La Banque Zitouna va créer une compagnie islamique d’assurances
25/02/2010
La Banque Zitouna, première banque tunisienne spécialisée dans la finance islamique, a obtenu à la fin du mois de janvier 2010 un agrément pour la création d’une compagnie d’assurances islamiques (Takaful). Le nouvel assureur sera baptisé « Zitouna Takaful ».
La banque avait déposé une demande d’agrément d’une société d’assurances au début du mois de décembre 2009.
La création de cette compagnie vient confirmer, à nouveau, les orientations de la Tunisie en matière de consolidation du dispositif bancaire et financier en vue d’appuyer et soutenir les entreprises et investisseurs tunisiens et internationaux ayant choisi la Tunisie pour le développement de leurs activités
Nouveau ‘head of’ en finance islamique chez PwC
25/02/2010
PricewaterhouseCoopers LLP (PwC) a nommé Mohammad Khan en tant que nouveau responsable de la finance islamique au Royaume-Uni. Il succède ainsi à Mohammed Amin, réputé dans le domaine fiscal islamique, qui a pris la tête de l’Economic comittee au sein du Muslim Council of Britain ainsi que des activités politiques au sein du parti conservateur.
Mohammed Khan était précédemment chef des opérations Takaful au sein de PwC.
Kuala Lumpur et Luxembourg, l'alliance logique
25/02/2010
Ce n'est plus un secret, le Luxembourg a l'ambition de se positionner comme leader européen en matière de finance islamique. La preuve en est, le ministre des Finances, Luc Frieden, a récemment demandé à l'administration fiscale de préciser dans quel contexte les produits islamiques sont soumis aux taxations.
Ainsi, si le pays a fait figure de pionnier en matière de finance islamique en étant notamment, au travers de la Bourse de Luxembourg, la première Bourse européenne présente sur le marché des sukuk en cotant des obligations islamiques dès 2002, il a besoin d'une certaine expertise pour développer ce type de produits. Lors d'un séminaire, organisé par Luxembourg for Finance et l'Université, le pays a invité de hauts représentants du Malaysia International Islamic Financial Centre (MIFC) à venir discuter du sujet.
En effet, en institutionnalisant dès les années 1960 la finance islamique, la Malaisie s'est positionnée comme pionnier et leader mondial dans le domaine. Aujourd'hui, Kuala Lumpur cherche des relais à l'international pour développer et vendre son expertise.
Entre Kuala Lumpur et Luxembourg, il existe un point commun, le haut niveau d'expertise et de réglementations dans le domaine financier. Les deux pays se sont donc apparemment bien trouvés pour travailler sur le sujet ensemble. Avec le Luxembourg, la Malaisie a trouvé une bonne porte d'entrée sur le territoire européen. Quant au Grand-Duché, il compte se former auprès de Kuala Lumpur et s'enrichir de son expérience pour devenir le numéro un de la finance islamique en Europe.
Les produits Takaful en France
25/02/2010
En France, certains assureurs se calquent dorénavant sur ce modèle afin de proposer des produits d’assurance « Sharia Compliant ». L’année dernière, Allianz par l’intermédiaire d’AGF, lançait une assurance-vie conforme à ce que dit le Coran sur l’île de la Réunion. Le produit a été validé par l’ACERFI (Audit conformité éthique et recherche en finance Islamique) et le CFCI (Cellule de fiqh du centre Islamique) au niveau local et un Sharia Board au niveau national pour obtenir un label de conformité aux lois islamiques.
La société SG Obsèques propose, elle, une assurance obsèques qui prend en charge l’organisation complète des funérailles, ainsi que le rapatriement au pays lors du décès d’un souscripteur. La compagnie organise aussi des inhumations locales dans le respect le plus total des prescriptions religieuses. En 2008, l’assureur français Axa avait déjà mis en place une plate-forme de conception de produits Takaful pour les pays du golfe et en Malaisie. L’assurance Hillenmeyer propose de son côté le Pack Santé Al Maghrib qui prend notamment en charge les frais de pharmacie, de maternité, de vaccination, ou encore de circoncision pour une souscription annuelle allant de 75 à 100 euros selon la formule. Elle comprend aussi une assistance voyage spécial pèlerinage à La Mecque, avec rapatriement du corps en cas de décès, selon les coutumes musulmanes.
[Extraits: Assurance News]
Laroussi Bayouth continue ses fonctions de directeur général d'Al Baraka Tunisia
25/02/2010
Le premier ministre vient de décider que Monsieur Laroussi Bayoudh, directeur général de la banque centrale de Tunisie chargé des fonctions de vice-président et directeur général d’Al Baraka Bank Tunisia, est maintenu à son poste pour une période d’un an, à compter du 1er avril 2010.
Ancien Président Directeur Général de la Banque du Sud et du Groupe STB, M. Laroussi Bayoudh, dirige, depuis septembre 2008, Al Baraka Bank Tunisia (ex : Best Bank). Il a pu améliorer la valeur ajoutée du pionnier de la finance islamique en Tunisie pour une contribution encore plus substantielle au développement de l’économie tunisienne.
Al Baraka Bank Tunisia dispose de toute une panoplie de techniques de financement solidaires pour aider les plus démunis à créer leurs propres activités. Son originalité réside dans l’application du principe de partage des profits et des pertes qui implique une responsabilisation et une mutualisation des risques entre les bailleurs et les bénéficiaires des fonds.
Créée le 15 juin 1983, Al Baraka Bank Tunisia est une société anonyme, régie par la législation tunisienne et notamment les lois régissant les organismes financiers et bancaires non résidents. Al Baraka Bank Tunisia noue ses rapports avec ses clients sur une base participative excluant le « RIBA ».
Un manque de ‘Sharia Registered Financial Planners (RFP)’
24/02/2010
Alors que l’industrie de la finance islamique connaît une croissance rapide, il manque des ‘Sharia Registered Financial Planners (RFP)’, qualification reconnue par le Malaysian Financial Planning Council (MFPC).
Kee Wah Soong, président du MFPC, a affirmé l’importance de développer du capital humain pour l’industrie dans la ligne de l’agenda national qui prévoit d’accroître le secteur de la finance islamique. En 2009, l’organisation indépendante a formé 59 membres sharia RFP.
Faibles émissions de sukuk en 2010
24/02/2010
L’émission de dette islamique restera « faible » en 2010, dans la mesure où les investisseurs refusent de prendre des risques excessifs, même pour des placements à haut rendement et où l’attention est portée sur les difficultés ou les très fortes réticences des gouvernements pour repayer la dette, a déclaré Hussein Hassan, head of structuring for Middle East and Africa au sein de Deutsche Bank.
« A moins de voir l’aversion au risque changer mondialement, il est difficile de penser que le marché du sukuk soit aussi dynamique qu’il l’a été, » a-t-il dit.
Critiquant l’échec de l’industrie de prouver au monde qu’elle pouvait être plus solide que la finance conventionnelle, il a regretté « qu’alors que la finance islamique était sous les yeux du public, nous avons été incapables de trouver des solutions. »
Total et Aramco viseraient un milliard de dollars de sukuk pour Djoubaïl
22/02/2010
Les deux partenaires auraient d’ores et déjà mandaté trois banques pour cette opération devant financer en partie leur raffinerie commune
Selon Bloomberg, Total et Aramco auraient mandaté Deutsche Bank, Samba Financial Group et CA CIB, pour organiser un placement prochain d’obligations islamiques (sukuk), pour financer la raffinerie saoudienne de Djoubaïl.
Total n’a pas souhaité commenter ces informations. Mais à en croire l’agence de presse, les présentations aux investisseurs devraient débuter fin mars ou début avril. Concrètement, ce n’est pas Total qui émettrait, ni Aramco, mais leur coentreprise, la Satorp.
Sur le principe, note L’Agefi , l’émission de sukuk n’est pas une surprise, puisqu’à l’automne, un porte-parole de Total avait indiqué à qu’elle faisait «partie des options possibles» pour le financement de ce projet de 12 milliards de dollars, dont 9,6 milliards d’ingénierie et de construction.
En revanche, le montant avancé semble plus important que prévu : selon des propos attribués par Reuters à Daniel Lacombe, le responsable du projet, le montant préalablement envisagé était de 500 millions de dollars. A en croire les sources bancaires de Bloomberg, l’émission pourrait finalement avoisiner le milliard de dollars.
Peut-être faut-il y voir, relève L’Agefi, la conséquence des changements récents intervenus dans le financement global de ce projet. Le mois dernier, le Middle East Economic Digest (MEED) rapportait que Total et Aramco venaient d’obtenir un financement de leurs banques internationales partenaires à hauteur de 1 milliard de dollars (avec une marge de 150 à 200 points de base). Soit un peu moins que le chiffre de 1,4 milliard prévu à l’origine.
Le solde du financement (qui devrait compter 65% de dette et 35% de fonds propres) sera apporté par des banques saoudiennes qui auraient accordé selon le MEED une marge de 100 pb au-dessus du taux de référence local (Saibor), puis de 150 pb après trois ans.
Selon Bloomberg, les deux groupes discuteraient d’ailleurs en parallèle de la possibilité de réduire leur exposition aux financements bancaires via l’émission d’une obligation internationale classique une fois le placement de sukuk effectué.
Enfin, côté fonds propres, les marchés actions seront aussi sollicités. Total et Aramco envisagent de mettre 25% du projet en Bourse pour en conserver 37,5% chacun. Aujourd’hui, Total en a 37,5% et Aramco 62,5%.