelle, le total des actifs bancaires à Oman est estimé à 42 Mds$. Les institutions financières islamiques sont sur le point de démarrer leurs opérations dans le pays suite à l’acceptation du sultan lui-même, après des années de réticence à l’encontre de cette industrie. Il est envisagé qu’elles puissent attirer une partie des actifs du système.

Pour Ashar Nazim, responsable de la finance islamique chez E&Y Mena, « l’opportunité de la finance islamique peut être importante puisque nous nous attendons à ce que l’industrie reflète la performance dans les autres marchés du Golfe. Comme indication de l’évolution possible à Oman, nous faire une analogie avec le marché voisin des Emirats dans lequel une part significative a été mobilisée dans un temps très court. »

L’International Bank of Azerbaijan prévoit d’ouvrir une fenêtre islamique

09/06/2011

L’International Bank of Azerbaijan (IBA) a lancé un appel d’offre à quatre sociétés de conseil (le consortium Ekvita & Islamic Finance Advisory Assurance Services, Ernst & Young avec Baker McKenzie, PriceWaterHouse et le consortium de Salans, Pinsent Masons et KPMG), pour créer une structure spécialisée dans les services et produits financiers islamiques .

Le projet devrait être mis en application le 1er juillet 2011.

Le marché international de sukuk atteint 134 Mds$

09/06/2011

Le marché international de sukuk a récemment atteint 134 Mds$ d’émissions avec toujours à sa tête la Malaisie. Celle-ci détient 65% des parts, suivie des pays du Moyen-Orient qui représentent 26%.

Ce marché est essentiellement marqué par des émissions de court terme ( à hauteur de 55%), tandis que celles de long terme, soit plus de 10 ans de maturité, ne représentent que 20%.

Le Kirghizstan opte pour la finance islamique

08/06/2011

Le Kirghizstan est en train d’œuvrer à l’introduction de nombreux instruments financiers islamiques a annoncé le Premier ministre délégué Omurbek Babanov.

« Nous sommes en train de promouvoir les principes du financement islamique grâce à un protocole d’entente entre le Kirghizstan et la Banque islamique de développement (BID), » a-t-il dit lors du World Islamic Economic Forum (WIEF) qui s’est tenu à Astana au Kazakhstan.

Le protocole d’accord envisage aussi, selon lui, la transformation de la capitale du pays, Bichkek, en un centre de services financiers islamiques pour l’ensemble de la région de l’Asie centrale.

Par ailleurs, il a indiqué que les autorités étaient en train de considérer l’introduction des sukuk et du Takaful.

L’Autorité palestinienne souhaite émettre 50M$ de sukuk

06/06/2011

L’Autorité monétaire palestinienne espère émettre son premier sukuk « souverain » d’un montant de 50M$ d’ici la fin juin, a indiqué son Gouverneur Jihad al Wazir.

« Nous sommes en train d’émettre un sukuk de 50 millions de dollars, donc c’est relativement petit, mais cela permet de tester le marché, et ce sera un instrument utile. La maturité attendue est probablement de 5 ans, » a dit Wazir.

« Les véhicules d’investissement sont limités, donc il peut agir en tant qu’instrument pour accroître la flexibilité du marché interbancaire, » a-t-il ajouté, alors que la Palestine n’a pas de devise propre et utilise le shekel israélien pour la plupart de ses transactions quotidiennes.

Ce sukuk sera libellé en dollars et sera basé sur le principe de l’Ijara.

Gulf Finance House : bénéfice de 11,9 millions de dollars au T1 2011

06/06/2011

Gulf Finance House (GFH) a annoncé ses résultats financiers pour le trimestre clos le 31 Mars 2011, déclarant un bénéfice net de 11,9 millions de dollars contre 7,5 millions de dollars de perte à la même période de l'année dernière.

Le plan global pour la période s’achevant au 31 Mars 2011 a inclus une réduction importante des coûts de fonctionnement grâce à laquelle les dépenses totales de la banque ont été abaissées de près de 50%, passant de 25,9 millions à 14,5 millions de dollars, principalement grâce à des mesures strictes de réduction de coût couplées à des restructurations de dette agressives et à l’annulation de la prime aux employés.

GFH était engagée dans un plan de restructuration complète depuis 2010. La banque a réalisé l'an dernier plusieurs lancements réussis de nombreux investissements, notamment Bahrain Financial Harbour, QInvest et Saudi Real Estate Company réalisant près de 300 millions de dollars en numéraire et en actifs. En outre, la banque a lancé une Mourabaha convertible visant à mobiliser jusqu'à 500 millions de dollars de capitaux frais. Les intérêts de la Mourabaha peuvent être convertis par les investisseurs au choix en actions de GFH. Cette augmentation de capital est en bonne voie, avec plus de 120 millions de dollars déjà reçus des investisseurs et des actionnaires, démontrant clairement leur confiance dans l'avenir de la banque. La banque anticipe le soutien continu des actionnaires et des investisseurs pour l’année en cours pour appuyer davantage sa croissance et renforcer sa position sur le marché.

Esam Yousif Janahi, président exécutif de GFH, commentant les mesures prises par GFH, a déclaré: «nous admettons que nous avons eu deux années difficiles en raison de la crise financière mondiale, mais nous avons eu près de dix bonnes années avant cela, période durant laquelle nous avons bâti notre réputation et conforté un palmarès impressionnant dans la création d'institutions financières islamiques et de projets d'infrastructure qui visent à combler l'écart de croissance dans les économies en développement, projets dans lesquels nous avons été pionniers.

Il a poursuivi: «GFH a obtenu d'excellents résultats par le passé et s’est concentrée sur le retour à la rentabilité par une vision long terme et le soutien de nos actionnaires et investisseurs, ainsi que le dévouement de notre équipe de gestion. A l'avenir, notre nouveau modèle d'affaires sera conçu pour nous permettre de tirer le meilleur parti des possibilités offertes et de la situation actuelle du marché ; nous allons utiliser notre expertise et notre excellente feuille de route pour créer davantage d'institutions financières en assurant un flux de revenu régulier et continu provenant des frais de gestion et des investissements de propriété.

En outre, dans le cadre de ce nouveau modèle d'affaires nous allons examiner de nouveaux projets répondant aux besoins économiques dans certaines économies, tout en étant pleinement engagés pour la réalisation de nos projets existants et pour la concrétisation de sorties rentables pour les clients. Nous apprécions grandement nos actionnaires et la confiance des investisseurs et leur soutien dans les moments difficiles, qui sont à présent derrière nous et nous prévoyons de récompenser cette confiance plus encore dans les prochains trimestres, avec l’annonce prochaine de bonnes nouvelles ».

Emirats Arabes Unis : 17% des actifs pour la finance islamique

06/06/2011

Les actifs des institutions financières islamiques des Emirats Arabes Unis ont atteint 73,1Mds$ à fin 2010, démontrant ainsi le poids considérable que représente cette finance dans la région. Ceux-ci équivalent désormais à 17% de l’ensemble des actifs du système bancaire.

Huit banques islamiques opérent sur ce territoire, sans inclure les 260 guichets des établissements conventionnels ayant des « fenêtres islamiques ». Ces chiffres ont été communiqués par le Gouverneur de la Banque centrale des Emirats, Sultan Bin Nasser Al Suwaidi lors d’une conférence tenue au sein de l’institution.

Le Gouverneur en a profité pour félicité le Sultan d’Oman pour avoir accordé sa première licence à une banque islamique, après avoir refusé à son pays pendant des années la possibilité de se lancer dans cette nouvelle industrie.

Dubai Islamic Bank est la première banque islamique au monde à avoir été créée. Elle n’a été rejointe aux Emirats qu’en 1998 avec le démarrage des activités de sa première concurrente locale en la présence d’Abu Dhabi Islamic Bank. Depuis 2000, ce sont six nouvelles banques islamiques qui ont vu le jour, dont certaines par conversion d’une banque conventionnelle.

« Les dépôts dans les banques islamiques étaient de 53,8Mds$ à la fin de l’année 2010, qui représentent 18,7% du total des dépôts du système bancaire, » a indiqué Al Suwaidi.

Il a salué le lancement du certificat de dépôt islamique en novembre dernier qui a permis leur vente à hauteur de 3,27Mds$ par la Banque centrale, qu’il considère comme une réelle avancée.

Finance islamique : 570 et la démarche easi distingués

06/06/2011

Groupe 570, animé par Anass Patel, président de l'Aidimm et co-auteur de « finance islamique à la française », édité par Secure Finance, vient d'obtenir le label « R&D collaboratif » du pôle de compétitivité mondiale Finance Innovation. Une reconnaissance de poids qui assoit encore la crédibilité dont jouit cette entreprise née au début de cette année, et devrait lui faciliter la pleine réalisation de son objectif, permettre à la clientèle sensible à la démarche easi ( éthique à sensibilité islamique) d’accéder à la propriété à travers des financements participatifs (570 Immo Accession).

Bataille des sukuk entre Londres et Luxembourg

06/06/2011

Dans un communiqué du 1er juin, le London Stock Exchange a accueilli « l’enregistrement de deux nouveaux sukuk ,amenant le nombre total de sukuk enregistrés à la Bourse de Londres à 33 , pour un montant total à 19,4Mds$. » Cette annonce souligne l’avance prise par la place de Londres dans la bataille qui l’oppose à sa rivale luxembourgeoise.

En coulisse, la Bourse de Luxembourg avait pourtant œuvré pour obtenir le mandat de 750M$ du sukuk de la Banque Islamique de Développement (BID) , l'un des deux enregistrés à Londres la semaine dernière. Notamment trois réunions à Jeddah avaient eu lieu entre les autorités du Grand Duché et l’institution internationale.

Cette bataille était d’autant plus intéressante qu’une première tranche du programme de sukuk de la BID, appelé l’IDB Islamic Trust Certificates Program, qui était ici en jeu, avait été émise sur la place du Luxembourg en 2005. Mais une mésentente entre la BID et le régulateur luxembourgeois a mis à mal l’émission des tranches suivantes de ce programme d'un montant total de 3,5Mds$.

Actuellement, 16 sukuk sont enregistrés à la bourse du Luxembourg pour un montant de 5,5Mds$.

“Dublin pôle d’excellence des finances islamiques”

05/06/2011

Le Premier Ministre d’Irlande, Enda Kenny, qui a accédé au pouvoir suite à la vague de colère consécutive à la faillite des banques, exigeant un remboursement public de 70Mds$, a indiqué devant l’Irish Funds Industry Association (IFIA) qu’il ferait tout son possible pour « permettre » à Dublin de devenir « un pôle d’excellence pour les finances islamiques. »

Suite aux derniers ajustements réglementaires, la fiscalité est désormais en conformité avec la Chariah, a-t-il souligné, et le Gouvernement a signé des accords de double taxation avec l’Arabie Saoudite, Bahreïn, Koweït et les Emirats Arabes Unis.

La Bank Negara émet de nouvelles licences Takaful

05/06/2011

La Banque centrale de Malaisie a émis de nouvelles licences de Takaful. Suivant la volonté gouvernementale de libéraliser le secteur du Takaful, des acteurs internationaux de premier plan dans le secteur de l'asurance ont pu ainsi acquérir des participation plus importantes dans des entreprises locales.

Les nouvelles licences ont été ainsi octroyées aux entreprises suivantes : American International Assurance (70%) et Alliance Bank Malaysia (30%); AMMB Holdings (70%) et Friends Provident (30%) ; ING (60%), Public Bank (20%) et Public Islamic Bank (20%); et The Great Eastern Life Assurance Company (70%) et Koperasi Angkatan Tentera Malaysia (30%).

Al Baraka Bank Tunis : un nouveau directeur général

05/06/2011

Al Baraka Bank Tunis, filiale d’Al Baraka Banking Group (ABG) a annoncé la nomination de M. Fraj Zaag comme directeur général de la banque dont il était directeur-adjoint depuis 2009, fort d'une expérience de 27 ans en tant que banquier.

L’Université du Luxembourg coopère avec le Centre International pour l’Education en Finance Islamique

29/05/2011

L’Université du Luxembourg et le Centre International pour l’Education en Finance Islamique (INCEIF) ont signé un accord de collaboration visant à accroître la connaissance et l’expertise en finance islamique et «takaful»..

La cérémonie de signature s’est déroulée à l’Université du Luxembourg, en présence du Dr Zeti Akhtar Aziz, gouverneur de la Bank Negara Malaysia, de M. Dato Agil Natt, président et CEO d’INCEIF, de M. Yves Mersch, gouverneur de la Banque centrale du Luxembourg et du Prof. Dr Rolf Tarrach, recteur de l’Université du Luxembourg.

Les deux institutions vont, entre autres, collaborer dans le domaine de recherche des finances islamiques et takaful, offrir des possibilités d’échanges académiques de leurs étudiants de troisième cycle et organiser des conférences internationales dans ces domaines de recherche.

La Malaisie manque de prévisionnistes financiers islamiques

28/05/2011

La Malaisie manque toujours de prévisionnistes financiers islamiques malgré son hégémonie mondiale en matière de marchés des capitaux islamiques et de Takaful, a indiqué le Ministre délégué des Finances Datuk Donald Lim Siang Chai.

« C’est un marché largement en sous-emploi à l’heure actuelle qui représente pourtant une opportunité pour la Malaisie et requiert un savoir spécialisé incluant à la fois des compétences chariatiques et des facultés de prévisionnistes », affirme-t-il.

Face à ce qu’elles considèrent comme une urgence, les autorités du pays ont lancé le ‘Malaysian Financial Planning Council (MFPC)’ .

« Le potentiel de croissance du secteur est localisé tout autant dans les services financiers islamiques que dans les dérivés pour la gestion du risque par des entités locales ou régionales », a indiqué le Ministre.

JP Morgan Asset Management lance un fonds d'investissement catholique

26/05/2011

JP Morgan Asset Management a annoncé le lancement d'un fonds d'investissement catholique, le JPM Global Catholic Ethical Balanced fund, qui sera composé d'actions ou d'obligations émises par des Etats européens, et satisfaisant un certain nombre de critères éthiques. Ces critères recoupent les notions d'ESG (environnement, social et gouvernance) mais également des principes plus spécifiquement catholiques.

Gareth Whitcomb sera le gérant de ce fonds, qui a été enregistré au Luxembourg comme Sicav il y a quelques semaines.

Finance islamique: la Russie à petits pas

26/05/2011

Dans l'espoir d'attirer les capitaux arabes, la Russie va faire un premier pas dans le monde de la finance islamique en émettant en juin des sukuk, à l'initiative du Tatarstan, république à majorité musulmane du centre du pays. "La Russie montrera ainsi qu'elle peut être intéressante pour les pays musulmans. Actuellement, les banques islamiques ne peuvent pas travailler en Russie, la législation ne prenant pas en compte les interdits coraniques", se félicite Linar Yakoupov, l'un des promoteurs du projet.

L'islam interdisant le prêt avec intérêt, le sukuk est garanti par un actif précis (terrain, bâtiment, exploitation pétrolière...) au lieu d'être basé sur une émission de dette, comme c'est le cas pour une obligation traditionnelle. L'investisseur touche une part des profits générés par cet actif et non un intérêt fixe. Les premiers sukuk, qui doivent être mis sur le marché le 20 juin à Kazan, la capitale du Tatarstan, seront adossés à la construction, dans cette ville, d'un centre d'affaires, pour un montant de 200 millions de dollars. "Les sukuk sont garantis par le gouvernement du Tatarstan, l'opérateur sera basé au Luxembourg et nous savons que le marché international est prêt à acheter", a assuré M. Yakoupov.

La Banque Islamique de Développement, basée à Djeddah en Arabie Saoudite, des banques du Moyen-Orient, de Malaisie et des banques russes ont déjà manifesté leur intérêt pour ce projet pilote, selon lui. Le ministère russe des Finances a indiqué "soutenir l'émission d'obligations islamiques au Tatarstan, une première en Russie" , tout en rappelant que "les capitaux arabes sont déjà présents en Russie".

Analyste au cabinet de conseil Deloitte, Elnour Gourbanov estime de son côté que l'initiative du Tatarstan "peut contribuer à attirer des capitaux arabes en Russie, mais seulement à long terme", dans la mesure où une modification de la législation pour encadrer la finance islamique prendra du temps.

Le Tatarstan, qui entretient des relations privilégiées avec les pays musulmans du Moyen-Orient et d'Asie du sud-est, plaide depuis des années pour que la Russie adopte un cadre légal permettant l'activité des banques islamiques, comme l'ont déjà fait la Grande-Bretagne, la France ou le Luxembourg. La création en Russie de banques islamiques "est possible et même nécessaire", a affirmé le président du Tatarstan Roustam Minnikhanov lors d'un forum d'investisseurs début mai à Dubaï.

Mais à Moscou, les autorités fédérales font preuve de grande réserve. "Il n'existe aucune loi sur la finance islamique et aucun projet de loi en préparation. Il n'y a rien à attendre dans les deux ou trois prochaines années, vu le peu d'empressement des instances fédérales à étudier la question", selon le vice-président de l'Association régionale des banques de Russie Oleg Ivanov.

M. Ivanov a indiqué que son Association avait essayé, en vain, d'inclure la finance islamique dans le Projet de développement du secteur bancaire jusqu'en 2015 adopté il y a deux mois par le gouvernement: "Le gouvernement et la banque centrale ne nous ont pas soutenu".

Pourtant, souligne M. Ivanov, l'apparition de la finance islamique "serait un bienfait indéniable pour le développement du secteur financier en Russie", alors que les avoirs des banques islamiques sont estimés à mille milliards de dollars.

570 easi : la finance islamique à portée de tous

24/05/2011

Article paru dans Saphir News

« Faites un choix en accord avec votre éthique ». Tel est le credo que s’est fixé 570 easi (éthique à sensibilité islamique), une société créée en janvier afin de rendre la finance islamique accessible à tous les ménages et de permettre la démocratisation de ce système, encore inexistant en France.

L’oiseau fait son nid doucement mais surement. Jusque là, un seul prêt immobilier compatible avec les principes islamiques a été réalisé en mai dernier avec une grande banque française (la BRED, ndlr) en partenariat avec AIDIMM (Association d'innovation pour le développement économique et immobilier).

Cependant, le bénéficiaire du prêt, comptant parmi les plus gros clients de la banque, n’avait rien du client lambda. L’expérience reste maigre mais Anass Patel, ancien directeur d’AIDIMM, ne compte pas en rester là et veut rendre ce type d’opération courante tout comme les opérations d’épargne et de financements des petites et moyennes entreprises (PME) grâce à 570 easi, qu'il dirige depuis sa création en janvier.

Selon une étude IFOP parue en 2008, il y aurait en France entre 590 000 et un million de clients potentiels intéressés par des produits de financement charia-compatible. Les marchés du financement immobilier et de l’épargne halal seraient quant à eux estimés à plus de 7 milliards d’euros chacun.

Fort de ces chiffres, AIDIMM et le groupe 570 incitent fortement les banques françaises à pénétrer le marché. Mais qui doit faire le premier pas ? Frileux à l’idée de commercialiser elles-mêmes des produits islamiques par peur des réactions des clients « conventionnels », les responsables des institutions bancaires peinent à être convaincus de se lancer.

Pour leur éviter tout tracas et leur permettre d’investir le marché au fil de l’eau, le groupe 570 se présente comme une solution. « Il faut que des entrepreneurs privés prennent les devants car ce n’est pas les banques qui vont se lancer. Elles ne veulent pas prendre un risque pour leur image. Pour nous, cela n’est pas un problème car nous sommes musulmans et nous sommes à la tête d’une entreprise privée. On en peut pas nous attaquer sur le terrain de la laïcité », indique à Saphirnews M. Patel.

La commercialisation des produits se fera donc en passant par le groupe 570, destiné à accompagner les banques et gérer le fronting avec les clients à leur place et ainsi leur éviter de gérer les problèmes qui découleraient de décisions tendant à banaliser les produits sharia-compliant. « Les banques n’auront pas besoin d’afficher ces produits. Comme des courtiers, 570 easi sera son intermédiaire et son interlocuteur. Nous monterons les dossiers de financements avec les clients qu’on proposera ensuite aux banques », ajoute M. Patel. Une solution temporaire toute trouvée en attendant que les banques daignent considérer les musulmans comme des clients à part entière.

Toutefois, quelques clarifications fiscales sont nécessaires pour lancer ce projet. Dès lors qu’une banque accordera un crédit immobilier ou un produit d’épargne respectant les principes de l’islam, « elle sera copropriétaire du bien ou des services que souhaitent acquérir les clients jusqu’à temps que le crédit soit entièrement payé (copropriété dégressive, ndlr). Les parts se revendent petit à petit. Seulement, à l’heure actuelle, appliquer un système pareil implique que les banques doivent payer des taxes sur ces biens », ce qui a de quoi les refroidir indique M. Patel.

La suppression des taxes est ainsi amplement souhaitée. Mais un tel système demande aussi de la part des banques d’être plus responsables car elles sont engagées dans le financement. « Elles ont besoin de changer leur façon d’aborder le crédit », ajoute-il.

Le directeur du groupe 570 se plaît à comparer le devenir de la finance islamique à celui du halal. « Il y a dix ans, le halal était aux mains de petits entrepreneurs musulmans. Aujourd’hui, tous les acteurs de la filière agro-alimentaire sont intégrés, y compris la grande distribution. La banalisation de ces produits est en cours, ce qui prouve qu’un marché auparavant étroit peut se développer et que tous peuvent l’intégrer. On est dans le même cas de figure pour la finance islamique. On est dans les prémices mais il y a un réel potentiel », conclut M. Patel. La réussite est à portée de ceux qui saisissent les opportunités.

La finance islamique existe en Tunisie, mais sans textes d'application

12/05/2011

La dernière crise financière qu’a connue l’économie mondiale a incontestablement confirmé la pénétration des services financiers islamiques qui s’accentue de plus en plus tant dans les pays arabes que dans ceux occidentaux, compte tenu de l’efficience des principes sur lesquels se base la finance islamique. Même sur le segment de la population tunisienne, jusqu’ici relativement exclue en raison de la politique adoptée par le gouvernement du président déchu, reste faible, les services financiers islamiques performent.

Afin de mieux connaître cette industrie, ses acquis ainsi que ses perspectives, l’Association tunisienne de la finance islamique (ATFI) a récemment organisé à Tunis son premier symposium international sur la finance islamique, et ce en présence d’éminents analystes et experts du secteur bancaire et financier islamique,entre autres, Ezzeddine Khouja, Abdessattar Khouildi et Mahfoudh Barouni.

Il s’agissait de fournir des références pratiques à l’ensemble des participants et des professionnels du secteur en analysant notamment la manière dont le potentiel futur du secteur bancaire et financier islamique peut être exploité. A cet égard, M. Khouja, secrétaire général du Conseil des banques et des établissements financiers islamiques, n’est pas le seul à croire au développement de la finance islamique. «Je suis plus qu’optimiste en l’avenir de la finance islamique sachant que plus de 450 banques et établissements islamiques de par le monde enregistrent une croissance annuelle moyenne de 28%». Il ajoutera que «les banques traditionnelles ont échoué dans leur mission de réduire la pauvreté et de résister aux crises».

M. Barouni, président du Conseil d’administration de la Banque Zitouna, souligne, pour sa part, qu’il n’existe pas en Tunisie de législation interdisant le développement de l’industrie financière fondée sur la base islamique. Par ailleurs, le responsable a indiqué que «les législations en Tunisie souffrent de l’absence de textes d’application et de textes relatifs à la gestion du processus de développement des différentes institutions financières en Tunisie».

Les participants ont souligné que la finance islamique a beaucoup changé depuis ses débuts dans les années 1960, ce modèle couvre maintenant le secteur bancaire, les marchés des capitaux et les assurances. De plus, même si les centres traditionnels de la finance islamique restent au Moyen-Orient, les intervenants ont noté également que Londres est devenu la plaque tournante en Occident outre divers pays qui s’activent aussi afin de développer leurs marchés financiers islamiques.

«Les banques islamiques ont donné une leçon aux banques traditionnelles»

11/05/2011

L’Isfin, «club mondial d’avocats spécialisés dans le droit de la finance islamique», verra officiellement le jour ce jeudi dans le cadre du 8e Islamic Financial Services Board, organisé au Luxembourg. Laurent Marlière, CEO du réseau et managing director du cabinet de conseil Scipion, nous explique sa raison d’être.

Monsieur Marlière, à quoi sert le réseau Isfin (Islamic Finance Lawyers)?

«La finance islamique, c’est un tiers de capital financier, un tiers de religion et un tiers de droit. Or, aujourd’hui, alors que la finance islamique est de plus en plus présente, il existe très peu d’experts juridiques spécialisés. Les fournisseurs habituels sont quelques grands cabinets globaux anglo-saxons. Nous pensons que pour accompagner la mondialisation de cette finance islamique, il est important d’avoir dans chaque juridiction un pool d’experts spécialisés. Il faut aussi souligner que pendant la crise de 2008, les banques islamiques, qui ne détenaient pas d’avoirs toxiques, ont donné une leçon aux banques traditionnelles.

Quels types de clients pouvez-vous prétendre conseiller?

«Nous sommes partis d’un constat macroéconomique. La capacité d’investissement principale est située dans les fonds souverains d’Asie situés à Malaisie, à Singapour... Or, ces investisseurs sont confrontés à un problème d’insécurité de leurs placements en raison de l’instabilité politique et des troubles au Proche-Orient et dans les pays méditerranéens. Ces investisseurs veulent se positionner sur des zones plus stables et sécurisées comme l’Europe, l’Amérique ou certains marchés émergents, toute en gardant la philosophie de placement de la finance islamique.

Outre les fonds souverains, nous pouvons également offrir des services juridiques aux grandes entreprises. Nous savons que les états majors des grandes multinationales sont en train d’établir des business plans pour se positionner après les révolutions du printemps arabe et investir dans ces pays. L’Egypte dans un an ne sera pas l’Egypte d’aujourd’hui. On peut en dire autant de la Libye, de la Tunisie, du Maroc et de l’Algérie.

Combien de membres compte-vous à ce jour?

Nous comptons une quinzaine de membres à ce jour, parmi les plus prestigieux en Europe. Nous ne prenons qu’un cabinet par pays et nous lui octroyons une exclusivité. Ils sont principalement situés en Europe. Nous avons commencé par le plus difficile, car il est plus aisé de trouver des spécialistes de la finance islamique en Europe qu’en Asie ou au Moyen-Orient. Le projet est né il y a seulement quatre mois, mais nous sentons que nous répondons à une réelle demande du marché. Nous sommes actuellement en tractations avec une série de cabinets et espérons avoir soixante membres à la fin de l’année. Après Luxembourg, notre deuxième réunion aura lieu à Dubaï début novembre, à l’occasion du sommet de l’IBA (International Bar Association), plus grande réunion mondiale d’avocats.

Tunisie - Mahfoud Barouni, de la Banque Zitouna : "il faut aller vers des méga-banques"

02/05/2011

M.Mahfoud Barouni, président du Conseil d’administration de la banque Zitouna, rencontré par Maghreb Emergent récemment à Tunis, s’en est tenu à une stricte réserve sur la situation de la banque islamique. Il a par contre souhaité une accélération de la mise en place d’une législation pour la finance islamique. Il estime également que le paysage bancaire tunisien est trop morcelé et qu’il faut mener des fusions pour créer des méga-banques.

La finance islamique reste associée à la naissance de la Banque Zitouna qui est aujourd’hui détenue à 86% par l’Etat qui « hérite » des parts de Sakher El Materi. Le sort de cette banque mise sous tutelle de la Banque Centrale tunisienne n’est pas encore tranché, mais une cession à des investisseurs parait une des options les plus évoquées. Le président du Conseil d’administration de la Banque Zitouna Mahfoud Barouni, a refusé de parler de la situation de la banque et de son avenir au motif que seul le représentant légal désigné par la Banque centrale tunisienne était habilité légalement à le faire. Il a souligné néanmoins que la Banque Zitouna a obtenu d’excellents résultats et que ses activités ont reçu un accueil très favorable au sein du public qui y trouve des produits qui correspondent à ses besoins. Dotée d’un bon encadrement dont certains parmi des expatriés spécialisés dans ce mode de financement, Banque Zitouna a pu créer 28 agences en huit et comptait en créer quatre autres avant la fin de l’année. Mahfoud Barouni indique que les dépôts ont été très importants et que le succès de la Banque était un atout qui devrait inciter les investisseurs à acheter les parts de l’Etat dans le cas où ils seraient mis en vente.

Sur la finance islamique et la finance en général, Mahfoud Barouni a été plus prolixe. Il a souhaité que le gouvernement de transition accélère la mise en place d’une législation qui permette à la finance islamique de travailler dans les mêmes conditions que la finance classique. Il a rappelé que le gouvernement tunisien, avant la révolution, avait déjà examiné un projet de loi sur la finance islamique et qu’il l’a adopté. Pour lui, que le gouvernement légifère par ordonnance ou qu’il attende l’élection d’un parlement, ce texte de loi est de nature à ouvrir le champ à une participation plus grande de la finance islamique au développement de l’économie. Barouni considère que l’obstacle principal à la compétitivité des banques islamiques réside dans la double taxation qu’elles subissent lors de l’achat et vente d’actifs. Il suffit, a-t-il expliqué, de petits amendements pour que les banques islamiques soit déchargées des taxes d’enregistrement. Les produits offerts par les banques islamiques (Mourabaha, Moucharaka, Istisn’a…) ont besoin d’être mieux connues.

Sur un plan plus général, Barouni considère par ailleurs qu’il existe un morcellement excessif des institutions financières en Tunisie et les institutions internationales ont commencé à appeler à des fusions pour créer de grandes banques. Il existe actuellement 28 banques en Tunisie dont 8 en offshore. Le président du conseil d’administration de la Banque Zitouni ne considère pas que les quelques fusions réalisées soient des exemples réussis. Il estime qu’il faut aller vers des fusions permettant la création de méga-banques. On peut arriver, a-t-il estimé, à deux grandes banques islamiques et à huit ou neuf banques classiques. Il souligne que la difficulté pour le gouvernement porte sur la manière d’assainir les portefeuilles des banques et de réduire le niveau des dettes de 15% à 7% avec un taux de couverture de près de 90/ au lieu des 70% actuels.

Acquisition des locaux de Rolls-Royce par Gatehouse

02/05/2011

Gatehouse Bank a acquis l’usine principale de Rolls-Royce en Ecosse pour 87,9M$. Le revenu annuel de cette location est de 8%, représentant ainsi 8M$ pendant ces trois dernières années, et a bénéficie d’une augmentation des loyers d’1,5% par an pour ce bail venant à terme dans 17 ans.

Fahed Boodai, le président du conseil de direction de Gatehouse, s’est félicité de cette acquisition au compte de ses clients estimant qu’il s’agit « d’une opportunité d’investissement en or qui est un actif rare et extrêmement estimable à avoir dans le marché. »

Le portefeuille d’actifs immobiliers de Gatehouse a dépassé les 333,5M$ en seulement 18 mois.

Le RIS du Sénégal a lancé la Mutuelle d’Epargne et de Crédit du Sénégal

02/05/2011

Le Rassemblement Islamique du Sénégal (Ris) qui est « un mouvement global cherchant à promouvoir les valeurs de fraternité, de solidarité » a fêté ce lundi 25 avril, son deuxième anniversaire.

A l'occasion de cet évènement, les initiateurs ont anoncé la mise en place de la Mutuelle d’Epargne et Crédit Islamique du Sénégal (Mecis) qui, à travers ses agences, monte des projets et les met en œuvre.

On en parle à Moscou…

02/05/2011

Le Moscou Times rapporte que les deux des plus grandes banques russes cherchent à devenir les premières institutions du pays à offrir des produits financiers islamiques.

VTB, la deuxième banque de Russie, a pour objectif cette année de vendre environ 200 millions de sukuk.

Gazprombank, le bras financier du géant gazier Gazprom, est en pourparlers avec au moins 10 entreprises basées à Moscou sur le meilleur moyen d’atteindre ces objectifs, en travaillant avec des investisseurs venus du Golfe Persique.

« Les ventes de sukuk en dehors de l’Asie et du Golfe (Bahreïn et l’Arabie saoudite) vont aider à développer l’industrie », explique Rafael Dalmau, directeur de gestion de portefeuille conforme à la charia pour BNP Paribas à Singapour. « Avoir de nouvelles émissions en provenance des pays en dehors ces deux zones est extrêmement bénéfique pour la poursuite du développement du marché des sukuk », a souligné M.Dalmau, ajoutant qu'. « il y a actuellement un déséquilibre dans l’équation offre-demande. »

KFH pénètre les territoires reculés de Malaisie

02/05/2011

Kuwait Finance House (KFH) de Malaisie a ouvert une nouvelle branche dans l’Etat Kelantan dans le Nord-Est du pays. L’évènement a vu la participation du Sultan du Kelantan Mohamed V et de l’ambassadeur du Koweït en Malaisie Monzer Al-Eissa.

L’ouverture de cette branche est un pas supplémentaire montrant la pénétration de Kuwait Finance House dans des territoires reculés de Malaisie et l’imbrication de certaines banques du Golfe en Asie.

Dubai Exports en France pour promouvoir la finance islamique

02/05/2011

La mission économique Dubai Exports en partenariat avec Invest in France a conduit une délégation commerciale sur les services financiers islamiques dans notre pays.

Pour Saed Al Awadi, directeur de Dubai Exports, cette mission ainsi que les autres qui sont actuellement menées par l’agence à travers le monde « doivent montrer les capacités de Dubaï en tant que leader et pionnier en finance islamique. Dubaï qui y a dédié des pôles de compétitivité financiers et des marchés a montré qu’elle pouvait être innovante dans le développement de nouveaux produits sharia-compliant pour rencontrer les besoins des investisseurs de plus en plus exigeants et nombreux. »

Sohail Zubairi, directeur de Dar Al Shari’ah, a dit quant à lui que « les produits financiers islamiques ne sont pas seulement limités aux musulmans et qu’ils rencontrent les besoins de ceux qui recherchent des investissements éthiques ». Le segment des « investissements éthiques » en France est estimé à 70 Mds$ sous gestion.

Le Luxembourg veut faire connaître et valoir son expertise des fonds islamiques

28/04/2011

La place financière luxembourgeoise n’est pas la seule à se positionner sur le créneau des fonds islamiques. Des centres comme Singapour, Kuala Lumpur, Dubaï, voire l’île de Malte, ont également développé des compétences accrues dans le domaine et constituent des concurrents de taille. «Mais en Asie aussi, des centres comme Hong Kong considèrent très sérieusement la finance islamique et le développement de fonds charia», indique Thomas Seale, CEO de European Fund Administration.

A ces centres-là, Germain Birgen, managing director de HSBC Securities Services Luxembourg et global head de HSBC Amanah Securities Services, ajoute l’Irlande, l’Afrique du Sud ou même l’Australie. C’est dire si le Luxembourg va devoir jouer des coudes pour attirer les investisseurs sur ce segment. «L’avantage que présente le Luxembourg est qu’il a développé les compétences nécessaires en matière de finance islamique tout en se basant sur ses acquis en finance conventionnelle. Ainsi, l’expertise existante va pouvoir servir le segment des fonds et de la finance islamiques, qui constitue un créneau de diversification intéressant permettant de compléter l’offre de la Place.»

Reste que, malgré le potentiel identifié sur ce segment, le montant des actifs sous gestion, au niveau international, peine à décoller. «Parce que, de mon point de vue, il n’y a pas assez de produits sur le marché pour répondre aux besoins des gestionnaires de fonds qui désirent diversifier leurs portefeuilles d’investissement, commente Germain Birgen. A moyen terme, avec le développement de nouveaux produits d’investissement, efficients et rentables, nous aurons plus d’arguments pour convaincre les gestionnaires à considérer des juridictions comme la nôtre pour y domicilier leurs fonds islamiques.»

Si les fonds souverains, dans les pays producteurs de pétrole par exemple, se sont tournés vers des produits conventionnels, c’est peut-être qu’ils n’ont simplement pas trouvé de produits conformes à la charia leur permettant d’investir de manière optimale. Ou bien qu’ils n’ont pas la possibilité d’investir de telles masses d’argent, même partiellement, dans des produits dits «islamiques». Avec une masse suffisante d’instruments conformes à la charia et des produits plus performants, les choses pourraient évoluer.

Le segment des fonds islamiques n’a pas encore dévoilé toutes ses potentialités. D’autant plus que les investisseurs susceptibles d’investir demain dans des fonds charia ne sont pas exclusivement des musulmans vivant dans des pays musulmans. On trouve aussi des musulmans qui vivent ailleurs, en Europe par exemple, et qui voudraient investir dans ces mêmes produits. «Enfin, il y les investisseurs non-musulmans qui pourraient être intéressés par ces produits pour des nombreuses raisons, des critères éthiques notamment ou encore pour des raisons de limitation des risques», ajoute Germain Birgen.

Encore faut-il que tout ce petit monde ait conscience de l’existence des produits, ce qui exige, encore et toujours, des efforts de promotion et de pédagogie. «Encore aujourd’hui, on a tendance à lier fonds islamiques et la religion islamique, alors que la finance charia est basée sur des principes de transparence et de mutualisation des risques», explique Thomas Seale (EFA).

Dans la réalité, il serait sans doute plus juste et opportun de comparer un fonds charia, qui doit donc répondre à un certain nombres d’exigences morales, à un fonds éthique. Ensuite, au niveau des pays arabes, il va falloir développer une pédagogie financière, aider ceux qui demain feront avancer ces pays et leur économie en donnant des conseils quant aux possibilités et méthodologies d’investissement. Le Luxembourg, par des efforts de promotion, devra se faire connaître et faire valoir son expertise dans le domaine des fonds islamiques, un savoir-faire qui s’appuie notamment sur des compétences poussées en matière de domiciliation, d’administration et de distribution des produits à l’échelle internationale.

Si la finance islamique demeure un créneau intéressant – faute de quoi l’offre au Luxembourg et le nombre de prestataires spécialisés en la matière ne seraient pas aussi importants –, elle n’en reste pas moins qu’un moyen de diversification parmi d’autres. «Il s’agit en effet d’une niche intéressante, avec une volonté pour les acteurs de la développer dans les années à venir. Il y a un potentiel sur ce créneau qui n’est pas négligeable, assure Thomas Seale. Certains tablent sur une évolution de 15 à 20% par an. Mais restons réalistes, la finance islamique et les fonds charia, par rapport aux produits conventionnels, resteront une niche comme peuvent l’être les fonds éthiques ou responsables.»

L’impact des révolutions arabes sur les fonds islamiques luxembourgeois

28/04/2011

Dans quelle mesure les révolutions qui secouent actuellement le monde arabe pourraient-elles avoir un impact sur le segment des fonds islamiques au sein de la place financière luxembourgeoise? Depuis quelques années, l’industrie des fonds s’est attachée à déployer un niveau d’expertise poussé dans la création, gestion, domiciliation et administration des fonds charia.

Certes, la Place ne pouvait imaginer les événements qui secouent les pays du Moyen-Orient et du Maghreb. Mais, à l’heure où Luxembourg accueille, ce 10 mai, le huitième sommet de l’Islamic Financial Services Board, le premier à être organisé en Europe, d’aucuns se posent la question de l’incidence de ces événements politiques sur le développement du secteur des fonds islamiques au Luxembourg. «Je pense que ce serait faux de dire qu’il n’y aura aucun impact, commente Germain Birgen, managing director de HSBC Securities Services Luxembourg et global head de HSBC Amanah Securities Services. Mais il ne faut pas non plus s’attendre à un important changement de la donne. D’une part, la finance islamique ne concerne pas que le Moyen-Orient et les pays musulmans en question, d’autre part, les possibilités d’investissement dans ces pays ne sont pas encore très importantes.»

Ceux qui espéraient voir atterrir les pétrodollars dans des fonds islamiques gérés au Grand-Duché vont sans doute être déçus. Si les réserves financières des pays producteurs de pétrole, gonflées par l’envolée du cours du baril, sont importantes, cet argent est déjà et avant tout investi dans des produits conventionnels, à l’échelle internationale. «L’instabilité régionale, au niveau de ces pays, va peut-être mettre en relief la stabilité du Luxembourg, commente Thomas Seale, CEO de European Fund Administration. Mais les capitaux issus des fonds souverains sont déjà investis sur les marchés internationaux, et pas forcément dans des produits financiers qui répondent aux exigences de la charia.»

Le Luxembourg, dans une certaine mesure, pourrait effectivement profiter de cette instabilité politique. Luc Frieden, dans sa récente mission de promotion à Abou Dabi, Riyad et à Beyrouth, n’a pas fait autre chose que de vanter la stabilité politique et juridique de la place luxembourgeoise, espérant y attirer de nouveaux actifs. Mais l’impact devrait plutôt se faire ressentir au niveau des produits conventionnels domiciliés au Luxembourg.

C’est plus indirectement, et dans une perspective à long terme, que le segment des fonds islamiques, au Grand-Duché comme ailleurs, pourrait en profiter. «Les révolutions auxquelles nous avons assisté ont été nourries par un besoin démocratique et l’exigence de la part du peuple d’une meilleure répartition des richesses, ajoute Thomas Seale. Effectivement, il y a de l’argent dans ces pays. Il est actuellement mal réparti. Mais si ces régions arrivent à sortir plus fortes de ces périodes de turbulences, il est probable que la population dans son ensemble, progressivement, parvienne à épargner et dispose peu à peu d’argent à investir.» Les fonds islamiques pourraient alors se présenter comme des outils intéressants pour ces populations en quête d’éthique.

Investir "éthique" n'empêche ni la diversité ni la performance

27/04/2011

Aujourd'hui la rentabilité ne suffit plus. Nombre d'épargnants sont également soucieux de savoir dans quoi ils investissent. Pour leur répondre, Aude Sarda et Nadia Dhaoidi, qui oeuvrent également à la promotion d'une épargne responsable sur le site jepargne-utile.com, viennent de publier un livre sur le sujet, « Epargner éthique », véritable glossaire des placements responsables, solidaires, religieux et verts (ou éthiques).Extraits de leur entretien publié ans La Tribune

Les placements éthiques ont la réputation de rapporter moins. Est-ce une idée reçue ?

L'idée est largement répandue qu'il faut choisir entre rendement et partage. Et qu'en tout état de cause, il va falloir sacrifier une partie de ses bénéfices. C'est faux. Les placements éthiques ou solidaires peuvent rapporter tout autant. Par exemple, certains placements de type micro-crédit rapportent jusqu'à 4,5 %. Avec des signatures de qualité. Par exemple, le Crédit Agricole et le Crédit Coopératif accompagnent les souscripteurs des plateformes en ligne telles que Friendsclear ou Babyloan.

Comment identifier une entreprise ou un fonds éthique ?

Dans un fonds éthique, il faut regarder les 10 ou 20 premières valeurs du portefeuille qui sont données nominativement. Nous invitons le souscripteur à se référer au site de Novethic, qui décortique jusqu'aux motivations du gérant. Ou au portail en ligne Finansol, autre source fiable et transparente sur les produits d'épargne solidaire.

Outre ces fonds socialement responsables, existe-t-il d'autres catégories de produits éthiques ?

Il en existe encore trop peu à notre goût. Mais il est toujours possible de réduire ses impôts tout en oeuvrant pour l'environnement. Lorsque l'on construit sa maison par exemple, en bénéficiant des crédits d'impôts liés au développement durable. Mais aussi en investissant dans des logements en loi Scellier répondant aux normes BBC (bâtiment basse consommation), voire même en réduisant son ISF par l'acquisition de bois et de forêts.

Pourquoi aborder aussi le thème des placements religieux ?

Parce que pour répondre aux critères de la religion, ces placements sont encore plus exigeants que les autres ! Une des pionnières de ces produits s'appelle Nicole Reille, Elle a été fondatrice de l'Association Ethique et Investissement en 1983 et a été sa présidente jusqu'en 2002. Elle avait commencé par placer de l'argent pour payer les retraites des membres de sa congrégation, avant de proposer ses placements à un public plus large. La réflexion a abouti à la création d'un fonds créé en partenariat avec Meeschaert Asset Management en 1984.

L'épargnant peut soutenir le CCFD (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement) avec le fonds Ethique et Partage.

La finance islamique a également le vent en poupe. Nous avons d'ailleurs fait intervenir dans notre guide Anouar Hassoune, expert dans le domaine et vice-président de l'agence de notation Moody's.

Petits fonds deviendront grands au Luxembourg

26/04/2011

Depuis plusieurs années, la finance islamique, et plus particulièrement les fonds charia, font l’objet de nombreuses attentions de la part de la place financière luxembourgeoise. Les prestataires de services du secteur financier, des avocats aux entreprises de conseil en passant par les banques et les administrations centrales de fonds, ont investi et développé des compétences poussées dans la gestion d’actifs investis conformément à la charia.

«Jusqu’à présent, toutefois, la somme des investissements dans les fonds islamiques domiciliés reste faible, comme l’envergure des différents fonds islamiques luxembourgeois existants sur la Place, explique Sufian Bataineh, fondateur de Dananeer, société de conseil indépendante spécialisée dans la finance islamique. Selon lui, le plus important de ces fonds, parmi la quarantaine qui est établie au Grand-Duché, ne compte que 79 millions de dollars d’actifs. La plus grande partie des fonds islamiques au Luxembourg ont moins de 20 millions d’actifs sous gestion.

«Mais les choses pourraient évoluer, note-t-il. Depuis quelques semaines, on sent un mouvement, avec un intérêt grandissant de certains investisseurs pour la place luxembourgeoise, sûre et qui dispose désormais d’une expertise poussée en matière de finance islamique. Il y a beaucoup de liquidités, notamment en Arabie Saoudite ou au Qatar, suite à l’envolée des prix du pétrole. Beaucoup d’investisseurs cherchent de nouveaux produits pour diversifier leurs placements.»

Sufian Bataineh affirme, par exemple, travailler avec deux clients sur des projets de création de fonds charia, l’un comprenant 100 millions d’actifs sous gestion, l’autre 20 millions. «Comme la plupart des fonds charia existant actuellement sur la Place, les fonds en question devraient être constitués sous la forme de fonds equity. En effet, ces dernières années, les fonds equity de type charia ont généralement surperformé par rapport aux autres types de fonds charia, de sorte que l’intérêt pour ce type de fonds est croissant», explique-t-il.

L’année 2011 pourrait ainsi voir les encours placés dans des fonds islamiques luxembourgeois (aujourd’hui estimé à un peu plus de 565 millions de dollars) croître, tout comme le nombre de véhicules d’investissement associés. Dans cette tendance positive, le patron de Dananeer voit plutôt le résultat du développement de l’expertise locale au niveau des fonds islamiques et de la promotion de la Place en la matière que les conséquences de révolutions quelconques. «Aujourd’hui, nous avons toutes les compétences utiles sur place. Je pense qu’il importe désormais de le faire savoir afin d’attirer des investisseurs», assure Sufian Bataineh.

International Islamic Finance Forum – West Africa 2011 à Dakar, avec la participation du Gouverneur de la Banque centrale du Nigeria

26/04/2011

L’Institute for International Research (IIR), basé à Dubaï, a annoncé la participation de M. Sanusi Lamido Aminu Sanusi, Gouverneur de la Banque centrale du Nigeria à l’International Islamic Finance Forum – West Africa qui aura lieu à Dakar du 20 au 22 juin 2011, indique un communiqué de presse.

« Les Sukuks et le financement de projets d’infrastructures » seront débattus à l’occasion de ce forum organisé sous le haut patronage du Ministère de l’Economie et des Finances du Sénégal et en partenariat avec l’Institut Africain de Finance Islamique AIIF-Advisory and Training.

« La participation du Gouverneur Sanusi est attendue avec beaucoup d’enthousiasme. Les spécialistes de l’industrie espèrent avoir les plus récents détails sur la stratégie adoptée par la Banque Centrale du Nigéria concernant le développement des services bancaires sans intérêt », explique le communiqué.

Il ajoute : « le Gouverneur figurera parmi d’autres décisionnaires clés de l’industrie financière islamique internationale : Raed H. Charafeddine, Premier vice-gouverneur, Banque du Liban et Michel Cardona, Secrétaire général adjoint, Autorité de Contrôle Prudentiel, Banque de France ». Le forum mettra en premier plan l’industrie de la finance islamique dans la région et les perspectives de ces leaders formeront la base des discussions, de présentations et de débats. Ainsi, des spécialistes de l’industrie financière islamique provenant des centres majeurs de finance islamique comme les pays du Golfe, la Malaisie, le Royaume-Uni, la France et l’Afrique de l’Ouest y prendront part.

Ce sera aussi une occasion pour les banquiers internationaux et régionaux de participer à des discussions et d’obtenir plus d’informations sur les opportunités commerciales qui accompagnent la hausse de la demande de services bancaires islamiques à travers la région.

« Sheikh Essam Ishaq et Dr. Mohammed Burhan Arbouna du Bahreïn ainsi que Dr. Mohammed Akram Laldin de la Malaisie figurent aussi parmi les intervenants clés du forum. De plus, Citibank, BNP Paribas Najmah et First Community Bank du Kenya présenteront une vue uniquement africaine sur l’industrie bancaire islamique », note le document.

« L’évènement rassemblera un groupe exclusif d’experts en finance islamique, de leaders régionaux et de joueurs clés de l’industrie. Les intervenants participeront à des discussions sur les éléments fondamentaux du développement des services bancaires islamiques à travers l’Afrique de l’Ouest. Le forum a généré beaucoup d’intérêt jusqu’à présent et nous sommes fiers d’organiser cet évènement important pour cette nouvelle industrie en pleine croissance » annonce Vanessa Heywood, Directrice de l’International Islamic Finance Forum.

Cette rencontre sera selon M. Mouhamadou Lamine Mbacké, PDG de AIIF –Advisory and Training, la suite logique de celle de l’année dernière et donnera l’opportunité aux décideurs du secteur public et privé de plus de 15 pays de l’Afrique de l’Ouest y compris le Nigeria de débattre de principaux instruments financiers qu’offre la finance islamique.

Lancé à Dubaï en 2002, l’International Islamic Finance Forum est un évènement annuel clé de l’industrie financière islamique internationale.

Une formation en finance islamique exclusivement pour les imams américains

25/04/2011

The American Islamic Finance Project ("AIF") a été lancé à l’initiative de Guidance Residential ("Guidance"), fournisseur de prêts immobiliers sharia-compliant, en collaboration avec the Islamic Society of North America ("ISNA"), et Ethica Institute of Islamic Finance ("Ethica"). Du 2 au 5 mai prochains à Berkeley en Californie, ceux sont près de 100 imams de tous les Etats-Unis qui bénéficeront d’une formation fournie par ces trois institutions sur l’enjeu de la finance islamique.

La cérémonie d’ouverture verra Shaykh Nizam Yacoubi présenter les enjeux d’une telle formation pour les imams américains.

Le lien de l’évènement qui se veut un jalon en la matière aux Etats-Unis est disponible ici : www.AmericanIslamicFinance.com.

Mme. Zeti reconduite pour un nouveau mandat

21/04/2011

Tan Sri Dr Zeti Akhtar Aziz a été nommée à nouveau Gouverneur de la Banque centrale de Malaisie pour un mandat de 5 ans à compter du premier mai prochain.

Dr.Zeti, âgée de 64 ans, est Gouverneur de la Bank Negara depuis mai 2000.

Premier sukuk en Jordanie

21/04/2011

Al Rahji Cement-Jordan a lancé le premier sukuk jordanien d’un montant avoisinant les 120M$ (85MDJ). Ce sukuk, sur base d’Al Ijarah, a une maturité de 7 ans et a été géré par Capital Investments, la branche investissement de Capital Bank.

De nombreuses banques ont souscrit à cette obligation islamique parmi lesquelles Capital Bank, Cairo Amman Bank, Islamic International Arab Bank, Union Bank, Jordan Kuwait Bank, Bank of Jordan, et Arab Islamic Bank.

Groupe 570, « une nouvelle façon d’aborder la finance islamique »

21/04/2011

Après une année 2010 qui a vu les promesses succéder aux effets d’annonce, la finance islamique en France semblait s’éloigner chaque jour un peu plus. Il n’en serait rien. Anass Patel, ancien directeur stratégie et investissement dans une société d’envergure internationale et ex-président de l’association Aidimm, spécialisée en finance islamique, vient de lancer Groupe 570 une société qui compte bien aborder la finance islamique d’une nouvelle manière.

Al-Kanz : Vous avez lancé un portail consacré à la finance islamique (www.570easi.com) dans les prochains jours. De quoi s’agira-t-il ?

Anass Patel : 570easi.com sera à la fois une source d’informations autour de la finance islamique et un espace de découverte de produits et de services pour le marché français qui se construit petit à petit. Nous ne voulions pas refaire un énième site d’actualité déconnecté de la situation française tout juste bon à annoncer des conférences et des promesses. Nous souhaitions un espace où l’internaute, le futur client, puisse vraiment comprendre clairement comment il peut acheter une maison, acheter une voiture ou financer le développement de son projet ou de sa société. 570easi.com proposera à cet égard des simulateurs de financement ou d’épargne, des guides pratiques qui expliquent ce que sont les contrats conformes à l’éthique musulmane et comment on les applique.

Al-Kanz : Très concrètement, que proposera la société 570 ?

Anass Patel : Groupe 570, maison-mère, englobe différentes entités spécialisées dans le conseil, le courtage ou la gestion d’actifs (asset-management). Notre mission est d’apporter une réponse à la demande criante de la clientèle française pour des produits et des services financiers plus transparents, compatibles avec leurs convictions religieuses, et s’inspirant d’une certaine éthique. C’est ce qu’on a décidé d’appeler des « solutions easi, éthiques à sensibilité islamique ». Nous nous positionnons comme des facilitateurs entre d’une part ceux qui ont des projets, particuliers ou professionnels, d’autre part les institutionnels (banques, compagnies d’assurance, sociétés de gestion). Concrètement, les solutions que nous souhaitons apporter à nos clients français sont les suivantes :

- pour les particuliers : solutions d’épargne, financements immobiliers, financements auto

- pour les professionnels : solutions de placement, financements pour l’activité pro ou des locaux, financements pour des équipements (auto, machine, etc.)

Al-Kanz : Vous croyez donc toujours à la finance islamique en France ?

Anass Patel : Plus que jamais ! La raison est très simple : depuis les débuts de la finance islamique en France – pour rappel, nous avons créé l’association AIDIMM en 2005 – le paysage financier s’est beaucoup transformé, entre d’un coté une gouvernance et une réglementation bancaire plus exigeantes, et, de l’autre des acteurs qui se sont essoufflés à force de promesses et d’annonces intenables. Pour nous, il s’agit non plus d’être dans la théorie et l’espoir de voir des banques du Moyen-Orient venir au secours de la clientèle musulmane de France, mais d’être dans l’action avec pragmatisme et professionnalisme. Plus globalement, nous ne pensons pas que les solutions pour tout le monde vont fleurir demain surtout dans le contexte

géopolitique dans lequel nous sommes. Notre ambition est de développer une démarche durable grâce à une plateforme innovante et polyvalente (placement, financement et investissement), comme en témoignent nos réalisations et nos différents projets en cours. Cela prendra le temps qu’il faudra…

Al-Kanz : Doit-on dans ces conditions penser que dans les prochaines années, sinon dans les prochains mois, d’autres entreprises telles la vôtre pourraient voir le jour en France ?

Anass Patel : Oui et nous les encourageons ! Notre expérience dans les grands groupes internationaux, ainsi que sur le terrain, nous montre qu’il ne sert à rien de faire une course (un marathon, dirais-je) en solo, car on finit par perdre en motivation. La concurrence saine est importante, voire indispensable, pour le développement du marché, car elle apporte diversité et profondeur au marché.

Al-Kanz : On vous savait président de l’Aidimm et directeur dans une société de gestion d’envergure internationale. Vous êtes aujourd’hui entrepreneur. Pourquoi être passé du confort du salariat aux risques de l’entrepreneuriat ?

Anass Patel : Après douze années d’expérience professionnelle et presque autant dans le domaine associatif, le constat que je tire est sans appel : le marché de l’affinitaire en général a besoin d’entrepreneurs pour initier le marché et permettre son développement au début. Avec l’association AIDIMM, nous nous étions mobilisés pour faire connaître le potentiel du marché des services financiers pour la clientèle musulmane, aux moyens d’un sondage indépendant (IFOP 2008), de tournées des banques internationales (IBB 2007, QIB 2009, etc), de rencontres avec les autorités de place (depuis 2007 au sein de Paris Europlace), mais on ne peut que constater le manque de réponses suite à ces différentes initiatives. Pourtant, tout le monde est convaincu : l’affinitaire rapporte et surtout dans le domaine du halal avec le pouvoir d’achat grandissant de la clientèle musulmane. Mais personne ne peut ou ne souhaite faire le premier pas par crainte de voir son image ou sa réputation entachée par des esprits chagrins. On peut le comprendre, surtout après tout ces débats sur l’islam qui sont loin d’apaiser certaines craintes. En tant qu’entrepreneurs indépendants, nous avons la volonté de faire bouger les lignes sur ce marché au potentiel certain mais qui a besoin de petits poissons aiguilleurs afin d’ouvrir les espaces aux plus gros.

Al-Kanz : Pour finir, que dire aux consommateurs à qui on n’a cessé de dire que l’arrivée de la finance islamique était imminente ?

Anass Patel : Il est important de faire preuve de pédagogie et de raison quand il s’agit des promesses faites aux consommateurs. Ils ne peuvent être traités comme des objets marketing qu’on manipulerait sous prétexte qu’on veut promouvoir son business. Il faut être clair : il n’y aura pas de banque entièrement islamique en France à l’image de la IBB (Islamic Bank of Britain). Le contexte culturel français n’est pas adapté à cela et les conditions réglementaires (gouvernance, contraintes de refinancement, réseau de distribution, etc.) font que l’adossement à une grande banque française est plus que souhaitable.

Pour terminer tout de même sur une note d’espoir, la récente et intéressante expérimentation du Quick halal nous permet de tirer trois leçons : (1) l’arrivée de gros acteurs extérieurs au marché affinitaire peuvent bouger les lignes ; (2) si Quick a bien préparé sa communication pour rassurer sur sa stratégie commerciale, ils n’avaient cependant pas prévu l’effet boomerang consistant à priver ses clients non musulmans d’une offre classique : la juxtaposition des deux offres est un mal nécessaire qu’il faut anticiper et rassurer pour ne pas faire face à une fuite de clientèle existante ; (3) la vraie question en ce qui concerne ces offres qui doivent se conformer à une certaine éthique est la crédibilité de la certification. Quick, en l’occurrence, n’a pas fait les bons choix. De la même façon demain pour la banque, le sérieux des comités de conformité éthique en finance sera d’une importance capitale pour légitimer ces nouveaux produits, offerts à la clientèle française, toute la clientèle française, sans distinction de religion ni d’origine.

Tout n’est donc pas figé et c’est bien grâce à une approche entrepreneuriale, innovante et décomplexée que le marché pourra démarrer et aboutir à une banalisation de l’offre conforme à l’éthique musulmane.

Le premier produit d'épargne charia compatible débarque en France

21/04/2011

La finance islamique peine toujours à décoller en France. Contrairement à la Grande-Bretagne, aucune grande banque française ne commercialise de produits grand public qui respectent les règles de l'islam. Sans doute craignent-elles d'être accusées de "communautarisme" alors que la majorité durcit sa position sur la laïcité. France Sukuk Courtage, une petite société installée à Paris, n'a pas ces réserves, qui après avoir longtemps négocié avec des filiales de grands établissements bancaires, a décidé de se lancer sans leur soutien.

À l'occasion de la 28e Rencontre des musulmans de France au Bourget, du 22 avril au 25 avril, elle va faire la promotion du premier produit d'épargne immobilière conforme à la charia en France métropolitaine ( les premiers produits de ce type ont été lancés à La Réunion, il y a quelques années, par une filiale de la Générale, ndlr) : l'OPCI (Organisme de placement financier en Immobilier) France Sukuk Immobilier 2020. Le principe : mettre de l'argent dans l'immobilier pour en retirer des bénéfices liés à la location ou à la revente de biens. Un système qui respecte scrupuleusement la nécessité d'investir sur des actifs réels ainsi que le bannissement du taux d'intérêt et de l'endettement, principes de base de la finance islamique. La souscription se fait par tranche de 10 000 euros, sans aucun plafond de versement. Les risques sont limités puisque l'argent récolté sera placé sur de l'haussmannien parisien et de la petite couronne.

Le coeur de cible est constitué, à l'évidence, des quelque deux millions de musulmans pratiquants en France qui n'ont aucun moyen d'investir dans l'immobilier; mais il est élargi aux partisans, toujours plus nombreux, semble-t-il, d'une « finance éthique » à l'écart des produits spéculatifs et proche de « l'économie réelle ». Comme il se doit, la conformité du produit à la loi islamique sera assurée par un charia board français composé de membres de l'Acerfi (Audit, Conformité et Recherche en finance islamique), qui avait déjà validé la première opération, le premier prêt ( par la BRED, ndlr) à l'habitat charia compatible destiné à un sportif de haut niveau pour l'achat d'une maison en région parisienne l'année dernière. Quant à l'agrément du fonds lui-même par l'Autorité des marchés financiers, il est attendu "prochainement".

Le Gouvernement des Bermudes apporte son soutien à la finance islamique

21/04/2011

Le ministre du Développement des Affaires Patrice K Minors a indiqué que le Cabinet soutenait le rapport commissionné par le Ministère des Finances sur les opportunités pour les Bermudes en matière de marchés financiers et de fonds d’investissement islamiques, ainsi que pour le secteur de Takaful/ReTakaful.

En 2010, Price Waterhouse Cooper (PwC) a été mandaté par le Gouvernement pour un rapport dans lequel la firme a montré que le cadre présent du secteur financier offrait les mêmes avantages pour les institutions et produits de la finance islamique que pour le secteur conventionnel. Par conséquent, aucune barrière réelle n’existe, législative ou en termes de régulation, pour lancer des produits financiers islamiques sur ou depuis le territoire des Bermudes.

Session de formation à la Banque du Liban autour de la finance islamique

19/04/2011

L'institut de formation de la Banque du Liban (BDL) a organisé une session de formation autour de la finance islamique. À cette occasion le premier vice-gouverneur de la BDL, Raëd Charafeddine, a souligné l'engagement de la BDL pour le développement de la finance islamique, notamment depuis le vote de la loi 575 en 2004.

À cet égard, il a expliqué que la BDL a mis en place des programmes de formation à l'intention de ses employés pour les familiariser avec les rouages de la finance islamique.

National Employment Savings Trust d’Angleterre mandate HSBC Global Asset Management pour son fonds sharia-compliant

18/04/2011

National Employment Savings Trust, le fonds de pension national pour les travailleurs qui n’ont pas de couverture, créé à l'initiative du Gouvernement, a mandaté Global Asset Management pour son fonds sharia-compliant.

Le fonds sera un fonds action d’un risque moyen avec un track record ayant déjà fait ses preuves et investissant uniquement dans HSBC Life Amanah Pension fund, annonce-t-on à HSBC.

D’autres produits pourront ensuite être proposés ultérieurement selon Paul Todd, responsable de la politique d’investissement. « Par exemple, nous sommes en pourparlers avec les fournisseurs et actionnaires sur un possible élargissement de la gamme de produits qui pourrait inclure des classes d’actifs à bas risque telles que les sukuk. »

Le Moyen-Orient, cible clé pour les entreprises de Malaisie

18/04/2011

Sur les 14,8Mds$ de projets d’infrastructure et de construction mis en œuvre par les entreprises de Malaisie, 74% étaient localisées au Moyen-Orient, a annoncé Dato Mustapa Mohammad, le ministre du Commerce et de l’industrie, montrant ainsi toute l’étendue des liens économiques tissés entre les deux principales régions de la finance islamique.

Luxembourg, capitale de la finance islamique du 10 au 13 mai

18/04/2011

Du 10 au 13 mai 2011, le Luxembourg accueille le 8e sommet annuel de l’Islamic Financial Services Board (IFSB). Une occasion unique pour les acteurs de la Place de mettre en évidence leurs compétences et leur savoir-faire en la matière.

Dix-sept orateurs internationaux ont d’ores et déjà confirmé leur participation à ce sommet 2011 de l’IFSBqui se tiendra au nouveau Centre de conférences Kirchberg ainsi qu'à la Chambre de Commerce.

Organisé par l’IFSB, à l’initiative de la Banque centrale du Luxembourg (BCL) et soutenu par Luxembourg for Finance (LFF), ce rendez-vous réunira les plus grands experts mondiaux de la finance islamique qui viendront débattre autour d’un thème général: «Renforcer la stabilité financière: défis et opportunités pour la finance islamique».

«La BCL est la seule banque centrale européenne membre de l’IFSB à ce jour, confie Roland Weyland, secrétaire général adjoint de la banque et coordinateur de l’événement. Nous sommes également l’un des membres fondateurs de l’International Islamic Liquidity Management Corporation (IILM) institué en 2010. Cette action s’inscrit parfaitement dans le cadre de nos missions, notamment en matière de stabilité financière. Quant à Luxembourg For Finance, tout le monde connaît sa volonté de promouvoir la Place en tant que centre européen de la finance islamique et de nombreux acteurs locaux en quête de diversification s’intéressent déjà à ce domaine complexe.»

La cérémonie d’ouverture sera rehaussée par la présence et les discours du Dr Sri Mulyani Indrawati, directeur général de la Banque mondiale, de Faris A. Sharaf, président de l’IFSB et gouverneur de la Banque centrale de Jordanie, de Jaseem Ahmed, nouveau secrétaire-général de l’IFSB, et d’Yves Mersch, gouverneur de la BCL.

Le sommet proprement dit sera précédé par trois autres événements organisés à la Chambre de Commerce. Le 10 mai, un atelier sur la finance islamique permettra à tout un chacun de se familiariser avec cette matière. Il y sera notamment question des normes IFSB pour les institutions offrant des services financiers islamiques et pour les marchés financiers islamiques.

Le 11 mai, un coup de projecteur sera donné sur deux pays membres de l’IFSB, à savoir le Luxembourg et la Malaisie.

Enfin, une session spéciale sera consacrée à la gestion des liquidités dans le monde de l’industrie de la finance islamique.

Si la participation au sommet entraîne le paiement d’un droit d’entrée de 1.500€, ces trois pré-événements sont gratuits et accessibles à tous sur inscription.

Le programme complet du sommet et les modalités d’inscription sont accessibles sur le site www.ifsbluxembourg2011.com.

Aucune complication avec Bâle III pour les banques islamiques

18/04/2011

« Le secteur de la banque islamique est bien préparé aux conséquences pratiques de Bâle III », affirme Mike Kennedy, responsable du risque au sein de l’institution britannique sharia-compliant, Bank of London and the Middle East.

Pour lui, « Bâle III ne changera pas dans les faits les défis auxquels doivent faire face les banques islamiques, mais il dominera l’agenda de beaucoup d’institutions conventionnelles, en particulier pour les plus spéculatives, les banques qui jouent sur l’effet de levier » ce qui ne concerne donc en aucun cas les banques islamiques.

Le Secrétaire général de l’AAOFI devient ministre de l’Economie en Syrie

18/04/2011

Mohamad Nedal Alchaar, le Secrétaire général de l’Accounting and Auditing Organisation for Islamic Financial Institutions (AAOIFI) a été nommé ministre de l’Economie et du Commerce en Syrie. Il devra ainsi quitter ses fonctions de direction de l’institution érigeant les normes islamiques de l’industrie d’ici trois mois, le temps de désigner un nouveau responsable.

Dans un contexte de protestations anti-gouvernement dans les pays arabes, le Président Bashar al-Assad a nommé un nouveau cabinet et promis de nouvelles lois.

Un MoU entre les îles Caïman et Dubaï

17/04/2011

The Dubai Financial Services Authority (DFSA ) et the Cayman Islands Monetary Authority (CIMA) ont signé un protocole d’entente. Les îles Caïman ont toute capacité à mener des opérations sharia-compliant sur leur territoire

Le sukuk East Cameron a d'ailleurs utilisé les îles Caïman comme domicile pour son SPV off shore.

Le Kirghizstan ouvre sa première firme de courtage islamique

11/04/2011

Le Kirghizstan a ouvert sa première firme de courtage islamique pour réunir les investisseurs et entrepreneurs, a annoncé le Département religieux des musulmans du Kirghizstan.

Cette compagnie a débuté son activité il y a un mois et a déjà forgé des liens avec le Kazakhstan, la Russie, la Chine, l’Arabie et les Emirats. Elle vise principalement les entreprises de petite taille.

Le pays, qui compte 75% de musulmans, a voté une loi en 2010 pour permettre aux banques de proposer des produits en accord avec les principes de la Chariah.

Une joint venture de Gatehouse pour la création de Gatehouse Napier Limited, premier courtier en assurance sharia-compliant

11/04/2011

La banque d’investissement sharia-compliant britannique Gatehouse Bank a annoncé une joint venture avec Paul Napier Ltd, courtier en assurance de Lloyd localisé à Londres, qui sous le nom de Gatehouse Napier Limited, crée ainsi le premier courtier en assurance sharia-compliant au monde, selon le communiqué.

Gatehouse a acquisi pour plus de 200 M£ de biens immobiliers dans un marché estimé par le cabinet d’avocats Trowers and Hamlins à 3 Mds£ d’investissements provenant du Golfe depuis la fin de la crise financière. Toutefois, la banque ne bénéficie pas de moyens de protection de risque commercial pour les actifs de ses clients.

Le mandat de Gatehouse Napier est de se concentrer sur la gestion et la provision de la protection de risque pour les institutions financières.

L’Egypte reporte la législation sur les sukuk

11/04/2011

L’Egypte a dû repousser à mai prochain (au lieu du premier trimestre) l’introduction de la législation visant à réguler les sukuk, en raison des protestations qui ont amené à la chute de l’ancien Président Hosni Mubarak, a déclaré le président de l’autorité régulatrice égyptienne des marchés financiers, Ashraf El Sharkawy.

Pour le directeur de Faisal Islamic Bank of Egypt Abdel, Hamid Abou Mousa, « l’Egypte est un des plus grands marches dans la région, mais le problème jusqu’à présent a été le manque de régulation », a-t-il indiqué, parlant de la volonté de sa banque d’émettre lorsque la législation le permettra, soulignant qu'il ne fait « aucun doute » que les sukuk égyptiens trouveront des investisseurs du Golfe dès qu'ils seront émis.

« La Tunisie deviendra le Singapour de la Méditerranée »

09/04/2011

L'Institut Arabe des Chefs d'Entreprise a abrité, le vendredi 8 avril 2011, une rencontre-débat autour du Programme économique et social du gouvernement de transition.

Interrogé sur le système bancaire, le ministre des finances Jalloul Ayed a souligné qu’une réforme « très profonde » doit être mise en place afin de sauver le secteur. « On peut devenir un vrai centre de finance islamique et la Tunisie deviendra le Singapour de la Méditerranée ! » a-t-il déclaré d’un ton enthousiaste.

Deux licences accordées à Maurice

09/04/2011

Le Vice-Gouverneur de Bank of Mauritius Iqbal Belath a informé, au cours d'une conférence organisée par AlHuda Centre of Islamic Banking and Economics Pakistan, que la Banque centrale a octroyé deux licences de banques islamiques.

Pour lui, le pays avance vite dans cette voie puisqu’il est désormais membre de l’Islamic Financial Services Board (IFSB) et de l’Islamic Management Liquidity Board.

Belle percée des banques islamiques au Kenya

08/04/2011

La pénétration des services financiers islamiques s'accentue au Kenya, où ils « performent » notamment sur le segment de la population, jusqu'ici exclu du système en raison de ses croyances religieuses.

Ainsi, les banques islamiques contrôlent désormais 0,9% du total des comptes, vient de révéler la Banque centrale du Kenya.

Cette dernière se base sur les statistiques de la Gulf African Bank et de First Community Bank qui sont exclusivement conformes à la Charia.

Faisant un peu de prospective sur ces avancées, le professeur Njuguna Ndung'u, gouverneur de la Banque centrale du Kenya, a estimé que : « L'adoption de la finance islamique devrait croître de façon exponentielle en Afrique subsaharienne. Et que le Kenya fait partie des pays africains qui prennent l'initiative pour des services bancaires conformes à la Charia. »

La Malaisie lance le premier indice boursier sur l’industrie Halal

07/04/2011

Cette semaine, la Malaisie va accueillir deux événements majeurs dans l’industrie du Halal. La 6ème édition du World Halal Forum 2011 qui se tient le 4 et 5 avril à Kuala Lumpur suivie de la 8ème édition du MIHAS(Malaysia International Halal Showcase) du 6 au 9 avril 2011, salon qui regroupe tous les acteurs mondiaux de l’industrie du Halal.

Positionné sur le segment historique des produits carnés (viandes, plats cuisinés…), le Halal se retrouve désormais dans tous les secteurs allant de l’alimentaire aux boissons, aux produits pharmaceutiques, aux articles de toilette, aux produits à base de plantes, aux services bancaires et aux assurances. Pour accompagner l’industrie halal en pleine essor dans le monde, le secteur dispose désormais d’un indice boursier.

La Jordanie émerge en tant que hub dans la région

07/04/2011

Le marché jordanien montre un grand dynamisme avec l’arrivée du géant saoudien Al Rajhi Bank à la fin du mois de mars.

Jordan Islamic Bank (JIB), la plus ancienne banque islamique du pays qui a été ouverte en 1978, doit désormais affronter la compétition des nouveaux entrants que sont Jordan Dubai Islamic Bank (JDIB) et Al Rajhi Bank, en plus d’Islamic International Arab Bank, qui a été la deuxième à pénétrer le marché en 1998.

Il faut dire que la Banque centrale, déclarent les autorités, a « aidé le secteur à croître et à développer le marché ». En 2009, elle a accordé une licence à trois nouvelles banques : Jordan Islamic Bank (JIB), National Bank of Abu Dhabi et Al Rajhi.

JIB est actuellement l’acteur dominant du marché avec un profit avant impôt de 57,4M$ en 2010. Le total des dépôts des clients atteint les 3,3Mds$ aujourd’hui. Cette institution s’est vue attribuer en février 2010 une note de AA à nouveau par l’Islamic International Rating Agency.

Jordan Dubai Islamic Bank (JDIB) a, quant à elle, accru son capital de 70,4M$ en janvier 2010 à 105,5M$ en octobre de la même année. En avril 2010, JDIB a généré un revenu total d’1,7M$.

Al Rahji, fondée en Arabie Saoudite en 1957, est la banque la plus rentable au monde avec un total d’actifs de 45,87Mds$. Elle a enregistré un profit net de près de 2Mds$ en 2011. Ses projets jordaniens tout récents constituent le second pays étranger dans lequel elle opère après la Malaisie. Son implantation en Jordanie marque un tournant en situant ce territoire comme un nouveau hub de la région.

L’Indonésie s’apprête à émettre 115M$ de sukuk

07/04/2011

Le ministère des Finances d’Indonésie a annoncé avoir planifié la vente de sukuk pour le 12 avril prochain avec l’ambition de lever 115M$.

La série de quatre types de sukuk aura une maturité de 6, 14, 19 et 24 ans avec des primes entre 9,10 et 10,25%.

Les hommes d’affaires saoudiens plébiscitent l’investissement en Bosnie

07/04/2011

La Banque islamique de développement, Al Baraka Banking Group ainsi que d’autres investisseurs saoudiens ont formé une joint venture en Bosnie au capital de 50M$, a déclaré le Président de la Chambre de commerce et d’industrie islamique d’Arabie Cheikh Salah Kamel.

Pour celui qui est aussi le fondateur d’une des principales banques islamiques au monde qu’est Al Baraka, cette joint venture permet de « préparer le terrain et ensuite d’inciter les investisseurs à investir. »

L’Arab Financing Facility for Infrastructure (AFFI) pour une intégration régionale

07/04/2011

La nouvelle entité du nom d’Arab Financing Facility for Infrastructure (AFFI) envisage de lever 1Md$ de fonds pour un investissement en infrastructure transnational. Elle ambitionne de combler la carence estimée à 40Mds$ annuelle dans les pays arabes.

Cette levée de capitaux est le fruit d’une collaboration entre la Banque mondiale, l’International Finance Corporation (IFC) et la Banque islamique de développement (BID). Les projets de l’AFFI visent principalement des infrastructures ayant une dimension régionale, liant de ce fait les pays entre eux pour construire une coopération économique.

Un besoin évalué entre 75Mds$ et 100Mds$ annuels est nécessaire pour permettre de soutenir les taux de croissance actuellement enregistrés.

L’intérêt de l’Irlande

06/04/2011

Une conférence aura lieu en Irlande le 11 avril prochain montrant l’intérêt de ce pays pour la finance islamique.

L’évènement, organisé par the Chartered Institute of Management Accountants, accueillera le grand jurisconsulte Mohd Daud Bakr, ainsi que Barry O’Leary, directeur d’IDA Ireland, John Moran, de la Banque centrale et expert en finance islamique ainsi que John Willsdon de CIMA Centre of Excellence.

L’Ouganda reprend le contrôle de Tropical appartenant à la Libye

04/04/2011

La Banque centrale de l’Ouganda a repris le contrôle de Tropical African Bank pour la protéger des sanctions imposées à la Libye par l’ONU, selon le Gouverneur Emmanuel Tumusiime Mutebile.

C'est en effet le gel des 375M$ d’avoirs de la banque qui a provoqué la prise de contrôle de Tropical African bank par le Gouvernement ougandais.

Tropical est à l’avant-garde de la finance islamique en Ouganda, où elle s’apprête à devenir la première institution à offrir de tels produits dès la ratification par le Parlement de la législation régulant cette industrie.

Avant les sanctions de l’ONU, Tropical était détenue très majoritairement (99,7%) par le gouvernement libyen, via la Libyan Foreign Bank, la République de l’Ouganda en possédant seulement 0,3%.

Le marché malaisien dépasse 1000Mds de ringgit

04/04/2011

Nouveau signe de la suprématie de la Malaisie dans l’essor du marché de capitaux islamiques : le dernier rapport de l’autorité des marchés financiers du pays. Pour la première fois, la taille du marché des capitaux sharia-compliant excède 1 000 milliards de ringgit, soit 330Mds$.

Ce chiffre est le résultat d’un taux de croissance de plus de 15% en 2010, dépassant ainsi celui du marché des capitaux conventionnel.

La majeure partie des actifs sont les actions islamiques, par l’intermédiaire de fonds mutuels, à hauteur de 756Mds de ringgit -250Mds$-, et les sukuk qui atteignent 294Mds de ringgit -97Mds$. Le marché des actions islamiques est ainsi supérieur à celui des actions conventionnelles, qui représente 519Mds de ringgit -171,5Mds$.

Les projets de développement de Malaisie boostent les émissions de sukuk

04/04/2011

Avec son programme de développement de444 Mds$ mis en place par le Gouvernement, la Malaisie a augmenté ses émissions de sukuk et se place comme leader incontestable des années à venir.

Le plus important financement d’Etat (5.8Mds de $ -48Mds de ringgit) concerne un projet de développement ferroviaire dans la capitale, suite à l’initiative du Premier ministre Najib Razak de pousser l’économie sur 10 ans.

« Les ventes de sukuk en Malaisie vont probablement atteindre 60% du total mondial cette année », annonce Raf Haneef, directeur d’HSBC Amanah Malaysia, qui s’attend à participer à l’émission de 6 à 10 sukuk, dont 2 ou trois de l’ordre d’1Md$.

Le Gouvernement de Dubaï en délégation en France et en Allemagne pour la formation en finance islamique

04/04/2011

Le Gouvernement de Dubaï s’apprête à emmener une délégation « finance islamique » en France et en Allemagne.

La formation s'appuiera sur les compétences d’Ethica Institute of Islamic Finance, entreprise qui déclare avoir 20 000 utilisateurs payants dans 40 pays, se plaçant ainsi comme le premier institut de formation au monde en matière de finance islamique.

La délégation de Dubaï apporte ainsi réponse à des demandes officielles européennes de formation en finance islamique.

Dubai Islamic Bank achète des parts de contrôle dans Tamweel

04/04/2011

Dubai Islamic Bank a payé 102M$ afin d’acquérir des parts de contrôle dans Tamweel, plus grand prêteur islamique des Emirats.

De nouveaux produits financiers islamiques aux Etats-Unis

01/04/2011

University Islamic Finance Corp, la filiale sharia-compliant d’University Bank au Michigan, espère atteindre les musulmans des classes supérieures avec les deux nouveaux produits Takaful qu'elle vient d'ajouter à sa -courte- gamme : une assurance auto et immobilière.

Il est à noter, en effet, que dans ce pays de financiarisation très poussée, seulement deux types de produits financiers islamiques - prêts hypothécaires et fonds mutuels- étaient jusqu'ici proposés.

Les sharia scholars doivent-ils être payés par la banque qui les emploie?

31/03/2011

Les sharia scholars qui oeuvrent au sein des sharia boards des banques doivent-ils être payés par l’institution pour laquelle ils vont valider des produits? C’est la question que pose Muhammad Yousuf Saleem Professeur au département d’économie à l’International Islamic University, Malaysia (IIUM).

Pour cet universitaire, les sharia boards doivent avoir une plus grande indépendance alors qu’ils sont centraux dans l’activité d’évaluation de la conformité de tout le système. « Actuellement, les membres du conseil sont nommés et payés par les banques où ils travaillent. C’est une des faiblesses du système actuel. Le pouvoir de désigner et d’exclure un jurisconsulte du conseil doit devenir une prérogative de la banque centrale, » estime-t-il.

Concernant l’ouverture de « fenêtres islamiques » dans les banques conventionnelles, il est d’avis que « nous pouvons seulement approuver ces fenêtres comme une étape transitoire, pas un système permanent, car nous ne savons pas comment ils opèrent la séparation de leurs transactions ni comment ils utilisent leurs fonds. Les banques traditionnelles doivent ouvrir des branches séparées pour la finance islamique afin d’éviter de mélanger les fonds, » a-t-il expliqué.

Ouverture de la première banque islamique à Maurice

31/03/2011

La première banque islamique de Maurice a ouvert ses portes début avril, en présence du ministre mauricien des Finances, Pravind Jugnauth, et du Gouverneur de la Banque de Maurice, Rundheersingh Bheenick

La Century Banking Corporation (CBC) est le fruit d’un partenariat stratégique entre des investisseurs du Qatar et le groupe British American Investment Group.

Elle est dirigée par Hesham Shokry, qui a souligné sa volonté de travailler en partenariat avec l’Etat mauricien afin de construire l’infrastructure nécessaire à la finance islamique et de l’harmoniser avec les lois et réglements en vigueur à Maurice.

« Nous allons consacrer nos deux à trois premières années à la finance de gros, la trésorerie et la gestion des fortunes », a indiqué M. Shokry.

Reims Mangement School lance un certificat "finance islamique"

30/03/2011

"Le modèle de la finance dite ‘islamique’ connaît une croissance exponentielle", constate Reims Management School (RMS), qui lance un Certificat "Islamic Banking and Finance", pour répondre à la pénurie de compétences dans ce domaine.

Ce certificat, adossé au Master of Science in Finance and International Banking de RMS, est proposé en partenariat avec l’INCEIF (International Centre for Education in Islamic Finance), "une Université malaisienne de référence dans le domaine de la finance islamique".

La formation, dispensée entièrement en anglais, se déroulera de janvier à avril 2012. Son montant est fixé à 6 000 €.

La Banque centrale du Maroc pourrait lancer un sukuk

30/03/2011

Le gouverneur de Bank-Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri.Bank-Al-Maghrib a déclaré à Reuters que la banque centrale marocaine est en pourparlers avec le groupe professionnel des banques du Maroc(GPBM), pour l’introduction sur le marché d’un sukuk.

La négociation BAM/GPBM porterait sur la réglementation permettant l’émission de « sukuk », Depuis 2007, la BAM permet à certaines banques de proposer des produits financiers islamiques à leurs clients, mais ne délivre pas de licences à des institutions islamiques à part entière.

Plusieurs acteurs économiques, à l’instar de Norfadelizan bin Abdul Rahman, vice-président des marchés islamiques de la bourse malaisienne, soutiennent que la finance islamique pourrait avoir un grand succès au Maroc. Il estime que « le Maroc, de par son positionnement, sa stabilité et le degré de développement de ses activités financières, peut devenir un acteur majeur de la finance islamique dans la région », rapporte HalalMagazine.

Retour aux profits pour Ithmaar

28/03/2011

Après une perte sèche de 44M$ en 2009, la grande banque islamique de Bahreïn, Ithmaar Bank a annoncé un résultat de 51,4M$ en 2010 pour son bilan consolidé .

Mohammed Bucheerei, directeur général de l’institution, estime que 2010 est « l’année de la transformation ».

Rappelons que, dans son ambition de devenir un des principaux groupes de l’industrie financière islamique, Ithmaar a procédé à une importante réorganisation en intégrant sa filiale Shamil Bank.

« Le meilleur moyen de combattre le chômage, c’est l’économie islamique »

28/03/2011

Le meilleur moyen de surmonter le chômage dans le monde musulman réside dans l’application des principes de l’économie islamique et de la Zakat, a dit le fondateur d’Al Baraka, Saleh Bin Abdullah Kamel.

Lors du Jeddah Economic Forum 2011, il a appelé la Banque centrale, la Saudi Arabian Monetary Agency, à accélérer la mise en place d’un shariah board pour réguler le travail des banques de la même manière qu’en Malaisie.

Selon le Cheikh Salah Kamel, la finance islamique moderne devrait être introduite dans l’enseignement à l’école. « Si nous avions appliqué la finance islamique dans notre travail, la crise financière mondiale ne serait jamais arrivée. » a-t-il conclu.

Bank Asya souhaite devenir la première banque islamique en Inde

28/03/2011

La banque turque Asya ambitionne d’offrir des produits sharia-compliant en Inde et a demandé l’agrément de la Banque centrale du pays.

Un officiel du ministère des Finances a indiqué que « jusqu’à présent la banque a seulement cherché à obtenir la permission d'ouvrir un bureau de représentation. » La Banque centrale s’apprête à considérer désormais la nouvelle demande de Bank Asya.

Des comptes de trading islamiques afin de satisfaire aux besoins des clients de confession musulmane,

28/03/2011

Société d’investissement Européenne totalement régulée et accréditée spécialisée dans le trading de CFD pour les devises monétaires, matières premières et indices boursiers, le groupe Ava FX a été fondé en 2006 par une équipe de professionnels de la finance et des technologies internet. Depuis près de cinq ans, Ava s’efforce de créer des conditions de trading optimales pour ses clients. Elle fait partie des leaders des brokers en ligne dans le monde. Dans sa volonté d’œuvrer au plus proche de ses clients de confession musulmane, respectueux de la Sharia, AVA FX propose des comptes de trading islamiques.

Les clients ont ainsi la possibilité d’ouvrir un des quatre comptes suivants :

• Compte Gold-islamique

• Compte Silver-islamique

• Compte Platinum-islamique

• Compte VIP

Pour un premier dépôt de 300 dollars,auquel s'ajoute un bonus de bienvenue de 75 dollars, les clients pourront choisir le compte Gold-islamique

Pour un premier dépôt de 1000 dollars avec un bonus de bienvenue de 150 dollars, et un accès direct à la salle de marché, d’informations et de signaux forex envoyés gratuitement par SMS, les clients pourront choisir le compte Silver-islamique.

Pour un premier dépôt de 10 000 dollars, auquel s'ajoute un bonus de bienvenue de l’ordre de 10%, d’un « dealer » privé pour accéder directement à la salle de marché, d’informations et de signaux forex envoyés gratuitement par SMS, les clients pourront choisir le compte Platinum-islamique.

Enfin pour un premier dépôt de 50 000 dollars, les clients bénéficieront d’un bonus spécial VIP ainsi que d’un compte VIP sur mesure.

European Islamic Investment Bank déboutée dans l’affaire Algosaibi

28/03/2011

European Islamic Investment Bank, l’institution islamique londonienne, a été déboutée de sa demande auprès de la justice devant laquelle elle réclamait 78M$ à Ahmad Hamad Algosaibi & Brothers Co. La Cour a rejeté la possibilité pour EIIB de se joindre à la plainte collective à l’encontre de la compagnie d’investissement saoudienne, arguant que la banque londonienne avait mis trop de temps à décider de se joindre à l'action collective.

La plainte est déposée par plusieurs banques qui réclament au total 250M$ , parmi lesquelles Arab Banking Corp, la plus fortement touchée, qui réclame 140M$, HSBC, British Arab Commercial Bank et Credit Agricole SA, qui réclament respectivement 85M$, 19M$, et 6M$.

EIIB envisage toutefois de se joindre à une autre poursuite judiciaire contre Algosaibi, menée par BNP Paribas, qui réclame 4M$.

L’affaire concerne un litige entre Algosaibi et Maan al Sanea, le fondateur de Saad Group d’Arabie Saoudite. Les défauts cumulés des deux familles totalisent un montant astronomique de 15,7Mds$ effectués auprès de 80 banques. Les poursuites ont actuellement lieu à leur encontre dans plusieurs tribunaux à travers le monde.

Amr Saad Al Menhali nouveau directeur de la finance islamique d'Abu Dhabi Comercial Bank

28/03/2011

Abu Dhabi Comercial Bank (ADCB) a nommé Amr Saad Al Menhali en tant que nouveau directeur de la finance islamique. Cette annonce est une consécration pour ce grand professionnel qui a piloté la mise en œuvre du département de finance islamique de la banque, lancé seulement en 2008.

Amr Saad Al Menhali, qui a rejoint ADCB en 2006, est aussi membre , au nom d’ADCB, du conseil d’administration d'Abu Dhabi Finance (ADF) et d'Abu Dhabi Commercial Islamic Finance Company (ADCIF).

Actualités de Paris-Europlace

25/03/2011

QATAR

Dans le prolongement de l'accord de coopération signé avec le centre financier du Qatar (QFC) en 2009, Paris EUROPLACE, en partenariat avec l'AFG, recevra une délégation qatarie à Paris en mai 2011. Les échanges seront consacrés à la gestion d'actifs, priorité stratégique du QFC. Un forum sur la gestion d'actifs au Moyen-Orient sera d'ailleurs organisé au Qatar en octobre 2011 avec des représentants français.

Paris EUROPLACE et QFC mènent conjointement un projet de rédaction de « Business Case Studies » en finance islamique. Des études de cas sont en phase de rédaction, avec le soutien actif de partenaires académiques de premier plan, HEC et Qatar Faculty of Islamic Studies, et devraient être publiées d'ici octobre 2011. Leur distribution sera mondiale, auprès des universités et formations exécutives qui enseignent la finance islamique.

DUBAI

Paris EUROPLACE accueillera une délégation d'investisseurs de Dubaï à Paris les 14 et 15 avril prochains sur le thème de la finance islamique.

BAHREIN

Paris EUROPLACE accompagne à Bahreïn une mission de l'Université Paris Dauphine consacrée à la finance islamique du 21 au 28 avril 2011.

Nouvel opérateur Takaful aux Emirats: Wataniya Takaful

17/03/2011

Wataniya Takaful, un nouvel assureur islamique, soutenu par d'importants actionnaires de la ville d’Abu Dhabi, sera coté à la bourse des Emirats avant fin avril.

Cet opérateur de Takaful projette de lever 22,5M$, soit 55% de son capital, par son introduction en bourse.

Il bénéficiera alors d’un capital de près de 41M$ (150Mdirham) pour fournir ses services d’assurance islamique.

Les Emirats Arabes Unis disposent de 59 compagnies d’assurance et de 7 opérateurs Takaful.

Plaidoyer pour une industrie financière solide

17/03/2011

Article paru dans Réussir

La finance islamique peut être le socle d’une industrie financière solide, a soutenu le président-directeur général de l’Institut africain de la finance islamique. M. Mouhamadou Lamine Mbacké, en prélude au forum qui se tiendra à Dakar le 20 et 21 juin 2011.

Ce forum, le deuxième du genre veut ratisser large, indique M. Mbacké, qui rappelle que la première édition avait été limitée au pays membres de l’Uemoa. « Cette fois-ci, nous allons l’élargir à la Cedeao. Il y aura au moins quinze pays qui vont y participer », déclare-t-il.

« Nous allons réunir des pays afin que chacun partage l’expérience de l’autre pour que la finance islamique soit la base d’une industrie financière solide », poursuit M. Mbacké, qui précise que la microfinance islamique occupera aussi une place de choix durant ce forum.

« La finance islamique doit être un bon levier pour le financement des infrastructures »,

mais la règlementation en vigueur constitue un sérieux obstacle pour la finance islamique au Sénégal, estime M. Mbacké, qui rappelle toutefois que, depuis le dernier forum, d’importantes mesures ont été prises. « Le ministre des Finances nous a d’ailleurs fait part de son soutien. Au cours de ce forum, il s’agira aussi de discuter de cette réglementation », se réjouit M. Mbacké.

Premier sukuk Al Ijara dans le marché iranien des capitaux

15/03/2011

Le président de la Securities and Exchange Organization (SEO) d’Iran Ali Saleh-Abadi, a annoncé que la SE0 a donné son accord pour l’émission d’un sukuk. Cette première émission d’un sukuk Al Ijara sur le marché des capitaux iranien sera le fruit de Mahan Airline, selon M. Saleh-Abadi.

« L’organisation est en train de développer une régulation de nouveaux instruments financiers Istisna pour les sukuk, dont on espère qu’elle recevra l’accord de la Cour Suprême de la Bourse en début d’année prochaine, » a-t-il ajouté.

D’après lui, six autres entreprises ont déposé une demande similaire auprès de la SEO.

Première banque offrant des produits islamiques en Azerbaïdjan

15/03/2011

Nikoil Bank d’Azerbaïdjan a mis sur le marché un produit de finance islamique et trois autres sont en cours de finalisation, a annoncé le responsable du développement de produits islamiques Anar Yusufzade.

Evoquant le premier produit en date, le ‘Wadi'ah Yad Daman’, que vient de lancer la banque, il indique que « le nouveau produit est un compte d’épargne. Les trois produits supplémentaires sont en cours de développement. Il s'agit d'un autre produit de dépôt et deux de prêts. »

M. Yusufzade a précisé que la législation du pays ne permettait pas l’utilisation de produits islamiques. Toutefois, il est possible d’en fournir un certain nombre sans violer la loi, a-t-il dit. Seulement, il est difficile d’en développer d’autres en raison de ces limites.

La Bank Al Jazira d’Arabie Saoudite s’intéresse à une émission de sukuk

15/03/2011

Al Jazira Bank d’Arabie Saoudite prévoit d’émettre un sukuk en devise locale pour dynamiser son capital afin de répondre à ses projets d’expansion.

La banque n’a toutefois pas précisé à Reuters le montant de l’émission, indiquant seulement que l’opération serait menée par HSBC et Morgan Chase & Co. Cette annonce d'Al Jazira Bank confirme une fois de plus le regain d’intérêt pour les sukuk depuis quelques mois.

Finance islamique et bien commun à Oxford

14/03/2011

The Securities Commission Malaysia (SC), le régulateur du pays qui se déplace rarement à l’étranger, et the Oxford Centre for Islamic Studies (OXCIS) organisent une conférence-débat au sein de l’Université.

Avec un panel de personnalités de premier plan composé de praticiens, d’académiques, de régulateurs et de shariah scholars, la discussion portera sur le thème de « la finance islamique et le bien commun ».

De la finance islamique à l’Africa Banking Forum en partenariat avec le cabinet Mazars

14/03/2011

Ce sont les 2, 3 et 4 juin 2011 à Tunis, sur le thème « Nouveaux leviers pour la banque de demain » que se tiendra la 3ème édition d’Africa Banking Forum (ABF). Il s’agit d’un évènement régional des métiers de la banque de l’Afrique du Nord, du Centre et de l’Ouest.

Cette édition sera organisée par i-conférences en partenariat avec la Banque Africaine de Développement (BAD) et Mazars Masnaoui, un cabinet d’audit et de conseil établi au Maroc. Elle se penchera sur les mécanismes et les stratégies permettant aux banques africaines de faire face aux enjeux évolutifs du secteur, notamment sur les plans juridique et réglementaire et au niveau des structures internes. Il sera également question des opportunités de développement externes et de la capacité d’innovation des banques africaines ainsi que des segments porteurs tel que la finance islamique.

En plus des ateliers, les conférences au programme auront pour thèmes « les tendances 2011 et perspectives de développement 2012-2013 », « la capacité d’intégration des nouveautés réglementaires et juridiques », « la consolidation des structures et amélioration de la gestion interne », « arbitrer entre stabilité et croissance », « la course vers la taille critique, les fusions-acquisitions et la conquête de nouveaux marchés », « l’émergence de la finance islamique », et « le développement de la capacité d’innovation ».

Depuis sa première édition il y a trois ans à Marrakech, l’ABF rassemble chaque année plus de 200 délégués régionaux et internationaux. L’occasion pour ces professionnels des métiers de la banque (consultants financiers et stratégiques, conseillers juridiques, investisseurs régionaux et internationaux, etc.) de débattre des enjeux de la dynamique bancaire et des perspectives de développement du secteur dans la région.

Un sukuk benchmark de 500M$ au Kazakhstan

14/03/2011

Le Gouvernement du Kazakhstan renoue avec ses projets d’émettre cette année un premier sukuk de 500 M$, qui pourrait créer un benchmark pour les futures entreprises émettrices.

Le pays ambitionne d’attirer pas moins de 10Mds$ de financements islamiques dans les 5-7 prochaines années.

Isfin : un club international d'avocats spécialisés en finance islamique

14/03/2011

Une quinzaine de cabinets d'avocats viennent de créer Isfin, le premier réseau mondial de spécialistes de la finance islamique, un secteur du droit en pleine croissance. Côté belge, le fiscaliste Thierry Afschrift fait partie de l'aventure. Il rejoint entre autres, en Europe, Gide Loyrette Nouel, , Cuatrecasas (Espagne), Arendt & Medernach (Luxembourg), Morais Leitao (Portugal) ou encore Chiomenti (Italie).

Dans un deuxième temps, le réseau, qui cherche à atteindre une soixantaine de membres, s'ouvrira à des cabinets basés au Moyen-Orient. Une première rencontre est prévue en mai prochain au Luxembourg.

«Le but est de créer un réseau d'experts, afin d'échanger les best practices dans le domaine de la finance islamique, mais aussi de se profiler sur les marchés locaux», précise Laurent Marlière (Scipion).

Selon l'initiateur du projet, le créneau offre de multiples potentialités : accompagnement des gouvernements nationaux dans l'adaptation de leur arsenal législatif, conseil local aux investisseurs en finance islamique, suivi des investisseurs occidentaux désireux de s'engager dans les pays actifs en finance islamique.

Un sukuk pour First Gulf Bank cette année?

14/03/2011

La seconde plus grande banque d’Abu Dhabi, First Gulf Bank, va faire appel une nouvelle fois au marché de la dette avec, peut-être ,l’émission d’un sukuk, annonce son directeur. L’institution émiratie, qui avait déjà recouru à une obligation en francs suisses de 200M$ en janvier dernier, envisage de se refinancer à nouveau.

Selon Andre Sayegh, « nous allons peut-être entrer dans une transaction bilatérale ou émettre une obligation sous notre programme d’émission EMTN [Euro Medium Term Note] ou un sukuk. »

Revenu net de 219 M$ pour Dubai Islamic Bank

14/03/2011

Dubai Islamic Bank, la plus grande banque conforme à la Chariah des Emirats Arabes Unis, vient de publier son bilan 2010. Elle a engrangé un revenu net de 219M$ -806M de dirhams- pour la seule année dernière.

Le chiffre d’affaires d’après les données compilées par Bloomberg atteindrait 327 M$ -1,2Mds dirhams.

Pas de précipitation pour accorder une licence aux méga-banques en Malaisie

09/03/2011

La Banque centrale de Malaisie ne voit pas de raison de se précipiter pour accorder deux licences pour la mise en place de méga-banques islamiques qui modifieraient le paysage bancaire du pays. La Bank Negara, qui avait lancé la proposition d'autoriser la création d'une banque islamique avec un capital minimum d'1Md$ à deux entités, estime nécessaire de prendre le temps nécessaire pour s'assurer de la qualité des investisseurs.

« Nous ne sommes pas pressés car nous avons déjà 17 banques islamiques. », a souligné le vice-Gouverneur Datuk Mohd Razif Abdul Kadir, ajoutant « Nous devons être réalistes...trouver 1Md$ n'est pas facile ».

51,4 M$ de profit pour Ithmaar Bank

09/03/2011

L'institution sharia-compliant de Bahreïn, Ithmaar Bank, a engrangé un revenu brut de 51,4M$ en 2010, après une perte sèche de 44M$ en 2009.

Les revenus consolidés de la banque ont atteint 103,2M$, soit une augmentation de 92% par rapport à 2009.

Toutefois, la banque a connu une perte consolidée de 150,1M$ attribuable aux actionnaires qui ont exigé une provision pour dépréciation de 197,4M$. Ces montants sont à mettre en balance avec une perte de 247,4M$ pour 2009.

Le président d'Ithmaar, le Prince Amr Mohammed Al Faisal, a déclaré que « les conditions du marché continuent d'être très difficiles et volatiles, en particulier pour la transition d'une banque d'investissement à une banque de détail », comme l'a récemment fait Ithmaar.

« Le bilan reste solide et continue de croître, avec un accroissement du total des actifs de 10,5% atteignant 6,7Mds$, » a dit le Prince Amr.

Emirates Islamic Bank cible les start-up

09/03/2011

Emirates Islamic Bank, une filiale d'Emirates NBD, fait appel à des analystes spécialistes des PME afin de cibler les entrepreneurs de start-up. La banque compte leur proposer différents produits de financement à partir du prochain trimestre.

Le responsable de la banque de détail d'EIB, Faisal Aqil, considère que la banque a été la première du pays à offrir des prêts aux entrepreneurs, quelle que soit leur nationalité, sur la base de la création d'une start up.

Si M. Aqil se réclame d'une responsabilité sociale que porterait la banque - « Cette offre fait partie de notre responsabilité sociale vis-à-vis des entreprises et de la communauté. » - il avoue aussi que les PME sont le secteur le plus lucratif, qu'elles représentent 15% du portefeuille total de la banque, qui désire avoir une approche plus aggressive. « Le prêt aux PME est un des plus profitables secteurs de notre compatibilité, ».

Zitouna, banque publique...en bonne santé

08/03/2011

Une fois publié au Jort le décret-loi portant confiscation des biens, meubles et immeubles, de nombreux membres des deux familles BAT (Ben Ali & Trabelsi) et de leurs alliés par mariage, tout ce qui a été confisqué deviendra un bien public et sera géré par le Fonds spécial constitué à cette fin. Ce sera le cas d’entreprises comme celles appartenant aux Trabelsi, aux Ben Ali ou encore des entreprises notoires comme la banque Zitouna dont le gendre de l’ancien Président, Sakher El Materi, détenait plus de 87 %.

Cette banque, juridiquement bien constituée et disposant de son autorisation accordée par la BCT, deviendra une banque publique. Cela semble désormais une certitude, même si l’on ignore encore les conditions et les détails de procédure de cette confiscation. En attendant, c’est un administrateur, indépendant et issu de la STB, qui dirige cette nouvelle banque publique.

Au 31 décembre de l’année dernière, cette nouvelle banque publique ne se portait pas si mal que cela, même pour une banque qui a à peine clos le premier bilan de son existence et qui ne pouvait être, comme pour toute nouvelle entreprise, que déficitaire tant et si bien que le business plan de toute banque s’étale sur au moins 4 années pour devenir bénéficiaire.

A fin 2010, la banque publique Zitouna possédait des capitaux propres de 51,4M$ -72,469 MDT-, un total d'actifs de 368M$ -519,242 MDT- et un ratio de solvabilité de 16% (2 fois le Cook).

Pour un PEB de 5,6M$ -7,958 MDT-, la banque Zitouna a réalisé un PNB de 5,504 MDT, avec des dotations aux provisions divers, frais du personnel (4,2M$ -5,9 MDT- pour 350 employés, dont 47 % de cadres, dont 115 diplômés de l’université) et des charges d’exploitation (2.27M$:3,254 MDT), Zitouna termine sa première année avec un résultat, négatif de 5,7M$ -8,1 MDT- . «Cela est dans l’ordre normal des choses», nous dira un professionnel du secteur qui insiste sur le fait qu’aucune banque nouvelle ne peut espérer de retour sur investissement avant trois à quatre années d’exercice.

La banque, qui avait terminé 2010 avec un volume de dépôts à 280M$ -394 MDT- dont 40 % provenant de particuliers, a certes connu un flottement dans son activité, juste après la Révolution et la fuite de son fondateur. Différents retraits ont été ainsi enregistrés, notamment de la part de gros comptes, étatiques notamment, comme Tunisie Télécom (retrait de 18.5M$ : 26 MDT) ou encore la Cnam et quelques autres. Mais le volume des retraits n’a pas dépassé 56.8M$ -80 MDT-, ne représentant que 20 % des dépôts. L’assise financière de l’entreprise n’en est pas moins restée solide, affirme le management qui signale que Zitouna a 85M$ -120 MDT- placés sur le marché monétaire tunisien et dans le secteur du leasing sousl la forme de "mourabaha inter-bancaire", ce qui représente une manne financière importante et une bonne trésorerie de guerre.

«Depuis, aussi, les retraits sont en train d’être compensés par le volume grandissant des affaires avec les grands comptes, parmi les grands groupes tunisiens participant au capital de la banque », affirme le nouveau management de la banque. Chez les particuliers, le volume de retrait n’a pas dépassé les 5 % des dépôts, «et ils sont dans un retour progressif », ajoute-t-il. Signe de cette reprise et du retour de confiance d’une clientèle tunisienne de particuliers qui y vont souvent par conviction religieuse, indépendamment de l’actionnariat, la banque Zitouna qui a déjà engrangé 25 000 comptes ouverts pour 22 mille clients, enregistre l’ouverture d’une moyenne quotidienne de 80 nouveaux comptes, depuis la Révolution. L’activité reprend normalement dans cette banque, tournée au début vers le corporate et qui se réoriente maintenant vers sa niche naturelle qui est le particulier.

La banque, qui compte déjà 24 agences, devrait finir l’année 2011 avec 28 agences. Le comité Charia de la banque s’est d’ailleurs réuni à plusieurs reprises depuis le 22 février pour donner son accord à de nouveaux produits financiers pour les particuliers. «La production continue dans l’intervalle et nous donnons tous les jours de nouveaux crédits personnels (294 autorisations de crédit automobile en 2 mois et 170 autorisations pour l’immobilier dans les tuyaux)», précise le management de la banque qui reste confiant sur les perspectives de cette nouvelle institution financière qui travaille dans une niche courue par une clientèle qui fait confiance aux principes de la finance islamique.

Maldives Islamic Bank officiellement lancée

08/03/2011

The Maldives Islamic Bank (MIB), la première institution financière islamique du pays, a été officiellement lancée lors d'une cérémonie en présence du Président des Maldives, Mohamed Nasheed.

Le directeur de MIB Harith Harun a déclaré à cette occasion: « les Maldives rejoignent aujourd'hui 47 autres pays à travers le monde qui ont ouvert leurs portes à une banque islamique », évoquant ce secteur en pleine expansion.

Sukuk de 500 M$ prévu pour KFH-Turkey

08/03/2011

La filiale turque de Kuwait Finance House (KFH) s'apprête à lancer un sukuk de 500M$ d'ici la fin de l'année, a déclaré son président.

Mohammed Al-Omar a dit que la banque allait émettre ce sukuk qui fera office de benchmark, après le succès de la première offre d'un tel titre islamique par Kuveyt Turk en août dernier pour un montant de 250M$.

La rémunération du sukuk de Kuveyt Turk est établie à 5,25% pour cette obligation islamique qui a connu un fort dépassement de sa souscription.

Le Gouvernement turc ayant récemment fait voter par le Parlement une modification législative permettant la neutralité fiscale des sukuk Al jarah, M. Al-Omar s'attend à ce que d'autres compagnies turques recourent à de tels instruments à l'avenir.

Le Parlement turque vote une exemption de taxe pour les sukuk Al Ijara

07/03/2011

Passé quasiment inaperçu aux yeux des « observateurs » internationaux,, le vote récent de cette loi au Parlement turc consacre pourtant la neutralité fiscale sur les sukuk Al Ijara, permettant ainsi de prochaines émissions de sukuk dans le pays.

Ces mesures fiscales ont été publiées à la Gazette Officielle à la fin février 2011.

Des personnalités politiques russes dans une conférence sur la finance islamique

07/03/2011

Pour la première fois, des personnalités politiques russes de premier plan ont assisté à une grande conférence internationale lors d’une table ronde intitulée "Islamic Finance in Russia and the CIS: Market and Regulation" à Istanbul.

En présence de Dr. Khaled Al-Aboodi, directeur de l’Islamic Corporation for the Development of the Private Sector (ICD), le bras privé de la BID, du Secrétaire général de l’Accounting and Auditing Organization for Islamic Financial Institutions (AAOIFI) Mohammed Nedal Alchaar et d’autres décideurs venus du Luxembourg, d’Allemagne, du Kazakhstan et du Tadjikistan, ce sont deux députés de la Douma qui sont intervenus, Arkadiy Svistunov et Aleksey Belov, tous deux membres de la Commission du Marché Financier du Parlement.

D’autres personnes ont fait le déplacement telles que Vladimir Milenin, du Centre Analytique pour le Gouvernement russe, qui reporte directement au cabinet du Premier Ministre Vladimir Poutine ou encore Irina Yarygina, Professeur l'Académie des finances auprès du gouvernement de la Fédération de Russie, située à Moscou. Ils seraient chargés à l’heure actuelle de l’étude d’amendements de la loi sur les sukuk.

Un autre acteur important, Maxim Osintsev, directeur du Département Pétrole et Gaz de Sberbank, la plus grande banque russe, détenue à 50% par la Banque centrale de Russie, était aussi présent. Bien qu’il voie positivement l’émission de sukuk, il imagine que cela ne se ferait pas avant deux ans.

Inde : Le Gouvernement de Kerala lance une banque islamique

07/03/2011

Le Gouvernement de Kerala a pris une direction révolutionnaire en lançant la première banque islamique en Inde. Al Baraka a pu être mise en place après le rejet par la Haute Cour de Kerala de pétitions qui protestaient contre l’implantation d’une telle institution religieuse en Inde.

Le Gouvernement a entendu autrement cet enjeu puisqu’à travers sa Kerala State Industrial Development Corporation (KSIDC), il a promu Al-Baraka Financial Services, en prenant 11% de son capital.

Départ du directeur de Gulf Finance House

07/03/2011

Ted Pretty, directeur général de Gulf Finance House (GFH), qui a diminué les coûts ainsi que la dette de la banque, mais n’a pas pu « réinitier » de nouvelles sources de revenus, a quitté cette institution.

GFH a été très impactée par la crise et lutte depuis deux ans pour rembourser sa dette abyssale.

« Ted Pretty est parti. C’est effectif à la fin mars, même s’il a quitté la banque il y a deux semaines », a déclaré la source à Reuters. Cette nouvelle a été démentie par son assistante.

GFH n’a été capable d’engranger que 533,000$ de revenus au troisième trimestre de 2010, montrant son incapacité à trouver de nouvelles ressources. La banque d’investissement essaie de rééquilibrer son bilan avec une demande de 500M$ de nouveau capital.

Alpha Vie : une assurance vie conforme à la finance islamique disponible en France

07/03/2011

Article paru dans RIBH

Lancé il y a deux ans par le cabinet en gestion de patrimoine DCGA (Dupont Conseil Gestion Associés), le contrat d’assurance vie « Alpha Vie » est distribué uniquement sur le site www.invest-enligne.com.

Il s’agit d’un contrat multisupport qui propose pour l’heure 124 supports d’investissement, et qui intégrera prochainement des fonds respectant les préceptes de l’Islam dont la conformité à la Charia est en cours d’homologation.

L’objectif de DCGA via ce produit, est de diversifier sa clientèle pour toucher le plus grand nombre d’épargnants au-delà de la clientèle fortunée traditionnelle des CGPI : « 10% de la population française est de confession musulmane », rappelle Julien Dupont, associé de DCGA aux côté de son père, Jean-Pierre Dupont, qui a fondé le cabinet en 1989.

Dans le but de toucher le grand public, Alpha Vie donne accès à la gestion sous mandat dès 5 000 €. Les versements se font sans frais. Les frais de gestion s’élèvent à 0,6% sur le fonds en euros (dont le taux de rendement 2010 est de 4,10%) et à 0,76% sur les supports en UC. Le contrat est garanti par E-Cie Vie, filiale de Generali.

E-Cie Vie (prononcer « ici vie ») est une société d’assurance entièrement dédiée au développement de l’assurance vie sur Internet, dont Generali a été le pionnier dès 2000. Elle a été lancée le 1er janvier 2008, en tant que filiale à 100% de Generali France.

Les produits financiers sont dits « charia compatibles » s’ils sont validés par un conseil de conformité éthique (Sharia Board), tel en France le Comité Acerfi (Audit, conformité et recherche en finance islamique) ou Averroes Consulting. Plusieurs mécanismes ou conditions permettent de contourner les interdits ou de se conformer aux principes énoncés ci-dessus.

Ainsi, les conditions contractuelles qui lient le fonds à ses futurs investisseurs doivent être dénuées de toute clause de garantie du capital et prévoir un partage des pertes et des profits. Les modalités de tenue de compte et de gestion du fonds ne doivent en aucun cas faire appel à des processus interdits (rémunération du compte cash du fonds, mise en place d’instruments de couverture prohibés, etc.). Concernant la construction du portefeuille, l’ensemble des actions sélectionnées doivent exclure les secteurs prohibés. Les sociétés fortement endettées, disposant d’une trésorerie importante non investie ou ayant une part significative de leurs revenus issus de produits financiers prohibés peuvent aussi être considérées comme non éligibles.

ICD et Akuo envisagent de former un gérant spécialisé dans les investissements en énergies renouvelables sharia-compliant

03/03/2011

The Islamic Corporation for the Development of the Private Sector (ICD) de la Banque islamique de développement (BID) et Akuo Investment Management (Luxembourg-Paris) ont signé un protocole d’entente en vue d’établir une joint-venture, appelée Al HayatCapital, pour gérer les énergies renouvelables.

Al Hayat, qui sera enregistrée de façon off shore cible une levée de fonds de l’ordre de 250M$ à travers son premier fonds.

Le fonds investira en conformité avec les principes de la Charia dans les projets d’infrastructure en énergies renouvelables dans les pays membres de l’Organisation de la Conférence Islamique.

Pression des autorités de Malaisie sur Séoul

03/03/2011

La Malaisie a rejeté la demande de prêts libellés en ringgit, a annoncé le ministère coréen des Finances et de la Stratégie.

Les entreprises coréennes qui avaient souhaité recueillir des capitaux du Golfe se sont vues refuser un nouveau prêt suite au passage manqué du projet de loi au Parlement de leur pays après des pressions des églises et de certains hommes politiques.

L'institution publique Korea Development Bank est en alerte après l'échec au Parlement du projet de loi relatif à l'émission de sukuk. La banque a récemment emprunté 1,02M$ -3,5Mds ringgits- en Malaisie, mais doit encore lever 2Mds de ringgits. Or, la Malaisie n'accepte pas qu'elle puisse émettre uniquement sous la forme de sukuk.

Le projet d'émission de sukuk approuvé par QIIB

03/03/2011

International Islamic (QIIB) a reçu l'accord de ses actionnaires pour une éventuelle levée de capital qui interviendrait, pour dynamiser sa gestion, si cela était nécessaire.

Le directeur d'International Islamic (QIIB), Abdulbasit A al-Shaibei, a toutefois déclaré que la banque n'avait pas de “plans immédiats” d'émission de sukuk.

“Nous sommes très liquides, et pour le moment, il n'est pas nécessaire d'émettre un sukuk. Mais, si nous décidons d'émettre une obligation islamique dans une prochaine phase, alors nous pourrons y aller avec le feu vert obtenu aujourd'hui”,a-t-il indiqué.

Barclays met fin à ses activités islamiques... au moment où elle reçoit deux récompenses

03/03/2011

Juste après l'annonce tacite, il y a quelques jours, de la fin des activités de Barclays, qui s'est recentrée sur son coeur de métier en se délestant de son directeur mondial de la finance islamique, la banque s'est vue attribuer deux prix lors de l'Islamic Finance News Awards Ceremony 2011 qui a eu lieu à Dubaï.

Barclays a reçu le prix de l'opération souveraine de l'année pour sa participation au sukuk international du Gouvernement de Malaisie d'1,25 Md$. Son autre récompense a été celle de l'opération de crédit syndiqué de l'année avec le financement de projet d'1,4 Md$ de la rafinerie de Jubail.

Le marché hypothécaire estimé à 32 Mds$ annuels en Arabie

02/03/2011

L'appel du roi Abdallah d'Arabie Saoudite à accroître les prêts immobiliers et les porter à 15Mds$, risque de rester sans effet si elle ne soie couplée avec des modifications profondes de la loi sur les prêts hypothécaires, relèvent certains commentateurs.

“C'est hautement symbolique”, affirme Jarmo Kotilaine, chef économiste à la National Commercial Bank, le plus grand prêteur d'Arabie. “Nous sommes face à un problème structurel qui ne pourra jamais être résolu uniquement à travers les dépenses du Gouvernement”.

Il faut rappeler que l'Arabie Saoudite doit construire pas moins de 2 millions de logements d'ici 2014 pour répondre aux demandes d'une population qui a quadruplé en 40 ans. Une loi sur les crédits hypothécaires qui permettrait à des entreprises privées de s'introduire dans le marché en créant un cadre législatif plus clair et approprié est toujours en discussion plus de 10 ans après avoir été proposé.

Naveed Siddiqui, directeur de Capitas Group International, une holding focalisée sur la finance islamique, estime que ce marché hypothécaire pourrait représenter 32 Mds$ par an.

Khalifa Fund for Enterprise Development signe un MoU avec l'ADIB pour financer les PME

02/03/2011

Khalifa Fund for Enterprise Development et Abu Dhabi Islamic Bank (ADIB), une des principales banques islamiques au monde, ont signé un protocole d'entente pour fournir des services financiers aux clients du fonds à travers le réseau de l'ADIB.

Ce partenariat vise à apporter des liquidités suffisantes aux PME d'Abu Dhabi pour soutenir leur croissance.

Les actifs conformes à la charia pourraient tripler d’ici à 2016

01/03/2011

La finance islamique est aujourd'hui un segment à forte croissance attirant des investisseurs du monde entier. Entre 2004 et 2009, elle a affiché un taux de croissance moyen de 26%, pour une valeur de marché totale de 822 milliards de dollars à fin 2009. La finance islamique s'est relativement bien tenue durant la crise financière, et son taux de croissance potentiel semble constant.

Selon Stefan Leins, analyste chez Credit Suisse, les actifs conformes à la charia devraient tripler au cours des six prochaines années, à 3000 milliards de dollars d'ici 2016. D'après la publication de recherche thématique de la banque, les produits charia compatibles connaissent actuellement une forte demande.

Premier Repo islamique pour NBAD

28/02/2011

The National Bank of Abu Dhabi (NBAD), la plus grande des Emirats, lancera un 'repurchase agreement' islamique, aussi appelé 'repo', dans moins de deux semaines, a communiqué un officiel de l'institution en marge du Global Financial Market Islamic Forum à Abu Dhabi. La banque attend cependant l'ultime feu vert.

Sameh Al Qubaisi, General Manager au sein de la division des marchés financiers de la NBAD, estime que la décision de lancer le repo islamique vise à s'assurer de la liquidité suffisante. “Suite aux soubressauts de l'émission de Nakheel, les doutes ont augmenté dans le marché des sukuk.” Ajoutant que “cela fait partie de notre mandat d'encourager le trading dans le marché secondaire et que, pour ce faire nous devons soutenir la liquidité en son sein.”

Selon lui, le marché des repo islamiques pourrait atteindre les 2 Mds$ dans les deux prochaines années.

Les protestants contre le projet de loi en Corée du Sud

28/02/2011

Une forte opposition des protestants menace de faire tomber le Président Lee Myung-bak s’il ne retire pas son projet de loi visant à introduire la possibilité d’émissions de sukuk en Corée du Sud.

Le Grand Parti National au pouvoir a retardé les délibérations sur les obligations islamiques la semaine dernière par crainte que celles-ci n’engendrent des conflits avec les groupes religieux avant les élections partielles d’avril.

Le révérend Cho Yong-gi, fondateur de la ‘Yeouido Full Gospel Church’, a déclaré qu’il lancerait une campagne pour forcer le Président Lee en place à se retirer, à moins que le Gouvernement n’abandonne son idée d’exemption fiscale qui ouvrirait la voie aux sukuk.

Lors d’une cérémonie spéciale tenue à l’Université Yonsei la semaine dernière, M. Cho a même dit qu’il mettrait « sa vie en jeu » pour combattre Lee et son Gouvernement pour empêcher « le capital islamique souterrain » de pénétrer dans le pays.

Les représentants religieux pensent que le projet de loi servirait de relai de fonds aux terroristes puisque les investisseurs de sukuk doivent redonner 2,5% de leur revenu à la charité et qu’ils ne disposent d’aucun moyen de savoir où l’argent va.

L'inadéquation entre dépôts de court terme et engagements de long terme, raison de la fermeture des fenêtres islamiques des banques conventionnelles

27/02/2011

L'ancien Secrétaire Général de l'IFSB, Professeur Rifaat Abdel Karim, et le directeur de Gatehouse Bank, Richard Thomas, sont d'accord sur la complexité opérationnelle invoquée par la Banque centrale du Qatar dans sa directive impliquant la fermeture des fenêtres islamiques des banques conventionnelles.

Tous deux disent que la difficulté de faire correspondre les dépôts de court terme avec les engagements de long terme ont motivé cette décision. Les branches islamiques des banques conventionnelles rémunèrent leurs dépôts de court terme, mais ne peuvent rien faire pour les prêts dà long terme. Par contre, en cas de retrait soudain des dépôts, les banques doivent s'adresser à la Banque centrale pour les couvrir, agissant de fait comme prêteur en dernier ressort.

Selon certains, des raisons sérieuses, indépendantes de celle qui est ainsi invoquée, ayant trait aux exigences des règles de l'IFSB auraient été en jeu. De graves problèmes de gouvernance auraient vu le jour avec ce mélange toléré de fonds simultanément islamiques et conventionnels.

La brutalité de la décision a toutefois surpris le secteur qui n'a pas été consulté au préalable. Les banques concernées sont Qatar National Bank (QNB), la plus grande des pays des émirats, Commercial Bank of Qatar, Doha Bank, HSBC Amanah, Ahli Bank, Al-Khaliji Bank et International Bank of Qatar (IBQ), qui ont 16 branches islamiques au Qatar.

“Les banques islamiques doivent être compétitives”

27/02/2011

Si les banques conventionnelles ont été autorisées à avoir des branches islamiques, l'idée était de leur permettre de diversifier leurs sources de revenus et de rendre l'industrie bancaire domestique plus compétitive, a dit l'ancien Gouverneur de la Banque centrale du Qatar. C'est durant son mandat que les banques conventionnelles ont aussi pu lancer des activités financières islamiques. Or, récemment, la Banque centrale a mis fin à une telle pratique.

Mais pour Abdullah bin Khalid Al Attiyah, les banques islamiques du pays avaient une base de capital trop mince à l'époque. Tandis que les banques conventionnelles, quant à elles, pouvaient stimuler le secteur.

En ce qui concerne la diversification des actifs, il a indiqué qu'au moment où il a pris cette décision, les banques avaient trop de créances douteuses dans leurs bilans. Ainsi, en les autorisant à se lancer dans la finance islamique, les banques ont pu bénéficier d'une autre source de revenus, en compensation.

La BID disposée à aider la population musulmane d'un état non-membre de l'OCI

27/02/2011

Le Gouvernement des Philippines a entamé des pourparlers avec la Banque islamique de développement pour améliorer les conditions de vie de ses habitants musulmans.

Le secrétaire d’Etat aux Finances Cesar Purisima a indiqué qu’un représentant de la BID était présent pendant l’opération conjointe avec la Banque mondiale du Forum de Développement des Philippines à Pasay City, bien que le pays ne soit pas membre de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI).

« Il m’a dit qu’ils avaient un programme pour les pays non-membres et qu’ils reviendraient me voir en avril pour envisager ce que nous pouvons faire ensemble, » a-t-il ajouté. La zone prioritaire serait la région musulmane de Mindanao.

Al-Amanah Islamic Investment Bank of the Philippines (AAIIBP) est la seule banque islamique dans le pays et elle ne compte que 74 employés.

Un sukuk de 97M$ dans les projets de Gatehouse

27/02/2011

Gatehouse Bank, banque d’investissement sharia-compliant londonienne, prévoit d’émettre un sukuk de 60M£, soit 96.77M$, à la fin du premier trimestre, a indiqué son directeur, Richard Thomas, qui a ajouté que la banque était aussi en train d’arranger un crédit syndiqué de leasing de 25M£ pour cette année.

Il a précisé que le sukuk attendait encore l’accord final pour pouvoir être émis, mais que la banque « y était presque. »

Mahathir apporte son soutien à la finance islamique en Corée

24/02/2011

L'ancien Premier ministre de Malaisie Mahathir bin Mohamad a fait part de son soutien au projet du Ministre des Finances de Corée du Sud de tenter à nouveau de développer la finance islamique. “Ce n'est pas une question de religion”, a-t-il affirmé, pour répondre au débat qui avait eu lieu au Parlement et vui l'opposition chrétienne l'emporter et mettre fin à la proposition de loi en 2009.

“Il n'y a pas de raison pour que des pays rejettent la finance islamique. Ce n'est pas une question de religion, mais d'utilisation et de fonctionement des banques”, a-t-il dit en marge d'une conférence à Séoul.

Finance islamique et finance durable

24/02/2011

Analyse d'Abdel-Maoula CHAAR, co-auteur de « La finance islamique à la française (éditions Secure Finance) parue dans L'Orient le Jour

Le secteur financier continue à tirer les leçons de la dernière crise financière et certains analystes observent tout particulièrement la finance islamique. Ils estiment que la résilience des institutions financières islamiques est intéressante et qu'il peut être utile de comprendre pourquoi et comment celles-ci se sont protégées.

La grande différence entre la finance dite conventionnelle et celle dite islamique réside dans la rationalité de la première et le « réenchantement » de la seconde. En effet, l'adage « Ce qui appartient à César appartient à César ; ce qui appartient à Dieu appartient à Dieu » n'a pas cours dans le monde de la finance islamique. Il est remplacé par une affirmation extrêmement claire : « Tout appartient à Dieu ! » Dans ces conditions, la tâche de l'homme est simple et se résume à la gestion des biens que Dieu à bien voulu lui confier dans le respect de ses intentions. Pour un musulman, celles-ci sont « opérationnalisées » par les prescriptions de la charia. C'est ainsi que les opérations de finance islamique sont censées suivre un certains nombre de règles pour être considérées comme licites du point de vue islamique. La charia ne comprend pas que des règles, et les acteurs de la finance islamique oublient trop souvent qu'elle comporte aussi un volet normatif qui s'exprime à travers une philosophie très particulière. Celle-ci stipule que les hommes doivent veiller à faire fructifier les biens qui leur ont été confiés pour leur propre intérêt et pour le bien général. Ce principe de lieutenance n'est pas sans rappeler la théorie des parties prenantes qu'elle pousse au bout de sa logique en considérant comme « stakeholders » l'ensemble des constituants de l'environnement des entreprises qui se veulent conformes à la charia. Cette conception débouche à son tour pour les institutions financières islamiques sur le concept très moderne de finance durable ; une finance qui prend en considération le « triple bottom line » du développement durable, à savoir la population (facteurs sociologiques), le profit (facteurs économiques) et la planète (facteurs écologiques).

Rien de bien nouveau, donc ! Rien, si ce n'est que la finance durable a du mal à décoller. Pour les banques dites conventionnelles, il s'agit dans le meilleur des cas d'un complément, et peu de ressources sont déployées pour innover dans le domaine. Pour les banques islamiques, cette conception fait partie intégrante de leur identité et elles sont condamnées à découvrir des méthodes qui leur permettent d'agir en cohérence avec leurs principes de base. Déjà au Liban, une banque islamique fait preuve d'originalité en proposant un ensemble de financements de produits à vocation sociale (éducation, hospitalisation) ou écologique (panneaux solaires) où elle ne lève que des marges arrière. Par contre, elle n'hésite pas à maximiser ses profits sur les produits commerciaux. Il ne s'agit bien sûr que d'une goutte d'eau dans la mer, mais il ne fait nul doute que si cette expérience (ou une autre) est concluante, celle-ci prendra de l'ampleur et migrera vers d'autres secteurs financiers. La finance islamique aura alors perdu son aspect sectaire pour se transformer en constituant actif du système financier contemporain.

Khadem Abdulla Al Qubaisi succède à Esam Janahi à la présidence de First Energy Bank

24/02/2011

First Energy Bank établie à Bahrein en juin 2008 est la première banque islamique d'investissement à se focaliser seulement sur le secteur de l'énergie, principalement dans la région du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord. Son capital autorisé est de 2Mds$.

Le conseil d'administration a décidé à l'unanimité de nommer Khadem Abdulla Al Qubaisi comme nouveau président suite au récent départ d'Esam Janahi, le directeur de la banque islamique d'investissement Gulf Finance House.

Al Qubaisi est actuellement le directeur d'International Petroleum Investment Company (IPIC) à Abu Dhabi. Il est président de multiples entreprises telles qu'Aabar Investments, Abu Dhabi Chemicals Co. (Chemaweyaat), National Central Cooling Co. (Tabreed), Abu Dhabi National Takaful, et I-Media Newspaper (Alrroya Aleqtisadiya).

Al Qubaisi est aussi membre du conseil d'administration de plusieurs entreprises internationales comme Borealis AG (Autriche), Nova Chemicals (Canada), Falcon Bank (Suisse), et Président délégué d'OMV Group (Autriche), et de Compañía Española de Petróleos, S.A. (CEPSA) (Espagne). En plus de cela, il a été désigné par le classement de l'ICIS No. 1 'Chemical Industry Power Player' pour l'année 2009 et d'homme d'affaires arabe de 2009.

Un an après son premier indice religieux fondé sur le respect de valeurs chrétiennes, Stoxx lance un indice islamique

24/02/2011

Simple coïncidence ? Alors que le monde arabe est en pleine ébullition, Stoxx lance son premier indice « islamique », Stoxx Europe Islamic Index, accompagné de deux sous-composants baptisés Stoxx Europe Islamic 50 et Euro Stoxx Islamic 50.

Tous trois mesurent les performances d’une sélection de valeurs parmi celles composant le Stoxx Europe 600 et respectant la charia. « Le nombre d’opérateurs souhaitant investir conformément à leurs croyances religieuses, ou accompagner les performances de sociétés agissant de manière responsable sur le plan économique, environnemental et social, grandit constamment », indique Hartmut Graf, directeur général du fournisseur d'indices Stoxx, entreprise commune de Six Group et Deutsche Börse.

Pour figurer dans l’indice, les règles sont strictes et leur respect contrôlé par un comité indépendant composé de trois spécialistes de la finance islamique. Les actions doivent donc passer deux séries de tests, aussi drastiques l’une que l’autre. Sont tout d’abord exclues les sociétés ayant une importante activité dans plusieurs secteurs : la production de nourriture non-halal, le tabac, l’alcool, les jeux, la publicité, l’hôtellerie, le courtage de l’or et de l’argent, la musique et le divertissement. Les banques, assurances et institutions financières non-islamiques sont également bannies. Ce premier examen de passage, qui réduit singulièrement la liste des prétendants, est suivi d’un autre tout aussi sévère. Il prévoit que les intérêts du capital et des activités non conformes à la charia ne doivent excéder 5 % du revenu total de la société. En outre, la dette non conforme à la charia ne peut dépasser 33 % des actifs totaux de la société ou de sa capitalisation boursière.

Les autres grands pourvoyeurs d'indices comme Standard & Poor's, FTSE ou Dow Jones ont déjà mis en place au cours des dernières années des indices conformes aux principes de la charia. Dow Jones, par exemple, a lancé son premier indice islamique dès 1999. Toute une gamme existe à ce jour, avec plus de 5 milliards de dollars d’actifs attachés.

Il y a moins d’un an, Stoxx lançait un autre indice « religieux », fondé cette fois-ci sur le respect des valeurs chrétiennes. En l’espace d’un an, il a gagné 15 %. A l’inverse, les indices islamiques ont cédé du terrain. « Ce n’est pas une surprise si le Dow Jones Islamic Market Index couvrant les marchés financiers arabes aisubi de lourdes pertes en février », estime Gérard Al-Fil, journaliste financier spécialiste de la matière. Ainsi, l’indice DJIM Koweit a reculé de 8,6 % entre le 1er et le 22 février. Une désaffection liée aux troubles qui secouent le monde arabe. Et non le monde musulman, car le DJIM Indonesia gagne par exemple 2,33 % sur la même période.

« Très fort potentiel pour les sukuk en Arabie Saoudite et dans le Golfe »

21/02/2011

Muhammad Al-Jasser, Gouverneur de la Banque Centrale d’Arabie Saoudite, s’est exprimé dans une conférence à Oxford, sur le marché des sukuk qu’il estime comme étant un secteur d’avenir.

A cette occasion, il a souligné que « les sukuk ont un très fort potentiel sur les marchés d’Arabie Saoudite et du Golfe. Le marché saoudien est en train d’opérer un changement, passant des sources traditionnelles de financement comme le crédit des banques aux obligations des entreprises ou des sukuk. »

Avant de conclure que la première conséquence de cette situation est que « les banques ne seront pas capables de répondre aux besoins de financement avec leurs sources traditionnelles, en raison de la rapide expansion des projets d’infrastructure en Arabie. »

Le Gouverneur de la Banque centrale du pays encourage ainsi les banques et les entreprises à suivre la voie des émissions de sukuk. « Nous aimerions voir une diversification du marché local du crédit du financement des banques à celui des obligations d’entreprises et des sukuk, » a-t-il conclu.

Les émissions de sukuk seront supérieures à 2007

21/02/2011

La Gouverneure de la Banque centrale de Malaisie, Tan Sri Dr Zeti Akhtar Aziz, est optimiste sur les émissions mondiales de sukuk cette année. Elle estime que celles-ci dépasseront les 35Mds$ enregistrés en 2007.

De ces 35 Mds$, la Malaisie avait contribué à hauteur de 13,8 Mds$ , a-t-elle rappelé.

« Si l’on corrèle les autorisations que nous avons accordées avec celles délivrées par la Securities Commission, on peut penser que les émissions de sukuk surpasseront le niveau de 2007 cette année, » a-t-elle indiqué lors le discours d’inauguration qu’elle a prononcé lors du lancement de la ‘Bloomberg's Enhanced Islamic Finance Platform’

Bloomberg développe deux nouveaux services financiers islamiques

21/02/2011

Bloomberg annonce le lancement de The Bloomberg Islamic Finance Platform (ISLM), qui vise à fournir aux investisseurs professionnels et aux régulateurs une aide à une prise de décision « informée ».

Dans le même temps, Bloomberg fait état du lancement du Bloomberg AIBIM Bursa Malaysia Sovereign Shariah Index (BMSSI), développé en partenariat avec l’Association of Islamic Banking Institutions Malaysia (AIBIM).

Cet indice propose un étalon de mesure de performance en direction des investisseurs qui recherchent à s’introduire dans le marché des émissions souveraines de Malaisie libellées en devise locale (ringgit).

Le CEO de First Finance félicite la décision du Qatar

20/02/2011

Le directeur de First Finance Company, une institution financière islamique localisée au Qatar, a applaudi la décision de la Banque centrale du Qatar d’imposer une plus grande régulation aux banques conventionnelles offrant des services islamiques. Il a exprimé sa préoccupation « qu’une compétition malsaine puisse entraîner des pratiques excessivement agressives. »

Khalid bin Ibrahim Al-Sulaiti estime que « le marché est trop petit pour permettre à un plus grand nombre de banques conventionnelles d’ouvrir des fenêtres islamiques. »

Il a appelé à ce que « plus de travail soit fait au Qatar pour prêter plus d’attention au secteur financier islamique, particulièrement en termes d’éducation et de développement de ressources humaines. » M. Al Sulaiti a ajouté que « les banques islamiques au Qatar engagent souvent des directeurs des banques conventionnelles, puisqu’il n’y a pas assez de candidats avec l’expertise requise pour ces postes. »

« Les profits tirés des retards de construction ne sont pas sharia-compliant »

20/02/2011

Faire payer des frais supplémentaires pour les délais de retard de construction n’est pas sharia-compliant, estime le Grand Mufti de Dubaï, Dr Ali Mashael. Alors que les retards dans les nombreux projets de construction à Dubaï se sont accumulés, les banques tentent de déplacer cette charge sur le compte des investisseurs ou des particuliers.

Dans un secteur économique qui connaît une situation tendue, il n’en reste pas moins pour la figure religieuse de premier plan que « ce risque doit être pris uniquement par la banque et qu’il ne peut être répercuté sur les clients. »

Malgré l’accroissement des coûts des matériaux de construction depuis l’accord initial, l’institution bancaire n’a pas le droit d’augmenter le montant qu’elle ponctionne aux clients, selon le Grand Mufti.

« Ce sont les fondamentaux de la finance islamique. Si les banques ne respectent pas cela, elles deviennent comme les banques conventionnelles, et ne sont plus islamiques, » a-t-il déclaré.

Avenant à la Convention fiscale entre la France et le Royaume d'Arabie Saoudite

18/02/2011

Le 18 février dernier, a été signé à Paris un avenant à la convention fiscale franco-saoudienne en vue d’éviter les doubles impositions en matière d’impôts sur le revenu, sur les successions et sur la fortune.

Cet avenant introduit dans la convention fiscale un nouvel article relatif à l’échange d’informations fiscales entre les autorités compétentes saoudienne et française, permettant notamment la levée du secret bancaire. Il met ainsi la convention actuelle en conformité avec les derniers standards relatifs à l’échange d’informations fiscales définis par l’Organisation de Coopération et de Développement Economique ( OCDE).

« Les manifestations n’affecteront pas l’économie de Bahreïn »

17/02/2011

La révolte qui sévit à Bahreïn ne devrait pas affecter l’économie du pays ni le secteur financier, selon un officiel de la Banque centrale.

Abdulrahman Mohammed Al Baker, directeur de la supervision des institutions financières au sein de la Banque centrale, pense que « c’est une action démocratique qui est en jeu et qu'elle n’a rien à voir avec le secteur financier ». Il souligne que « les investisseurs ne sont pas inquiets. »

Concernant la décision de la Banque centrale du Qatar de mettre fin aux opérations islamiques des banques conventionnelles, M. Baker a précisé que Bahreïn ne comptait pas faire de même.

« Je pense que c’est une valeur ajoutée et nous allons [continuer] à le permettre, » a-t-il afirmé.

L’Ouganda, vers la finance islamique

16/02/2011

L’Ouganda a reçu l’accord de trois banques islamiques du Moyen-Orient pour offrir des services de finance islamique dans le pays. La nation africaine est en train de modifier ses règles bancaires pour permettre aux prêteurs d’opérer en conformité à la Chariah, alors qu’une délégation de la Banque centrale parcourt les principales places financières de ce secteur.

Dans un pays où 12% des 33 millions d’habitants sont musulmans, « l’intérêt pour la finance islamique est dicté par le peuple, » indique Grace Stuart Ndyareeba, directeur délégué de la banque commerciale au sein de la Banque Centrale. « En tant que Banque centrale, nous facilitons leurs besoins. »

Accord à Bahreïn et en Malaisie pour la mégabanque de Cheikh Salah Kamel

16/02/2011

La très attendue méga banque islamique, annoncée depuis près de deux ans par le milliardaire saoudien Cheikh Salah Kamel, fondateur du groupe Al Baraka, un des principaux du secteur financier islamique au monde, vient finalement de recevoir l’accord de Bahreïn et un feu vert préliminaire de la Malaisie pour commencer ses opérations.

Cheikh Salah Kamel qui est le promoteur de cette initiative a dit attendre aussi l’accord du Qatar pour obtenir une licence.

Cette institution devrait bénéficier d’un capital autorisé de 3Mds$, dont un tiers provenant d’un placement privé.

Emission malaisienne de sukuk pour Gulf Investment Corporation (GIC)

16/02/2011

Gulf Investment Corporation (GIC),basée au Koweït, a émis pour 196M$ de sukuk en Malaisie dans une opération libellée en devise locale. La maturité du titre est de 5 ans.

Les émetteurs islamiques du Golfe peuvent compter sur un excès de liquidité estimé à 79Mds$ en Malaisie. Dubaï est en train de préparer une émission souveraine d’1,5Mds$ en Malaisie, alors que National Bank of Abu Dhabi, le plus grand fournisseur de prêts par valeur de marché, a récemment lancé un sukuk de 10 ans de 164,2M$.

GIC, institution créée pour piloter le développement de l’entreprenariat privé dans la région du Golfe, a dû faire croître sa demande de fonds à 197M$ au lieu de 164,2M$ en raison d’une très forte demande. Cette émission a connu une sur-souscription d’1,7 fois ce qui était initialement prévu.

Gulf Investment Corporation (GIC), fondée en 83 par le Gulf Cooperation Council et détenue par 6 Etats membres, a investi dans des entreprises telles que The National Titanium Dioxide Co, Gulf Industrial Investment, Gulf Re Holdings Ltd, Al Dur Power & Water Co et National Industrialisation Co.

GIC avait auparavant émis pour 328,4M$ d’obligations en Malaisie en 2008.

Bénéfice historique pour Abu Dhabi Islamic Bank Group

15/02/2011

Abu Dhabi Islamic Bank Group a connu un profit qui peut être qualifié d’historique, atteignant un montant record de plus de 272M$ -1,023Mds Dh- pour l’année 2010.

Les revenus nets de la banque ont dépassé les 817M$, alors qu’elle a bénéficié d’une liquidité supplémentaire de 750M$ via l’émission de sukuk, couplée à une forte croissance (83,1%) des dépôts.

L’Ouganda demande à l’Indonésie des conseils en finance islamique

14/02/2011

La Banque centrale ougandaise est actuellement en train d’étudier la première demande pour mettre en place une banque islamique dans ce pays d’Afrique de l’Est.

Le régulateur ougandais a ainsi formé une délégation auprès de l’Indonésie, le plus grand pays musulman au monde, pour en connaître plus sur la finance islamique.

Cette visite est vue comme « une reconnaissance du rapide développement de l’industrie indonésienne en la matière », estime un officiel de la Bank of Indonesia.

Pour le conseiller juridique délégué de la Banque centrale d’Ouganda, Titus W. Mulindwa, « la demande est élevée et la Banque centrale est mandatée pour répondre à cette demande. En tant que banque centrale, il est de notre devoir de rendre le secteur financier attractif pour les investisseurs. » Il a ajouté que trois banques du Moyen-Orient étaient intéressées pour investir en Ouganda. Ces investisseurs pourraient « acquérir une banque locale ou lancer une nouvelle banque islamique. »

L’établissement d’une banque islamique nécessite toutefois l’aval du Parlement, ce qui pourrait être obtenu cette année ou en début d’année prochaine. De son côté, la délégation continuera sa tournée de recueil d’informations en Malaisie et à Dubaï.

Labuan de Malaisie, en passe de devenir un grand centre financier international

14/02/2011

Encore méconnu, le Territoire fédéral de Labuan, petite île de la côte Est de la Malaisie, est en train de devenir un des plus grands centres financiers d’Asie. Actuellement, Labuan accueille plus de 300 institutions financières internationales offrant un grand nombre de produits et de services, à la fois conventionnels ou islamiques.

Toutes ces institutions financent plus de 7000 entreprises dans plus de 90 pays dans le monde. A ce jour, on dénombre 60 banques, 160 compagnies d’assurance ou ayant des activités dans ce domaine, 148 entreprises de leasing, 20 gérants de fonds et 23 ‘trust companies’.

Ce centre financier a largement bénéficié du soutien du Gouvernement fédéral qui y a permis un régime fiscal très favorable. La Labuan Financial Services Authority (Labuan FSA), l’autorité régulatrice locale en charge de la supervision du centre financier, a émis pas moins de 8 nouveaux actes réglementaires en la seule année 2010.

Labuan IBFC a cette caractéristique d’être une juridiction spécialisée en finance islamique. Labuan Islamic Financial Securities and Services Act 2010 détermine ainsi toutes les règles et directives de ce secteur. De surcroît, l’établissement du Syariah Supervisory Council permet de s’assurer que toutes les activités sont en accord avec la Chariah.

Recentrage des activités de Barclays sur son corps de métier et remise en cause des opérations mondiales de finance islamique

14/02/2011

Le départ du responsable de la finance islamique de Barclays en janvier semble marquer la fin des activités de ce domaine pour la banque anglaise. Celle-ci se recentre désormais vers ses activités premières selon deux sources proches de cette question.

Harris Irfan avait rejoint en juillet 2009 la banque pour diriger les opérations mondiales de finance islamique pour les divisions de Barclays Capital, Barclays Wealth et de Barclays entreprises.

« L’organisation interne a été réorientée vers les opérations premières de la banque et la finance islamique n’était pas vue comme faisant partie de ces priorités », a indiqué une source proche du dossier.

« Barclays continuera à fournir des services de finance islamique, mais d’une façon différente sans qu’une personne s’en occupe au niveau mondial, » a-t-il été dit.

Prévision de la Banque centrale d’Indonésie : accroissement de 55% des actifs en finance islamique

13/02/2011

Le pays musulman le plus peuplé au monde, l’Indonésie, estime que la croissance des actifs conformes à la Charia devrait doubler d’ici la fin de l’année au vu de la sensibilité de ses habitants.

« Si la croissance de l’économie indonésienne se maintient, les actifs des banques islamiques connaîtront un accroissement de 55%, » estime Mulya Siregar, directeur pour la finance islamique au sein de la Banque centrale.

Le secteur compte plus de 6 millions de clients et emploie pas moins de 20 000 personnes selon Siregar.

Nouveau fonds actions pour Al Hilal Bank

13/02/2011

Al Hilal Bank a annoncé le lancement d’ Al Hilal GCC Equity Fund à destination des particuliers. Ce fonds cible le marché des actions du Golfe.

Pour Jamil Berro, le directeur de la banque, la région du Golfe va connaître une croissance exceptionnelle et il compte bien capitaliser sur celle-ci.

Les raisons de la décision controversée de la Banque centrale du Qatar de fermer les activités islamiques des banques conventionnelles

12/02/2011

La Banque centrale du Qatar a finalement justifié sa décision de fermer les activités islamiques des banques conventionnelles pour manque de transparence.

Selon ce qu’elle a déclaré à la Qatar News Agency (QNA), la nouvelle autorité de régulation pour les banques islamiques va suivre les lignes directrices de l’Islamic Financial Services Board (IFSB), basé en Malaisie. Or, ces lignes directrices sont différentes de celles qui sont applicables aux banques commerciales sous Bâle 2 et 3.

Avec la mise à jour des ratios de capital de l’IFSB, « il deviendrait alors très difficile pour les banques commerciales ayant des opérations mixtes de suivre simultanément les deux champs d’applications séparés, » indique la Banque centrale.

Elle a spécifié d’autres raisons expliquant sa décision controversée, admettant une difficulté de superviser les deux types d’opérations, puisqu’elles sont « mélangées », impliquant des problèmes en termes d’audit. Des « complications » dans l’analyse des rapports financiers en découlent.

La Banque centrale a finalement dit que les opérations des banques islamiques des banques conventionnelles donnaient lieu à une compétition sévère avec les banques islamiques. De plus, l’Article 1 de la Loi n°33 de 2006, régulant le secteur bancaire, stipule que les opérations conventionnelles et islamiques doivent être séparées.

Avec cette décision soudaine, les banques conventionnelles devront vendre leurs actifs islamiques ou convertir leurs branches après 2011.

Ces ‘justifications’ n’ont toutefois pas convaincu l’industrie. Certains estiment que ce double système existe bel et bien dans d’autres pays, y compris dans des pays voisins. Cette incapacité de gérer ce ‘mélange d’actifs’ est bien plutôt la marque de l’échec de la Banque centrale dans son rôle de régulateur. « C’est une vaste blague que le même régulateur qui a permis les banques commerciales d’avoir des branches islamiques cite maintenant la loi qui ne permet pas aux deux systèmes de co-exister dans une banque unique. »

La Corée du Sud prête à modifier sa législation en février pour l´émission de sukuk

10/02/2011

Le Gouvernement sud-coréen va à nouveau tenter de faire passer un projet de loi pour permettre l´émission de sukuk, a déclaré un officiel du Ministère des Finances. Une telle proposition de modification avait déjà été rejetée par le Parlement en décembre dernier.

« Nous allons essayer une nouvelle fois de faire passer au Parlement un projet de loi spécial pour les émissions de sukuk en février, » a-t-il indiqué sous couvert d'anonymat.

Le ministère des Finances a proposé une révision du code fiscal afin de traiter les sukuk comme des obligations. Les émetteurs sud-coréens pourraient alors recevoir les mêmes avantages fiscaux que ceux appliqués aux émetteurs de bons conventionnels.

Fusion entre Al khaliji et International Bank of Qatar cette année

09/02/2011

La fusion entre Al khaliji bank et International Bank of Qatar est en train de se faire et la finalisation devrait intervenir dès cette année.

« La fusion progresse très bien et nous travaillons sur plusieurs choses, l’une d’entre elles est l’intégration des opérations des deux entreprises, la seconde est la phase initiale de la due diligence et la phase finale de celle-ci, » a indiqué George Nasra lors d’une conférence de presse en marge du Meed Qatar Projects 2011.

« Les choses avancent bien, mais c’est une opération complexe et qui est soumise à la Banque centrale et à l’Autorité des marchés financiers du Qatar, tout comme à l’assemblée générale des deux banques et des accords finaux des conseils d’administration. » a-t-il poursuivi.

M. Nasra ne pense pas que les directives de la Banque centrale du Qatar de fermer les activités islamiques des banques commerciales conventionnelles pourraient retarder ou ajourner le processus de fusion. Evoquant le marché domestique, il a dit que « le secteur bancaire est très bien capitalisé, liquide et profitable, à la fois côté conventionnel et islamique. » Ajoutant : « je dirais même que le secteur bancaire est sur-capitalisé pour financer les besoins de développement du pays, les projets de Coupe du Monde de football inclus. »

Il a enfin indiqué qu’IBQ s'est engagée à sa conformer à toutes les régulations et directives de la Banque centrale du Qatar, tout en estimant que toutes les banques commerciales avec des branches islamiques seront affectées à des degrés divers, dépendant de la taille de leurs activités de finance islamique. « Mais, en ce qui concerne IBQ, l’effet sur les actifs et sur le bilan seront minimes car nos activités de banque islamique ont seulement débuté il y a deux ans, donc c’est vraiment jeune, » a-t-il conclu.

La législation, un frein à la micro finance islamique au Sénégal

09/02/2011

Paru dans Réussir

La Micro finance islamique peine à se faire une place, faute à une législation qui ne tient pas compte de ce type de micro finance. Mansour Ndiaye, expert en micro finance, explique, dans le magazine Réussir, les nombreux obstacles. « L’absence d’un cadre réglementaire est le principal problème de la Micro finance. Il y a certes une demande potentielle mais la réalité c’est qu’elle n’est pas sensibilisée sur les avantages », a -t-il déclaré à l’occasion d’un séminaire organisé par la Direction de la Micro finance en collaboration avec le Collectif des Journalistes économiques du Sénégal (COJES).

En effet, la micro finance islamique permet aux populations musulmanes pauvres de bénéficier des avantages de la micro finance, ce, en conformité avec les textes de la religion. « En fait, le profit étant prohibé par toutes les religions qui disent textuellement : Tu ne feras pas à un frère aucun intérêt, ni prêt d’argent, ni prêt à nourriture qui puisse rapporter des intérêts », enseigne M. Ndiaye.

Une situation qui a poussé bon nombre de pauvres à se priver des avantages de la Micro finance. Si l’on en croit le panéliste, c’est sur la base de cette conception, que certains experts en Micro finance ont jugé utile de mettre en place un système de Micro finance adapté aux prescriptions de l’Islam. Un exemple particulier et propre à la Micro finance islamique, c’est le cas du prêt. « En matière de gain, le prêteur et l’emprunteur s’engage à partager aussi bien le risque que le profit. Par exemple, si le prêteur donne deux millions, et que le projet échoue, lui et son emprunteur partage les pertes », explique l’expert.

Aujourd’hui, même si le secteur reste dans un anonymat total, il n’en demeure pas moins qu’il se bat et cherche à se faire une place. « Nous avons un comité d’audit, qui accompagne le projet jusqu’à sa réalisation », dit-il. Conscient de l’efficacité du secteur, M. Ndiaye révèle que l’ambition la plus forte aujourd’hui, c’est de faire en sorte que la législation sénégalaise intègre la Micro finance islamique.

Gulf Finance House demande à Kuwait Investment Company pour sa recapitalisation

09/02/2011

Gulf Finance House, la banque islamique d´investissement de Bahreïn, a nommé Kuwait Investment Company pour l´assister dans sa recapitalisation et a planifié une murabaha convertible de 500M$.

La compagnie sollicitera des particuliers et des investisseurs privés capables

d´accroître le capital de la banque. Les fonds levés seront utilisés par GFH pour sa propre recapitalisation et pour la transformer en une institution focalisée uniquement sur la création, le développement et la gestion des institutions financières islamiques.

Le but de cette restructuration est de créer un business model plus stable.

Le Gouvernement pakistanais encourage la finance islamique

09/02/2011

Les principes islamiques de la finance ont prouvé leur viabilité à travers le monde puisque la finance islamique croît rapidement, a déclaré le Ministre Fédéral des Finances et de l´Economie, Abdul Hafeez Shaikh.

« Au lendemain de la récente crise financière mondiale et du problème de la dette des pays du tiers monde et de l´Euro zone, la finance islamique a assis ses positions et croît rapidement, » a-t-il dit lors d´une session inaugurale de l´International Conference on Islamic Business and Finance à la Riphah International University.

Le Sénateur, Prof. Khursheed Ahmed, a pour sa part souligné que l´adoption de l´idéal islamique appliqué aux banques était le besoin du moment, et que la finance islamique représente un changement de paradigme. Il a ajouté qu´une nouvelle approche était nécessaire pour changer les fondamentaux de la finance et évoluer vers un nouveau système économique et financier et incité les participants de la conférence à revisiter les fondamentaux pour réaliser l´importance de la finance islamique.

Campagne de sensibilisation de la première banque commerciale islamique du Kazakhstan

08/02/2011

Le premier prêteur islamique du pays, Al Hilal Islamic Bank, a lancé dans la capitale Astana et la ville d’Almaty une campagne de sensibilisation de la finance islamique pour mieux faire connaître ses principes au public, sous le thème « Fondamentaux de la finance islamique ».

« Le Kazakhstan a tous les bons éléments en place en termes de législation et d’infrastructure pour tenir l’allure des développements régionaux en finance islamique », a indiqué Ahmed Ateeq Al Mazrouei, Président d’Al Hilal Bank, dans un communiqué.

« Nous allons aussi œuvrer en faveur d’amendements importants en termes de régulation des services bancaires du Kazakhstan et faire prendre conscience aux régulateurs du potentiel et de l’importance de la finance islamique, » a-t-il ajouté.

Al Hilal Islamic Bank, une filiale d’Al Hilal Bank des Emirats, s'est établie en mars 2010, peu après que le Gouvernement a passé une nouvelle loi sur la finance islamique.

Bank of London and the Middle East Income Fund primé en 2010

07/02/2011

Bank of London and the Middle East (BLME) a annoncé que son fonds islamique ‘Income Fund’ a été classé dans les 10 premiers pour 2010 par Lipper Hindsight, la plateforme de classement des fonds de Thomson Reuters.

Les rendements annuels du fonds étaient de 5,77% avec une volatilité de seulement 1,78%.

Fin des activités islamiques pour les banques conventionnelles au Qatar

06/02/2011

Les banques conventionnelles du Qatar devront arrêter leurs activités islamiques. La Banque centrale a émis une circulaire indiquant qu’« il a été décidé de mettre fin aux activités des services financiers islamiques » des banques conventionnelles.

« Nous nous attendons à ce que les banques diminuent leurs activités et convertissent leurs prêts islamiques en conventionnels ou vendent leurs prêts islamiques aux banques islamiques », prévoit Jaap Meijer, senior analyst au sein d´AlembicHC.

Islamic International Rating Agency (IIRA) attribue un Shari’a Quality Rating (SQR) de AA à Jordan Islamic Bank (JIB)

06/02/2011

Jordan Islamic Bank (JIB) for Finance and Investment, fondée en 1978, s´est vue attribuer un ´AA´ en termes de ´Shari’a Quality Rating (SQR)´ par l´Islamic International Rating Agency (IIRA), agence de notation islamique.

IIRA estime que l´équipe dirigeante et le personnel possèdent un bon niveau de connaissance et une bonne expérience de « Sharia compliance ». Le contrôle des connaissances en matière de conformité chariatique de l'ensemble du personnel et le « dress code » du personnel féminin assurent également la bonne « identité islamique » indique le communiqué.

JIB compte principalement sur la Murabaha comme source majeure (39%) de financement pour ses clients.

La Haute Cour de Kerala approuve le principe d´une banque islamique

06/02/2011

Une nouvelle étape a été franchie par le Gouvernement de Kerala en Inde pour créer une banque islamique. La Haute Cour de Kerala, après avoir rejeté une plainte de l´ancien ministre de la Justice, Subramanian Swamy, soutenant qu´une banque islamique allait à

l´encontre du principe de laïcité figurant dans la Constitution indienne, vient d´approuver la constitution d´un établissement financier islamique sans activité bancaire.

Accord politique renforçant la conformité du Takaful à Brunei

06/02/2011

Dans le souci de conformité aux principes chariatiques, un accord sur le Takaful a été signé entre le Département des Affaires Charia de Brunei, le Ministre des Affaires Religieuses et Takaful Brunei Darussalam.

Ce nouvel accord politique fournit à la compagnie d´assurance une plus grande couverture auprès du département en charge du contrôle de conformité chariatique en cas d´infractions aux règles.

Selon les statistiques fournies par le Ministre des Finances en 2008, les primes

d´assurances collectées à Brunei ont été de 114,5M$, dont 49,1M$ pour le secteur Takaful.

La BID prend 10% de Sri Lankan Bank

06/02/2011

La Banque islamique de développement (BID) a pris 10% du capital de la première banque islamique commerciale du Sri Lanka, qui doit ouvrir prochainement dans l´île, affirme un officiel de l´Amana Bank Limited à Colombo.

Amana Bank Limited, qui a obtenu la licence provisoire de la Banque Centrale l´année dernière, vient de se voir accorder le feu vert du Ministère des Finances pour opérer comme banque commerciale dans le pays.

Ses principaux actionnaires sont Bank Islam Malaysia Berhad avec 20% u capital, AB Bank, Bangladesh avec 15%, la BID d´Arabie saoudite avec 10% et l´exportateur de thé sri lankais Akbar Brothers pour 10% également.

Le Nigeria va adopter la finance islamique

04/02/2011

Depuis le mois de décembre 2010, la banque centrale du Nigeria (CBN) se penche sur la question de la finance islamique, prévue par les dispositions de la banque depuis 1991 dans les sections 9, 23 et 52 de la BOFIA "Banks and Other Financial Institutions". La question avait été quelque peu mise de côté pour éviter toute récupération politique ou religieuse. Des banques non-musulmanes envisagent également d'offrir des services de finance islamique.

A la mi-janvier, la CBN a publié la réglementation concernant la supervision d'institutions offrant des services financiers sans intérêt au Nigeria. C'est ainsi qu'une NIFI (Non Interest Financial Institution est définie comme "une banque ou toute autre institution financière sous la CBN qui est engagée dans des transactions bancaires, le commerce, l'investissement ainsi que la fourniture de produits et services financiers en accord avec les principes de la Charia et les règles de la jurisprudence islamique commerciale.

Par ailleurs, le Nigeria a renforcé sa position au sein de la Banque islamique de développement en 2010, augmentant sa participation dans cette banque et ayant désormais un administrateur permanent au Conseil d'Administration.

Unicorn rembourse une murabaha de 125 M$

03/02/2011

Unicorn Investment Bank, basée à Bahrein, a remboursé une opération de crédit syndiqué de matières premières via une murabaha.

L´opération, mise en place par Dubai Bank et Raiffeisen Zentralbank Osterreich AG (RZB) en janvier 2008, venait à maturité le 27 janvier.

Unicorn a été fondée en 2004 et détenait 974 M$ d´actifs en mars 2010.

En août dernier, le dirigeant d´Unicorn a quitté son poste après un conflit avec la stratégie de son conseil d´administration.

Majid Al-Refai avait souhaité faire de la banque d´investissement un acteur central de la finance islamique d´un point de vue mondial, mais le conseil d´administration a demandé que l´activité soit plus particulièrement concentrée sur l´Arabie saoudite.

Un fonds commun de placement islamique au Kenya

03/02/2011

First Community Bank (FCB) a introduit son fonds commun de placement islamique au Kenya.

La banque a reçu son accord de la Capital Markets Authority (CMA) pour lancer le fonds, qui vise des investissements islamiques sélectifs en actions, en obligations souveraines et dans le domaine immobilier.

« La finance islamique est une alternative d´investissement à laquelle on doit répondre. Un grand nombre de musulmans souhaitent acheter des obligations ou des actions, mais ils ne le peuvent pas, car ces produits ne sont pas structurés pour satisfaire leur foi », a souligné Nathif Adam, CEO de FCB.

Opération shariah-compliant de 280 M$ pour VIVA Bahrain

03/02/2011

Saudi Telecom Co. (STC) a signé un accord avec Samba Financial Group et HSBC Bahrain pour une opération shariah-compliant de 280 M$ pour sa branche VIVA Bahrain, entreprise existante depuis 10 mois.

Cette opération entre deux des principales institutions financières de la région a été partagée entre 100 M$ fournis par HSBC et 180M$ qui l´ont été par Samba.

Ouverture à Maurice de la première banque islamique

02/02/2011

La première banque islamique sera opérationnelle à la fin du premier semestre de 2011, a déclaré le Gouverneur de la Banque centrale, Rundheersing Bheenick.

La Banque centrale a accordé sa première licence à une banque islamique en octobre 2009 pour fournir un mode alternatif d´intermédiation aux clients de la banque. Celle-ci devrait être opérationnelle prochainement

L´entreprise japonaise Mitsui investit dans l´assureur islamique malaisien

02/02/2011

Mitsui Sumitomo Insurance, une branche du principal assureur-dommages du Japon, annonce avoir acheté une participation dans Hong Leong Tokio Marine Takaful de Malaisie.

Cette opération fait suite à la vente par son rival japonais, Tokio Marine & Nichido, de 35% de ses parts dans l´assureur islamique Hong Leong après une divergence en termes de stratégie.

L´opération devrait coûter 37M$ à Mitsui Sumitomo Insurance.

Début du trading de contrats murabahah à la bourse de Bahrain le 7 février

01/02/2011

La bourse de Bahrain lancera la semaine prochaine une plateforme de trading pour permettre aux banques et aux entreprises d'acheter et vendre les actifs utilisés en sous-jacent des transactions murabahah.

La plateforme électronique multi-devises murabahah ouvrira le 7 février, et débutera ses opérations avec 5 banques, a déclaré son président Arshad Khan.

Tunisie: Banque Zitouna survivra-t-elle à Sakher El Materi?

31/01/2011

Extraits d´un article paru dans Webmanagercenter.com

Le départ brutal de Sakher El Materi et la mise sous séquestre de toutes ses possessions sonneront-ils le glas de la finance islamique «grand public» en Tunisie? Au sein de la Banque centrale, de hauts cadres se seraient-ils rendus compte, après coup, que ce fut une erreur que d’avoir accordé à Zitouna Banque l’agrément pour exercer la finance islamique en Tunisie?

Une fois les poursuites judiciaires achevées, l’Etat aura la possibilité de soumettre les actions de la Banque Zitouna à une Offre Publique de Vente. D’après des sources sûres, les institutions nationales et internationales n’attendent que cela. La Banque Islamique de Développement (BID) compte adhérer au capital de Zitouna dès que possible et les accords seraient même en cours de finalisation. Des actionnaires et des investisseurs nationaux sont également prêts à acquérir des actions Zitouna.

La Tunisie offre de grandes opportunités de développement et de croissance grâce à l’avènement d’une époque de transparence et de clarté en matière d’investissement.

Aujourd’hui, grâce à une législation avancée en matière d’IDE, le pays est considéré comme un placement sûr à l’international. Pour preuve, on n’a jamais entendu parler d’une banque qui a fait faillite en Tunisie ou d’un grand investisseur qui aurait perdu au change.

Cette confiance institutionnelle internationale a suscité l’intérêt de nombre de pays pour la Tunisie et la finance islamique. D’après un haut responsable à Zitouna Banque, certains pays arabo-musulmans auraient même exprimé leur intérêt pour y investir dont les Emiratis, les Qataries, les Koweïtiens et bien entendu les Saoudiens. La Baraka a d’ailleurs tenu à participer à Banque Zitouna à travers ses produits off shore. Auparavant, elle avait exprimé son désir d’exercer la finance islamique en Tunisie par le biais d’un agrément global, c’était dans les années 90.

Zitouna Banque a déjà prévu l’ouverture de représentations à l’international dont une à Paris où elle a déjà déposé la demande d’autorisation d’ouvrir un bureau. Les autorités françaises, pour information, ont parachevé l’arsenal juridique pour l’implantation de la finance islamique en France.

En Tunisie, et malgré les temps tourmentés que vit le pays, la Banque centrale, qui vient de nommer Slaheddine Kanoun nouvel administrateur provisoire de la Banque Zitouna en remplacement de M. Abou Hafs Omar Najai, ne remet pas en cause le principe de l’exercice de la finance islamique. Du moins, à ce jour. Avec les 87% du capital de Zitouna Banque détenus auparavant par Sakher El Materi et son groupe, elle pourrait, en tant que tutelle, œuvrer à développer encore la banque.

En Tunisie, une loi a été proposée lors d’un des derniers conseils des ministres de l’ancien gouvernement touchant aux produits spécifiques. Si cette loi est votée par le prochain parlement, elle permettrait au système bancaire et même aux banques conventionnelles d’élargir l’éventail des produits offerts à leurs clientèles. Il est clair que, pour y arriver, il faut que les organes de gouvernance et de conformité soient mis en place. En premier lieu, le Comité Chariaa et tous les organes de Bâle II.

En attendant, et dans cette période d’ambiguïté dans laquelle baigne le pays, on va certainement transiter par des situations où les appréciations générales restent tributaires du bon vouloir de certaines personnes qui veulent se préserver et protéger leurs intérêts.

A tire d’exemple, la remise en cause de la loi concernant l’augmentation du capital social des banques de 25 MDT à 100 MDT: «Qui est ce grand penseur avisé qui estimerait qu’une telle loi a été taillée sur mesure pour la Banque Zitouna? Dites-vous bien que dans toutes les banques de la place, il faut qu’il y ait un minimum de conformité au niveau du capital. Il y a ce que nous appelons communément le ratio Cook. D’ici deux à trois ans, pour que les banque soient viables, si elles n’ont pas atteint un minimum de 100 MDT, elles doivent impérativement fusionner. Nous ne pouvons nous permettre des petits bouts de banques», clame un banquier réputé de la place. «100 MDT de dinars, c’est environ 50 millions d’euros. Qu’est-ce qui cela pèse à l’international? Rien, absolument rien».

Rappelons à ce propos que l’Etat tunisien a gelé les avoirs, les participations, les immeubles et tout ce qui appartient au groupe Princesse Holding, dirigée par Sakher El Materi.

Ouverture prochaine de Maldives Islamic Bank

30/01/2011

The Maldives Islamic Bank (MIB) ouvrira ses portes le 7 mars prochain, jour où les Maldives célébrent leur « embrassement » à l´Islam.

La capitalisation de 11,2M$ (150M Rf) de la banque a été permise par un apport de 85% des parts de l´Islamic Corporation for the Development of Private Sector (ICD) de la Banque islanique de développement (BID), les 15% restants, provenant du Gouvernement.

Le président de la Maldives Islamic Bank (MIB) est le docteur Halid Al Abudi, directeur de

l´ICD, et le Gouvernement est représenté au conseil d´administration par le ministre d´Etat chargé des Finances, Ahmad Asad, a indiqué le futur CEO, Haris Haroon.

Le seul représentant des Maldives au conseil de conformité à la Charia est le vice-recteur de Maldives Higher Education, Fayyaz Ali Manik.

Evoquant le plan d´action de la banque, M. Manik a précisé que ´tant que la banque est capable de marcher sur ses deux jambes, le Gouvernement souhaite garder une part, mais que la plus grande partie de ces parts seront ouvertes au public, le Gouvernement ne conservant in fine que 5%.

Joint venture entre Sharjah Islamic Bank et l´égyptienne Corplease

30/01/2011

Sharjah Islamic Bank (SIB) a signé un MoU avec Corporate Leasing Company Egypt (CORPLEASE), pour monter une joint venture ‘Corplease UAE’, basée aux Emirats Arabes Unis pour fournir des services de leasing.

Les opérations de cette entreprise conjointe débuteront au second trimestre 2011.

Corplease a activement financé des services de leasing en Egypte depuis 2003. Cette firme égyptienne est devenue un des trois plus grands fournisseurs du secteur. Commercial International Bank est actionnaire à 40% dans Corplease, alors que DEG et UBAF détiennent 22% et 17%, respectivement.

Emaar sukuk lève 500M$

28/01/2011

Emaar Properties indique avoir levé 500 M$ en vendant des sukuk pour soutenir ses exigences en capital.

Emaar précise, dans un communiqué. avoir réussi avec succès à « pricer » sa première offre internationale à revenu fixe, levant ces 500 M$ avec une maturité de 5 ans et demi à un yield (revenu) de 8,5%.

Le sukuk ijarah d´Emaar, émis par un SPV sous le nom d´Emaar Sukuk Linited, constitue le premier acte du ´Trust Certificate Issuance Programme´ de 2Mds$ de cette compagnie, détenue à plus de 30% par le Gouvernement de Dubaï.

Première banque commerciale islamique du Sri Lanka

27/01/2011

Amana Bank Limited, qui a obtenu la licence provisoire de la Banque centrale l´année dernière, s´est vue accorder le feu vert du Ministre des Finances pour opérer comme une banque commerciale dans le pays.

Selon les officiels d´Amana, la nouvelle banque commencera ses opérations dans un futur proche en devenant la première banque commerciale islamique.

La nouvelle banque est soutenue par Bank Islam Malaysia Berhard, actionnaire à 10%.

L´année dernière, la banque a levé 28,5M$ de capitaux à travers une opération privée de placement.

The National Bank for Development (NBD) en Egypte et sa niche dans le financement automobile

27/01/2011

The National Bank for Development (NBD) du Caire, spécialisée dans les produits sharia-compliant, a consolidé son marché dans le financement automobile.

Depuis l´acquisition de 49% des parts d´Abu Dhabi Islamic Bank en 2007, NBD a progressivement fait évoluer ses activités dans une transition vers des services sharia-compliant.

« Nous avons la part du lion dans le marché », Anil Kumar, précise le directeur de NBD consumer banking, en référence au financement automobile.

NBD affirme être seule à offrir un produit islamique dans le financement automobile sur le marché égyptien.

Toutefois, la part du lion“ reste très modeste, puisqu´elle ne représente que 3% de tout le marché du financement automobile en Egypte depuis le lancement 1 an et demi auparavant.

En fait, d´autres options sont disponibles à travers d´autres banques islamiques, Faisal Islamic Bank of Egypt ou Al-Baraka Bank.

La Malaisie entend stopper la baisse des émissions de sukuk

27/01/2011

Si le marché malaisien de la finance islamique a renoué avec la croissance cette année, l'émission d'obligations (sukuk) a baissé. Les réformes visant à restaurer la confiance dans un contexte de crise financière internationale se font donc attendre.

Selon la Malaysian Securities Commission, la valeur des obligations islamiques émises en Malaisie s'élevait à tout juste 18,9 milliards de ringgit (6 milliards $) pour les trois premiers trimestres de cette année, alors qu'elle était de 32 milliards$ en 2009 et de 20 milliards$ en 2008.

Ce ralentissement inattendu survient alors que la Malaisie, qui domine le marché des obligations avec plus de 60% des titres en circulation dans le monde, prend des mesures pour protéger sa position de principal marché du secteur de la finance islamique.

Najib Razak, le premier ministre, a déclaré en octobre que des allègements fiscaux supplémentaires seraient annoncés cette année afin de promouvoir l'innovation dans les produits islamiques. Le gouvernement a émis pour 1,25 milliards de dollars de sukuk en mai (ses premiers en huit ans) afin de soutenir le marché local.

De son côté, Bursa Malaysia, la bourse de Kualu Lumpur, permettra bientôt aux émetteurs de titres de vendre des sukuk aux particuliers, et la Negara Malaysia, la banque centrale, se prépare à délivrer des licences à deux nouvelles banques afin d'augmenter l'assise financière du secteur.

Zeti Akhtar Aziz, la gouverneur de la Bank Negara, a déclaré au Financial Times que l'expérience malaisienne a prouvé le potentiel de croissance de la finance islamique à l'échelle mondiale, y compris chez les non musulmans, qui représentent aujourd'hui plus de la moitié des clients de certaines institutions malaisiennes.

" Tant que nous disposerons de produits compétitifs, je crois que la finance islamique poursuivra sa croissance à un rythme effréné ", a-t-elle affirmé.

D'autres responsables ont émis des points de vue similaires. Zarinah Anwar, présidente de l'autorité des marchés financiers de Malaisie, a déclaré lors du forum des marchés des capitaux islamiques à Kuala Lumpur que l'éventail unique des instruments sukuk de la Malaisie avait apporté au marché un avantage significatif sur les obligations conventionnelles négociées.

" Personne n'aurait pu anticiper la croissance réalisée au cours des dix dernières années " a-t-elle déclaré en soulignant que les sukuk avaient tendance à être plus transparents que les alternatives conventionnelles, ce qui ajoute à leur attractivité dans un contexte de crise.

Yves Mersch, membre du conseil de gouvernement de la Banque centrale européenne, a déclaré à Francfort en novembre dernier que l'absence d'exposition des banques islamiques aux actifs opaques et leur dépendance aux dépôts plutôt qu'au financement de gros ont contribué de manière générale à les rendre solides. Mais il a déclaré que la résolution des problèmes de standardisation et d'options de gestion de liquidités des banques permettrait d'accroître la stabilité sur le long terme.

La question des liquidités est en cours de résolution grâce à l'établissement à Kuala Lumpur d'une Société islamique internationale de gestion des liquidités créée par l'Islamic Financial Services Board (conseil multinational des services financiers islamiques) en octobre dernier avec le soutien marqué des autorités malaisiennes.

La Société islamique internationale de gestion des liquidités émettra des obligations à court terme qui pourront être utilisées pour la gestion des liquidités. Certaines banques utilisent également des " produits sharia compatibles " à la Bursa Malaysia, créée l'année dernière.

Les experts ont des avis divergents sur les dangers de l'absence de standardisation des produits. Ce défaut de standardisation est lié d'une part aux différences d'interprétation de la sharia par les quatre principaux courants de pensées et d'autre part au manque de disponibilité des spécialistes de la sharia se prononçant sur l'acceptabilité d'un produit.

Daud Vicary, responsable international de la finance islamique chez Deloitte, a déclaré lors du forum mondial de la finance islamique à Kuala Lumpur en octobre dernier que le secteur avait besoin d'un processus de prise de décision plus clair, mais que " l'existence de plusieurs courants de pensées dans l'interprétation de la sharia est un facteur extrêmement positif, car cela stimule la discussion ".

Selon Nik Norzul Thani, président de Zaid Ibrahim & Co, le plus grand cabinet d'avocat de Malaisie, les écoles financières islamiques ont réalisé une harmonisation de vue sur 90% des questions litigieuses. Mais il déclare que la sophistication accrue des produits de la finance islamique en Malaisie rend indispensable une communication efficace entre les spécialistes de la sharia et les banquiers. " L'époque où les spécialistes de la sharia ne se rendaient jamais à la banque et où les banquiers ne lisaient jamais le coran est révolue. "

Grande Bretagne : The National Employment Savings Trust lance un fonds sharia-compliant

27/01/2011

The National Employment Savings Trust, fonds de pension public, créé par le Gouvernement britannique en 2006, a élargi son offre de fonds en développant un fonds actions mondial sharia-compliant

La cible visée attirerait 200 000 des 2,5 millions de musulmans que compte le pays en se focalisant sur les travailleurs gagnant plus de 35 000£ et qui n’ont pas de pension via leur entreprise.

Heather Tilston, porte-parole de la Nest Corporation a précisé que l’organisation recherchait un gérant pour ce fonds.

« L’investissement sharia-compliant est encore une industrie relativement récente au Royaume-Uni, mais une étude des contributions directes des entreprises du FTSE100 montre que presque un quart d’entre elles peuvent répondre aux critères d’un fonds islamique, » a-t-elle ajouté.

Ibrahim Thompson, conseiller financier pour Radcliffe & Newlands à Londres a indiqué « la question de l’inclusion financière est importante j’espère que cela donnera aux musulmans qui sont actuellement exclus des offres de pensions à cause des choix d’investissement limités, une option viable. »

Le directeur-fondateur du département de finance islamique de Norton Rose lance le secteur au sein de KPMG

25/01/2011

Le responsable mondial de la finance islamique de Norton Rose, Neil Miller, est sur le point de quitter la firme, pour diriger les nouvelles activités de conseil mondiales de KPMG. Il rejoindra les bureaux localisés à Dubaï.

L’associé de Bahreïn, Mohammed Paracha, dirigera le secteur FI au Moyen-Orient et ren Afrique, tandis que Farmida Bi sera responsable du groupe pour Londres et l’Europe, et Davide Barzilai se concentrera sur la région Asie-Pacifique.

Neil Miller a déclaré: “j’ai été dans le monde du droit pendant plus de 20 ans et quand j’ai été approché par KPMG pour lancer la finance islamque pour eux, j’ai senti que c’était une grande opportunité de faire quelque chose de nouveau.”

L’activité de finance islamique de Norton Rose compte actuellement 50 associés à travers le réseau. Le départ de Neil Miller laissera 8 associés à Dubaï et 15 associés à travers la région d’Abu Dhabi, Bahreïn, Riyad et Dubaï.

Aide de la Malaisie à l’implantation de la deuxième banque islamique au Kazakhstan

25/01/2011

La compagnie financière malaisienne, Amanah Raya Berhad, appartenant au Gouvernement, joint ses forces avec Fattah Finance, un courtier kazakh et la Development Bank of Kazakhstan (détenue par l’Etat, ndlr) pour conduire une étude de faisabilité pour l'établissement ld'une deuxième banque islamique

L’année dernière les trois parties ont signé un accord stratégique de partenariat pour lancer une seconde banque islamique au Kazakhstan. Le but est de lancer une compagnie joint-venture où Amanah Raya détiendrait 55% des parts, DBK, 40% et Fattah Finance, les 5% restants..

Le dépôt de licence de cette banque devrait être effectué cette année et facilité par la nouvelle législation introduite au Kazakhstan en 2009 pour l’établissement des banques islamiques et l’introduction des produits financiers islamiques dans le pays.

Le Kazakhstan a une autre banque islamique sur son sol, Al Hilal Bank, établie en 2009 par des investisseurs d’Abu Dhabi, qui a débuté ses opérations en mars 2010. Avant cela Al Baraka a lancé la première institution financière islamique à Almaty il y a près d’une décennie, qui a été reprise par LaRiba des Etats-Unis et qui a fermé un peu plus tard .

Bank Indonesia apporte 5M$ de capitaux à l’International Islamic Liquidity Management

25/01/2011

Bank Indonesia (BI), la Banque centrale du pays, a reçu l’accord de la Chambre des représentants pour contribuer à un apport de capitaux de 5M$ à l’ International Islamic Liquidity Management (IILM), l’organisation nouvellement mise en place dont la vocation est de fournir la liquidité interbancaire à l’industrie.

Le Gouverneur de la Banque centrale, Darmin Nasution, a précisé que l’institution indonésienne aurait, grâce cette contribution, 5 parts d’1M$ chacune dans l’IILM.

M. Darmin a également indiqué que Bank Indonesia deviendrait membre du conseil d’administration de l’institution avec 10 autres banques centrales et 2 organisations multilatérales.

« BI sera capable d’investir en sukuk et dans d’autres instruments émis par l’IILM, et le Gouvernement pourrait aussi obtenir des notations plus élevées pour l’émission de sukuk ou d’autres instruments sharia de telle sorte que les coûts de financement pourraient être abaissés, » a-t-il dit aux membres d’une commission du Parlement lors d’une session à Jakarta.

 « Si l’Indonésie devient un membre du conseil d’administration, le pays pourra avoir un rôle dans la détermination des stratégies et des politiques pour promouvoir l’IILM comme un des piliers de l’industrie financière islamique, spécialement en poussant le développement du financement sharia dans la région, » a-t-il souligné.

Signature d’un accord de siège avec l’Institut Mozdahir International

24/01/2011

Me Madické Niang, ministre d’Etat et ministre sénégalais des Affaires étrangères et le président fondateur de l’Institut Mozdahir International ont signé un accord de siège entre le Sénégal et cette ONG d’appui au développement, annonce un communiqué.

L’Institut Mozdahir International est une ONG qui s’investit dans la lutte contre l’ignorance, la pauvreté, la maladie et les fléaux sociaux pouvant conduire à la décadence physique, morale ou spirituelle des peuples, selon le texte.

Cette ONG compte à son actif plusieurs projets et réalisations dans de nombreux domaines, notamment de la finance islamique.

Première licence Takaful au Kenya

24/01/2011

La première compagnie Takaful du Kenya vient de recevoir sa licence des autorités, un pas qui pourrait permettre d´accentuer la pénétration de telles institutions financières dans le pays.

Takaful Insurance of Africa sera lancée à Nairobi cette semaine, rejoignant un marché desservi par plus de 45 compagnies d´assurance conventionnelles.

La compagnie, premier opérateur en la matière en Afrique de l´Est, a été fondée en 2008 et vient d´être enregistrée auprès de l´Insurance Regulator Authority, l´autorité régulatrice, ce mois-ci, deux ans donc après sa création.

Oman Insurance Company, le plus grand assureur émirati, bientôt dans le Takaful?

23/01/2011

Oman Insurance Company (OIC), basé à Dubai, qui est le premier assureur des Emirats Arabes Unis, envisage de lancer une compagnie de Takaful dans le pays.

L´entreprise, également connue sous le nom de Tameen, a désigné une entreprise de conseil qui est en train de préparer la due diligence pour permettre son entrée dans le segment Takaful.

Abdul Muttalib Al Jaidi, son directeur général, a souligné qu´“OIC ne peut pas avoir de fenêtre Takaful et que, pour monter une compagnie, une due diligence est nécessaire. Je ne peux pas dire si oui ou non [nous irons sur ce segment], puisque cela dépend des résultats de l´étude de marché. Si on regarde les compagnies Takaful disponibles actuellement, celles-ci n´ajoutent pas de valeur au marché, elles sont justes des chaînes de distribution. Le résultat probable est que 90% des compagnies Takaful du pays, si ce n´est pas toutes, enregistrent des pertes“.

La reprise du marché des sukuk en Malaisie pourrait relancer tout le marché

23/01/2011

La longue montée des prix des sukuk en Malaisie, qui dure depuis un bon mois, ouvre la voie à la renaissance du marché des sukuk dans le monde.

“Si cette reprise est soutenue, elle sera de bon augure certainement pour de nouvelles émissions et relancera le marché des sukuk tant en Malaisie qu'au Moyen-Orient,” prévoit Yahya Sultan, trader à Noor Islainc Bank à Dubai.

Selon lui, “plus d'émissions sont nécessaires puisque les réserves diminuent avec beaucoup de sukuk de court-terme venant à maturité en 2011 et 2012”.

“L'excès de la liquidité globale et le rééquilibrage d'allocation d'actifs vers l'Asie est une cause importante” de cette reprise, précise Rohit Chawdhry, qui gère 350 M$ d´actifs à Barhain Islamic.

Besoin des impopulaires dérivés?

20/01/2011

L´industrie de la finance islamique doit affronter certains défis pour assurer son développement, notamment en créant davantage de produits structurés, affirment certains experts, à un moment où ceux-ci sont pourtant excessivement impopulaires.

The International Islamic Financial Market est sur le point de développer un standard pour les instruments de couverture tels que les currency swaps. Par ailleurs, CIMB Islamic Bank Bhd., HSBC Amanah Malaysia Bhd et Standard Chartered Saadiq Bhd ont indiqué qu´elles envisageaient de proposer de nouveaux produits structurés dès cette année.

Pourtant, ce besoin se heurte à un écueil majeur du fait qu' « après la crise financière, les gens

n´aiment pas vraiment les produits structurés », indique Caryn Ho Wai Yin, senior vice président de marchés des capitaux à RHB Investment Bank Bhd de Malaisie.

Premier sukuk thaï au prochain trimestre

20/01/2011

Le premier sukuk de Thaïlande sera lancé au prochain trimestre, a annoncé l’Islamic Bank of Thailand (IBank).

Cette obligation islamique sera structurée par CIMB Bank de Malaisie, son conseiller financier. L’opération est dans l’attente de l’accord de l’autorité boursière, la Securities and Exchange Commission.

Le montant de la transaction prévue est de 163 M$ (5 Mds de baht).

Tunisie : La compagnie d’Assurances Carte n’est plus actionnaire à la Banque Zitouna

20/01/2011

Selon une « source digne de foi », l’Assurances Carte ne serait plus actionnaire de la banque Zitouna de finance islamique.

La même source indique que les actions de l’Assurances Carte (6%) ont été vendues au groupe Princesse Holding de Sakher El Materi détenteur majeur du capital à hauteur de 57% après l’achat des parts des Assurances Carte, a côté de Groupe Poulina, Groupe TTS, Groupe Délice-Danone, Groupe UTIC (Ulysse Trading & Industrial Companies), et Groupe Bouchamoui.

Pour rappel, la Banque Centrale de Tunisie a décidé hier de nommer M. Amor Najaï, qui exerçait jusque là la fonction de directeur général de la banque, au poste d’administrateur provisoire de la Banque Zitouna. Cette décision est prise suite à une longue réunion ayant eu lieu durant la matinée du mardi 18 janvier 2011, à la Banque Centrale de Tunisie. La nomination de M. Najaï a pour objectif de donner de la visibilité à la banque en attendant la nationalisation éventuelle des parts détenues par Sakher El Materi (actionnaire principal de la dite-banque).

Programme conjoint de la Banque Mondiale et de la BID pour la jeunesse arabe

19/01/2011

La Banque mondiale et la Banque Islamique de Développement (BID) ont signé un accord pour mener conjointement une initiative engageant le secteur privé à créer de nouvelles opportunités pour dynamiser la formation pour l´emploi et mettre les compétences de la jeunesse en adéquation avec le marché du travail.

Selon le rapport 2010 de l´Organisation Internationale du Travail (OIT), les pays arabes doivent créer plus de 50 millions d´emplois dans la prochaine décennie pour stabiliser le marché du travail.

.

Birama Sidibe, vice-président des opérations à la BID, qui a signé l´accord au nom de la banque, a indiqué que l´initiative appelée « Education for Employment » fournira une feuille de route pour les gouvernements, les organisations multilatérales et les autres acteurs clés et accroîtra la capacité du secteur privé à financer et fournir « une éducation abordable, de haute qualité, dirigée vers le marché de l´emploi pour éviter la migration des diplômés de haute compétence. »

Le programme de management financier islamique de l’Université d’Effat reçoit l’accord des autorités

19/01/2011

L’Université d’Effat, en partenariat avec Rotterdam School of Management (RSM) et l’Ecole Supérieure des Affaires (ESA) de Beyrouth a reçu l’accord du ministère de l’enseignement supérieur d’Arabie Saoudite

Ce programme appelé Executive Masters in Islamic Financial Management (XIFM) propose 50 heures de cours à des cadres dans la gestion au sein d’institutions financières islamiques.

Barclays Capital offre des Repos sharia-compliant

18/01/2011

Barclays Capital, la banque d´investissement de Barclays, a créé une offre de ´Repos´ (accords de rachat) islamiques, permettant ainsi aux banques et aux investisseurs de gérer leurs fonds.

Barclays a introduit le produit sur le marché mondial il y a deux semaines, et vise principalement les clients en Malaisie et au Moyen-Orient, où sont basées les plus grandes institutions financières islamiques, indique Harris Irfan, directeur de la structuration islamique au sein de la Banque.

« La gestion de la liquidité reste un défi pour les institutions financières islamiques et il y a une grande demande pour ce genre de produits », selon Irfan.

Entretien dans Les Afriques de Mouhamed Diakité, diplômé en finance islamique de Paris-Dauphine

17/01/2011

Article paru dans Les Afriques

Quid de l’Afrique ? Diakité Mouhamed, président du Comité national de la finance islamique de Côte d’Ivoire (CNFICI), est diplômé en Executive Master Islamic Finance de la prestigieuse université française Paris-Dauphine en 2010 et Master en Stratégie d’intelligence économique de l’Ecole de guerre économique de Paris en 2000. Depuis 2010, il poursuit ses recherches à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, en France. Entretien.

Les Afriques : Quelle est la taille de la finance islamique au plan mondial et en Afrique ?

Diakité Mouhamed : La crise mondiale actuelle a mis en lumière la finance islamique, cette autre finance, qui, grâce à ses principes éthiques, a su résister à la crise. Principalement basée dans le Golfe et en Malaisie, cette finance séduit les Occidentaux. Aujourd’hui, tous les pays occidentaux, à l’instar de l’Angleterre (où il existe depuis 2007 des banques islamiques) et la France, ont crée un cadre juridique permettant l’émergence de banques et d’institutions financières basées sur les principes et les pratiques de la finance islamique. En Afrique, les premières banques islamiques ont vu le jour au Soudan, Gambie, Sénégal, Niger et Mauritanie. L’année 2010 a été marquée par la création, en Tunisie, de la Banque Zitouna, exclusivement islamique. Le total d’actif de la finance islamique représente aujourd’hui plus de 1000 milliards de dollars, avec une progression se situant entre 15 à 20% sur les dix dernières années.

LA : Quel est le poids réel de l’Afrique dans la finance islamique mondiale ?

DM : Proche de zéro, mais il existe beaucoup d’intérêt en Afrique. En effet, la croissance soutenue de l’Afrique, depuis plusieurs années, suggère un regard neuf des investisseurs sur ce continent. Il appartient aux autorités africaines de renforcer les cadres juridiques et, surtout, de construire des stratégies d’intelligence économique pour attirer les capitaux du Golfe. De fortes initiatives ont été prises en Gambie, où il y a eu plusieurs levées de sukuks. Au Sénégal, les pouvoirs publics ne cessent de poser des actes en faveur de l’émergence en zone UEMOA de la finance islamique, au Maroc des aménagements spécifiques ont été faits dans le financement de l’immobilier, au Kenya plusieurs licences ont été émises et le Nigéria vient d’adopter une stratégie offensive pour l’émergence de banques et de sociétés financières islamiques.

LA : Quelles sont les principales missions du Comité national de la finance islamique de Côte d’Ivoire (CNFICI) ?

DM : Le CNFICI a été crée en 2009, mais sa reconnaissance officielle n’est intervenue qu’en août 2010. Le Comité est un organisme d’appui au développement national, composé de promoteurs de projet et microprojet en conformité avec les valeurs de la finance islamique, notamment dans ses pratiques et principes. Le CNFICI rassemble une équipe pluridisciplinaire regroupant des juristes, fiscalistes, hommes d’affaires, professionnels ainsi que des investisseurs. Nous voulons œuvrer aux côtés des pouvoirs publics dans la politique de promotion et le développement des produits financiers islamiques, en vue de concrétiser les grandes réformes juridiques nécessaires à l’accueil de la finance islamique en Côte d’Ivoire. Le comité vise également le renforcement des capacités des professionnels et des populations. En effet, les populations manifestent un grand engouement en faveur de la finance islamique. Pour preuve, plusieurs initiatives et projets de finance et de microfinance islamique sont notés dans le pays. Enfin, nous développerons un plan d’action en termes de formation, de renforcement de capacités et de forums pour faire connaître la finance islamique et, surtout, la micro-finance islamique en Côte d’Ivoire. Ledit plan d’action sera soumis au ministre du Plan et du Développement (gouverneur de la BID pour la Côte d’Ivoire), qui le présentera à la Banque islamique de développement à Djeddah via le bureau régional de Dakar.

LA : Existe-t-il des freins juridiques à l’émergence de la finance islamique en zone UEMOA et spécifiquement en Côte d’Ivoire ?

DM : Depuis les années 80, la loi bancaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, a intégré en son article 44 la possibilité de délivrance d’agrément aux banques islamiques, ce qui explique la création de la banque islamique du Niger et du Sénégal. Cependant, il faut reconnaitre que l’ensemble des lois de la zone UEMOA sont d’inspiration « conventionnelle », ne prenant pas en compte les principes de la finance islamique. C’est pour quoi il sera nécessaire de produire des instructions spécifiques, comme l’a fait la France. Ces instructions viendront clarifier les termes des contrats financiers islamiques, la neutralité fiscale sur certains contrats et l’organisation de la gouvernance.

LA : La finance islamique est-elle importante pour l’économie ivoirienne ?

DM : Certaines infrastructures, comme le prolongement de l’autoroute du Nord, sont financées par la Banque islamique de développement (BID), conformément aux principes de la finance islamique. Aujourd’hui, il y a un besoin significatif de financement dans le secteur privé. Il s’agit maintenant pour la Côte d’Ivoire de construire une véritable stratégie pour rendre la finance islamique liquide par la création de sociétés financières et de microfinances islamiques.

Longtemps orientée vers l’Europe, la Côte d’Ivoire doit diversifier ses partenaires financiers. Le Golfe pourra, dans ce cadre, participer activement aux financements dans les actifs longs, tels que le secteur de l’immobilier et infrastructures économiques importantes (ponts, barrages, routes, énergies).

Diakité Mouhamed a occupé le poste de directeur marketing dans une banque avant d’être à la tête d’une institution financière. Il a également été Directeur Afrique d’une société de microfinance et membre d’une cellule de recherche sur la taxonomie de l’information bancaire menée dans le cadre de ses recherches à l’Université Montpellier 1. Il a cumulé 10 ans d’expérience dans l’industrie de la finance, de la microfinance et du conseil stratégique.

Sharia scholar Muhammed Elgari souhaite «que la prochaine génération soit portée par l’actuelle »

17/01/2011

Sharia scholar Muhammed Elgari souhaite «que la prochaine génération soit portée par l’actuelle »

Alors que l’industrie mondiale de la finance islamique débat de la régulation des sharia boards et de la restriction des jurisconsultes à un petit nombre de comités de conseil, la Malaisie, par le biais de sa Banque centrale, a adopté le 1er janvier le nouveau Shariah Governance Framework (SGF) qui crée de nouvelles lignes directrices pour la gouvernance des comités sharia.

Muhammed Elgari, qui siège dans plusieurs sharia boards, tels que celui de l’ Accounting and Auditing Organization for Islamic Financial Institutions (AAOIFI), celui du Dow Jones Islamic Market Indexes, estime que ces nouvelles lignes directrices « sont une bonne chose ».

Pour Dr. Elgari, qui est l’un des rares jurisconsultes étrangers à œuvrer au sein du comité sharia de la Securities Commission de Malaisie, « le vrai test est la qualité de travail et la capacité à remplir les demandes de l’autre partie », reprochant la volonté de limiter le nombre de sharia boards dans lesquels ils peuvent intervenir sans prendre en compte les capacités individuelles.

« Notre cauchemar est la disparition des sharia boards lorsque nous cesserons d’exister. Nous demandons toujours aux institutions d’inclure dans leur sharia board un scholar plus jeune, de manière à ce que la prochaine génération soit portée par l’actuelle. Récemment, nous avons rencontré les officiels du Waqf Fund (mis en place par la Banque Centrale de Bahrein) pour essayer de créer un programme qui peut être adopté par une institution académique à cette fin, » a-t-il ajouté.

Un projet de loi ratifié à Djibouti sur l’implantation de banques islamiques

17/01/2011

Les députés de Djibouti ont tenu une séance plénière pour examiner et délibérer plusieurs projets de loi, dont un concernant la mise en place d’un cadre légal pour accueillir les banques islamiques.

En quelques années Djibouti a déjà permis à plusieurs d’entre elles de s’implanter. Ce cadre légal vise à faciliter leurs activités sur le territoire.

Par ailleurs, l’assemblée a ratifié au même moment un prêt entre le pays et la Banque islamique de développement. Prêt dont la finalité est la construction de l’hôpital régional d’Ali Sabieh dont la pose de la première pierre a été réalisée il y a quelques jours par le président de la république.

Tunisie – Vers la nationalisation de la Banque Zitouna ?

17/01/2011

De source « digne de foi, proche du dossier » ayant souhaité garder l'anonymat on croit savoir qu’il a été décidé au sein de la Banque Centrale de Tunisie (avant le remaniement) de nommer un administrateur provisoire à la Banque Zitouna dont Sakher El Materi est actionnaire principal.

Suite à une très longue réunion qui a eu lundi à la Banque Centrale de Tunisie, il a ainsi été décidé de nommer Amor Najai administrateur provisoire de la banque.

Qu’est-ce qui change donc pour la banque puisque M. Najai était déjà DG de l’institution ? Selon un spécialiste, la banque a besoin de visibilité pour son avenir (y compris le court terme) et la nomination de M. Najaï a pour effet d’assurer une étape transitoire qui pourrait fort probablement mener à la nationalisation de la banque ou, du moins, des parts appartenant à M. El Materi.

Pour rappel, le capital de départ de la Banque Zitouna est de 30 millions de dinars. Le tour de table de la banque est composé par les principaux groupes privés tunisiens à savoir :

- Le Groupe Princesse EL MATERI Holding, Fondateur et Actionnaire majoritaire avec plus de 51% du capital.

- Le Groupe La Carte.

- Le Groupe Poulina.

- Le Groupe TTS.

- Le Groupe Délice-Danone.

- Le Groupe UTIC (Ulysse Trading & Industrial Companies)

- Le Groupe Bouchamoui

Le Secrétaire d´Etat au Commerce extérieur promeut la finance islamique française dans le Golfe

17/01/2011

Pierre Lellouche, Secrétaire d´Etat au Commerce extérieur, a déclaré à Abu Dhabi que la France prévoyait de développer la finance islamique et d´attirer l´investissement du Golfe.

“Nous avons du retard, en comparaison à l´Angleterre en particulier“, à ce sujet, a dit Lellouch dans un entretien

“Les mécanismes sont en train d´être mis en place et nos banques sont réellement capables d´y prendre part“.

Le gouvernement d´Indonésie proposera son troisième sukuk retail en février

16/01/2011

Le Bureau de la gestion de la dette du ministère des Finances a officiellement nommé 20 banques et compagnies financières comme agents de vente du prochain sukuk qui sera vendu aux particuliers le mois prochain.

Le montant de ce sukuk devrait dépasser 1,2 Md $, basé sur les montants des actifs sous-jacents disponibles du Gouvernement.

Le premier indice sur la bourse du Caire

16/01/2011

Naeem Holding a présenté le premier indice islamique sur The Egyptian Exchange (EGX), la bourse du Caire.

L´indice, NAEEM Islamic Egypt Index (NISE 25), cible les 25 entreprises les plus importantes par leur valorisation et dont l'activité et la structure sont en accord avec la Chariah.

Les banques revendent leur prêts d´Investment Dar et d´Arcapita

15/01/2011

Les banques ont réduit leur exposition dans la banque d´investissement Arcapita de Bahreïn et dans Kuwait Investment Dar, en vendant leurs crédits syndiqués.

Ainsi, 25 M$ d´une partie d´un prêt d´Investment Dar ont été échangés vendredi dernier, tout comme un autre de 30 M $ d´Arcapita un peu plus tôt dans la semaine.

Le prêt accordé à Investment Dar qui a été revendu ne constitue qu'une infime partie de sa dette de 3,55 Mds $.

Le Japon cible les investisseurs islamiques en modifiant sa fiscalité de sukuk

13/01/2011

Le Japon s´apprête à changer sa fiscalité sur les dividendes sharia afin d´attirer les investisseurs, a indiqué l´Autorité de régulation. Le Japon comprend la nécessité de changer son régime fiscal pour s´aligner sur les récentes modifications ou annonces faites dans les pays voisins, a précisé un porte-parole.

Les dividendes de sukuk des investisseurs étrangers devraient être déclarés sans taxe dès la fin 2011.

Un nouveau cadre de gouvernance shariah pour les comités consultatifs de Malaisie

13/01/2011

Les institutions financières islamiques (IFIs) qui sont autorisées par la Bank Negara Malaysia (BNM), la Banque centrale, et la Securities Commission de Malaisie, ont six mois pour se conformer à toutes les conditions du nouveau cadre de gouvernance de Shariah (SGF) pour les institutions financières islamiques, présenté l'année dernière et entré en vigueur le 1er janvier.

Le 'Shariah governance process' (SGF) représente la législation et la directive les plus complètes au monde, dans le but de pousser l'industrie islamique. Elle remplace également les directives malaisiennes sur la gouvernance des comités Shariah des institutions financières islamiques publiées par la Bank Negara en 2004 et qui précisent le rôle, les fonctions et les responsabilités du comité Shariah et de ses membres ainsi que les relations de travail entre le comité des différents établissements financiers et le Shariah Advisory Council (SAC) de la Banque centrale.

Ernst & Young passe au crible «l'efficacité du cadre de la gouvernance Shari'a»

13/01/2011

« La réalisation du volume critique des capitaux islamiques prévu à $1 billion (1000 Mds$) atteinte, la question qui se fait jour à travers les conseils d'administration, et parmi les utilisateurs des services financiers islamiques, est la différenciation, ou plus précisément du manque de différenciation que lproposent,es institutions financières islamiques  » a indiqué Ashar Nazim, Executive Director and MENA Head of Islamic Financial Services Group chez Ernst & Young.

L'« efficacité du cadre existant de gouvernance Shari'a, ainsi que les structures de produits habituellement utilisées sont aujourd'hui l'objet d'études critiques approfondies » a ajouté M. Nazim.

La Qatar Islamic Bank envisage des acquisitions en Indonésie

12/01/2011

La Qatar Islamic Bank chasse des « cibles d'acquisition » en Indonésie pour amplifier sa présence en Asie et tirer parti de la demande croissante de produits bancaires islamiques dans la nation musulmane la plus peuplée du monde, a indiqué le directeur de son unité malaisienne.

La Qatar Islamic Bank étudie plusieurs « candidats potentiels » qui ont été identifiés par Asian Finance Bank, dont elle détient 62 % du capital.

« En Indonésie, la concurrence est forte, c'est pourquoi nous avons besoin de quelque chose prêt à l'emploi pour démarrer immédiatement, » a souligné Mohamed Azahari Kamil.

« Nous devons avoir un associé qui a une base corporate et de détail sur laquelle nous puissions capitaliser »

« Nous parlons de l'Asie dans son ensemble parce qu'il y a là un gros potentiel pour la finance islamique qui est à même de se développer aussi en Corée du Sud, » a-t-il ajouté. « Les opérations indonésiennes, si cela se matérialise, fourniront une très bonne plate-forme dans la région. »

L'autorité saoudienne d'aviation civile envisage la question de sukuk

12/01/2011

L'autorité de l'aviation civile de l'Arabie Saoudite regarde la vente des obligations islamiques comme source de financement. Il serait question de plusieurs tranches pour financer une modernisation des aéroports du royaume, a indiqué son directeur.

La première tranche du sukuk serait d'un montant de 4,5 milliards de riyals ($1,20 milliards), a précisé Abdullah Al-Rahimi à la télévision d'Arabiya d'Al.

BLME meilleure banque islamique au Royaume-Uni

10/01/2011

 

Bank of London and the Middle East (BLME), basée à Londres, banque conforme à la Sharia'a, s'est vue attribuer le titre de meilleure banque islamique au Royaume-Uni par the Islamic Finance News Annual Poll for 2010.

Le secteur Takaful touché par le manque de sukuk

10/01/2011

Le pays aux actifs d'assurance islamique de 4,5Mds$ qu'est la Malaisie pourrait être affecté par un manque d'émission de sukuk pour prolonger sa croissance.

« Nous avons besoin de sukuk à long terme parce que nous ne pouvons pas être agressifs dans les actions ordinaires ou mettre la plupart de nos fonds en comptes de dépôt ou juste en papier à court terme, » , précise Hafidz Hamzah, qui a sous gestion 12 millions de ringgit en tant que directeur d'investissement à Great Eastern Takaful Sdn. Bhd à Kuala Lumpur.

Financement de 245M$ pour Sapuracrest Pétroleum de Malaisie

10/01/2011

Sapuracrest Pétroleum de Malaisie a sécurisé 750 millions de ringgit d'installation ($244 million) de financement islamique pour financer son expansion, a dit lundi l'arrangeur de l'opération.

Maybank Investissement a indiqué qu'il a signé un accord avec l'unité de Sapuracret pour l'installation qui inclut des tranches en ringgit malaisien et dollar.

L'affaire, qui utilise les concepts d'Ijarah, Bai Al Inah et de Murabahah, a attiré une demande forte avec un total de six participants financiers, a indiqué Maybank qui a également agi en tant que bookrunner.

La BID accueille les initiatives de standardisation de l'IIFM

10/01/2011

La Banque islamique de développement (BID), un membre fondateur de l'International Islamic Financial Market (IIFM), a accueilli une présentation faite aux officiels seniors de son groupe à Jeddah.

Dr. Abdulaziz Al-Hinai, Vice President Finance a commenté cette venue. « Nous considérons IIFM comme étant un établissement crucial d'infrastructure pour le développement de l'industrie de services financiers islamiques et sommes enchantés de voir IIFM réaliser des résultats tangibles dans la direction de la standardisation des contrats et de la documentation. Le lancement récent des accords principaux en partenariat avec ISDA sera utile en développant le capital et les marchés monétaires islamiques. La BID continuera son appui et attendra avec intérêt de voir IIFM jouer un rôle plus fort et plus évident en développant l'industrie. »

Le premier sukuk brésilien peut être un corporate

10/01/2011

 

Le premier sukuk du Brésil peut être une vente privée par une société en 2012, Daud Vicary Abdullah, Directeur monde de finance islamique à Deloitte a indiqué à Doha aujourd'hui.

« Je pense qu'il sera un d'entreprise, » Vicary Abdullah a dit. « Je pense qu'il y a une possibilité que ce soit cette année mais je pense que 2012 est plus probable. »

L'Indonésie met fin aux taxes pour suivre la Malaisie

07/01/2011

Le plan de l'Indonésie d'offrir des incitations fiscales pour la finance islamique peut stimuler les émissions de sukuk, qui était de 32 pour cent celle de la Malaisie l'année dernière.

Les ventes de la dette Shariah-compliant ont monté à 56 pour cent soit 2,9 milliards$ en Indonésie en 2010, comparé à une baisse de 11 pour cent à 9,3 milliards$ en Malaisie, selon des données compilées par Bloomberg. La banque centrale prévoit de soumettre des propositions, y compris des réductions des impôts pour des comptes d'investissement de mudarabah, Mulya Siregar, directeur des opérations bancaires islamiques à la Bank Indonesia, a dit dans un entretien du 30 décembre à Jakarta, sans dire quand. Une mudarabah est une association dans le bénéfice, dans lequel chaque partie fournit le capital ou le travail.

« Les autorités indonésiennes regardent vers une facilitation des émissions de sukuk de leur secteur d'entreprises, » Rafe Haneef, directeur général des marchés globaux basé à Kuala Lumpur pour HSBC Amanah, l'unité Shariah-compliant de la plus grande banque d'Europe, a indiqué dans une entrevue du 23 décembre. « Bien qu'il y a demande significative de sukuk des entreprises du pays, il y aura de la résistance dans l'émission jusqu'à ce que les implications fiscales soient claires. »

Bangor Business School renforce ses liens avec le Golfe avec son programme de finance islamique basé à Londres

07/01/2011

Bangor Business School, école de commerce du pays de Galles, s'apprête à lancer son programme de MBA spécialisé en finance islamique dans son nouveau centre localisé à Londres.

Cette formation qui avait été auparavant délivrée à l'école au Nord du pays de Galles, sera maintenant également offert au coeur du secteur financier de Londres à partir de septembre 2011 à côté de son prestigieux MBA de Banque et finance et l'unique MBA Chartered Banker à temps partiel.

L'école de commerce a été récemment identifiée comme numéro un au Royaume-Uni pour la qualité de sa recherche de finances et de comptabilité (selon l'Exercice le plus récent d'Evaluation de Recherches conduit au nom du gouvernement britannique) et a également présenté Sheikh Hazza bin Sultan Al-Nayhan, de la famille royale d'Abu Dhabi, avec son Phd. Il a dit, « j'ai hérité de mon titre royal mais je suis très fier d'avoir gagné mon doctorat indépendamment à Bangor. J'ai vraiment apprécié l'atmosphère amicale et de support ici, avec l'encouragement de ma famille et l'appui de mon conseiller, Dr. Walid Al-Dargazelli. »

Bangor Business School apprécie les liens étroits avec un certain nombre de nations de la péninsule Arabe. Les étudiants financés par les bourses du Roi Abdul Aziz de l'Arabie Saoudite s'inscrivent en maîtrise de comptabilité, banque et les finance, alors que les étudiants bahreinites également s'inscrivent dans des licences en banque et finance par une association en partanariat avec the Bahrain Institute of Banking and Finance. Aussi bien que ceci, les membres de la famille royale qatari Al-Thani ont reçu un diplôme de l'université de Bangor ces dernières années.

Inauguration du nouveau siège de Noor par son Altesse Cheik Ahmed Bin Saeed Al Maktoum

06/01/2011

Son Altesse cheikh Ahmed Bin Saeed Al Maktoum, Président du Noor Investment Group, a aujourd'hui inauguré les nouveaux sièges sociaux de Noor Takaful, situés à côté de la banque islamique de Noor sur cheik Zayed Road de Dubaï, en présence d'un certain nombre de hauts fonctionnaires et des principaux représentants de l’industrie financière.

L'inauguration faisait partie des célébrations accueillies par le groupe d'investissement Noor (NIG), le groupe de services financiers conformes à la Shari'a basé à Dubai, pour commémorer le troisième anniversaire de la banque islamique Noor et le deuxième anniversaire de son bras d'assurance Noor Takaful.

L'action du PJD au Parlement a été "forte et prolifique" (dirigeant du parti)

06/01/2011

L'action du groupe parlementaire du parti de la justice et du développement (PJD) au Parlement, durant la session d'octobre 2010, a été "forte et prolifique", a indiqué mercredi à Rabat un dirigeant de cette formation politique.

Lors d'un point de presse consacré au bilan de la session d'automne et aux prestations du groupe PJD durant l'examen du projet de loi de finance 2011 et lors de la présentation notamment de la proposition de loi sur les banques islamiques, le secrétaire général-adjoint du parti, M. Lahcen Daoudi, a qualifié de «très importants» les amendements soumis à cet effet par les députés de la formation politique.

Une longue histoire au Luxembourg

06/01/2011

La finance islamique au Grand-Duché, «L'histoire remonte déjà à 1983», rappelle Eleanor de Rosmorduc, chargée des relations publiques de l'agence Luxembourg for finance (LFF). À cette date, la première société arabe d'assurance s'installait sur la Place. En 2002, la Bourse de Luxembourg était la première en Occident à coter une action «fonctionnant» selon les critères de la charia.

Aujourd'hui, le Luxembourg est le deuxième pays non arabe en termes de gestion de fonds privés d'investissement islamiques. «Mais au-delà des 500 millions d'euros d'actifs actuels, les établissements pourraient collecter plus». D'où la page spéciale sur le site web de LFF pour présenter aux convertis à l'islam habitant en Europe les possibilités offertes ici. Sachant que Londres a déjà saisi cette chance depuis longtemps. «La finance islamique répond à des règles. Ce ne sont pas des religieux qui veillent à leur respect mais bien des juristes», précise Eleanor de Rosmorduc.

Pas d'argent investi dans toute activité liée au jeu ou à l'alcool, ou aucun taux d'intérêt avancé. «L'idée n'est pas d'attirer une banque de Dubai au Luxembourg, mais bien des fonds occidentaux et les gérer selon la gouvernance de la charia et dans le respect des lois de l'Union».

Un rôle à jouer dans le Takaful pour les Bermudes

06/01/2011

Les Bermudes sont bien placées pour jouer une fonction phare dans l'assurance islamique en pleine expansion, ou Takaful, dit le cabinet d'avocats local Conyers, Dill & Pearman.

Dans un exposé introductif nouvellement publié sur l'assurance islamique, le CDP indique, qu’en dépit de la petite taille et de l'isolement de l'île, un système juridique sophistiqué, un cadre de réglementation dirigé par l'autorité monétaire des Bermudes (BMA) et un réservoir de talents en assurance et réassurance parmi les meilleurs du monde ont permis à l'île de suivre des développements mondiaux sur le marché - lui faisant une juridiction principale pour le développement et l'expansion de l'industrie Takaful.

« Dans des commentaires largement rapportés formulés à la conférence du Bahrain/des Bermudes sur des services financiers et d'assurance mondiaux en juillet 2010, le Premier ministre Paula Cox considère maintenant que le gouvernement et le secteur privé des Bermudes sont activement impliqués en favorisant le développement des finances islamiques dans les Bermudes, et ferait bon accueil au développement du Takaful, » a dit le cabinet d'avocats de Hamilton.  «  En touchant les ressources des Bermudes, les opérateurs de Takaful et reTakaful devraient pouvoir accroître l'accès au capital aussi bien que les systèmes, les produits et l'expertise. Cette note examine comment des opérations Takaful et reTakaful pourraient être structurées en Bermudes. »

Le Luxembourg lance un site dédié à la finance islamique

06/01/2011

Luxembourg for Finance, l'agence pour le développement de la place financière du Luxembourg, a augmenté son site Web par l'addition d'une section consacrée aux produits et services conformes à la Shariah.

Le site Web, qui est disponible en anglais et français, peut être accédé sur www.islamicfinanceluxembourg.lu ou par l'intermédiaire du site Web existant www.luxembourgforfinance.lu

Les clients peuvent employer le site pour faire la recherche ascendante sur leurs projets, identifiant les meilleurs véhicules pour les structures particulières conformes à la Shariah.

Ils peuvent également identifier un large éventail de fournisseurs de services avec l'expérience du secteur. Une sélection des brochures se concentrant sur la finance islamique au Luxembourg peut être téléchargée du site Web.

Le lancement d'un site Web dédié est juste la dernière étape d'une campagne précise pour favoriser le développement de la finance islamique au Luxembourg. Le gouvernement du Luxembourg, dont la politique est de diversifier la place financière, soutient cette campagne. De plus en plus reconnu comme principal centre de finance islamique , le Luxembourg est le domicile européen le plus populaire pour les fonds d'investissement d'investissements conformes à la Shariah et peut rivaliser n'importe quelle bourse pour le nombre d'émission de sukuk, précsie le communiqué.

Une nouvelle banque islamique au Kazakhstan pour ramener des liquidités pour le pays

04/01/2011

L'accident du programme économique de développement du Kazakhstan avait absorbé tellement de liquidités que le Président Noursoultan Nazarbaïev a décidé il y a quelques années de cela que le pays devait ajouter une source de financement inexploitée : les banques islamiques en leur permettant d’ouvrir sur le territoire.

 

Son administration a visé à créer les conditions pour que cela se produise, y compris des projets d'actes législatifs pour faciliter les opérations des banques islamiques, différentes d'autres banques. La première banque islamique à venir s’installer au Kazakhstan, Al Hilal des Emirats Arabes Unis, a ouvert ses portes en mars 2010.

 

Le gouvernement est susceptible d'autoriser bientôt une deuxième banque, selon un journal malaisien.  On s'attend à ce qu'Amanah Raya de Malaisie obtienne l'approbation pour fonctionner au Kazakhstan dans le deuxième trimestre de 2011, a rapporté Business Times de Kuala Lumpur.

Le Premier Ministre délégué, Asset Issekeshev, a décrit l'accord en tant qu'étant « d'importance primordiale étant donnée la prochaine présidence du Kazakhstan de l’Organisation de la Conférence Islamique » et de l’accueil du 7ème forum économique du monde islamique à Astana du 7 au 9 juin en 2011.

Amanah Raya aura 55 pour cent de contrôle dans l'entreprise, la Development Bank of Kazakhstan détenant 40 pour cent, et Fattah Finance du Kazakhstan aura 5 pour cent.

 

Fattah Finance, fondée en 2009, est la première société de Kazakhstan à offrir les services financiers qui sont conformes à la loi de la Sharia. Elle a commencé par des services de courtage. Son association avec Amanah Raya sera sa première entreprise d'opérations bancaires conjointe.

Quand la crise économique globale a frappé Kazakhstan en 2008, les banques domestiques ont lutté pour rembourser l'argent qu'elles avaient emprunté à l'ouest. Le résultat était que beaucoup de banques des Etats-Unis et d’Europe ont cessé de prêter l'argent à banques kazakhes.

 

Le capital des banques islamiques au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est devrait aider à combler cette lacune pour les autorités qui en font une de leur priorités.

Un sukuk au Tatarstan

03/01/2011

Après la récente visite en Malaisie du Président Rustam Minnikhanov de la république russe du Tatarstan et la signature d'un protocole d'accord (MoU) à Kuala Lumpur entre le gouvernement du Tatarstan, l'IFC local Linova, Amanah Raya Berhad Group de Malaisie et Kuwait Finance House (KFH Malaisie) par lequel les parties s’engagent à faciliter le lancement du premier sukuk souverain du Tatarstan, l'étude de faisabilité de ce sukuk va commencer dès le mois de janvier.

« La Malaisie a un avantage clair dans les marchés de capitaux islamiques »

03/01/2011

Le responsable de la notation islamique de RAM Rating, Zakaiya Othman, a noté des résultats positifs à la suite de l'approche stratégique mise en oeuvre prudemment et adoptée par la Malaisie pour développer un système financier islamique complet coexistant avec ses contre-parties conventionnelles dans un paysage financier élargi.

« Les résultats d'une enquête d'un institut de recherche du Golfe montre que la Malaisie a, dans l’industrie financière islamique, un avantage clair par rapport à d'autres places financières en termes normatif et législatif, d’infrastructures, de gamme de produits et de services, de gestion des risques et d’audit ainsi qu’en capacité de commercialisation et de formation » a-t-il ajouté.

Une entité publique de Malaisie financera (presque) uniquement « en conformité »

03/01/2011

Malaysia Debt Ventures Bhd (MDV), une filiale à part entière du ministère des finances, concentrera davantage ses activités, cette année, sur le financement islamique, a indiqué son directeur général Zubir Ansori Yahaya.

Il a affirmé que la compagnie était déterminée à soutenir l'effort du gouvernement pour favoriser la finance islamique et utiliser les fonds provenant de sukuk pour financer des projets de développement.

La compagnie a émis, jusqu'ici, deux sukuk pour un montant de 326 M$ (RM1 milliard).

Il a ajouté que le financement conventionnel ne serait eznvisagé que dans les cas où le projet à financer ne serait pas conforme aux principes de la Shariah.

Dr. Zubir a enfin indiqué que le secteur privilégié par MDV serait, cette année, celui de l'information et de la technologie des communications (les TCI), qui bénéficiera de 80% des prêts.

Les femmes à hauts postes sont l’avenir de l'industrie financière islamique

03/01/2011

Le Comité Shariah de la Malaisie vient de nommer une deuxième femme à son conseil de 11 membres. L'Indonésie, quant à elle, compte six femmes dans son groupe de 35 experts, comme s’est plu à le souligner, le 30 décembre dernier, Ma'ruf Amin, Président du Conseil national de Shariah du pays. La Banque centrale et la Securities Commission de Malaisie sont dirigées toutes deux par des femmes, tandis que Liza Mohd Noor est Directrice Générale de RAM Rating Services Bhd., qui fournit des notations pour les obligations islamiques.

« Précédemment, il était difficile pour les femmes d’entrer dans l'industrie, mais maintenant les gens ont cassé cette frontière, notamment en Malaisie, » souligne Aznan Hasan, professeur agrégé à l'université islamique internationale de Kuala Lumpur, qui se félicite que « Plus de femmes entrent pour répondre à notre impérieux besoin de personnels. »

« L'obtention d'un visa saoudien est vraiment difficile, et même lorsque je suis là-bas je dois relever divers défis » tempère toutefois Noripah Kamso, Directrice de CIMB-Principal, l'unité gestion d'actifs du groupe CIMB, basée à Kuala Lumpur, qui est le plus grand « arrangeur » de sukuk au monde, qui relève que « se déplacer là-bas sans collègue masculin est impossible.

Le manque de femmes à des postes de direction de banque provient de l'« histoire, de la culture et de la perception des femmes, » analyse, pour sa part, Nida Raza, vice-présidente des marchés financiers à la banque d'affaires islamique Unicorn.

Compte tenu du développement de l'industrie, les femmes, au Moyen-Orient comme ailleurs, sont appelées à jouer un plus grand rôle, confirme Engku Rabiah Adawiah Engku Ali, première femme shariah scholar au Comité Shariah de Malaisie et professeur agrégé à l'Ahmad Ibrahim Kuliyyah of Laws, l'Université islamique internationale du pays.

Kuwait Finance House investit en Chine

03/01/2011

Kuwait Finance House, la plus grande banque islamique du pays, investira en Chine 20 millions$ dans une usine de traitement des eaux d'égouts.

Cet investissement est le troisième des 100 millions$ de l'al-Fayez Fund for Private Property. L'usine chinoise sera l'une des affaires les plus profitables qu’ait financées le fonds, a indiqué KFH.

Le fonds a jusqu'ici investi 60 millions$ dans des projets industriels importants sur un certain nombre de pays d'Asie, dont l'Inde, la Chine, la Malaisie, Singapour et les Philippines.

La Bank Negara consulte le marché sur les paramètres des contrats Istisna

03/01/2011

Bank Negara Malaysia (BNM), la Banque centrale, vient d’éditer l'ébauche de sa dernière consultation sur les produits financiers islamiques, le "Concept Paper of Shariah Parameter Reference 5: Istisna Contract (SPR5)".

Selon BNM, SPR5 a pour visée non seulement de faciliter l'exécution conforme du contrat sur le marché financier malaisien, mais aussi de devenir la vraie source de référence sur la nature et les dispositifs du contrat d'Istisna pour toute l'industrie des services financiers islamiques.

500M$ d'émission pour le Yémen

31/12/2010

Le Yémen prévoit d'émettre 500 M$ de sukuk l'année prochaine, rapporte Reuters, citant le Ministre des Finances Nomanal-Suhaibi.

Emission souveraine en Malaisie

31/12/2010

La Malaisie s'apprête à émettre, le 3 janvier prochain, un sukuk de 485 M$ (1,5Mds ringgit) de 91 jours dans une vente, indique un communiqué de la Banque centrale.

Maroc : un projet de loi pour la création d’une banque islamique

30/12/2010

Le Parti de la justice et du développement (PJD) a l’intention de proposer un nouveau projet de loi qui concernerait les banques islamiques, rapporte le quotidien « l’Economiste ». Ce parti politique fondé dans les années soixante par Abdelkrim Al Khatib, et actuellement dirigé par Abdelilah Benkirane, espère ainsi drainer une grande partie des finances islamiques qui sont estimées à 1.000 milliards de dollars dans le monde entier.

D’après la même source, Lahcen Daoudi qui est membre du PJD a déclaré à ce sujet qu'«il est temps de rattraper le retard perdu et de capter une part importante de la finance islamique » et estime « qu’avec la création d’une banque dédiée aux produits alternatifs, la loi bancaire est déjà désuète ».

La Banque centrale du Koweït rejette la requête de liquidité des banques islamiques

30/12/2010

La Banque centrale du Koweït a rejeté la requête autorisant des exceptions aux exigences réglementaires de ratio, suite à une demande des banques islamiques. Il s'agit de la deuxième fois qu'une telle proposition est écartée par la Banque centrale.

Le Gouverneur estime que les banques islamiques n'ont rencontré aucun problème de liquidité, même au plus haut de la crise financière.

CIMB premier syndicataire devant HSBC, se tourne vers le Golfe

30/12/2010

CIMB Group Holdings Bhd., le syndicataire numéro un des émissions de sukuk depuis quatre ans, cherche à développer ses activités dans le Golfe persique et à concurrencer le leadership d'HSBC dans cette région.

A ce jour, seulement 3,5% des affaires de la banque malaisienne ont eu lieu dans le Golfe.

« Avec le développement des infrastructures en Malaisie et dans le Golfe, j'anticipe que les émissions de sukuk seront les mêmes qu'en 2007 ou meilleures. Nous envisageons plusieurs deals émanant du Golfe, » a déclaré le Directeur de CIMB Islamic, Badlisyah Abdul Ghani.

Zitouna Takaful est née

28/12/2010

Zitouna Takaful est née. Il s’agit d’une société anonyme dont le capital social à souscrire est de 15.000.000 de Dinars. La société a pour objet, en Tunisie comme à l'étranger, d'exercer ses activités conformément aux principes et valeurs qu'elle a adoptés et pour lesquels elle a été constituée notamment ceux relatifs aux Takaful et Re-Takaful.

Parmi ses activités, la réalisation et la gestion de contrats ou de conventions d'assurance et de réassurance de toute nature ainsi que toutes autres opérations ou contrats pouvant être légalement réalisés par les sociétés d'assurances à l'exception de l'assurance et de la réassurance sur la vie.

Plus généralement, sa vocation est d’effectuer ou participer à toutes opérations industrielles, commerciales, financières, agricoles, mobilières ou immobilières se rattachant directement ou indirectement à l'un des objets ci-dessus définis.

Première acquisition par une banque islamique d’un portefeuille de crédits immobiliers d’une institution conventionnelle

28/12/2010

BankIslami a signé une première transaction du genre en acquérant le portefeuille de financement de crédits hypothécaires de Citibank Pakistan d’un montant d’11M$. Il s’agit de la première fois qu’une banque islamique obtient les actifs des crédits immobiliers d’une banque conventionnelle.

« Cette acquisition servira de première pierre pour l’industrie de la finance islamique au Pakistan et ailleurs », a déclaré le directeur de BankIslami, Hasan Bilgrami.

Dar Assafaa distribue 12M$ de crédits au Maroc

27/12/2010

Pas moins de 100 millions de DH -12M$- «C’est le montant des crédits distribués par Dar Assafaa en seulement 3 mois d’activité (juin à août)», affirme, d’emblée, Nour Eddine Charkani El Hassani, président du directoire de Dar Assafaa, lors du lancement de la nouvelle offre de la filiale d’Attijariwafa bank spécialisée dans les produits islamiques dits «alternatifs». Selon lui, la distribution de ces crédits a principalement porté sur le financement d’habitations, de commerces, ou même de terrains. Par contre, Charkani El Hassani constate qu’une faible proportion de la clientèle de Dar Assafaa a recours au crédit à la consommation.

Aujourd’hui, l’établissement élargit sa portée dans le domaine de la finance islamique, en proposant un compte «Hissab Assafaa» associé à une carte Assafaa. «Au-delà du financement, les clients demandeurs, qui ont été nombreux, nous ont interpellés sur la possibilité d’élargir notre gamme de produits à l’ouverture de comptes et la collecte de dépôts», explique le président. A ce titre, «il assure que ces mêmes clients sont en demande d’une nouvelle manière d’épargne et de financement sans plus ni moins qui soit conforme à leurs convictions». Par ailleurs, pour pouvoir distribuer des crédits, Dar Assafaa a besoin de refinancement. Celui-ci se fait premièrement par le biais du capital social qui est détenu à 100% par AWB. «Ce capital qui a totalement été consommé provient des dividendes relatifs aux participations d’AWB dans Sonasid et dans des filiales financières spécialisées du groupe, notamment Attijari Finances Corp. et Attijari intermédiation», explique Dr.Charkani.

Pour effectuer ces opérations, Dar Assafaa a reçu l’agrément de Bank Al-Maghrib. Toutefois, Charkani El Hassani confirme que les fonds qui seront déposés par les clients n’appartiennent pas à Dar Assafaa mais à Attijariwafa bank. «Nous avons créé une fenêtre entre les deux établissements de manière à ce que ce soit Dar Assafaa qui dispose et gère ces dépôts, à l’image des pratiques à l’international». Pour ce faire, la fille et la mère ont signé un contrat Moudaraba par lequel AWB apporte les fonds, et Dar Assafaa, l’expertise métier. «Par ce contrat, AWB accepte le gain comme la perte», souligne le président.

Dans ces conditions, «Hissab Assafaa», à l’instar des comptes bancaires classiques, propose une carte de paiement et de retrait, ainsi qu’un carnet de chèques. «Le client peut ainsi déposer et retirer son argent à sa convenance», affirme le président. Il peut également effectuer des transferts d’argent, des opérations de virement.

Pour mettre en place cette nouvelle offre, la filiale d’AWB s’est dotée d’un système d’informations conforme aux produits islamiques. Ainsi, ce système ne prend pas en compte les dates de valeur, le calcul de taux d’intérêt et la notion de découvert qui n’existe pas dans ce type d’établissement.

La Bourse de Bombay lance un indice des sociétés respectant la charia

27/12/2010

La Bourse de Bombay a annoncé, dans un communiqué, le lancement d'un indice boursier des actions d'entreprises respectant la charia, afin d'attirer davantage les investissements des quelque 160 millions d'Indiens musulmans.

Toutes les entreprises ont été intégrées dans ce nouvel indice, baptisé BSE TASIS Sharia 50, après une procédure de validation.

Cet indice va permettre d'attirer les Musulmans et d'autres investisseurs "socialement responsables" en Inde et partout dans le monde, a déclaré dans le communiqué le directeur général de la Bourse de Bombay, Madhu Kannan.

"Cet indice va également poser les bases pour constituer des produits financiers conformes à la charia", a-t-il ajouté.

D'après plusieurs études, la majorité des 160 millions de Musulmans que compte l'Inde ont été exclus du secteur financier en raison des restrictions induites par la charia.

L'examen de validation a été conduit par Taqwaa Advisory and Shariah Investment Solutions (TASIS), une entreprise financière indienne musulmane, basée à Bombay, dont le conseil d'administration se compose à la fois d'experts juridiques et de spécialistes de l'Islam.

Selon Shariq Nisar, directeur de recherche chez TASIS, la Bourse de Bombay compte "le plus grand nombre d'actions d'entreprises cotées se conformant à la charia".

"Tous les pays musulmans du Moyen-Orient et le Pakistan réunis n'ont pas autant d'actions que celles disponibles" à Bombay, a-t-il ajouté.

Ces actions seront vérifiées tous les mois pour s'assurer que les critères sont toujours remplis et s'ils ne le sont pas, les actions seront retirées.

Fitch Rating abaisse la note de l’Arab Banking Corporation à BBB

27/12/2010

Fitch Ratings a abaissé la note de l’Arab Banking Corporation (ABC), basée à Bahreïn, de BBB+ à BBB-, l’IDR à court terme en devises étrangères a lui aussi été abaissé à "F3" de "F2". La perspective de l'IDR en devises à long terme est cependant stable. La dette senior non garantie est ramenée à 'BBB' de 'BBB +' et la dette subordonnée à «BBB-» alors qu’elle était de 'BBB'.

Le Rating en soutien est confirmée à '2 'et le plancher de soutien de notation de «BBB +» a été retirée en conformité avec le traitement de Fitch en matière de soutien institutionnel. L'évaluation individuelle n'est cependant pas affectée.

Cette action de notation survient suite à l'annonce par ABC que la Banque centrale de Libye (la Libye est notée 'BBB +' / perspective Stable) a augmenté sa participation dans ABC à 59,4% par rapport à 41,7% à la suite de l'acquisition de la totalité de la participation détenue par l'Abu Dhabi Investment Authority (Abu Dhabi est noté 'AA' / perspective Stable). Plus tôt dans l'année, la Banque centrale de Libye a augmenté sa participation dans ABC à 41,7%, passant de 29,5%, quand il a pris les droits de l'Abu Dhabi Investment Authority dans le capital de l’ABC à 1, 1 Milliard dollars au mois de mars de 2010. La part du Kuwait Investment Authority (Koweït est noté 'AA' / Perspective Stable) reste inchangée à 29,7%.

Les examens approfondis de l’ABC et Rating de Support reflétent l'opinion de Fitch qu'il y aurait une forte probabilité de soutien de ses principaux actionnaires, si nécessaire, compte tenu de leur attachement à ces dernières questions de droits et par la confirmation de Fitch d'un soutien continu.

Fondée en 1980, ABC est une banque de gros opérant au niveau international, active dans la finance islamique, le commerce, les projets et financements structurés, et de la trésorerie.

Nouveaux Secrétaire Général et Président de l’IFSB

23/12/2010

L’Islamic Financial Services Board (IFSB) a annoncé que le Gouverneur de la Banque Centrale de Jordanie, Son Excellence Faris Sharaf, assurera la Présidence de l’organisation à partir de janvier 2011. Selon l’Accord de l’IFSB entre les pays membres, la présidence tournante couvre une période d’un an.

C'est également pour cette raison que Jaseem Ahmed succède au Professeur Datuk Rifaat Ahmed Abdel Karim en tant que Secrétaire Général de l’IFSB après avoir dirigé l’institution durant 8 années depuis 2003. Sous son mandat, l’organisation, partie de 9 pays fondateurs, n'a cessé de croître pour compter 195 membres en décembre 2010. L’IFSB A émis 15 standards fondamentaux pour le développement de l’industrie.

Jaseem Ahmed, directeur du secteur financier, de la gestion publique et du commerce, du département de la Banque asiatique de développement (BAD), a géré le programme d’assistance technique de l’institution multilatérale pour l’IFSB, fondé conjointement avec la Banque islamique de développement (BID), afin de mettre en place le cadre prudentiel et réglementaire de la finance islamique. Il a supervisé la première Assistance technique (AT) en 2006, et était responsable de la seconde AT. Dr.Ahmed a aussi conseillé et travaillé avec les équipes opérationnelles de la BAD sur la finance islamique et les possibles émissions de sukuk.

DR. Ahmed était membre de l’‘IFSB High Level Task Force on Liquidity Management’, le groupe de travail qui a proposé l’établissement de l'International Islamic Liquidity Management Corporation récemment lancée, afin de gérer la liquidité interbancaire dans l’industrie.

Dr. Ahmed, de nationalité bengali, a rejoint la BAD en 1992. Il est titulaire d’une licence de l’Université de Sussex et de deux diplômes de Yale en économie.

Le RIS veut introduire un système de financement islamique

19/12/2010

Les responsables du Rassemblement islamique du Sénégal (RIS) ont annoncé, à Louga, leur volonté de mettre sur pied un système de finance islamique bannissant les pratiques usuraires et l’intérêt.

Les dirigeants du RIS, lors d'une conférence publique, ont soutenu que ce projet très ‘’avancé’’ est une alternative sur le plan économique répondant aux besoins et aspirations des populations pauvres notamment du monde rural.

‘’Un tel système préserve les valeurs et préceptes des religions musulmane ou chrétienne, a soutenu M. Ndiaye, qui a ajouté que le RIS ’’mobilisera l’ensemble des ressources humaines notamment des docteurs en Charia, des spécialistes de la jurisprudence islamique et des experts en finance conventionnelle pour montrer l’existence d’une autre voie plus juste et équitable de pratiquer les finances’’.

M. Ndiaye, qui a invité les populations à adhérer à ce système pour leur bien-être, a estimé que la notion même de protection des clients est un principe phare du système de finance islamique.

‘’Ce nouveau système constitue une alternative sûre à la finance conventionnelle qui a fini d’appauvrir l’essentiel des habitants des zones rurales’’, a, quant à elle, soutenu la présidente de la Mutuelle d’épargne et de crédit islamique de Louga (MECIS), Sokhna Arame Gaye Diop.

Selon Mme Diop, ‘’le système veut, dans les conditions de vie actuelles difficiles, adapter les différents mécanismes de financement aux besoins réels des populations à travers des crédits alimentaires par l’octroi de ration alimentaire au chef de famille qui pourra payer selon ses ressources’’.

Il est également prévu ’’d’octroyer des crédits pour la création de petites et moyennes entreprises dans les domaines de la restauration, de l’agriculture, etc.’’, a soutenu Mme Diop.

Un modèle français d'émission de Sukuk approuvé par un régulateur

16/12/2010

Une institution de régulation de la finance islamique a approuvé le modèle proposé par la France pour une émission de Sukuk, des obligations islamiques, ce qui facilitera leur introduction sur le marché financier parisien, a indiqué mercredi un responsable français.

Cette institution, l'Accounting and Auditing Organisation for Islamic Financial Institutions (AAOIFI), a approuvé ce modèle qui concilie la législation financière française avec cet instrument de la finance islamique, a précisé Thierry Dissaux, Pdg du Fonds de garantie des dépôts.

"La nouvelle est que les oulémas de l'AAOIFI ont approuvé le modèle d'émission qui leur a été présenté fin novembre avec quelques ajustements techniques", a déclaré M. Dissaux devant un forum du Dubai International Financial Centre (DIFC).

L'AAOIFI, basée à Bahreïn, fixe les règles de la finance islamique qui interdit notamment la pratique de l'intérêt et de la spéculation ainsi que l'investissement dans des secteurs du jeu ou de la pornographie.

M. Dissaux a estimé qu'"il n'y pas d'obstacle au développement de la finance islamique en France mais admis que des questions d'adapation à la législation financière laïque de la France peuvent se poser.

Arnoud de Bresson, délégué général de Paris Europlace, chargé de promouvoir le marché financier de Paris, a assuré devant le même forum que la capitale française était bien placée pour servir les opérateurs des riches monarchies pétrolières du Golfe voulant investir en Europe.

"Paris est bien placé pour faciliter l'accès des investisseurs et opérateurs du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à toutes les opportunités offertes par les marchés européens", a-t-il déclaré.

Emaar coupe court aux rumeurs sur ses parts dans Amlak

16/12/2010

Emaar Properties, le développeur immobilier derrière le Burj Khalifa, a qualifié d'infondées les rumeurs que la compagnie fournirait un prêt à Amlak Finance qui serait converti en action.

Emaar a annoncé dans un communiqué que le comité de restructuration de la dette d'Amlak, entreprise publique spécialisée dans les prêts immobiliers, avait considéré un nombre d'options dont le prêt convertible en actions.

Il admet que d'autres « meilleures options ont été identifiées, qui sont actuellement étudiées et discutées. »

Unicorn Capital Saudi Arabia obtient sa licence de broker

14/12/2010

Unicorn Capital Saudi Arabia (UCSA), détenue à majorité par Unicorn Investment Bank a annoncé avoir obtenu l'accord des autorités du pays pour fournir ses services en tant qu'activité de courtier.

USCA est présent en Arabie Saoudite depuis août 2009 et pourra désormais se lancer dans le courtage.

La Banque Zitouna soutenue par la Banque Islamique de Développement

13/12/2010

Des responsables de la Banque Zitouna ont affirmé à Reuters lundi 13 décembre 2010 que la Banque Islamique de Développement (BID) apportera une aide technique à la première banque islamique tunisienne dans le cadre de sa politique de promotion de l’activité financière islamique.

« Ahmed Mohamed Ali, président de la BID, s’est engagé à épauler les activités de la Banque Zitouna sur le plan national et international dans le cadre du soutien et du développement de la finance islamique », précisent les responsables de la banque tunisienne.

La finance islamique dont l’encours est estimé entre 600 et 800 milliards de dollars dans le monde, a le vent en poupe actuellement. Le système bancaire britannique compte déjà trois banques islamiques. La finance islamique commence à se développer également en Allemagne, en Suisse et, à un degré moindre, en France.

Nomination du directeur de l'International Islamic Liquidity Management Corporation (IILM)

13/12/2010

The International Islamic Liquidity Management Corporation (IILM), organisme visant à permettre la gestion de la liquidité, épine dorsale manquante à ce jour pour l'industrie, a annoncé la nomination de son premier directeur, Mahmoud Abu Shamma, pour un mandat de trois ans à partir du 1er février 2011.

Son parcours est d'avoir été le responsable mondial d'HSBC Amanah Coverage. Il a participé à l'établissement de la filiale HSBC Amanah Syariah qui était la première banque étrangère à ouvrir une entité de banque de détail en Indonésie et a été son directeur de 2003 à 2010. A Londres, il a établi et dirigé le département de trésorerie d'HSBC en matière islamique et a originé le premier crédit syndiqué d'HSBC Amanh.

Le président de l'IILM est Dr Zeit, Gouverneur de la Banque centrale de Malaisie, et son président délégué est Yves Mersch, Gouverneur de la Banque centrale du Luxembourg.

Les membres du shariah board sont:

Dr. Ahmed Ali Abdalla Hamad

Mr. Cecep Maskanul Hakim

Dr. Mohamed Ali Elgari

Dr. Mohd Daud Bakar

Dr. Umar Bashir Aliyu

Dr. Waleed Bin Hady Al Mullah

Une extension de ligne de crédit de 220M$ au Pakistan pour la BID

12/12/2010

Le Groupe de la Banque islamique de développement (BID) a approuvé une extension de financement de 220M$ pour le Neelum-Jehlum Hydro Power Plant Equipment au Pakistan.

Sous cet accord, la facilité devrait être étendue au Gouvernement du Pakistan pour une durée de 15 ans, après une période de gestation de 5 ans.

Cette centrale constitue une partie essentielle de la stratégie du Gouvernement de combler le déficit énergétique du pays.

Des joint-ventures en finance islamique entre Chine et Malaisie

09/12/2010

La finance islamique pourrait devenir le premier secteur de partenariat des intermédiaires du marché des capitaux, a indiqué le Ministre-délégué, Datuk Ir Donald Lim Siang Chai.

Selon lui, la finance islamique est la clé de la puissance de la Malaisie et représente un segment de marché très attractif pour les investisseurs chinois.

Ainsi, a-t-il appelé au développement de joint ventures entre les intermédiaires des deux pays.

La BID prête à développer les relations Golfe-Afrique

09/12/2010

La Banque Islamique de Développement (BID) se dit prête à aider les pays du Golfe et d’Afrique à formuler un plan commun visant à promouvoir les relations commerciales entre les deux régions, a dit son président Ahmed Muhammad Ali.

« La BID a une riche expérience dans ce domaine et peut offrir ses services à la fois à des organisations gouvernementales et non gouvernementales pour développer un tel concept, » a-t-il précisé.

La finance islamique est “un modèle supérieur”

08/12/2010

L’ex-Premier ministre de Malaisie, Mahathir Mohamad, connu pour son franc-parler, a critiqué les pratiques d’octroi de prêts de l’Occident et les problèmes financiers qu’ils ont entraînés dans la conduite du monde. Il a ainsi qualifié la finance islamique de modèle « supérieur. »

Lors d’une conférence à Singapour, il a déclaré que la crise financière mondiale de 2008 a été amenée par des prêts excessifs des banques occidentales. Il a notamment condamné l’injection controversée de 600Mds$ dans l’économie américaine par la Réserve Fédérale.

« Alors, si vous faîtes une comparaison, le système islamique est sur bien des points supérieur au système bancaire conventionnel, » a martelé M. Mahathir qui a, à son actif, le fait d’avoir tiré la Malaisie de la crise financière de 1997.

« Le système conventionnel est beaucoup plus ouvert aux abus que le système bancaire islamique. », a-t-il souligné, ajoutant que « jusqu’à présent, les banques islamiques n’ont pas été impliquées dans la crise présente à l’exception de celles qui ont expérimenté les marchés monétaires occidentaux. »

Pour cet ancien dirigeant, « la finance islamique est bien mieux immunisée à cette sorte de transactions d’escrocs. En effet, alors que la banque conventionnelle peut prêter 30 fois le montant d’argent qu’elle a, la banque islamique, parce qu'elle doit participer à la prise de risque, se doit d'être plus prudente. »

L’Irlande en crise demande conseil à Bahreïn

08/12/2010

Alors que l’Irlande est dans une phase financière et budgétaire critique, le Gouverneur de la Banque centrale d’Irlande, Matthew Elderfield, et l’ancien Premier ministre John Burton, se sont rendus à Bahreïn pour la signature d’un protocole d’accord.

Dans un communiqué, la Banque centrale de Bahreïn indique avoir offert à la délégation irlandaise son expertise en matière de finance islamique et précise que la recherche de cet appui constituait l’enjeu principal de la visite.

Citi remporte trois trophées de deals de l’année

06/12/2010

Citi s’est vu attribuer trois Islamic Finance News Deals of the Year 2009 dans des catégories différentes :

* L’émission inaugurale GE Capital US$ 500 million de 5 ans (‘Sukuk Deal of the Year’)

* Le premier sukuk de Petronas US$ 1.5 Mds (‘Corporate Finance Deal of the Year’)

* La Ozkan Demir Celik Murabaha Syndication (‘Turkish Deal of the Year’)

Après Yaqubi, Al Qari s'exprime sur la limitation du nombre boards

02/12/2010

Seule la Banque Centrale de Malaisie limite le nombre de shariah boards avec un conseil qui est centralisé, tandis que les Emirats Arabes Unis ont introduit un plafond dans le secteur de l'assurance cette année.

Alors que Sheikh Nizam Yaqubi, le shariah scholar réputé s'est exprimé auparavant, c'est au tour de Mohamed El Gari, de rejeter l'effort de limiter le nombre de comités dans lesquels peut siéger un jurisconsulte.

« Je ne crois pas que ce soit très souhaitable si nous restreignons l'appartenance à des shariah boards a seulement un... si le membre lui-même n'est pas qualifié », a-t-il déclaré.

« Ce savoir qui a été accumulé par un petit nombre de personnes peut parvenir de la première à la deuxième génération à travers l'apprentissage. » Pour lui, le simple fait d'être diplômé d'un programme shariah n'est pas suffisant pour être qualifié à conseiller dans un shariah board, et les scholars juniors ont besoin d'apprendre de leurs collègues seniors jusqu'à ce que des programmes de formation formels soient établis.

Les normes AAOIFI « vitales pour la finance islamique »

02/12/2010

La base pour l'innovation dans le cadre islamique est fournie par les normes de l'Accounting and Auditing Organisation for Islamic Financial Institutions (AAOIFI), a déclaré son président, Shaikh Ibrahim bin Khalifa Al Khalifa.

« Les normes sont maintenant en train d'être suivies, que ce soit comme exigence règlementaire ou comme ligne directrice interne, par toutes les institutions financières islamiques à travers le monde incluant le Moyen-Orient, l'Asie-Pacifique, le Sud de l'Asie, l'Asie centrale, l'Europe et l'Afrique, » a-t-il dit.

IFSB en phase avec Bâle III

30/11/2010

L'IFSB révisera ses règles l'année prochaine pour améliorer le capital des banques en ligne avec les réfomes de Bâle III.

Cette révision des standards d'adéquation ne désavantagera pas l'industrie financière islamique, a-t-il été précisé.

Les membres du Conseil de la nation en Algérie en discutent

29/11/2010

Les membres du Conseil de la nation ont entamé dimanche l’examen du texte de Loi de finances (LF) 2011 présenté par le ministre les Relations avec le parlement, Mahmoud Khedri, lors d’une séance plénière présidée par Abdelkader Bensalah, président du Conseil.

A cette occasion, plusieurs membres ont également appelé à prendre les mesures juridiques permettant d’adopter la finance islamique, soulignant que "les prestations financières islamiques sont sollicitées particulièrement dans les secteurs de l’industrie, des services et de l’immobilier".

Des accords des autorités en Algérie

29/11/2010

Article paru dans Le Maghreb

Le président de la COSOB, M. Smaïl Nordine reconnaît que son institution " a donné en 2010 un visa pour Alliance-assurances et un autre Maghreb leasing Algérie (MLA) qui appartient à un investisseur étranger pour la levée d'un emprunt obligataire de deux milliards de dinars et ouvrir le capital après en s'engageant de rentrer en bourse en 2011. L'opération est en cours et est garantie financièrement par des établissements financiers algériens ". Quant au débat à propos de la finance islamique, le président de la commission de surveillance des opérations en Bourse pense " qu'actuellement c'est un sujet en débat qui a été entamé. En Algérie, il y a deux banques, Al Baraka banque et Salam qui exploitent ce créneau " et de reconnaître qu' " Il y a une demande ici en Algérie et c'est ça qui suscite l'intérêt des operateurs, seulement il faut que ça soit réglementé " et qu'en dépit du non achèvement du droit boursier en matière de fiscalité " il faut savoir que ce n'est pas du tout un tabou ". D'ailleurs, déclara-t-il, " en commission ça été discuté à deux reprises et appuyé par des documents administratifs et tous les membres sont unanimes pour dire Oui il faut continuer à discuter avec la banque centrale, avec la direction générale du trésor public etc.…". Les petits porteurs ainsi que les porteurs moyens préfèrent garder leur argent en le thésaurisant plutôt que de recourir au système financier et bancaire se heurtant au côté religieux qui interdit le recours à ce genre de pratique mais que beaucoup de banquiers européens ont pu contourner sans toucher au caractère sacré de la chose ni aux principes cultuels de leurs clients qui représentent une manne fabuleuse. Aux banques de prendre l'argent là oû il se trouve, semble être la devise du monde de la finance.

La méga banque islamique, bientôt lancée

29/11/2010

Annoncée depuis près de deux ans, la plus grande banque islamique, serait lancée avant la fin de l'année a déclaré Sheikh Saleh Kamel, Président d'Al Baraka Banking Group. Un appel public à l'épargne de 3Mds$ est envisagé.

Selon Adnan Youssif, le directeur du Groupe, qui est aussi Président de l'Union of Arab Banks, « nous avons déjà complété la recherche nécessaire pour lancer la banque islamique et il y a actuellement des discussions entre Sheikh Saleh Kamel et les investisseurs pour préparer l'offre publique ».

Le capital de cette banque devrait atteindre 10Mds$.

Un Forum en Tunisie: 4 décembre

28/11/2010

La jeune chambre économique de la ville de Tunis (JCI TUNIS) organise dans le cadre de ses actions annuels, un Forum sur la Finance Islamique est ce le samedi 4 décembre 2010 à l’Hôtel Mouradi (Africa) Tunis à partir de 9h00.

De nombreuses questions seront traités durant cette journée dont principalement l’analogie entre la finance traditionnel et islamique ainsi que les nouveaux opportunités et horizons apportés par cette dernière tant que pour les particuliers qu’aux professionnels.

Des témoignages d’intervenants tunisiens et étrangers ayant des expériences similaires seront exposés durant ce séminaire.

Cet événement bénéficiera de la participation des leaders sur le marché de finance et gestion bancaire ainsi que la participation de personnalités de taille dans le secteur banquier, ce qui représente un intérêt évident pour les participants et permettra d’ouvrir un espace de discussion et d’entre-aide continu entre professionnels, particuliers et universitaires dans le domaine de l’économie et de la finance.

Louga : l’association islamique ABI finance le mariage de 20 couples

28/11/2010

L’association de bienfaisance islamique (ABI) de Louga, appuyée par ses partenaires des Emirats arabes unis, a financé, récemment, 20 mariages de jeunes couples qui ont reçu chacun une enveloppe de 200.000 frs CFA et un lit, a appris l’APS.

Les nouvelles épouses ont aussi obtenu chacune du matériel de cuisine et une valise remplie d’habits au terme de mariages scellés publiquement au centre culturel Serigne Sam Mbaye et en présence de beaucoup d’imams.

Les mariés âgés entre 17 et 20 ans qui ont exprimé la demande ont été choisis selon leur situation sociale avec le consentement de leurs parents.

L’association de bienfaisance islamique a, en sus des mariages, remis à chacun des 233 orphelins pris en charge cette année une enveloppe financière de 45.000 frs CFA dont 5.000 frs seront versés dans leurs comptes d’épargne.

‘’Cette enveloppe de 45.000 frs remise chaque trimestre aux orphelins constitue leur prise en charge socio-éducative et sanitaire’’, a indiqué le président de ABI, Mactar Fall.

Venu communier avec ses frères musulmans en cette journée de solidarité, le représentant des partenaires émiratis Cheikh Saleh Al Suwaihi a procédé à la distribution des enveloppes en présence des membres des familles des orphelins.

‘’La prise en charge d’un orphelin est un bienfait pour l’islam, c’est une forte recommandation du prophète (PSL) qui a demandé de veiller sur cette personne et lui donner à manger’’, a soutenu Cheikh Saleh Al Suwaihi.

Selon lui, ‘’le fait d’être orphelin n’est nullement une fatalité car le prophète lui même l’avait été’’

La Tunisie pousse la coopération en matière d'assurance islamique

27/11/2010

L'évènement 'Aman' s'est tenu les 23 et 24 novembre en Tunisie, en la présence du ministre des Finances, Mr. Mohamed Ridha Chalghoum, et a vu sa rencontre avec le Président de l'Islamic Investments and Credits Insurance to Export Company (SIACE), Abderrahmen Ali Taieb Taha.

Le but a été de pousser la coopération entre la Tunisie et la Banque islamiqu de développement (BID) en général, et avec la SIACE, en particulier, notamment dans le domaine de l'assurance.

Le directeur de NCB, élu 'Islamic Banker of the year'

27/11/2010

Le directeur de National Commercial Bank d'Arabie Saoudite, Abdulkareem Abu Alnasr, a été nommé 'Islamic Banker of the Year 2010' lors du plus grand rendez-vous mondial de la finance islamique.

C'est au cours de la World Islamic Banking Conference (WIBC), qu'Abdulkareem Abu Alnasr, a reçu la récompense des mains du Gouverneur de la Banque centrale de Bahrein.

NCB est le premier gérant inconstesté de fonds islamiques. Elle a lancé le premier shariah-compliant real estate fund. Aujourd'hui, la banque a grandement développé son offre pour les entreprises et les particuliers.

« Restreindre le nombre des shariah boards, limiterait la croissance de l'industrie », Nizam Yaqubi

26/11/2010

Restreindre le nombre de boards dans lesquels sont les jurisconsultes, limiterait la croissance de l'industrie, estime le shariah scholar de Bahreïn, Cheikh Nizam Yaqubi.

« Mettre un plafond au nombre de conseils de conformité sera dévastateur pour la croissance de l'industrie, » répondant ainsi à l'annonce de l'AAOIFI d'août dernier, qui est en train de réfléchir à des lignes directrices sur les shariah scholars pour réduire les risques de conflit d'intérêt.

« Parfois, les gens me demandent, êtes-vous superman? Comment pouvez-vous siéger dans tant de conseils? Je leur dis que c'est un travail dur. »

On estime que Yaqubi est membre de plus de 50 shariah boards.

Une industrie d'1,5bn$ d'ici 2012

25/11/2010

L'industrie de la finance islamique atteindra 1,5 billion de dollars d'ici 2012, a indiqué le directeur de the Islamic Corporation for the Development of the Private Sector (ICD) de la BID.

Khaled Mohammed Al-Aboodi a aussi dit que la nouvelle stratégie de l'ICD se focaliserait plus sur le développement des canaux de financements pour répandre une plus grande multitude de produits.

Hervé de Charrette : « De tous les pays du sud de la Méditerranée, notre relation avec le Maroc est la plus remarquable »

22/11/2010

La stratégie mise en œuvre par la Chambre de commerce Franco-arabe (CCFA) pour développer et dynamiser ses activités avec les pays arabes, les décisions importantes qu’elle a prises pour initier de nouvelles actions vers le monde arabe, ainsi que les moyens à investir pour permettre à l’élite française originaire du monde arabe de contribuer au développement des espaces méditerranéens, ont été au centre de l'interview que M. Hervé de Charette, président de la Chambre de commerce Franco-arabe et ancien ministre des Affaires étrangères, a accordée à Atlasinfo.fr à la veille du forum sur « Les relations franco-arabes, un avenir en partage », organisé à l’occasion du quarantième anniversaire de la Chambre et dont les travaux ont été clôturés lundi soir par le président Nicolas Sarkozy, à l’Elysée.

Atlasinfo : Quels sont les grands axes de la stratégie mise en œuvre par la CCFA pour dynamiser ses activités ?

Hervé de Charrette : L’année 2009 et le premier semestre de 2010 ont été marqués par des décisions importantes et de mise en place d’une nouvelle base de départ plus solide et pour un champ d’action plus large et plus dynamique. Parmi ces décisions, le rétablissement financier et l’adoption de nouvelles initiatives qui permettent désormais à la Chambre d’être mieux armée pour appliquer et développer son programme. Je cite à ce titre les accords signés avec Ubifrance et la CGPME, la création du Club d’affaires Franco-Syrien, la visite à Qatar d’une délégation de chefs d’entreprises français, la réception à Paris d’une délégation de jeunes entrepreneurs saoudiens, les accords signés avec la Banque islamique de développement, l’organisation du troisième forum sur la finance islamique ou encore la campagne active d’adhésion à la Chambre de commerce Franco-arabe... Et les chantiers ne s’arrêtent pas là.

Atlasinfo : Quelle la place du Maghreb dans les relations qu’entretient la CCFA et le monde arabe ?

Hervé de Charrette : C’est vrai que les relations franco-maghrébines, de part la proximité géographique, culturelle et linguistique, sont prioritaires pour les deux parties, mais la CCFA s’efforce de promouvoir et consolider ses relations avec l’ensemble du monde arabe, comme en témoignent ses différentes activités avec et vers les pays du Golfe et du Moyen-Orient. Tout simplement parce que ces pays sont un réservoir d’investissement très important.

Atlasinfo : Et où en est la relation entre la CCFA et la Chambre marocaine du commerce ?

Hervé de Charrette : Au beau fixe dans tous les domaines. Et je peux même dire que les relations entre la France et le Maroc sont parmi les plus remarquables. C’est même, sans doute, la relation la plus remarquable de toutes celles que nous avons avec les pays du sud de la méditerranée. Il y a entre la France et le Maroc cette proximité très ancienne qui est aujourd’hui vécue de façon intime et chaleureuse aussi bien du côté français que du côté marocain. Nous-mêmes, la chambre de commerce franco-arabe, et la Chambre marocaine du commerce, nous contribuons naturellement au renforcement de ces relations. Nous sommes en lien très étroit avec la Chambre de commerce française qui a un siège à Casablanca et qui organise des événements commerciaux très réguliers auxquels nous participons. Nous sommes donc très étroitement liés et c’est le même cas, à quelques différences minimes, avec les autres pays du Maghreb.

Atlasinfo : Priorité donc au Maghreb ?

Hervé de Charrette : Certainement. Les relations économiques entre la France et les pays du Maghreb sont très importantes et très développées et se sont plus développées que d’autres. En revanche, sur le plan politique, la réponse serait plus nuancée ; nous avons évidemment des relations très étroites et très faciles avec le Maroc, nous avons des relations abondantes avec l’Algérie et la Tunisie, ce qui n’empêche pas que de temps en temps qu’il y ait des frictions. Mais quoi qu’il en soit, nous avons des rapports évidemment constants et intenses avec ces deux pays. Cela dit, on ne peut sous-estimer l’importance des relations que nous avons avec le pays du Machreq.

Les relations franco-égyptiennes, à titre d’exemple, sont considérées par les deux pays comme des relations stratégiques et majeures. Nous avons également de très bonnes relations avec la Syrie, la Jordanie, le Liban et l’ensemble des pays du Golfe. Ces relations se sont beaucoup développées au cours des dix dernières années. Sur le plan politique, les relations entre la France et les pays arabes sont diverses et d’une très grande intensité.

Atlasinfo : C’est donc la valorisation de l’espace méditerranéen autour duquel se réunissent les deux tiers des pays arabes...

Hervé de Charrette : Tout à fait. L’histoire de la Méditerranée est une histoire de conflits, de tensions, de luttes…Mais c’est en même temps un lieu de civilisation et de culture très raffinées, très intenses. Il faut donc reconnaître que même si les civilisations méditerranéennes se sont parfois affrontées, elles se sont influencées mutuellement et cela a donné, non pas une culture méditerranéenne, mais des cultures méditerranéennes qui se sont inspirées les unes des autres. Alors dans cette vaste fresque historique, la chambre de commerce franco-arabe s’efforce de faire en sorte que les relations économiques mais aussi les relations politiques et humaines entre la France et les pays arabes aillent en se développant. Nous sommes des voisins qui avons une longue histoire commune, et la mission de la CCFA est de faire de cette proximité un atout au service du progrès et du développement.

Anfaal Capital choisit FrontInvest Alternatives

22/11/2010

eFront, spécialiste d'édition de solutions pour la finance, annonce sa sélection par Anfaal Capital de FrontInvest Alternatives pour la gestion de ses investissements alternatifs. FrontInvest Alternatives est la solution phare dédiée à la gestion alternative.

Anfaal Capital est un gérant d'actifs créé en mai 2010 grâce à la collaboration d'un groupe d'actionnaires mené par la Corporation Islamique pour le Développement du Secteur Privé (« Islamic Corporation for the Development of the Private Sector ») qui fait partie de la Banque Islamique de Développement, qui est son actionnaire de référence. Parmi les autres actionnaires figurent Maybank Investment Bank Berhad, filiale malaise d'investissement de Malayan Banking Group of Malaysia, Alnmo Real Estate Company contrôlée par la famille saoudienne Bin Mahfouz, ainsi que d'autres investisseurs privés.

Mahathir Mohammed : la supervision [doit être effectuée] par des inspecteurs qui soient eux-mêmes sous surveillance.

21/11/2010

Mahathir Mohammed, populaire ancien Premier ministre de Malaisie qui a sorti le pays de la crise financière asiatique, n'a pas craint la controverse en s'exprimant au 5th International Shariah Scholars Forum qui s'est récemment tenu à Kuala Lumpur. « Il y a beaucoup de personnes vénales parmi les musulmans comme il y en a dans les autres religions. Si la finance islamique grandit et devient une bonne alternative au système actuel, il est important que soient installées des régulations adéquates et la supervision par des inspecteurs qui soient eux-mêmes sous surveillance. La forte croissance de la finance islamique aujourd'hui a lieu car les musulmans ont beaucoup d'argent. Ils ont tellement d'argent qu'ils ne savent pas quoi en faire. Il y a relativement peu d'opportunités dans la monde musulman pour l'investissement. A part le développement de l'habitation, les musulmans n'ont pas beaucoup d'industrie à financer ou à investir dedans. »

Il a également assuré que le fait que la finance islamique n'ait pas connu beaucoup d'excès jusqu'à présent ne signifie pas qu'elle sera à l'abri de ceux que connaît sa contrepartie conventionnelle.

Gabon : l’aéroport international de Mvengué en travaux

18/11/2010

En prévision de la Coupe d’Afrique des Nation (CAN) de football 2012, le Gabon a entrepris des travaux d’extension et de modernisation de l’aéroport international Omar Bongo de Mvengué, à 25 km de Franceville, dans le sud-est du Gabon.

Les travaux d’extension portent sur la construction d’un pavillon présidentiel sur une superficie de 700m2, l’aménagement de la façade extérieure et l’agrandissement de l’aérogare sur une surface de 2000 m2.

L’Etat gabonais, qui co-finance ces travaux avec la Banque islamique de développement, estime la facture à 9,747 milliards de FCFA (un peu moins de 15 millions d’euros) : 3,947 milliards de FCFA (6 millions d’euros) pour l’extension et à la modernisation de l’aérogare et 5,801 milliards de FCFA (8 millions d’euros) pour la réhabilitation de la piste d’atterrissage et des autres services conditionnels.

Les travaux doivent durer 12 mois. Ils ont été entrepris dans la perspective de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football que le Gabon doit co-organiser avec la Guinée Equatoriale en 2012. Une poule du tournoi continental sera basée à Libreville, la capitale, et l’autre à Franceville, chef-lieu de la province du Haut-Ogooué (sud-est).

Finance islamique: «Le Maroc doit se positionner»

16/11/2010

Entretien avec Ali Alami Idrissi, associé fondateur du cabinet Optima Finance Consulting par l'Economiste

A la tête du cabinet de conseil et de formation en finance, Optima Finance Consulting, Ali Alami Idrissi est un des rares intervenants du marché sur les problématiques de finance islamique. Il affirme que la demande pour ce type de produits est importante, même s’il reste encore un certain nombre de défis.

- L’Economiste: Pensez-vous qu’il y ait un marché pour la finance alternative au Maroc?

- Ali Alami Idrissi: Oui, la demande est là. Au Maroc, toute la population est concernée. Soit 32 millions de clients potentiels ! Et pourtant, le marché tarde à décoller, la communication des banques reste timide. Le problème vient d’un manque de compréhension de ces produits. Nous avons le sentiment que beaucoup de clients et de banquiers ne saisissent pas bien les différences entre la finance islamique et la finance conventionnelle. C’est pourquoi notre volonté est d’abord d’éduquer et de sensibiliser sur ces produits. D’où l’idée de proposer des formations qualifiantes en finance islamique.

- La création de ces diplômes va-t-elle accélérer l’introduction des produits et services alternatifs dans le Royaume?

- Les formations que nous proposons en partenariat avec Al Maali Islamic Finance Dubai devraient plutôt accélérer la compréhension des produits et donc augmenter la demande. Notre objectif est d’abord d’expliquer les principes et concepts de base ainsi que les principaux points de différence avec les produits de la finance conventionnelle.

- Quels sont donc les enjeux pour le Maroc?

- D’un point de vue macroéconomique, le marché a tout à gagner sur la finance islamique. Il y a trois pôles de finance islamique dans le monde. Kuala Lumpur pour l’Asie, Bahreïn et Dubaï pour le Moyen-Orient, Londres, éventuellement Paris pour l’Europe.

Pour la Méditerranée et l’Afrique subsaharienne, il existe encore un grand vide. Je vois mal comment la future place financière de Casablanca (Casablanca Finances City) avec la vision de hub financier régional annoncé, puisse composer sans la finance islamique. De par sa position géographique privilégiée et la maturité de son système financier, le Maroc pourrait devenir un fédérateur méditerranéen sur ce sujet. Le risque est que la Tunisie se positionne en tant que principale place financière islamique méditerranéenne. Le pays affiche d’ailleurs son ambition avec la création de la première banque islamique Zeitouna et le lancement prochain de la première société d’assurance islamique. Si la Tunisie prend le marché, le Maroc aura du mal à rattraper son retard.

- Quel est le public concerné par ces formations?

- Le mini-MBA, que nous lançons en partenariat avec Al Maali Islamic Finance, s’adresse d’abord aux cadres bancaires, comptables d’entreprises ou indépendants, juristes d’affaires. Nous souhaitons limiter la promotion à 25 candidats, avec 2 sessions par an, cela nous permettrait de former 50 personnes en 2011.

105 Mds$ de donations « largement laissés de côté »

15/11/2010

Les gestionnaires de 105 Mds $ de dons islamiques cherchent à diversifier leurs utilisations et à sortir des dépôts bancaires, fournissant ainsi l’occasion de doter des fonds sharia-compliant pouvant être investis dans de nouvelles entreprises.

Ces donations - ou waqf - « largement laissées de côté » comprennent 40 Mds$ de cash, parqués dans les banques commerciales, indique Ashar Nazim, directeur exécutif et chef des services financiers islamiques chez Ernst & Young. Les Awqaf sont constitués typiquement de cash et/ou d'actifs, incluant des terres et des immeubles, donnés par des individus ou des institutions pour la réalisation d'objectifs charitables ou religieux.

« Ces 18 mois prochains, le segment des donations islamiques pourrait être un stimulus majeur de croissance pour l’industrie de la finance islamique,» selon M. Nazim. « Leurs gestionnaires réalisent qu’ils ne peuvent pas le gérer par leurs propres moyens et qu'ils ont besoin d’intégrer l’industrie financière formelle. »

Marché financier : l’émission des « Sukuk » est en cours d’étude (Président Cosob)

15/11/2010

L’introduction de nouveaux produits financiers comme les « sukuk », dont la rémunération dépend des profits ou des pertes réalisés par l’émetteur, est « en cours d’études », a déclaré à l’APS le président de la Commission de supervision des opérations en bourse (COSOB), Ismail Noureddine. expliquant que ce volet s’inscrivait dans le cadre de la réforme du marché financier. Il a annoncé qu « ’un débat national sera lancé dès 2011 » sur la réforme financière, dégageant les perspectives de développement de cette finance, aux niveaux local et régional.

Premier meeting pour The International Islamic Liquidity Management Corporation (IILM)

14/11/2010

La très attendue ‘International Islamic Liquidity Management Corporation (IILM)’ a tenu sa première réunion à Doha le 16 novembre.

La réunion, organisée par la Banque centrale du Qatar, a attiré un grand nombre d’Etats membres incluant, le Qatar, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Soudan, l’Iran, la Turquie, la Malaisie, le Nigeria, l’Indonésie, l’île Maurice et le Luxembourg, tout comme la BID et l’Islamic Corporation for Private Sector Development (ICD).

L’établissement de cette première dans l’industrie que constitue cet organisme de gestion de liquidité international fait suite aux recommandations de l’IFSB.

L’IILM est prévue pour être opérationnelle en janvier prochain.

Le Liban cherche à amender sa loi bancaire islamique

11/11/2010

La Banque centrale du Liban est en train de travailler, avec un groupe de d'investisseurs locaux, à amender la loi de 2004 pour permettre d’établir des banques sharia-compliant, a annoncé le Vice-Gouverneur Raed Charafeddine. La banque du Liban envisage également l’introduction, au premier trimestre, d’un produit qui aide les investisseurs islamiques à gérer leur liquidité.

Les autorités politiques ont déjà accordé, cette année, une licence bancaire à Al-Bilad Islamic Bank, basée à Bahgdad.

« La loi bancaire islamique est venue comme un compromis en 2004 », souligne M. Charafeddine. « Elle n’a pas donné à l’industrie suffisamment d’énergie pour décoller. Nous commençons donc à la rectifier. »

Une société de leasing verra le jour en 2011 en Algérie

11/11/2010

Al Baraka Bank et la Banque islamique pour le développement sont en train de développer un produit financier qui donnera une impulsion nouvelle au marché financier. "Une société de leasing est en cours de création, avec la Banque islamique pour le développement, pour financer les petites et moyennes entreprises (PME)", a annoncé, hier, le secrétaire général d'Al Baraka Bank, Hideur Nacer. S'exprimant en marge de la conférence de presse, organisée au centre de presse d'El Moudjahid sur les perspectives de la finance islamique en Algérie, M. Hideur a précisé que ce projet est en cours d'élaboration et sera lancé au milieu de l'année 2011.

"Il y a également un intérêt pour les micro-financements de la part de l'agence de coopération allemande (GTZ) et des institutions suisses pour développer de nouvelles formules de micro-financement, à travers la participation (Moussahama) et les crédits sans intérêt", a-t-il ajouté. Il a cité également la coopération d’Al Baraka Bank avec le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs pour octroyer des crédits sans intérêt provennant des fonds de la Zakat pour financer de petits projets.

Concernant le développement de la finance islamique en Algérie, Hideur Nacer a affirmé que le cadre juridique de la fiance islamique doit être défini. Selon lui, depuis l'avènement de la finance islamique en Algérie, dans le début des années 1990, elle était tolérée en interne bien que sans relations avec les autorités monétaires et les institutions fiscales. Les opérations de la finance islamique sont considérées comme des opérations bancaires normales. Mais sans qu'une reconnaissance formelle de ces spécificités soit accordée.

Le SG d'Al Baraka Bank a cité, à titre d'exemple, l'opération de la Mourabaha. "Elle est une vente à crédit, mais du point de vue de la finance islamique l'aspect commercial de cette opération prime sur la dimension "crédit".

Plus largement, M. Nacer suggère que des aménagements soient apportés à la réglementation bancaire et fiscale pour reconnaître légalement ces opérations et favoriser l'élargissement du marché et des produits financiers compatibles avec les convictions de la société, sa culture et ses sensibilités. "Cela procurera plus de dynamisme au marché financier algérien, qui est quasiment stagnant. La réalité actuelle suggère que le marché financier algérien est encore en deçà de ses potentialités. Il est temps de lui donner une impulsion", a-t-il poursuivi. "Il y a un grand intérêt pour le marché de la finance islamique algérien de la part des banques de différents pays", a-t-il précisé, soulignant que la proportion du marché de la finance islamique en Algérie dans l'ensemble du marché financier est encore faible, ne dépassant pas 1.5 % de l'ensemble du capital des banques.

« Raisonnable d’instituer un contrôle des capitaux pour la finance islamique »

10/11/2010

Il sera raisonnable d’instituer un contrôle des capitaux pour l’industrie de la finance islamique en Malaisie, a déclaré le directeur de CIMB Islamic, Badlisyah Abdul Ghani.

Alors que l’industrie continuera à être résiliente l’année prochaine et, sans avoir à faire face aux incertitudes de l’économie mondiale, affichera une perspective positive, il serait raisonnable d’instituer des contrôles de capital, pour assurer l’absence de « chocs ».

Le Sénégal vers un premier sukuk

09/11/2010

Le Sénégal se tourne vers les marchés financiers islamiques pour envisager l'émission de son premier sukuk souverain en 2011, ont déclaré à Reuters trois sources « proches du dossier », dont un officiel du Ministère des Finances.

Selon ces sources, qui précisent toutefois que Citibank serait l'arrangeur de la planification de ce sukuk, le projet est à ses tout débuts et aucun détail sur le montant et les conditions de l’émission n'est encore arrêté.

L'industrie de la finance islamique s’ouvre aux femmes

04/11/2010

La demande croissante mondiale en matière de conseils sur les principes légaux islamiques a amené les entreprises à reruterdes femmes pour cette tâche centrale dans la finance islamique.

« Il n’y a pas beaucoup de femmes impliquées dans mon travail », déclare Aida Othman, conseillère sharia dans le plus grand cabinet d’avocats de Malaisie.

« Je suis fière de pouvoir montrer à de jeunes étudiants et de jeunes jurisconsultes dans mon domaine que si l’on est suffisamment intéressé, il y a de la place dans le conseil sharia », dit cette quarantenaire, diplômée de Cambridge et Harvard.

« Voyons-nous plus de femmes ? En Malaisie, nous le verrons puisqu’elles veulent suivre les traces de certaines femmes scholars renommées. Je ne suis pas sûr pour le Moyen-Orient. Je pense qu’ils restent confrontés à leur problème culturel. Mais ils vont dans le bon sens puisque, au moins commercialement parlant, beaucoup de chemins s'ouvrent qui permettent aux femmes de rejoindre le marché de l’emploi [en finance islamique] », selon Mohamad Safri Shahul Hamid, vice-directeur de MIDF Amanah Investment Bank de Malaisie.

De nombreuses femmes sont dans le secteur en Malaisie. A EONCap Islamic, la branche islamique du groupe financier EON Bank, et dans la filiale locale de Kuwait Finance House, les directeurs sont des femmes.

Les femmes sharia scholars conseillent Bank Rakyat et Bank Islam, le deuxième plus grand prêteur sharia-compliant, tout comme AmIslamic Bank et les branches islamiques malaisiennes de HSBC et Standard Chartered.

La Gambie signe un accord de 45M$ avec la BID

28/10/2010

Le Gouvernement gambien et la Banque slamique de Développement (BID) ont signé un accord de financement de 45M$ pour 5 projets de développement majeurs en Gambie. Ces prêts marquent une phase historique première entre le Gouvernement de Gambie et la BID.

Les deux principaux financements, e 16 M$ chacun, concernent l'Université de Gambie et un autre projet d'infrastructure.

Le premier "prêt islamique" accordé par la Bred relance la polémique

28/10/2010

Paru dans l'Express

A l'heure même où s'ouvrait, à Paris, le quatrième forum sur la finance islamique, organisé par Secure Finance, le premier prêt « islamique » à l'habitat, octroyé à un "sportif de haut niveau" par la Bred, banque du groupe BPCE, a relancé la polémique sur la « finance islamique ».

Dominique S., cliente à la Bred depuis trente ans, mécontente du nouveau prêt accordé par sa banque, a demandé la clôture de ses comptes., rapporte ainsi l'Express. "Je vois notre démocratie républicaine - et celles des autres pays européens - lentement grignotée par les revendications de la communauté musulmane, la dernière manifestation en date étant cette irruption de la finance islamique dans nos vies. C'est pour réagir à cela et marquer ma désapprobation que j'ai demandé la fermeture de mes comptes."

Pour certaines associations, en effet, la finance islamique, qui respecte les préceptes du Coran, menacerait , du coup, la laïcité. "Avec de telles pratiques, on est en train de changer les règles du jeu démocratique et républicain, [...] c'est totalement contraire aux principes de la laïcité. La finance islamique est réservée aux musulmans, c'est une discrimination religieuse", dénonce ainsi la controversée Christine Tasin, présidente de "Résistance républicaine".

Faux, répond Hervé de Charette, président de l'Institut français de la finance islamique. "Tous les clients peuvent souscrire à un prêt islamique. De plus, la laïcité relève de la sphère publique et la banque n'appartient pas à cette sphère." Tout en reconnaissant qu'il faut "dépassionner le débat" et mettre un terme aux amalgames sur l'islam, Hervé de Charette soutient que "ces produits financiers ne sont qu'une 'variante de l'investissement solidaire'".

La Bred, contactée par LEXPRESS.fr, indique qu'"il n'y a pas 'd'offre islamique' et souligne que

" ce prêt était une opération ponctuelle qui s'inscrivait dans une logique de développement et de recherche."

BLME lance une nouvelle plateforme de trading islamique de marché des changes

28/10/2010

Bank of London and The Middle East (BLME) a lancé une nouvelle plateforme de trading Forex sharia-compliant pour fournir à ses clients l'accès à de multiples devises afin de permettre des transactions internationales.

L'Italie et Malte préparent une initiative importante en faveur de la finance islamique

28/10/2010

Vendredi dernier, le Ministre délégué au Développement économique, Adolfo Urso, a annoncé que l'Italie préparait une série de mesures « importantes » concernant le développement de la finance islamique.

Dans le même temps, un autre pays de l'Union européenne, Malte, a montré sa grande implication politique en la matière, à travers des annonces de son Président, Dr George Abela, du Premier ministre, Lawrence Gonzi, et du Ministre des Finances, de l'Economie et de l'Investissement, Tonio Fenech. Le parti travailliste soutient aussi de telles initiatives.

GFH demande à Capital Intelligence de lui retirer ses notes

27/10/2010

L’agence internationale de notation de crédit Capital Intelligence (CI) a annoncé qu'elle confirmait les notes de Gulf Finance House (GFH), qu'elle devait retirer à la demande de l'entité notée. Les notes de devise étrangère à long et à court terme sont respectivement de BB et de B, et la note BB de solidité financière est assortie d'une appréciation négative au moment du retrait.

La perspective et les notes reflètent l’avis de CI que la vulnérabilité de GFH face à ses obligations financières, compte tenu des changements défavorables de la conjoncture interne et externe.

Les pressions continues sur les liquidités dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et dans d'autres marchés ont continué de peser sur les sources de financement de GFH et sur sa position de liquidité globale. Ceci a nécessité le rééchelonnement des dettes contractées auprès des créanciers. Les cessions d'actifs prévues, censées améliorer la trésorerie de GFH, n'ont pas été concrétisées à ce jour. Dans le cadre de son programme de restructuration en cours, GFH cherche actuellement à lever 300 millions de dollars à travers les actions convertibles de Murabaha.

Si cela venait à être réalisé, et sauf dépréciation supplémentaire d'actifs, le produit de l’émission devrait consolider les liquidités et renforcer la faible base du capital de GFH qui est restée déficitaire au cours du 1er semestre 2010, bien que la direction s'attende à ce que les pertes nettes pour l'exercice entier soient sensiblement plus faibles que celles enregistrées en 2009.

GFH a lancé ses activités en octobre 1999 en tant que banque islamique d’investissement en vertu d’une licence accordée par le Banque centrale de Bahreïn. Une part importante de son activité s'est concentrée sur les grandes projets d'infrastructure; notamment dans le secteur de l'immobilier. Fin juin 2010, GFH a déclaré un actif total de 1 383 million de dollars, un total passif de 965 millions de dollars et des capitaux propres de l’ordre de 417 millions de dollars.

Cevital pourrait recourir à la finance islamique en Algérie

27/10/2010

Issad Rebrab, PDG du groupe Cevital, s’est déclaré « intéressé » par les sukuk pour financer ses projets de construction d’environ 120 centres commerciaux en Algérie, lors du Forum économique sur le Conseil de coopération du Golfe et le Maghreb tenu la semaine dernière au Palais des congrès de Montréal (Canada).

L’industriel et homme d’affaires algérien, qui participait à cet événement pour présenter ses projets dans le secteur de l’aluminium (au même titre que Rio Tinto Alcan, le numéro un mondial du secteur, dont le siège social se trouve à Montréal, ndlr), a confirmé à El Watan que pour ses projets de centres commerciaux, il est en discussion avec des émetteurs de sukuk. «Nous en avons déjà construit quatre et nous prévoyons un total de 120. Comme ce sont des investissements lourds, leur rentabilité est lente. Nous avons besoin de sukuk et sommes en discussion avec des émetteurs. En réalisant un projet, on le vend à la banque. Elle nous donne l’argent pour en construire d’autres et elle nous le revend sous forme de crédit-bail», a-t-il expliqué.

La Malaisie empresse les membres de l’OIC d’investir dans les pays musulmans

25/10/2010

Le ministre des Finances de Malaisie, Ahmad Husni Hanadzlah, a déclaré dans une conférence de presse en marge du Global Islamic Finance Forum (GIFF) que son pays ne voyait plus les nations occidentales comme une destination d’investissement majeure. Le fonds souverain qui sera supervisé par la Banque islamique de développement (BID), doit explorer les actifs des membres de l’Organisation de la conférence islamique (OIC), a-t-il expliqué.

Il a aussi ajouté que la Malaisie avait présenté l’idée du fonds lors de la réunion annuelle de la BID qui s’est récemment tenue en Azerbaïdjan.

Asian Finance Bank cherche des opportunités en Indonésie pour QIB

25/10/2010

Asian Finance Bank Bhd., la branche malaysienne de Qatar Islamic Bank SAQ, dit avoir identifié trois banques en Indonésie à racheter. Une acquisition pourrait intervenir d’ici avril prochain.

La solution de l’International Islamic Liquidity Management Corp (IILM)

25/10/2010

L’établissement de l’International Islamic Liquidity Management Corp (IILM) améliorera l’efficience des échanges transnationaux de la finance islamique, a estimé Tan Sri Dr Zeti Akhtar Aziz, Gouverneur de la Banque centrale de Malaisie, en introduction du Global Islamic Finance Forum (GIFF).

Discutant le lancement de ce projet de création de chambre de compensation, elle a ajouté que « ce développement est aussi important car il démontre une collaboration internationale entre les banques centrales » ce qui pourrait « contribuer à la résilience continue du système financier islamique mondial ».

Cette corporation permettra une gestion de liquidité efficace non seulement pour les institutions financières islamiques mais aussi pour la gestion de portefeuilles financiers islamiques, a-t-elle dit.

La première réunion du conseil d’administration de l’IILM sera présidée par Dr Zeti.

Le sukuk Emas marque l’évolution de la Malaisie vers une plateforme mutli-devises

25/10/2010

La finalisation du sukuk Emas de 500M$ marque l’évolution de la Malaisie vers une plateforme mutli-devises pour l’émission de sukuk, a indiqué la Bank Negara.

Le communiqué affiche qu’il s’agit d’une importante transaction sous l’égide de l’initiative du Malaysia International Islamic Finance Centre (MIFC), puisqu’elle est considérée comme la première émission de sukuk en dollar par une institution multilatérale en Malaisie.

« Le sukuk, qui a été émis par la Banque islamique de développement, sera coté à la Bourse de Malaisie sous un régime d’exception et au London Stock Exchange, » est-il indiqué.

La désignation ‘Emas’ est donnée pour les émission de sukuk en devise étrangères émis en Malaisie.

Citigroup voit la reprise de la demande de sukuk

25/10/2010

La demande de sukuk au Moyen-Orient retournera à ses niveaux de « pré-crise » d’ici la fin du troisième trimestre puisque les entreprises restructurent la dette et de hauts rendements attirent les investisseurs.

« Les rendements offerts ici sont hauts, et les investisseurs dans le monde ont l’envie de prendre le risque pour bénéficier de ce spread et de ce profit,» a indiqué Samad Sirohey, CEO de Citi Islamic Investment Bank E.C.

La conclusion de l’accord de la restructuration de la dette de Dubai World aide ce sentiment positif a-t-il ajouté.

INCEIF pour devenir une Université mondiale de la finance islamique

23/10/2010

Les partenariats de l’International Centre for Education in Islamic Finance (INCEIF) se multiplient comme l’a annoncé son président et directeur Agil Natt.

En termes de formation, une collaboration va avoir lieu avec l’Université de Luxembourg, l’Université chinoise de Hong-Kong, ainsi qu’avec la Reims Management School.

Agil a dit que l’INCEIF avait commence son programme Chartered Islamic Finance Performance Professional (CIFP) à Bahreïn en collaboration avec l’Université de Bahreïn.

Au même moment, le Président de la BID a reçu le titre de Docteur honoris causa à Dr Ahmed Mohamed Ali Al-Madani, par le Gouverneur de la Banque centrale de Malaisie.

Baisse probable des émissions d'obligations islamiques en 2011

21/10/2010

Les émissions d'obligations islamiques ne devraient pas dépasser 25 milliards de dollars en 2011, de nombreux Etats du Golfe devant restructurer leur dette et résorber leurs déficits, souligne une enquête Reuters.

Sur l'ensemble de l'exercice 2010, ce montant, selon Kuwait Finance House, devrait ressortir autour de 30 milliards de dollars. Si l'on s'en tient à cette estimation, le montant prévu pour 2011 marquerait un premier recul depuis 2008 lorsque les ventes avaient chuté de 56%.

Les ajustements budgétaires au Moyen Orient et en Afrique du Nord devraient limiter le recours aux émissions de "sukuk" l'année prochaine, explique, pour sa part, Mohieddine Kronfol, gestionnaire d'actif chez Algebra Capital.

Maldives : bientôt une banque islamique

21/10/2010

Cela fait plusieurs années que courent des rumeurs ( un partenariat avec Noor Islamic Bank avait même été évoqué en juillet 2008) faisant état d’une volonté de mettre en place la première banque islamique des Maldives. Il semblerait, aujourd'hui, que la Maldives Islamic Bank ait reçu l’accord de licence de la Maldives Monetary Authority (MMA).

The Islamic Banking and Finance Institute Malaysia (IBFIM) et la Maldives Islamic Bank viennent, en effet, de signer un accord pour aider au lancement de cette banque.

L’accord a été conclu en présence des présidents de Maldives Islamic Bank et de l’IBFIM , ainsi que du Vice-gouverneur de la Banque de Malaisie, là l'occasion du Global Islamic Finance Forum (GIFF) qui s’est tenu à Kuala Lumpur, ces jours derniers.

L'Abu Dhabi Islamic Bank affiche un bénéfice net en progression de plus de 30%

21/10/2010

L'Abu Dhabi Islamic Bank (ADIB) a annoncé un bénéfice net au troisième trimestre de l'année en hausse de 31,3% par rapport à la même période de 2009.

L'ADIB, deuxième banque islamique aux Emirats arabe unis, précise avoir réalisé un bénéfice net de 314,5 millions de dirhams (85,7 millions de dollars) au troisième trimestre.

Pour les neuf premiers mois de l'année, le bénéfice net de la banque s'est élevé à 909,5 millions de dirhams (247,5 M USD), contre 701,3 millions de dirhams (190,8 M USD) durant la même période de 2009.

Tunisie Valeurs lance et son fonds conforme aux principes de la finance islamique

21/10/2010

Extraits de l'entretien accordé par M. Fadhel Abdelkéfi, directeur général de Tunisie Valeurs à L'Economiste Maghrébin

Fadhel Abdelkéfi : Au moment de sa création, en 1991, Tunisie Valeurs se limitait à une seule activité, à savoir l’émission et le placement des emprunts obligataires. C’est à partir de 1992-1993, à la veille de la réforme fondamentale du marché financier, que notre établissement s’est réellement diversifié dans les produits d’épargne. Nous avons d’ailleurs été à l’origine de la création de la 1ère Sicav obligataire en Tunisie (en 1992).

Aujourd’hui, nous gérons 10 OPCVM (FCP et Sicav) qui totalisent plus de 580 millions de dinars. Cette panoplie de placements répond à différents profils d’investisseurs : placement de bon père de famille, placement risqué, placement assorti d’une assurance... Nous avons même mis en place un FCP CEA dédié au personnel navigant de la compagnie Tunisair.

Notre dernière innovation a été la création de FCP Valeurs Al Kaouther, un fonds destiné aux investisseurs à la recherche d’une conformité aux principes de la finance islamique. Un comité de supervision « charaïque » représenté par son éminence Cheikh Mohamed Mokhtar Sellami, ancien mufti de la République, a été constitué afin de surveiller la régularité des produits avec les règles du droit musulman.

L'innovation en matière de titres islamiques passe par la baisse de la pression fiscale en Malaisie

19/10/2010

En Malaisie, pays qui bénéficie du plus important marché de sukuk au monde, le gouvernement a annoncé la suppression, l'année prochaine, de certaines taxes sur les transactions sharia-compliant pour promouvoir l'innovation des produits islamiques. Cette initiative a été présentée par le Premier ministre de Malaisie Najib Razak, dans son discours de présentation du budget.

Ces incitations s'appliqueront à certains types de bai bithaman ajil (taux de profit déterminé à l'avance) et de contrats murabahah (vente plus marge).

Burkina Faso : La BID finance la cité universitaire de Bobo-Dioulasso

19/10/2010

La première université professionnalisante du Burkina Faso, l’Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB), à 400 km de Ouagadougou, la capitale, sera dotée d’une cité universitaire flambant neuve.

La Banque islamique de développement (BID), administrateur du Fonds de solidarité islamique pour le développement (FSID), a décidé d’allouer une enveloppe de 6 milliards de francs CFA au Burkina Faso, pour sa construction et son équipement.

Un communiqué du Ministère de l’économie et des finances l’a rendu public.

Le Pr. Joseph Paré, ministre en charge de l’Enseignement supérieur, a confirmé que c’est le fruit d’un partenariat entre le groupe BID et son gouvernement.

Gatehouse projette de lancer 70 M£ de sukuk le mois prochain

18/10/2010

Gatehouse Bank, une des banques d'affaires islamiques de Londres, envisage de lancer un sukuk de 70 M£ le mois prochain, a indiqué son Président.

Fahed Boodai a dit que le sukuk cible les entreprises britanniques et qu'il serait finalisé en novembre.

Jusqu'à présent, Gatehouse a réussi 5 opérations immobilières et est en train de restructurer 800 M$ de dette de deux entreprises koweitiennes.

Ces différents succès donnent des ailes à Gatehouse qui entend bien augmenter son capital pour faire davantage d'opérations. « Nous la considérerons quand il sera temps. Tout dépend de la valeur stratégique de la banque et des secteurs d'activité que nous recherchons, » selon Boodai. Le capital autorisé initial est de 225M£ et le capital autorisé de 250M£

La bourse de Bahrein annonce le lancement de sa division islamique Bait Al Bursa

18/10/2010

Le Bahrain Financial Exchange (BFX) annonce le lancement de la première plateforme boursière de la région sous le nom de 'Bait Al Bursa'.

Un des produits initiaux de Bait Al Bursa (littéralement 'la maison des échanges') est la plateforme électronique islamique, e-Tayseer, pour automatiser les transactions Murabaha.

Le Canada incité à émettre 2 Mds$ de sukuk

18/10/2010

HSBC Bank Canada pourrait offrir 500M$ et trois entités gouvernementales d'une province pourraient émettre pour 1,5 Mds$ de sukuk, a déclaré Omar Kalair, directeur de UM Financial de Toronto.

« Nous serions très intéressés en effet par un sukuk au Cananda, » a déclaré quant à lui Ramiz Moukarim, directeur des marchés de dette à Qatar Islamic Bank, qui aide à la gestion de plus de 275 M$. « Que ce soit régional ou fédéral, cela est sans importance en raison de la note de la nation, » a-t-il ajouté.

Réduction drastique du capital de Gulf Finance House

17/10/2010

Gulf Finance House (GFH), une des plus grandes banques d'affaires islamiques au monde, a annoncé ses plans de réduire son capital initial et l'émission d'actions convertibles

de 500 M$.

Le capital initial serait considérablement diminué puisque la proposition qui sera soumise à l'assemblé des actionnaires ces jours-ci prévoit un ratio de 4 à 1.

Cette institution financière, centrale dans le paysage financier sharia-compliant, a connu de graves difficultés avec une perte de 728 M$ l'année dernière.

Le groupe BMB confirme son offre visant à acquérir Kerzner International Holdings Limited

17/10/2010

Le groupe BMB (« BMB »), groupe de finance conventionnelle ayant aussi des activités financières islamiques, confirme avoir émis une lettre d'intérêt spontanée dans le but d'acquérir Kerzner International Holdings pour la somme de 3,4 milliards USD en numéraire, suite à des spéculations concernant l'avenir de Kerzner International et la restructuration de sa dette.

BMB est d'avis que les avoirs des secteurs de l'hôtellerie et de l'immobilier au sein de Kerzner International présentent un important potentiel, en particulier en Asie. BMB apprécie fortement Dubaï, le site du dernier Atlantis (qui fait partie de Kerzner International), et l'un des plus importants actionnaires dans Kerzner International. Il est peu probable que BMB conservera à long terme la propriété des actifs des casinos de Kerzner International.

Cette offre est effectuée par l'intermédiaire d'une des filiales de BMB, BMB Advisors Malaysia Ltd, mais pour le compte de clients du groupe domiciliés dans le monde entier.

BMB est une société d'investissement et de conseils financiers à la clientèle prestigieuse, personnalités très fortunées, familles régnantes et investisseurs de fonds souverains du Moyen-Orient et d'Asie.

BMB dispose de bureaux à New York, Londres, Dubaï, Kuala Lumpur et Pékin. Elle a été fondée en 2004 par Rayo Salahadin Withanage et S.A. le Prince Abdul Ali Yil-Kabier du Brunei, mais n'a aucun lien avec le Sultan ou le gouvernement de Brunei.

Au cours de l'année écoulée, BMB a mis en place une activité immobilière de plusieurs milliards de dollars grâce à l'acquisition de Contrarian Capital Partnerset Alliance Capital Group, des sociétés d'investissement et de conseil dans l'immobilier hôtelier qui disposent à ce jour d'avoirs consolidés d'une valeur supérieure à 4,5 milliards de dollars.

BMB conserve d'autres participations dans la finance par capitaux propres, les ressources énergétiques et naturelles et la finance islamique.

La BID soutient les services de santé et d'éducation au Nigeria

14/10/2010

La Banque islamique de développement (BID) a accordé au Nigeria, en 2009, une assistance technique et un appui au commerce tout en finançant des projets dans divers secteurs de l'économie nigériane pour un montant global de 288,6 millions de dollars.

Selon le rapport annuel de la BID pour 2009, au total 45 projets, estimés à 180 millions de dinars islamiques (288,6 millions de dollars), sont en cours dans le pays le plus peuplé d'Afrique, sous l'égide de cette institution.

Les interventions de la BID an Nigeria ont concerné des secteurs-clé comme la santé, l'éducation, les infrastructures et le développement financier.

Les autorités des marchés financiers français et qatari renforcent leur coopération, notamment dans le secteur de la finance islamique

14/10/2010

MM. Nasser Ahmad Al Shaibi, Directeur général de la Qatar Financial Markets Authority (QFMA) et Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), ont signé, lundi 11 octobre, une convention de coopération et d’échanges d’informations destinée à renforcer les liens entre les autorités et les places financières.

Ces échanges techniques porteront plus particulièrement sur les points suivants :

- la régulation de la gestion collective ;

- l’information délivrée au public par les sociétés cotées et l’inscription des valeurs mobilières à la cote ;

- le développement de produits de finance islamique ;

- la régulation des valeurs mobilières, des instruments financiers à terme et des options.

Première cotation islamique prévue à la bourse de Singapour

14/10/2010

Sabana Reit prévoit un appel public à l'épargne de 600M$ dans la première cotation islamique de la bourse de Singapour.

Cette entreprise, qui entend devenir le plus grand real estate investment trust (REIT) islamique au monde, cherche à lancer l'offre d'ici la fin de l'année.

3 banques islamiques jettent un oeil sur Amlak pour une fusion commune

13/10/2010

Emirates Islamic Bank, Dubai Bank et Noor Islamic Bank pourraient fusionner ensemble, avec l'idée qu'une telle entité résultante aurait aussi le contrôle de l'entreprise publique Amlak, qui constitue la plus grande institution financière des Emirats Arabes Unis.

« La fusion de ces trois entités créera une banque islamique d'une taille substantielle, qui pourra s'offrir Amlak. Emaar a peu de chances de pouvoir mettre de l'argent dans Amlak », a déclaré une source anonyme, évoquant Emaar Properties, un des deux plus grands opérateurs immobiliers des Emirats

En octobre dernier, Dubai Bank et EIB ont évoqué des pourparlers afin de créer une grande banque islamique.

Noor Islamic Bank tout comme Dubai Bank est contrôlée pour partie (respectivement 25% et 29,8%) par Dubai Banking Group affilié à Dubai Holding du Gouvernement de Dubai.

Un MoU entre la Banque centrale de Malaisie et la Banque de France en matière de finance islamique

13/10/2010

La Banque centrale de Malaisie a annoncé dans un communiqué avoir signé un protocole d'entente pour développer conjointement l'industrie de la finance islamique en France et en Malaisie

La cérémonie de signature de l'entente a vu la participation séparée des Gouverneurs des Banques centrales, Dr Zeti et Christian Noyer, après la réunion annuelle de la Banque Mondiale et du FMI à Washington.

Lancement du premier centre financier offshore d’Afrique du Nord en Tunisie

11/10/2010

La banque d’investissement islamique Gulf Finance House “GFH”, ayant son siège social à Bahreïn, et le gouvernement tunisien ont lancé cette semaine le premier centre financier offshore d’Afrique du Nord, qui fait partie du Port Financier de Tunis, un projet de développement multi-usages en front de mer de 3 milliards de dollars US.

Lors d’une réception organisée pour les institutions de services financiers et les experts politiques à Washington DC, à l’occasion du meeting annuel du Fonds monétaire international (FMI), la direction de GFH et le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, Taoufik Baccar, ont présenté un bref exposé du projet ainsi que du développement de l’environnement réglementaire des services financiers en Tunisie. Soulignant que le Port Financier de Tunis pourrait contribuer au développement d’une économie tunisienne vigoureuse en offrant une infrastructure commerciale internationale aux nombreuses institutions financières cherchant à accéder aux opportunités qu’offre la Tunisie en tant que position stratégique entre l’Europe et l’Afrique. Ce projet prévoit l’installation permanente de 110.000 résidents sur 500 hectares et créera 16.000 emplois pour l’économie tunisienne».

Esam Janahi, PDG de Gulf Finance House, a déclaré : “Le Port Financier de Tunis sera le premier centre de services financiers offshore d’Afrique du Nord. La situation stratégique de la Tunisie en fait l’emplacement naturel pour créer un ‘hub’ pouvant satisfaire la demande croissante de produits et services financiers créée grâce à la croissance de l’économie tunisienne mais aussi des économies africaines et au flux d’investissement international dans le pays. Le Port Financier de Tunis sera un centre international où des institutions de services financiers baseront leurs opérations tout en offrant aux employés et aux résidents un environnement balnéaire agréable et une qualité de vie moderne...“. Avant d’ajouter : “Le Port Financier de Tunis se base sur notre stratégie de création d’une infrastructure économique pour soutenir le développement des économies et des sociétés à travers le Moyen-Orient, et nous sommes fiers de pouvoir être les partenaires du gouvernement tunisien pour soutenir leurs objectifs nationaux”.

Pour sa part, Taoufik Baccar, gouverneur de la BCT, dira que “Notre stratégie est clairement de faire de la Tunisie le leader régional des centres financiers. Nos politiques ont permis de créer un environnement de marché plus ouvert et plus libéral qui témoigne de la croissance de notre économie. En parallèle avec le développement de l’environnement réglementaire des services financiers, nous travaillons avec GFH pour créer le premier centre de services financiers offshore dans la région qui offrira un emplacement de grande qualité, idéal pour y installer une activité professionnelle et pour y vivre”.

Le conseil de conformité centralisé dans le Golfe n'existera pas avant « des années »

11/10/2010

La formation d'un grand conseil centralisé de conformité à la Charia dans le Golfe n'existera pas « avant des années », a déclaré un responsable de l'AAOIFI.

S’exprimant en marge d'une conférence de l'industrie, l'Assistant du Secrétaire général, Khairul Nizam, a dit que peu s'attendent à voir un tel conseil centralisé se mettre en place avant 2013.

« C'est une idée pour le moment » a-t-il rappelé pour montrer l'état d'avancement de ce projet, qui avait fait beaucoup de bruit.

Il a précisé qu'un draft de propositions serait envoyé aux différentes banques islamiques en début d'année prochaine.

Autorisation de 'certificats de dépôts islamiques' aux Emirats

11/10/2010

La Banque centrale des Emirats Arabes Unis s'apprête à lancer des certificats de dépôts islamiques d'ici la fin de l'année pour aider les banques islamiques du pays à gérer leur liquidité, a déclaré Afaq Khan, CEO de Standard Chartered Saadiq.

« Ce sera un instrument pour absorber l'excès de liquidité dans le marché monétaire islamique, » a-t-il dit.

Ces nouveaux certificats de dépôts islamiques dans un pays qui compte 16% d'actifs islamiques dans l'ensemble de son système bancaire, sera basé sur le concept de commodity murabaha.

Crédit Agricole mise sur 3 Mds$ d'émission de sukuk

11/10/2010

Crédit Agricole s'attend à boucler deux ou trois dossiers d'émission de sukuk cette année pour un montant allant jusqu'à 3 Mds$ dans les six prochains mois, a déclaré Simon Eedle.

Une des transactions concerne le sukuk d'1Md$, attendu depuis longtemps, pour financer la raffinerie de Jubail, une joint-venture entre l'entreprise étatique Saudi Aramco et Total.

Selon M. Eedle, plus de 10 Mds $ de sukuk seraient convoités par sa banque ou d'autres ces six prochains mois.

Bahrain et l'Angleterre renforcent leur coopération

11/10/2010

Une réunion entre des responsables des deux centres financiers, Manama et Londres, visait à renforcer la coopération de ces deux places en matière de finance islamique.

La rencontre entre les deux organismes, Bahrain British Business Forum's (BBBF) et Financial Services and Insurance group (FSIG), a été présidée par Premal Patel, qui dirirge ce deuxième organisme.

HSBC Amanah vise 125 branches d'ici 2012

08/10/2010

Razi Fakih, directeur délégué d'HSBC Amanah, évoque les projets d'expansion de la filiale islamique d'HSBC qui prévoit d'atteindre les 125 branches d'ici 2012.

La compagnie qui a près de 100 branches à l'heure actuelle au Moyen-Orien et en Asie, connait une forte expansion en Malaisie. Dans ce pays, 10 branches seront ouvertes à la fin de l'année et 26 à la moitié 2012.

Fakih voit comme nouveaux marchés l'Inde et la Chine. “Nous aimerions aussi nous étendre à l'Egypte, la Turquie et peut-être à Oman si c'est possible”, a t-il indiqué.

L'industrie de la finance islamique veut un organisme de gestion de la liquidité

08/10/2010

Alors que le manque d'outils de gestion de liquidité est vu comme un des principaux défis de l'industrie financière islamique émergente, celle-ci s'accorde à se doter d'un organisme dédié à cette tâche.

En marge de rendez-vous du FMI-Banque mondiale à Washington, les membres du conseil d'administration de l'Islamic Financial Services Board (IFSB) ont signé un protocole de participation pour la mise en place de l'International Islamic Liquidity Management Corporation (IILM).

Ce nouvel organisme « fournirait des instruments sharia-compliant de court terme liquides qui pourraient promouvoir davantage de compétitivité et de résilience des institutions offrant des services financiers islamiques dans le monde, » indique un communiqué de l'IFSB.

Les membres du conseil d'administration de l'IFSB incluent l'Asian Development Bank, le FMI et des banques, telles que Kuwait Finance House et Sharjah Islamic Bank.

La méga banque prévue par Al Baraka devient une méga interbanque de la BID

07/10/2010

Depuis deux années, il est prévu de lancer une méga banque islamique, telle que l'a déclaré à plusieurs reprises Cheikh Salah Kamel, l'homme à la tête du grand groupe Al Baraka. Mais l'échec de ce projet de trouver à la fois le soutien du gouvernement et des investisseurs privés a, d'une certaine manière, abouti sur le bureau de la BID.

A la place de la mise en place d'une méga banque islamique, commerciale, d'investissement ou universelle, la plan s'est transformé en méga banque qui prendra la forme d'une méga banque interbancaire islamique, dont le but est de fournir la liquidité de court terme au marché international et de faire la promotion de l'échange de sukuk dans le marché secondaire en agissant comme un market maker.

HSBC s'apprête à mettre en place ses premiers ETF sharia-compliant dans le Golfe

07/10/2010

HSBC, le deuxième émetteur de sukuk, s'apprête à mettre en place ses premiers ETF sharia-compliant dans le Golfe.

Les fonds donneront un plus grand accès aux investisseurs étrangers dans les marchés de la région, souligne Razi Fakih, directeur délégué de la branche islamique d'HSBC à Dubai. National Bank of Abu Dhabi PJSC a commencé le premier ETF islamique de la région en mars dernier, suivi par Falcom Financial Services en Arabie Saoudite.

« Nous sommes a un stade avancé pour lancer des ETF islamiques au quatrième trimestre », a indiqué M. Fakih. « Les ETF représenteront pas moins de 10% de l'industrie des fonds islamiques dans les 5 prochaines années. »

Simon Archer récompensé par le Gouverneur de la Banque centrale de Bahrein

07/10/2010

Le Professeur Simon Archer, qui a enseigné dans le diplôme de master en finance islamique de l'Université Paris-Dauphine lors de la première année, a été félicité pour sa contribution au développement du secteur.

Le Gouverneur de la Banque centrale de Bahrein, Rasheed Al Maraj, avec le directeur de Kuwait Finance House- Bahrein, Abdulhakeem Alkhayyat, ont remis à Simon Archer une récompense spéciale en reconnaissance de sa contribution à l'essor international de l'industrie.

Al Rajhi Capital lance un fonds au Luxembourg pour investir sur le marché des actions d'Arabie Saoudite

07/10/2010

Al Rajhi Capital, filiale d'Al Rajhi, la banque la plus profitable au monde, a annoncé le lancement d'Al Rajhi Saudi Equity Fund, un 'Specialized Investment Fund (SIF)' établi sous la loi du Luxembourg.

Al Rajhi Capital gère plus de 3 Mds$ dans les marchés locaux et internationaux, monétaires et d'actions.

Une banque tunisienne à Dubaï : Mohamed Hadi Mejai lance Oryx Capital

07/10/2010

La Tunisie peut dire qu’elle a désormais sa banque à Dubaï. Mohamed Hadi Mejai, ancien directeur exécutif à l’International Investment Bank (Bahrein) vient de sauter le pas et créer une nouvelle banque : Oryx Capital. Installée à la Liberty House du Dubai International Financial Center, elle offre une large panoplie de services financiers et bancaires, de la banque privée, à la gestion des actifs et aux joint-ventures.

Très actif sur les marchés financiers, Mohamed Hadi Mejai avait participé à nombre d’opérations en Tunisie, notamment lors de l’ouverture du capital d’Artes (Renault) et son introduction en bourse.

Il est un des membres fondateurs de l'Islamic Corporation for the Development of the Private Sector (ICD) filiale "investissements privés"de la Banque Islamique de Développement.

La BID approuve 772 M$ de financements

06/10/2010

La Banque Islamique de Développement a approuvé 772 M$ de financements de nouveaux projets.

9 pays seront bénéficiaires parmi lesquels l'Indonésie, l'Ouzbékistan, le Bangladesh, le Pakistan, le Soudan, le Turkmenistan, la Gambie, la Mauritanie et l'Albanie.

Une assistance financière sera également fournie par la Banque au Bénin, au Tchad, au Togo, en plus d'un prêt au Soudan.

Handbook of Islamic Finance publié par The Bahrain Association of Banks (BAB)

06/10/2010

The Bahrain Association of Banks (BAB) publie le premier Handbook on Islamic banking and finance.

Ce livre sera lancé par la BAB lors des réunions de l'IMF/Banque mondiale qui se tiendront ce mois-ci.

Ce guide de 72-pages présentant les différents contrats est au prix de $17.25 et peut être commandé à cette adresse: BAB, P O Box 1034, Manama, Kingdom of Bahrain.

Plaidoyer pour un indice King Saud University en finance islamique

04/10/2010

Dans un article d'Asharq Al-Awsat, Lahem al-Nasser, conseiller en finance islamique a plaidé pour le développement original d'un indice King Saud University en finance islamique. Selon lui, le lancement d'un tel indice permettrait à l'Université d'Arabie Saoudite d'accroître sa renommée internationale.

L'auteur se réfère notamment à l'indice de la Michigan University, qui a accru le prestige de cette institution.

Le Cabinet jordanien autorise Al Rahji à émettre un sukuk

04/10/2010

Le Cabinet a récemment autorisé Al Rahji Group à émettre un sukuk sur le territoire jordanien. Le Gouvernement a exigé de coordonner l'action avec l'Iftaa Department et de vendre les obligations islamiques à des banques locales afin d'obtenir l'accord.

Al Rahji avait précédemment fait sa demande d'émission auprès du Gouvernement afin de financer deux usines de verre et d'acier.

ADIB signe un protocole d'entente avec Abu Dhabi University

04/10/2010

Abu Dhabi Islamic Bank (ADIB) a signé un protocole d'entente avec Abu Dhabi University pour promouvoir les liens entre les deux institutions à travers le sponsoring et l'échange d'étudiants, le développement de nouveaux programmes académiques, le placement de stagiaires, l'échange de publications, l'organisation de séminaires et de conférences, ainsi que multiplier les opportunités en matière de création de réseaux professionnels.

Appel du gouvernement malaisien à développer l'innovation financière islamique sur la scène internationale

04/10/2010

Même si la Malaisie a bien oeuvré à l'essor du marché des sukuk, elle doit sérieusement développer sa capacité à innover dans d'autres produits et services, pas seulement sur le marché local, mais aussi sur les marchés financiers islamiques étrangers.

En faisant cet appel, le ministre délégué des Finances Datuk Seri Ahmad Husni Mohamad Hanadzlah a dit qu'il était par conséquent un devoir national pour les institutions domestiques de mener cette cause à sa plus haute capacité et d'amener l'industrie au niveau le plus haut.

Ahmad Husni a souligné que la gestion d'actifs était un domaine qui pouvait contribuer à accroître la position du pays comme premier centre financier islamique au monde.

Gatehouse acquiert une résidence étudiante à Oxford

03/10/2010

Gatehouse Bank a accompli sa troisième opération d'acquisition de résidence étudiante cette année, avec l'obtention d'une propriété de 45,6M$ pour une surface de 8,414m², d'un bâtiment nouvellement construit à Oxford.

Cette transaction fait suite à l'acquisition de deux autres résidences étudiantes à Loughborough et Liverpool en avril dernier, amenant ainsi le total du portefeuille de Gatehouse en immobilier à 237M$.

Emirates Islamic Bank (EIB) cherche à acquérir Dubai Bank

03/10/2010

Emirates Islamic Bank (EIB), une des plus grandes banques islamiques de la région, est en phase de négociations pour acquérir Dubai Bank, une filiale du géant Dubai Banking Group contrôlé par le Gouvernement et permettre ainsi la création d'une grande banque islamique.

sss

Cette idée aurait émergé, selon des sources « proches du dossier », après la fusion réussie entre Emirates Bank International (EBI) et the National Bank of Dubai (NBD) pour créer Emirates NBD.

Nouveaux membres à la Banque centrale de Malaisie

02/10/2010

La Banque centrale de Malaisie a annoncé la constitution d'une nouvelle équipe de 11 membres pour son sharia board qui s'occupe de finance islamique.

Les sharia boards de la Banque centrale et du régulateur ddes marchés de capitaux sont l'autorité ultime sur les questions de droit islamique en Malaisie, qui dispose du plus grand marché de sukuk au monde.

Les sharia scholars de la Banque centrale incluent Mohd Daud Bakar, directeur d'Amanie Business Solutions; Engku Rabawiah Engku Ali, professeur associé à International Islamic University Malaysia; Mohamad Akram Laldin, directeur exécutif d'International Sharia Research Academy for Islamic Finance et Anwar Ibrahim, vice-président du National Sharia Board of Indonesia Ulama Council.

Reconnaissance internationale de la Malaisie avec le GIFF

02/10/2010

Avec le Global Islamic Finance Forum, la Malaisie a donner de la visibilité à sa place de leader international en la matière. Ce grand évènement a attiré le gratin de la finance islamique et de très nombreuses personnalités dont le Prince de Perak, Raja Nazrin Shah qui est l'ambassadeur du Malaysia International Islamic Financial Centre (MIFC), Zeti Akhtar Aziz, Gouverneur de la Bank Negara Malaysia; Muhammad Al-Jassser, Gouverneur de la Saudi Arabian Monetary Agency (SAMA) qui sont intervenues après le discours du Premier Ministre, Mohd Najib bin Abdul Razak.

Parmi les 2000 personnes présentes, de nouveaux acteurs inattendus ont pris fait et cause pour ce secteur en plein essor. Ainsi, Yves Mersch, Gouverneur de la Banque Centrale du Luxembourg; Rundheersing Bheenick, Gouverneur de la Bank of Mauritius; et Sanusi Lamido Aminu Sanusi, Gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, ont-ils pu assister à cette démonstration du rôle de la Malaisie et surtout de la Bank Negara dans le développement de ce secteur à l'échelle internationale.

Immobilier : le prêt à taux zéro renforcé devrait faire la joie des musulmans

27/09/2010

Publié sur Saphir News

Bonne nouvelle pour les primo-accédants, qui veulent acheter ou construire leur résidence principale. Pour eux, voici le prêt à taux zéro renforcé (ou PTZ+), un nouveau dispositif du gouvernement français pour faciliter l’accession à la propriété aux locataires qui le souhaitent dès janvier 2011. L’objectif pour Nicolas Sarkozy : « Faire de la France un pays de propriétaires ». Un mécanisme qui intéresse les musulmans, de plus en plus soucieux de respecter leurs préceptes éthiques en matière de finance qui interdit les intérêts, souligne Anass Patel, président de l'AIDIMM (Association d'innovation pour le développement économique et immobilier), dans un article paru dans SaphirNews.

Si le Parlement adopte la proposition dans le cadre du projet de loi de finances pour 2011, le prêt à taux zéro renforcé (PTZ +), dont la mise en place est prévue pour le 1er janvier 2011, s’appliquera sur tout le territoire français, départements d’outre-mer compris. Il viendra remplacer l’actuel prêt à taux zéro, les majorations qui y étaient associées, le Pass foncier et le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunts, jugés trop compliqués et coûteux.

L'État a prévu de consacrer 2,6 milliards d’euros au PTZ contre 1,2 milliard aujourd’hui par an mais qui permettra au ministère du Budget d'économiser 1,6 milliard d'euros par an.

Conséquence : les plafonds sont très nettement revus à la hausse. Le ministère du Logement prévoit 380 000 bénéficiaires pour le PTZ + contre 200 à 250 000 environ actuellement, plus particulièrement en région parisienne, dans le sud méditerranéen et les zones frontalières, où le déficit de logements est le plus criant.

Les primo-accédants pourront tous, sans conditions de ressources, bénéficier d'un crédit sans intérêts pouvant aller jusqu'à 40 % du bien acheté dans la limite d'un plafond modulable en fonction des prix de l'immobilier. Outre l’état et le lieu du logement, le montant et la durée du prêt – entre 8 et 30 ans – seront définis en fonction du niveau des revenus du ménage et de la composition du foyer. Acquérir un logement vert rapporte aussi. Ses performances environnementales seront également prises en compte.

Dans son interview à Saphirnews, Anass Patel soutient le dispositif. Le PTZ + « répond à deux grandes attentes du public français. D’une part, le PTZ + faisant partie des dispositifs d’aide à l’accession à la propriété est un moyen efficace de faciliter et d’accélérer la première acquisition ; d’autre part, parce qu’il est simple dans son application. Un certain nombre de contraintes ont été levées et il est ouvert à l’ensemble des personnes qui souhaitent devenir propriétaires et notamment à ceux qui, jusque-là, étaient réticents à prendre un financement, les musulmans en l’occurrence », se réjouit-il.

Cependant, il ne ressemble pas à un produit de la finance islamique pour M. Patel. « Dans l’application de ce prêt à taux zéro, il est totalement adossé à un prêt bancaire, c’est-à-dire qu’on ne peut pas bénéficier de ce PTZ + dans l’absolu. On ne peut pas demander à l’Etat de me donner 30 à 40 % du montant d’acquisition de ma maison avec ce seul prêt », explique-t-il. Mais le prêt bancaire (associé au PTZ + ou non) pourrait désormais respecter l’éthique musulmane.

Ce dont témoigne M. Patel qui annonce avoir réalisé en mai dernier, avec une banque française, le premier prêt habitat sharia-compliant (sans prêt à taux zéro) pour un particulier après six mois d’effort. « Ce montage a été rendu possible grâce à la publication des instructions fiscales (du 24 août dernier, ndlr) notamment celle du murabaha ou simplement crédit vendeur », déclare-t-il.

Il précise tout de même que ce prêt correspond à « du sur-mesure en l’état actuel des choses car il faut utiliser des mécanismes encore assez exceptionnels et coûteux. Les banques réservent pour l’instant ce crédit à une clientèle plutôt "mature" », à savoir ceux qui disposent d’un apport conséquent et une relation avec la banque historique très forte. En gros, « pour les très bons clients de la banque », affirme-t-il.

Cependant, la technique utilisée pourrait très bien être associée au PTZ+, selon le président d’AIDIMM, qui travaille maintenant à la généralisation de ces prêts conformes à l’éthique musulmane.

« Le PTZ + va donner un nouvel élan à l’acquisition de la propriété et, dans ce cadre-là, il est important que la clientèle musulmane se réveille et fasse entendre leurs besoins aux banquiers. Le rôle de l’association est justement de rassembler toutes les demandes et de faire remonter ces besoins auprès des responsables bancaires » par la création prochaine d’un groupe de travail, où « toute personne qualifiée et volontaire à participer sont les bienvenues », conclut-il.

Anass Patel détaillera toutes ces avancées du crédit immobilier sharia compliant, lors du prochain Forum Français de la Finance Islamique, qui se tiendra le 28 octobre prochain au ministère de l'Economie, sous les auspices de Secure Finance..

Mesures d’incitation en matière de formation en Malaisie

27/09/2010

La Malaisie a introduit plusieurs mesures pour développer le capital humain de l’industrie de la finance islamique sous l’égide de la Malaysia International Islamic Finance (MIFC). Pour la Banque centrale de Malaisie, développer la prochaine génération d’experts de la finance islamique reste une priorité majeure.

Mohd Najib bin Abdul Razak, le Premier ministre, a accordé le statut de ‘Projet d’Intérêt National’ à l’INCEIF en juillet 2010 en reconnaissance de son rôle dans le développement du capital humain pour la croissance de l’industrie de la finance islamique.

Depuis son lancement en 2006, l’INCEIF a reçu des contributions extérieures totalisant 1M de ringgit qui ont été redistribuées à 251 étudiants malaisiens et étrangers. Les donateurs ont été Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ Ltd., CIMB Islamic Bank, EONCAP Islamic Bank, Etiqa Takaful, Affin Islamic Bank, Bank Islam Malaysia, Maybank Islamic et Securities Commission Malaysia.

Les fonds islamiques, parents pauvres de l’industrie

27/09/2010

« La gestion d’actifs islamiques est le parent pauvre de la finance islamique », pour Shehzad Janab, directeur de la gestion d’actifs et du conseil à Daman Investments. « Les marges, la croissance et les volumes ont été principalement du côté de la banque et la gestion d’actifs était presque un addendum dans sa phase initiale, » a-t-il ajouté.

Une des caractéristiques de la taille des fonds islamiques est d’être négligeable. 70% des fonds islamiques détiennent moins de 100M$ sous gestion au premier semestre 2010.

Aussi, les fonds n’ont-ils pas connu un meilleur sort en 2009 pour consolider cette partie de l’industrie. Alors que 29 lancements de fonds islamiques ont eu lieu l’année dernière, cette croissance a été anéantie par 27 liquidations.

Un nouveau paradigme de croissance durable pour la finance islamique ?

27/09/2010

Les 22-24 novembre prochains aura lieu la 17ème édition annuelle du World Islamic Banking Conference du WIBC. Pour Abdul- Kareem Abu Al-Nasr, CEO de National Commercial Bank d’Arabie Saoudite, “cette année le WIBC arrive à un moment crucial pour l’industrie internationale puisque les institutions financiers islamiques cherchent à asseoir leurs positions dans le nouveau paysage financier mondial. »

Lors de cet évènement, qui constitue le plus grand au monde du secteur, interviendront notamment S.E Rasheed M. Al Maraj, Gouverneur, Banque Centrale de Bahrein; S.E Abdul Qadeer Firtat, Gouverneur, Banque Centrale d’Afghanistan et S.E Khaled Mohammed Al-Aboodi, Directeur de l’Islamic Corporation for the Development of the Private Sector, le bras privé de la Banque Islamique de Développement (BID).

35% des actifs koweitiens islamiques

26/09/2010

Un rapport de Kuwait Finance House (KFH) fait état d’une forte croissance des actifs islamiques dans le Golfe en comparaison du total des actifs dans la région. Ainsi, le secteur de la finance islamique connaît-il une augmentation de 20% par an, et ne représente pas moins de 17% du total des actifs de l’industrie bancaire des pays du Golfe.

La plus forte expansion des actifs islamiques a eu cours, selon KFH, au Koweït, où les actifs islamiques atteignent 35% de l’ensemble des actifs du pays.

L’Arabie Saoudite et les Emirats sont les deux principaux marchés de la région avec respectivement 27,4% et 27% des actifs islamiques du Golfe.

Dubai Islamic Bank obtient l’accord pour être actionnaire majoritaire de Tamweel

23/09/2010

Le Gouvernement de Dubaï a donné son feu vert hier pour permettre à Dubai Islamic Bank de devenir actionnaire majoritaire dans Tamweel, un des plus grand groupes de financements immobiliers des Emirats.

Désormais, la DIB sera le plus grand actionnaire dans Tamweel avec 57,33% des parts, le Gouvernement a déclaré dans un communiqué, dans une volonté de revitaliser le marché du prêt de projets immobiliers, secteur qui a le plus souffert de la crise financière mondiale.

Tamweel a connu une perte de 14,7M$ en 2009 en comparaison d’un profit net de 125,6M$ l’année précédente. Dans la première partie de l’année, elle a enregistré un profit de 2,6M$, après avoir provisionner.

66% des dirigeants de la finance islamique du Moyen-Orient pensent que l’industrie est sous-régulée

23/09/2010

Pour Deloitte, qui a réalisé une enquête auprès des dirigeants de la finance islamique du Moyen-Orient, 79% d’entre eux sont plus optimistes que l’année dernière sur l’avenir proche de cette industrie.

En revanche, la mise en place de systèmes de gestion des risques adéquats est très insuffisante pour 64% des participants à l’enquête. Par ailleurs, 80% des dirigeants interrogés s’attendent à des restructurations ou à des changements organisationnels au sein des banques.

Seulement 35% des dirigeants s’accordent sur le fait que les banques islamiques à l’heure actuelle sont correctement capitalisées.

Le meilleur directeur de l’année pour Noor Islamic Bank

23/09/2010

Hussain AlQemzi, directeur du groupe Noor et de Noor Islamic Bank, a été nommé meilleur directeur de l’année aux CEO Middle East Awards à Dubaï.

Le prix lui a été attribué en reconnaissance de son rôle dans le développement et la croissance de l’industrie de la finance islamique dans le pays.

Dr. AlQemzi bénéficie de 26 ans d’expérience dans le milieu bancaire, comme directeur de Sharjah Islamic Bank et membre du conseil d’administration du Dubai Financial Market (DFM). Il a aussi été CEO du Dubai International Financial Centre, avant de lancer en 2007 la marque Noor.

Un sukuk benchmark pour QIB

23/09/2010

Qatar Islamic Bank (QIB), une des principales banques islamiques au monde, a annoncé avoir mandaté Crédit Suisse, HSBC et QInvest, pour son premier sukuk de référence en dollars.

Le sukuk devrait être émis après une tournée auprès des investisseurs au Moyen-Orient, en Asie et en Europe, débutant le 24 septembre.

Une telle émission benchmark est généralement de 500 M$.

Bank of London and the Middle East lance son desk de marchés des capitaux islamiques

22/09/2010

Bank of London and the Middle East (BLME), la principale banque islamique de Londres,

a créé un desk spécialement dédié aux marchés de capitaux islamiques, en réponse aux demandes du marché pour des actifs islamiques de haute qualité et des sukuk par des émetteurs « solidement établis ».

Dr Massoud Janekeh, qui était chef du Trade and Business Finance au sein de la banque, assurera la direction de ce nouveau bureau.

Un nouveau CEO pour Barwa Bank

22/09/2010

Barwa Bank, le groupe de banque islamique universelle, a annoncé la nomination de Steve Troop en tant que directeur de Barwa Bank.

Depuis 2007, M. Troop, basé à Riyadh, était directeur des opérations à Saudi Hollandi Bank.

Al Baraka Bank ouvrirait en France

22/09/2010

Al Baraka Bank lancera une vente de sukuk de 200 M$ cette année pour financer son expansion en France, a déclaré son directeur, M. Adnan Yousif. Les fruits de ce sukuk seront utilisés pour mettre en place des branches en France, a-t-il indiqué à Reuters,

en marge d’une conférence.

« Nous pensons étendre notre présence en France l’année prochaine. Le nombre de branches n’excèdera pas cinq. Le moment est opportun pour ouvrir des filiales en Europe. Le sukuk sera émis d’ici la fin de l’année, peut-être en décembre, » a dit Yousif.

Deutsche Bank et Standard Chartered ont été désignés comme conseillers, mais aucun chef de file n’a été mandaté pour le moment pour l’émission du sukuk.

30 nominés pour The Royal Award for Islamic Finance de la Banque centrale de Malais